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AFF 3~

AFF

Que sçay-jc un tas d'slolaurr

.Qui out ouy le.faict conter'

En jetteront gonlérs plusieurs,

Et l'yront partout esvcuter..

AFFLICTION, Ces vers de
Scarron, dans son ~r~'t/etra~Mt;, sont
une critique assez gaie du caractère
d'Enëe:

Il pleurait en Perfection,

Et méme sans ~ichan.

AFFOLAGE m. Quoique nous
'ayons conservé o~b&r, ou au moins
son participe, et le verbe t'~o/er,
nous avons perdu o~o/~e, mot si
propre, dans le style léger à expri-
mer une passion qui fait perdre l'es-
prit, une folie d'amour. Ce mot est
heutcusemcn.temp!oyë dans cette
chanson qui. malgré son ancienneté,
n'a rien perdu de sa naïveté et de sa
douceur

Las! si j'avois pouvoir d'ouldier

Sa beauté, son bien dire,

Et son tant dous tant dour regarder

~Finirois mon martyre.

llSais las! mon c~ur jc u'cn Inds ostcr,

Et grand ~ô(aâc

711'est d'espérer, etc.

AFfOLEn, V. rendre fou, AFFOLIR
rendre fou ou devenir fou Ces ver-
bes sont dérives de fol qui se disait
pour fou avant le changement de
en u. Le simple /o/;e; pour dire
taire des folies, se trouve dans le
~o/H
lei,, dans le Blason t~M /ttM~SM amours.
Qui tant veult pour femmeyo~er (faire des folies),
Que femme le fait N~oZcr (devenir fou).

Ainsi disuit la nymp6e qui m'a~ôlle (qui me rend

Les Amourt de Ronsarrl, tgx sonnet.

-o/er se trouve aussi dans nos
anciens auteurs dans le sens de bles-
ser. 't Le chevalier qui chevauehoit
hors de son lieu, estoit tenu pour
récréant ou n~b/e" (rendu ou blessé).
pEBCEFonEST, vol. vt, foi. 3g, verso,
col. 2. « Et tandis Bertrand se mist
entre ses ennemis une hache en sa
main dont il o~o/oit ceux qu'i[ rencon-
troit sans mercy. Les ~Ve;<7'y-eu.<
roman imprimé en i5o~. « 11 y a non
seulement du plaisir, mais de la gloire
encore d'o~o/tr (rendre fou) et dé-
baucher cette molle douceur. Es-
sais de Montaigne.

AFFoun, v. devenir fou. Cet
homme n~o/« tous les jours. Pour-

[fou).

quoi laisser perdre ce mot? ne fait il
pas un bon effet dans cette phrase de
Charron? "Tout ainsi que la beste
sauvage et farouche ne se veut laisser
prendre par l'homme, mais ou s'en-
fuit et se cache de lui, ou s'irrite ou
s'élance contre lui, s'il en veut ap-
procher, ainsi fait la folie revéche à
ta raison, et sauvage à la sagesse,
contre laquelle elle s'irrite et s'e~o/;<
davantage. »

AFFOURCHER, v. saisir comme
avec une fourche, en mettant une
jambe d'un côté et une jambe de
l'autre:

Et moi, d'uu saut léger et prompt,

J'rs0'orsrchai la yuinteusc croupe

U'un des beau. mulets de lu troupe.

L'~).;n'

C'est un mot expressif et qu'on de-
vraitconserver.

AFFRANCH1SSEUR, s. m. Amyot
nomme Titus Quintius n le bienfai-
teur et l'c~'anc/it~eur de la Grèce.
Ce mot qui épargnerait une circon-
locution n'est-il pas à regretter?
AFFRËRER (s'), ~.s'unir d'un lien
fraternel n L'esprit s'est si étroite-
ment a~}'e)'e au corps, qu'il m'aban-
donne à tous coups,.pour le suivre
en sa nécessité. MOt.T. liv. c. 5.
AFFRES, effroi excessif.
Encore un mot à reconquérir. M. de
Sainte-Palaye, et après lui M. C. No-
dier, croient ce mot l'expression imita-
tive du sonore produit par Je mouve-
ment natm~qu'on faitdans le frisson.
Les t~M delà mort, les angoisses d'un
coeur navré n'ont point été rempla-
cées, dit Voltaire. D <7~re.sa a été dérivé
l'adjectif a~u-)* c'est le sentiment
du P. Labbe et de M. C. Nodier i
d'autres fe dérivent d'Afer, Africain.
AFFRIANDER, v. Ma fortune
m'ayant duit et de jeunesse
a une amitié seule et parfaite, m'a
aucunement desgousté des autres.
MOKT.liv.m,ch.3.

Un financier voyant un homme de
lettres ne refuser à table aucun des
morceaux délicats qui lui étaient of-
ferts, dit à la maitrcsse de la maison
Mais, Madame, c'est trop o~t'MMt/er
un philosophe?–Monsieur s'imaginé
sans doute, repartit ce dernier, que
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