DIOCÈSE DE SISTERON. 23 les donations et concessions par eux faites à la basilique de Saint-Marcel ou de Saint-Symphorien, et à d'autres églises. Parmi les Pères du concile est nommé Poligroneus Episcopus civitatis -S'~M~zc~. L'année suivante, il se contenta d'en- voyer'un'député au concile.de Mâcon (585). Ajoutons à cela, que Pierre de la Lande, dans le supplément aux Conciles de la Gaule, rapporte une lettre de quelques clercs à un évêque nommé Pologronius, qu'on croit être celui de Sisteron. Après cet évêque, Jean Columbi et Charles le Cointe, d'après Bureau, placent jusqu'au X" siècle une série de prélats sur lesquels rien n'est certain. Nous emprunterons à ces auteurs ce qui est vraisemblable et négligerons le reste. 7. SECONDIN (619-657). Ce prélat, d'après les auteurs ci-dessus cités, aurait occupé le siège épiscopal de Sisteron pendant trente-huit ans de l'an 619 à l'an 657. 8. MAGNIBERT (657-718). Celui-ci aurait siégé soixante et un ans! Ce n'est pas encore tout à fait impossible; toutefois le fait nous paraît d'autant plus difficile à croire, qu'à cette époque l'élection tombait or- dinairement sur des personnes d'un âge mûr, dont les jours étaient encore abrégés par les travaux du ministère. 9. AMANT (718-729). Il occupa, dit-on, onze ans, de 718 à 729 ou 730, et mou- rut avant que les Sarrasins ne fissent irruption en Gaule, pour ravager, d'abord la seconde Narbonnaise, puis la Gaule méri- dionale presque entière. 10. VIRMAGNE (730-750). Virmagne, d'après les conjectures de nos auteurs, siégea pendant vingt ans de 729 ou 730 à 750. 11.– BON I" (750-803). On peut appliquer à son long épiscopat ce que nous avons dit de celui de Magnibert.