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Titre : Oeuvres complètes de Massillon, évêque de Clermont. 1

Auteur : Massillon, Jean-Baptiste (1663-1742)

Éditeur : Raymond (Paris)

Date d'édition : 1821

Contributeur : Alembert, D' (1717-1783). Préfacier

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 13 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k205120r

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309031796

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309031796

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Titre : Oeuvres complètes de Massillon, évêque de Clermont. 1

Auteur : Massillon, Jean-Baptiste (1663-1742)

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massillon: 71 pages trouvées

p.NP (1)
OEUVRES COMPLÈTES DE MASSILLON. TOME I.

p.NP (1)
CE UVRES COMPLÈTES DE MASSÏLLON, ÉVOQUE DE CLERMONT. ~~WWfW~M~W~ PETIT CARÊME. A PARIS, CHEZ RAYMOND, LIBRAIRE, RUE DE LÀ BtBHOTHÈQUS, ? ETDAHBON,PALAÏS-ROYAIj,No~t8. M. DCCC. XXÎ.

p.I (2)
PRÉFACE DE L'ÉDITION DE i~. JLss Sermons de Massillon ont été prêchés vingt ans de suite, à Paris ou à la cour, avec un succès toujours égal. C'est le préjugé le moins équivoque et le plus décisif, en faveur de ce genre d'ouvrages. Un talent médiocre a quelquefois la vogue; et tant qu'il ne sera

p.II (2)
l'RKFACE. 11 bientôt que les Sermons que nous lui présentons, sont dans le vrai goût de la chaire c'est au cœur que parle Massillon c'est le cœur qu'il affecte et qu'il intéresse or, quiconque a le secret d'aller au coeur soit qu'on l'écoute, soit qu'on le lise est sûr de plaire, et de plaire

p.III (1)
. Pour la plupart des autres prédicateurs, outre ce défaut d'onction ~t de sentiment, que Massillon trouvoit à redire dans leurs sermons', if reprochoit à plusieurs d'entrer dans un trop grand détail sur les conditions et sur les mœurs extérieures, moyen infaillible pour ennuyer les trois quarts de son

p.IV (1)
. Enfin Massillon n'approuvoit pas que l'on s'arrêtât si long-temps à établir des vérités que personne n'ignore: des maximes générales, dont tout

p.VI (1)
. Ainsi la conscience est rassurée contre les terreurs de là loi; elle apprend à ne plus redouter ses menaces. Que craindroit-elle en effet? La loi ne punit que les prévaricateurs; or, où la loi cesse d'obliger, -il n'y a point de prévarication. Que fait Massillon? Afin de dissiper ces ténèbres qui pour

p.VII (2)
d'alléguer ces prétextes comme des raisons décisives. Et c'est ici surtout' que triomphe l'éloquence de Massillon. Lorsque, après avoir démasqué les ruses et les artifices de l'amour-propre, il en montre dans tout leur jour la misère et la fausseté avec quelle force et quellevéhémence ne les combat

p.IX (3)
PRÉFACE. IX l'aiguillon que l'orateur chrétien lui avoit laissé dans le cœur. Ces suffrages muets valent bien les plus grands applaudissements ceux-ci flattent le ministre et. lui prouvent qu'il a su plaire; ceuxlà le consolent, et l'assurent qu'il a touché. Aussi, lorsque Massillon eut prêché son

p.X (1)
les plus gracieux son extrême satisfaction, ajouta .Ë~/e ~eM~ 7MO~ jPere vous e/~e/M~re /e.yomMM tous les deux ans. Sur-le-champ Massillon forma le dessein de ne revenir à Versailles qu'avec des sermonsnouveaux. Il est fâcheux qu'un tel projet n'ait point eu de suite. A n'en juger

p.XI (1)
, mais présentées de manière à faire une vive impression sur l'esprit et sur le cœur. Ce style et cette façon d'instruire étoient quelque chose de tout nouveau pour Massillon; cependant six semaines suffirent pour composer ces dix sermons si admirés, si vantés, qui renferment en abrégé tout ce qui peut

p.XII (1)
répandu, se révolteroit d'abord contre la manière de dire de Massillon, dans laquelle aucune des règles qu'on s'étoit faites, ne paroissoit observée. Mais comme il faisoit néanmoins une impression extraqrdinaire sur les esprits, on se rendit bientôt à l'expérience: on ne s'embarrassa plus

p.XIII (2)
~cela n'étoit point du tout un effet de l'art dans Massillon; c'étoit un talent, naturel qui lui faisoit exprimer et dire les choses avec force et vivacité parce qu'il les sentoit de même. Il faisoit donc proprement consister tout le mérite de l'action, à paroître bien pénétré luimême des vérités

p.XIV (2)
qu'il trouva dans sa manière de prononcer, et dit à un autre acteur' qui l'avoit accompagné Mo/z~M/~Ot'~ un ora~M7~ et 7!OM~ nous ne .yO/H/He~ que des C07H6~C7Z~. Il n'est pas besoin d'avertir le public que c'est ici la première édition des Sermons de Massillon. Il est vrai qu'on imprima sous son nom, il y

p.XV (2)
PREFACE. XV pourroit appeler.avec un peu plus de fondement, ~er/M~M~ Massillon, qu'on prenne la peine. de les confronter avec l'original que nous donnons aujourd'hui, la différence est palpable; si l'on y trouve quelques traits de ressemblance, c'est celle qui peut se trouver.entre un squelette

p.XVII (1)
PREFACE. xvn PETIT CARÊME. b vrages de Massillon,tels qu'il avoit-pris la peine de les revoir, de les corriger, et de les copier une seconde fois de sa propre main. Que nous reste-t-il à désirer, sinon que le. coeur s'ouvre aux saintes vérités si dignement établies dans ces Discours

p.XVIII (1)
AVERTISSEMENT. DES PREMIERS ÉDITEURS. LES Sermons que nous mettons ici à la tête de tous les autres, sontnéanmoins~es derniers qu'ait composés le Père Massillon. Mais nous avons cru devoir leur accorder ce rang d'honneur tant à cause de l'approbation authentique dont notre auguste monarque' a bien

p.XX (2)
ÉLOGE DE. E, JEAN-BAPTISTE MASSÏLLON, ËVÈQCE DE CLERMOK-T, PAR D'ALEMBERT. JEAN-BAPTISTE MASSinoN naquit à Hières en Provence en 1663.'II eut pour père un citoyen pau-vre °de cette petite ville. L'obscurité de sa naissance qui ajoute tant à l'éclat de son mérite personne!, doit être le premier

p.XXI (1)
/Mc ~er~o?!~ y ; ???tm !M~e. 'Massillon conserva jusqtt'a la fin.de sa vie le plus tendre et le plus précieux souvenir des leçons.qu'il avoit reçues et des principes qu'il avoit puisés dans cette société vraiment respectable qui sans intrigue, sans ambition, ai~ mant et cultivant les lettres

p.XXII (2)
aux sages, pratiquer la religion,sans petitesse, et la prêcher sans fanatisme. Les supérieurs de Massillon~ugërent bientôt par ses premiers essais, de l'honneur qu'il devoit faire à leur congrégation, Ils le destinèrent à la chaire mais ce ne fut que par obéissance qu'il consentit à remplir leurs vues

p.XXIII (1)
En t6g6. L'anecdote suivante n'est- pas suf~samment prouvée; d'autres prétendent que ce fut le supérieur général de l'Oratojre qui fit sortir Massillon de Septfonts, et le Gt venir à Lyon, d'oui) il fut quelques mois.après envoyé à Paris, dans le séminaire de Saint-Mag!oire. At) Cf~Cf t't07t 6LStO.

p.XXV (2)
DE MASSILLON. XXV fonds, des auditeurs qui pour la plupart ne sont guère à portée de le'suivre; que si tous ceux qui l'écoutent n'ont pas le bonheur d'avoir des lu-miërcs, tous ont un cœur où té .prédicateur doit allér chercher ses armes qu'il faut dans la chaire montrer l'homme à lui-même, moins

p.XXVI (1)
ÉLOGE XXVI cite, élevante et pure, est partout de cette simplicité noble, sans laquelle il n'y a ni bon'goût, ni véritable éloquence; simplicité qui étant réunie dans Massillon à l'harmonie la plus séduisante et la plus douée,. en emprunte encore des grâces nouvelles et ce qui met 'le comble

p.XXVII (2)
DE MASSILLON. XXVtt malheureux qu'on (toit instruire et consoler. Il comparoit l'éloquence étudiée des prédicateurs profanes à ces fleurs dont,les moissons, se trouvent si souvent étouffées, et- qui trës-agrëables à la vue, sont très-nuisibles à ta récotte. On- s'étonnoit comment un homme voué

p.XXIX (1)
DE MASSIUON. XXtX vainqueur et admiré de toute l'Europe, adoré de ses sujets, enivré d'encens et rassasié d'hommages. Massillon prit pour texte~Ie passage -de l'Écriture qui semblait le moins fait pour un tel prince .B:'eK/ eur6M;r ceux qui ~Mren~et sut tirer de ~ce texte un éloge du monarque

p.XXXI (4)
SE MASSULON. XXXI mais que tant d'autres avant et depuis Massillon, n'ont. pas même désiré d'obtenir, plus jaloux de renvoyer des juges satisfaits que des pé-~ cheurs convertis. Des succès si multipliés et si éclatants eurent leur effet ordinaire ils firent à Massillon des ennemis implacables

p.XXXII (3)
qui en étoit. digne. Elle fit pour y réussir un dernier effort, et jouit du triste avantage d'obtenir au moins un succès passager; elle calomnia les mœurs de Massillon, et trouva facilement, suivant l'usage des oreilles prêtes à l'entendre, et des âmes prêtes à là croire. Le souverain même, tant

p.XXXIV (1)
qui en a plaidé la.cause avec tant de persévérance et d'intérêt. Des enfants peuvent-ils se plaindre qu'on parle.trop long-temps à leur père du besoin qtl'ils.on~ de lui, et du: devoir nature lui fait: de tes: aimer ? La même année.où furent prononcés ces discours~ Massillon. entra dans l'académie françoise.' 1

p.XXXV (2)
DE MASSILLON. XXXV tructions qu'il lui avoit destinées. Il sem& lui dit-il, que vous ayez voulu t~t'~r~ jPro~efCj qui pour ressusciter le fils ~c / ï Sunamite se ra~ëtts~ff j. pPHr !t'?Mt~'r~C/t?K~Kfsa~MC/~SMr la ~HC/~ ses yeux sur les yeux, et ses mains sur les nt ït'KS de /*eM/aM~ 6f jrut après

p.XXXIX (1)
de leur état il envoya secrètement à ces religieuses une somme très-considérable qui assurait leur subsistance jusqu'à ce qu'il eût trouvé moyen d'y pourvoir par d'autres ressources et ce ne fut qu'après la mort de Massillon qu'elles connurent le bienfaiteur à qui elles étoient si redevables. Non

p.XL (1)
craignant la fureur du peuple, d'autant plus attaché à ces pieuses comédies qu'elles sont plus absurdes n'osoient publier le mandement qui défendoit ces processions. Massillon monta en chaire, publia son mandement

p.XLI (2)
DE MASSILLON. X LI lui-même, se fit écouter d'un auditoire tumultueux qui auroit insulté tout autre prédicateur et jouit par cette victoire du fruit de sa bienfaisance et de sa vertu. Il mourut comme étoit mort Fénélaa, et comme tout éyêque doit mourir, sans argent et sans dettes. Ce fut le 28

p.XLII (3)
ÉLOGE xm OM il se reposoit en faisant jfMC/~MëS /CC Mrcs. ~Ot~Ï le jardin ~M't/CM/(t'BOtt /c ses propres mains. Ils entrèrent ensuite dans la maison et quand ils furent arrivés à ]a chambre où Massillon avoit rendu les derniers soupirs ~'o:/a~ dit le grand-vicaire, -l'endroit oie nous l'avons ~r

p.XLIII (6)
DE MASSILLON. XL1U meuré long-temps persuadé qu'il ne'pouvoit avoir de rival, surtout lorsque Massillon vivoit, et que Bourdaloue du fond de son tombeau n'entendoit'plus le cri de la multitude en sa faveur/Enfin la mort qui amène la justice à sa suite, a mis les deux orateurs à leur place

p.XLIV (2)
ÉLOGE' XLIV daloue étant plus raisonneur, et Massillon plus touchant, un sermon excellent à tous égards, sëroit celui dontBourdaloue auroit fait le premier point etMassiIton.Ie second. Peut-être trn discours plus parfait encore, seroit celui où ils ne paroîtroient pas ainsi l'un après l'autre, mais

p.XLV (1)
. C'étoit l'ouvrage obscur de quelques hommes en place, qui, par des motifs dignes d'eux écartoient-sourdement Massillon des yeux de la cour, -non comme un sujet intrigant, car ils le connoissoient trop bien pour lui faire cette injure mais comme un prélat illustre et respecté, dont là supériorité, vue

p.XLVI (1)
celle de leur vie peut leur donner, pour faire entendre la, véjité aux rois et pour porter aux pieds du trône le cri si souvent repoussé de l'innocent et du pauvre ? Croyoit-on que Massillon fût indigne de traiter un si grand sujet, ou craignoit-on plutôt qu'il ne le traitât avec trop d'éloquence

p.XLVII (3)
DE MASSILLON. XLYU mémoir.e en prêchant ;.trompé par le dégoût léger que cet accident lui donna, il pensoit qu'il y auroit beaucoup plus d'avantage à lire les Sermons qu'à les réciter. Nous osons n'être pas de son avis la lecture forceroit l'orateur ou à se priver de ces grands mouvements qui sont

p.XLIX (1)
NOTES SUR L'ÉLOGE DE MASSILLON. Page .XXYI. Sur les prédicateurs qui cherchent des applaudissements. No es voyons, par un passage de saint Jérôme, que les applaudissements de l'auditoire flattoient autrefois, comme aujourd'hui, les prédicateurs les plus révérés par la sainteté de leur vie

p.L (2)
NOTES SUR L'ÉLOGE L jamais reçu de plus flatteurs que celui d'une femme du peuple, qui, se trouvant pressée par la foule à un de ses Sermons, disoit avec humeur et dans son tangage Ce diable .de Massillon, quand ~p/'cc/te, yieMMe tout Paris. Cependant il est très-certain qu'à l'âge de 26 ans, c'est

p.LI (2)
re~fyee ~e Massillon à /ca ~ë/Ktc. MASSULON eut le même prédécesseur dans cette compagnie et dans l'évêché de Clermont; c'étoit l'abbé de Louvois, Camille Le Tellier, qui avoit encore avec lui d'autres rapports, ayant été privé comme lui, pendant Ja vie de Louis xtV, des honneurs de l'épiscopat

p.LII (4)
NOTES SUR L'ELOGE LII tous ceux que ce prince avoit rejetés. Massillon fut sacré dans la chapelle des Tuileries, en présence du jeune roi Louis xv, par le cardinal de Fleury, alors évêque de Fréjus, à qui pourtant il n'e plaisoit ni comme orateur distingué, ni comme Oratorien mais l'ëvêque

p.LIII (2)
DE' MASSULON. uu toute la ville néanmoins venoit entendre. Le cardinal de La Rochefoucauld, son métropotitain étant venu le visiter a Ctermont, lui marqua sa surprise de ce qu'il privoit son troupeau de ces discours éloquents qui lui avoient fait tant de réputation. Massillon lui en' avoua la cause

p.LIV (5)
par Louis xiv. La bonté naturelle de Massillon dégénéroit quelquefois en une foiblesse qu'il se reprochoit lui-même, et à laquelle il cédoit malgré lui. Il faut pardonner à sa foiblesse en faveur de ses motifs. Page xxxTH. t~Mr~'e~y~coMC~M~eKr~e Massillon dans l'affaire du Jansénisme. LE cardinal de Fleury

p.LVI (1)
de nous; »vous donnez de nouvelles armes au molinisme; vous aidez "ses sectateurs a persuader au monde qu'on ne peut com»battre leur doctrine sans tomber dans des excès opposés. » Voici ce que Massillon écrivoit encore à l'évêque de Rhodez ( Tourouvre ), qui, dans une lettre écrite au roi et signée

p.LVII (2)
DE MASSILLON. LVH » l'attaquent., Je connois, comme vous savez, le caractère odes Appelans, et c'est parce que je les connois, que,.dans n aucun temps, il ne m'a été possible de les goûter orgnei!, "amour de la singularité, mépris pour tout ce qui ne pense )pas comme eux, quelque rang qu'on puisse

p.LVIII (2)
NOTES SUR L'ELOGE IVllf "sur les applaudissements du parti, et sur le triste spectacle "qu'itdonneat'Egtise.o »' Massillon s'exprime avec )a même sincérité dans une autre tettre'adresséc an Père Mercier, cordelier de Reims. «.Une "des plus grandes plaies que le Jansénisme ait faites

p.LIX (3)
que le cardinal demanda la préférence pour d'autres. Massillon crut avoir à se repentir de cette foiblesse -J'ai, disoit-il, ouvert la porie à l'ignorance, pour avoir ~t~MM* j'aurois ~tt penser que, dans les uref~e~ comme dans les peuples, l'ignorance est bien plus à craM~'e que les lumières

p.LX (2)
NOTES'SUR J/E~OGE J.X de !~t, et même un mandement qu'il nvoit préparé en conséquence, et envoyé au cardinal. Ce mandement n'a point été imprimé dans le recueil des OEuvres de Massillon. I! y a apparence que le ministre engagea révoque a le supprimer c'est grand dommage. Il. eût été curieux de voir

p.LXIII (2)
sûr »qu'on n'a pas le malheur de lui déplaire. n Page xmi. Sur le mélange du genre de Massillon et f/e celui de Bourdaloue dans un wë/C Sermon. C'ËTOit l'ingénieux La Motte qui disoit ce que nous avons rapporte, qu'un Sèrmon excellent à tous eg~ay'~ ~e/'o~ celui dont le raisonneur Bourdaloue ~Mro

p.LXIV (3)
ainsi, et à cette seule condition que Bourdaloue et Massillon pourroient paroître l'un après l'autre dans le même discours. Mais, sans doute, un discours plus parfait encore, comme nous l'avons dit, seroit celui où les talents des deux orateurs seroient fondus ensemble, et où le prédicateur sauroit

p.LXV (1)
t.XV DE MASSILLON. Sur le testament de MASSUMN. DANS l'éloge de ce respectable prélat, nous avons parlé de ce testament, et du legs qu'il a fait aux.pauvres. En voici deux autres articles, dont l'un marque son amour pour !a paix, et l'autre sa. justice à l'égard de sa famille, qu'il ne vouloit

p.LXVI (1)
NOTICE SUR LA VIE ET LES ÉCRITS DE MASSILLON.' D'At.EMBERT observe, dans l'Eloge de l'évêque de Clermont, que l'obscurité de la naissance, de cet orateur re]ève l'éclat de son mérite. H nous semble que cette remarque s'appliqueroit mieux à l'auteur de l'Eloge qu'à celui qui en est l'objet

p.LXVII (1)
Bossuef,Mascaron, Fléchier. Massilibnnc dbitdonc pas être particulièrement louée, pour s'être élevé à côté de ces grands hommes, èn sortant des mêmes rangs de la société. C'est d'ailleurs l'éducation qui nous forme; et celle de~ Massillon- fut telle qu'on pouvoit la désirer. Issu d'une famille honnête

p.LXVIII (3)
heures aux pages riantes de. l'Arioste, il expie bien vite ce tort sur la 6'omnte. Le père de Massillon avoit aussi le projet de transmet-; tre son état à son fils, et à-peine celui-ci avoit-il achevé sa troisième, -qu'il le retira du collège. Mais le supérieur de la congrégation, qui voyoit avec peine

p.LXIX (5)
DE MA~SIUON. LXIX fait sa théologie dans la. société Massillon fut nommé préfet de pension à la maison dé Sainte-Julie que la vivacité de son âge l'entraîna ensuite' dans des écarts qui le firent renvoyer de l'ordre; mais qu'étant allé voir le supérieur du collège de Vienne son ancien directeur

p.LXX (2)
renvoi de sa congrégation. Quant à l'arrivée de Massillon à Vienne, et à son début dans le ministère de la chaire, les suppositions de l'anonime tombent devant le propre témoignage du jeune oratorien. En effet, dès le août 1689, Massillon mandoit au général de l'ordre, que son talent et son

p.LXXI (3)
» de fois par s it mo~~stt~ supprimer ses louanges » dans la chaire évangélique, falloit-il que je ne fusse a autorisé à les publier que par sa mort ? » Massillon étoit donc ûxé depuis long-temps à Vienne, et avoit déjà paru plusieurs 'fois dans la chaire chrétienne lorsqu'il fut appelé à prononcer

p.LXXII (3)
NOTICE SUR LA VIE ET LES ECRITS Lxxn y étoit entré plus tôt et c'est aussi notre opinion. Un parti aussi violent que cette retraite n'a pu être le résultat d'une longue délibération. Il n'est pas présumable que. Massillon l'ait médité deux ans. Il a dû s'y déterminer immédiatement ou peu de temps

p.LXXIII (1)
, et les choses flatteuses que lui adressa Louis xiv. Mais le plus beau jour de la vie de Massillon fut celui où il prononça pour la première fois son discours sur le petit tM~r~ des élus. II prêchoit

p.LXXV (1)
DE MASSILLON. LXXV a frappé de terreur ne séparant pas en ce point » mon sort du vôtre, et me mettant dans la même "déposition où je souhaite que vous entriez; je » vous demande donc si Jésus-Christ paroissoit !) dans ce temple au milieu de cette assemblée, » pour nous juger pour faire le terrible

p.LXXVI (1)
et de 170~, que Massillon se fit entendre de nouveau dans la chapelle de Louis XIV. La cour avoit perdu, dans l'intervalle de ces deux années, l'ingénieux Mascaron, qu'elle avoit si souvent applaudi deux au.tres pertes plus sensibles et même irréparables aNIigèrent, dans la dernière année, le monde

p.LXXVII (4)
DE MASSIUON. LXXVU Quels motifs le firent donc écarter de la chaire de Versailles ? Ce fut premièrement la calomnie. Les mœurs de Massillon ne furent pas à l'abri .de cette malignité qui n'avoit épargné ni Bossuet, ni Fénelon. Des fréquentations innocentes furent traitées de liaisons coupables

p.LXXVIII (2)
I.XXVIII NOTICE SUR LA VIE ET LES ECH1TS retardèrent aussi l'élévation de' notre orateur à. la dignité épiscopale. Mais si Massillon n'eut pas plus long-temps l'honneur de porter la parole de Dieu devant le patriarche de la royauté si la justice du prince ne l'élev~pasdésiors à cette dignité

p.LXXX (2)
, que la, révocation de l'édit de Mantes, n'auroit jamais' dû trouver un apologiste en Massillon. Mais c'étoit l'erreur d'une grande partie'de la France. Massillon n'est pas le seul de nos grands hommes qui l'ait partagée Bossuet y fut aussi entraîné tant il est vrai qu'ici-bas nul n'est exempt

p.LXXXI (2)
DE MASSIH.ON. 1-XXXt nomma à l'évêché dé CIermont, et, dans l'attente de ses bulles, le chargea de prêcher le Petit Carême devant Louis XV. Massillon se retire à la maison de campagne de sa congrégation, et, au bout de six semaines, en rapporte cet ouvrage immortel, où les besoins des peuples

p.LXXXII (1)
juin 1~20. Cette condescendance de Massillon ne lui attira pas moins, dès ce temps-là, toutes sortes d'outrages publics et de satires clandestines. Dernièrement~ écrivoit alors Dubois lui-même ), nous avons reçu l'un et l'autre une pancarte.de la même. écriture. Par un raffinement de malice

p.LXXXIII (1)
DE MASSILLON. LXXXIII mulation et de, flatterie ne pouvoient pas atteindre l'évêque de CIermont: son extrême bonté' faisoit ici tout son crime. A peine de retour dans son diocèse ,la mort de Madame, duchesse d'Orléans, !eût rappeler à Paris, pour y prononcer l'éloge funèbre de cette princesse

p.LXXXIV (1)
LXXXIV NOTICE SUR LA VIE DE MASSILLON. une main favorable tout y est peint avec des couleurs aussi franches que poétiques que dis-je ? a tout y semble inspiré par la Divinité elle-même. Ce ne fut qu'un détassement où l'amour-propre de l'auteur a dû mille fois se complaire que la révision

p.284 (1)
~euiHets, de !a main de Massillon. Les six dernières lignes se lisent encore a quelques différences près, à la fin du: Sermon pour le jour de Pâques, CAREME tom. IV, p. SgS.

p.287 (1)
TABLE DES PENSÉES CONTENUES DANS LE PETIT CAREME DE MASSILLON, P~R M~ WOILLEZ.

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DIMANCHE DES KAMKAUX.

l62

ture on ne donnera plus à la fraude et à la dissi-
mulation les noms pompeux d'art de régner 'et de
science des affaires. En un mot, donnez-moi des
Davids et des Pharaons amis du peuple de Dieu,
et ils pourront avoir des Nathans et des Josephs
pour leurs ministres.

C'est donc déshonorer la religion dit saint Au-
gustin de croire qu'elle.ne doit pas être consultée
dans le gouvernement des républiques et des em-
pires. Mais c'est lui faire un égal outrage de prendre
dans une piété mal entendue des motifs d'indéci-
sion et d'incertitude qui entrëvoient-'partout~ les
apparences du mal, et qui opposent sans cesse un
fantôme. de religion aux entreprises lés plus justes
et aux.maximes les plus capitales:

C'est à la sagesse humaine et corrompue à être
incertaine et timide: toujours enveloppée sous'de
fausses. apparences, elle d'oit. toujours craindre
qu'un coup d'œil plus heureux ne la perce enfin et
ne la démasque. Mais.la.sagesse qui vient du ciel
nous rend plus décides et plus tranquilles on
marche, avec bien plus de sécurité quand'on ne
veut, marcher que dans la lumière l'homme ver-
tueux tout seul a droit d'aller,) la tête levée, et de
défier la prudence timide et incertaine de l'homme e
trompeur une sainte nerté sied bien à la vérité.
Aussi, c'est se.faireunefausse.idéedelapiété, de
De Civ. Dei.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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