LA FHA~E PONT;FICALE. 24 12. –JEAN II (803-850). Sous son épiscopat, Charlemagne donna, concéda et livra en vertu de son privilége impérial, à Dieu, à la bienheureuse Marie, à saint Thyrse, glorieux martyr, et au saint-siége de Sisteron, la terre de Lure, avec son entier honneur et toutes ses dépendances. Le même Jean, du conseil et avec l'aide du très-glorieux, très-magnifique et très-pieux empereur fonda un monastère dans un lieu de son diocèse appelé Fo~ et y établit l'abbé Audemar avec douze religieux, lesquels devaient s'y livrer au service de Dieu selon la règle de saint Benoît. D'après Mabillon (Diplomat., p. 614), il faut placer à l'année 812 la fondation du monastère de Voix; et cet auteur rappelle en cette même année d'autres monastères et églises, pour les- quels notre prélat fut un généreux bienfaiteur. L'abbaye de Voix n'eut pas une longue durée. Le même évêque restaura, plutôt qu'il ne fonda, un autre monastère dans son diocèse c'est celui du Val-Benoît, dont nous avons vu un abbé appelé Mary, Marius ou May. Tous les auteurs s'accordent sur ces deux faits la destruction de cette maison après la mort de saint Mary, et sa restauration par Jean II, évêque de Sisteron. Le Val-Benoît subsista depuis jusqu'au X° siècle d'abbaye, elle devint alors un prieuré dé- pendant du monastère de l'Ile-Barbe, dans l'archidiocèse de Lyon. Son nom latin, Vallis Bodonensis a été traduit à tort par Beuvons, Bodane ou Bevons. Bevons (Beontium), petit village aux portes de Sisteron n'a rien de commun avec le Val-Benoît autrefois du diocèse de Sisteron, et aujourd'hui de celui de Valence, où se trouve l'ancien prieuré de Saint-May, débris lui-même de l'antique abbaye fondée par Marius. 13. BON 11(850-854). Les auteurs de la Gallia christiana placent entre Jean II et Bon II un évêque du nom de Campanus, qui, suivant Papon, de la Plane et M. l'abbé Feraud, fut au contraire le successeur de Bon. Bon est connu par un échange de terres et de vignes qu'il fit avec Paul, évêque de la sainte Eglise d'Apt, le 4 des nones de juillet, la huitième année du règne de Lothaire, indiction XV, c'est-à-dire le 4 de juillet 852. On a cru qu'il