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Titre : Oeuvres complètes de Massillon, évêque de Clermont. 1

Auteur : Massillon, Jean-Baptiste (1663-1742)

Éditeur : Raymond (Paris)

Date d'édition : 1821

Contributeur : Alembert, D' (1717-1783). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 13 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k205120r

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309031796

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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» Mais, Monseigneur, à cette indigence générale et ordionaire de cette province, se sont jointes, ces trois derBnières années, des'grêles et des stérilités qui ont achevé »d'accabler les pauvres peuples. L'hiver dernier surtout a cété si affreux, que si nous avons échappé à la famine, et à » une mortalité générale, qui paroissoit inévitable, nous n'en aavons été redevables qu'à un excès et à un empressement » de charité, que des personnes de tous les états ont fait paaroître pour prévenir tous les malheurs. Toutes les campaagnes étoient désertes, et npsvities pouvoientà peine suture ))à contenir la multitude innombrable de ces infortunés qui ay venoient chercher du pain; la bourgeoisie, la robe et le "cierge, tout est venu a notre secours; vous-même, MonN seigneur, avez déterminé la bonté du roi à nous avancer B soixante mille livres. C'est uniquement à la faveur de ce «secours, que la moitié de nos terres, qui attoient toutes » rester en friche par la rareté et la cherté excessive des a grains, ont été ensemencées le prix des grains a diminué »de plus de moitié; mais le pauvre peuple, qui, pour enseamencer ses terres, a été obligé d'emprunter du roi et des »particuliers, et d'acheter des grains d'un prix alors exorbitant, va être obligé, par la vileté du prix où ils sont mainx tenant, d'en vendre trois fois autant qu'il en a reçu pour » rembourser les avances qu'on lui a faites de sorte qu'il va )) retomber dans le même gouffre de misère, si votre ~Émi» nence n'a-pas la charité de faire accorder cette année quel»que remise considérable sur les impositions que le conseil »va régtcr incessamment. Au reste, Monseigneur, je supplie »instamment votre Éminence de ne pas regarder ce que je D prends la liberté de lui écrire, comme un excès de zèle » épiscopat. Outre tout ce que je vous dois déjà, je vous dois "encore plus ta vérité;, ainsi, loin d'exagérer, je vous pro-