LA .FRANCE PONTIFICALE.
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transporté dans une sépulture de famille, au nouveau cime-
tière de la même commune.
Cet évêque portait pour armoiries d'azur, à un cor de
chasse d'or, virolé et lié de même, surmonté à dextre d'une
croix de Lorraine aussi 6~0~ et à senestre d'une épée d'ar-
gent, la pointe en haut.
45. JEAN-BAPTISTE-CHARLES-MARIE DE BEAUVAIS
(1774-1783).
Né d'une honorable famille à Cherbourg le 13 décembre
1731, Jean-Baptiste-Charles-Marie de Beauvais fut le fruit
unique du mariage de Jean-Baptiste-Charles de Beauvais,
avocat au parlement de Paris, et de Charlotte Luce. Sa nais-
sance avait été l'objet de leurs vœux les plus ardents, son
éducation leur parut le plus doux des devoirs. Jaloux de la lui
donner complète, ils vinrent s'établir, aux dépens de leur
modeste fortune, à Paris, et confièrent aux habiles maîtres du
collége d'Harcourt le soin d'orner sa mémoire et d'embellir
son esprit; ils se réservèrent la garde de son cœur. Après
avoir fait ses humanités avec distinction, il apprit les règles
de l'éloquence du célèbre Lebeau, qui joignait à ses leçons
l'exemple de la vertu, sans laquelle l'éloquence sera toujours
imparfaite.
Les progrès rapides du jeune Beauvais furent dignes d'un
maître si éclairé. Il remporta sur ses concurrents les prix que
l'école de Paris commençait alors à distribuer à ses élèves;
mais à peine avait-il offert à son vénérable père l'hommage de
ses couronnes, que la mort vint impitoyablement les séparer.
'Sa mère désolée tomba peu après dans une langueur inquié-
tante, qui la força de retourner en Normandie, au sein de sa
famille, laissant son fils aux soins d'un oncle respectable,
M. de Beauvais, chef du bureau de l'agenèe générale et garde
des archives du clergé. Ce bon parent l'adopta comme son en-
fant et se chargea de suivre son éducation. Lorsque fut arrivé
le moment de se décider sur le choix d'un état, le jeune Beau-
vais se sentit porté vers la carrière ecclésiastique. Son direc-
teur, M. Léger, curé de Saint-André-des-Arts, encouragea sa
vocation, qui comblait les vœux secrets de sa pieuse mère,
mais contrariait'les vues particulières de son oncle. Celui-ci le
destinait à prendre sa survivance pour défendre au barreau