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Titre : Scarron et le genre burlesque / par Paul Morillot,...
Auteur : Morillot, Paul (1858-19..)
Éditeur : H. Lecène et H. Oudin (Paris)
Date d'édition : 1888
Sujet : Scarron, Paul (1610-1660)
Sujet : Scarron
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : 432 p.-[1] f. de front. ; in-8
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k204359j
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34181562x
Provenance : bnf.fr
Date de mise en ligne : 15/10/2007
charles rosteau: 20 pages trouvées
p.11 (1)
fut-elle brusquement interrompue ? On ne sait au juste. Il est probable que la belle-mère se fâcha, et que l'Apôtre n'osa pas défendre un fils, dont le dérèglement l'inquiétait. En 1632, ou en 1633 au plus tard, le jeune Scarron fut envoyé au Mans, comme « domestique » de l'évéque Charles II
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JEAN 111, de Beaumanoir, maréchal de Lavardin, gouverneur du Maine, mort en 1614. HENRI I" JEAN-BAPTISTE, CHARLES de B., CLAUDE, m" de Lavardin. b°° de Lavardin, évéque de vicomte de L. 1601àl637. Etc. Etc. HENRI II, PHILIB.-EMMANUEL, MADELEINE DE L., tué a Gravelines abbé de L. épouse en 1638
p.23 (3)
DÉBUT DE LA MALADIE. 23 de Tresmes, Rosteau, que Scarron se lia ëtroitement. Rosteau était un homme d'esprit, qui écrivait plutôt dans la manière de Voiture que dans celle de Balzac 1 railleur agréable, célèbre au Mans par sa générosité et par ses galanteries, il fut en correspondance avec Costar
p.82 (1)
, Charles Fournel (Sandoz et Fitzbacher, 1878, avec notice de Fréd. Amiel). Elle est moins gaie que la précédente, mais la vérité historique y est un peu mieux respectée.
p.83 (2)
SCARRON NE VA PLUS EN AMÉRIQUE. 83 ville'. Scarron, lui-même, dans une épitre qu'il adressa à son ami Rosteau, des bords de la Loire, parle encore de son projet de départ et fait un tableau enchanteur de ce pays fortuné, où il n'y a ni maladies, ni hiver, ni pauvreté. Pourtant dans cette épître
p.85 (2)
, et même de rougetrognes et de goinfres, assez semblable à celle que Saint-Amant traînait après lui chez la Coiffier. Ses amis étaient l'aimable Rosteau, d'Elbène, Potel le Romain, « gros garçon, noir et plein de rougeurs, la bouche enfoncée et les yeux de travers s, Cinq-Mars, dont la destinée est
p.89 (2)
ami Mancini et quelques autres 3 Villequier, maréchal d'Aumont, parent éloigné de Scarron par sa femme Catherine Scarron de Vavres Gaspard de Châtillon, petit-fils de Coligny, « héros en Hongrie, à Paris le prosélyte de Ninon, à la cour l'émule de Condé*; » Charles de Bourdeilles, comte de Mata
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de Matras s, gros homme débauché, le plastron des plaisanteries de Scarron; le jeune Moreau 9, fils du lieutenant civil, un des fidèles de Ninon, mort à vingt-deux ans. N'oublions pas les vieux amis du poète, Rosteau, son ancien camarade du Mans Alphonse d'Elbène, seigneur de la Mothe le meilleur
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qu'on a quand on mâche, Le seul que mes maux m'ont laissé. Ib d ( E(twes, VII, 85. Épitre chagr. à Rosteau). s 16: 3 Ibid., I, 202. 4 Ibid., VII, 309. Chanson à tM Mt M)'. s Ibid., I, 131. ° ~e'ge~dë de .BoM)'&oK souvenir des confitures mangées au Mans chez la Hautefort. ŒM~es, VII, 335, à Mme Radigue
p.174 (1)
racontée la Natalis Comitis My 7)o!o~!a~ sive Explicationis ya&M~rMtK H~'z decem, in quibus omnia prope naturalis et moralis philosophiso dogmata contenta fuisse demonstratur. Opus cujusvis Facultatis studiosis perutile ac prope necessarium. Venetiis, 1551. L'ouvrage qui devait être dédié à Charles IX
p.189 (1)
de Sorbière 2, de Charles Beys 3, d'Olaüs Borrichius 4, de Sorel 5, de Baillet~, et surtout celui de l'avocat Gabriel Guéret qui, dans son Pen'Masse réformé, a spirituellement exprimé son opinion sur le Virgile travesty. Virgile rencontrant Scarron aux Enfers lui fait grise mine, mais sa colère tombe
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-être donné sujet par son Énéide : ~'ares~ta au petit Scarron d'en faire une semblable dans notre « langue, s Rosteau, l'ami intime de Scarron, « disait qu'il n'avait été que l'imitateur de Jean-Baptiste Lalli, poète burlesque italien, dans son Virgile trenjes~ 3. » De nos jours, les critiques assurent
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de le répéter?) ne sont pas de Scarron avec les couplets sur la Conférence de Ruel, la MasŒftMttde et les Cent quatre vers, nous ne trouvons de lui, sur les quatre mille Mazarinades analysées par M. Moreau, que l'Ep~'e c~MMjf)'MM à Rosteau, qui n'a aucune des allures d'un pamphlet; elle y a trouvé
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la décadence de l'Espagne sous les ministres de Charles IV, et représente l'aigle impérial Cuit, pauvre oiseau plumé, dans leur marmite infâme 4 Boileau. Art poétique, II, 59.
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que le poète adressa à Rosteau, des bords de la Loire, en octobre 1652, il parle déjà de sa pièce en même temps que de son prochain départ en Amérique. Bien plus, il est probable que la comédie fut jouée avant le mariage de Scarron, qui est du mois de mai ou du mois de juin; ce doit être la dernière
p.290 (1)
, dont il a fait don Japhet. On peut dire que ce personnage, lui appartient; il a été dessiné par le même crayon qui venait de tracer la silhouette épique du petit Ragotin. Le fou de l'empereur Charles-Quint est un type aussi achevé que l'avocat du Mans mais c'est un fou retraité qui a su, à la cour de son
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CARACTÈRE DU BOUFFON. 291 naissance: Du bon père Noéj'ai l'honneur de descendre, Noé qui sur les eaux fit flotter sa maison, Quand tout le genre humain but plus que de raison sa parenté avec Charles-Quint Son cousin au deux mille huitantième degré, ses amours avec une jeune Indienne, un peu courte
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LE THÉATRE. 294 grâce à eux, remonter sur cette scène qu'il avait si longtemps occupée. On n'ose guère, de peur d'écraser Scarron par la comparaison, rappeler le souvenir de Triboulet ou de don César de Bazan le premier a une bouffonnerie autrement dramatique et navrante que le fou de Charles-Quint
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et joyeuse trivialité. On peut penser tout le mal qu'on voudra des comédies de Scarron; mais il faut leur rendre cette justice qu'elles ont produit la poussée comique d'où est sorti Molière. 1 La Folie du Sage, tragi-comédie de Tristan le Jugement équitable de Charles le Hardi, trag. de Maréchal Thésée
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Charles Sorel qui pénétra vraiment Voir dans V. Fôurnel (La Littérature indépendante) des études fort intéressantes sur le Roman chevaleresque et poétique OM XV.H* siècle et sur le Roman satirique et bourgeois. 2 Saint-Marc Girardin. 3 V. Fournel (introduction à l'édition elzévirienne du Roman comique