7 ÏLL ILL A ta mémoire )a plus féconde join- dre l'application la plus heureuse a la science la plus profonde )'e(p- qucnce la plus maitrisante, c'est ce que Bossuet appelaitde l'/RMmt/Mtt'o't. Thomas a cru pouvoir se servir en- core de ce terme, quoique de son temps il ne fut déjà plus que du style mystique il a dit « Agir t:mtôt par des rénovions profondes, tantôt par ces t7/umt'atto/M soudaines qui sont tes élancemens du génie. » iLi.U5Hf.ER, du latin t/AtMtoaT'e ( répandre de la lumière, éclairer). '< Je m'en vais porter ma feuille à notre illustre cardinal ( de Bouillon ) pour illuminer au moins le reste de cette page. M. DE conuKOESj de ~t~e. DE COUIA.riGES, 11 s'est dit autrefois au figuré pour éclairer l'esprit, l'inspirer. Il faut que les de tes 4ames divines Illuminent Ias cceurs des Sibylles devines. .norvsnan, lfymner.~ liv. l, bymnc 6. Quelques auteurs-modernes l'ont employé dans le même sens. D'un trait de feu son esprit j't'~ufMt'ne. VOL7AIR8, la Gueme ciGile de,Genéve. « L'enthousiasme a pour ainsi dire t7A LA HAMpE.'Cou~
tom. vm, pag t32.
Ce beau fruit, ~u'on dit pernicieux
llloemine notre amc ct nous ouvre les ycux..
uevaLe, Vvd.'du Paradis pervlu. liv. u.
llIais un esprit, solide, illuminé~
Du monde entier semble 2tre ennemi né.
Et je ne puis de mea céleetes (lammes,
Maigre vous m~-mc, t~ttfnt~er vos âmes.
Le mÉnp.
Et, dans la spicndfur divine
De ces'verlus qu'fLlumine
Tout l'éclat du plus grand. jour,
Jc 1'cconnais l'urisiae
Des vertus 'de votre cour.
Tous ces vers, dit avec raison
M. Féraud, ne sont pas du bon temps
de Rousseau, et, à mon goût, cet
esprit illuminé ces ames ~umMeM 1
ét ces vertus que l'éclat du jour t7/M-
~tne, sentent plus le siècle de Mal-
herbe que le notre. M. Lcfranc a dit
plus récemment
llfumine enfin Ies pensées
.Du dernicr de tcs servileurs.
s. D. D.OUESEAU.
~Le m~'ue,
Le substantif (t7&m«!d(M), ajoute.
M. Féraud, serait plus nécessaire que
le verbe. Nous avons un équivalent
a i/~umMer, qui est ec~wer .'nous
n'en avons point a t7/um<;M c
té, lumière n'ont pas, comme ce nom,
le sens actif.
ILLUSION, 's. f. du latin illusio
(dérision).
« Ne cherchons pas, dit'Montaignc,.
liv. In ,.c. 11, en parlant des contes
impertinens sur les sorciers, des illu-
sions du dehors et incognuës nous
qui sommes perpétuellement agitez
a tV/M~'o/t~ domestiques et nostres. u
L'7//M~/o/t est à la folie ce que la
nuance est à la couleur.
f N'a pas qui veut des ~u~'o/M, et
l'homme le plus heureux est celui
qui en a davantage. « M' DU cnA-.
TELET.
POKTKAtT DE L'tLLUSiOtt.
L'HhfMn ))Bhit<' dan!, .cm )ieu~(rEtyt
Non, cette vieille et hidcusn sordhe,
.Monhtrt; imposteur qui ticduit U: vutgatro,
Qui vu scm<:int les p,'éjugés- aU'reu.
Et tes erreurs qui désolent la terre;
Protéc imput' et lutin ténéhrcU1: j
niais cette fa heureuse cnchantc~cssc,
Reino uca Art~, mère des Fictions
QU'I!n srs .heau1 Jours vu vu 1. GréCC,.
Et (lui al'Orphéounimu les chunsonsi
Fiue du Ciel et sœur d< L'Harmonie,'
(.hu consacrait tous les jt'uT du Génie,
Feup~it de di~Ut tes fortts et tes eaux,
At tcndrissait les smkbles Echos,
-Kt sur une urne appuyait tes Naïades',
Et sous t'ecoree enf'ertnait tes Uryades,
Qui sur un char plaça le dieu du jour,
Sut les ilt-ches de l'Amour..
Et qui t)f!r~!)it de .ses f-nn~f-s a)m:fb)M
Le ~enrc humain toujours épris de~ fahtcs.
Elle tourna vers de plus grands objets
De ses leçons t'ntitc aUegorio,
lllit ses crayons dans les mains de Thahc,.
De MeIpomene'cIeTa ]c pa)a!s.
Elle enseigna dans At) et dans. Rome e
C''t art et~rmant qu'on n'ose plus btamcr,
Cet art divin qui montre ï't l'homme,
Pour l'attendrir et pour le reformer.
LA mnp!t, t'Ombre <<< D~
ILLUSTRATION, C'est par r
vous que commence l'illustration de
votre famiUe, » disait un ancien no-
bte à un noble moderne et. c'est en
vous, répondit cctui-ci, que finit
t'illustration de la vôtre.
tLLUSTntsstMB, du )at!n zY-
lustris (éclatant, iUustre) très-illustre,