DIOCÈSE DE SENEZ.
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Vaccon, évêque d'Apt Alexandre Milon, évêque de Valence;
Jean de Caulet, évêque et prince de Grenoble. Il s'y trouvait
en outre Victor-Amédée de la Font de Savines, abbé de Bos-
caudon, et trente-trois prêtres, tant séculiers que réguliers.
L'ouverture du concile se fit au jour indiqué, le 16 août 1727..
On ne tint ce jour-là qu'une séance préparatoire pendant la-
quelle on nomma les officiers et les théologiens, après que
toutefois chacun eut produit ses titres et qualités devant un
commissaire chargé de les examiner. On fit un décret sur la
manière de vivre pendant la durée du concile on régla que
tous les jours, avant la congrégation du matin, un des prélats
dirait la messe que l'on jeûnerait tous les vendredis, et que
la table du métropolitain, qui était commune à tous les mem-
bres du concile, serait servie avec la plus grande frugalité, ce
qui fut exactement observé.
Le lendemain 17 août, on tint la première session publique
dans laquelle il n'y eut point de communion générale. On ne
voulait pas refuser la communion à l'évêque de Senez mais
aussi, comme on avait de la peine à se résoudre à communier
avec lui, on laissa chacun libre de dire la messe en particulier.
Le 18 août, l'évêque de Senez se fit accompagner à la con-
grégation générale par trois hommes'qui lui étaient attachés
l'un était son aumônier, qui se qualifiait député du chapitre de
Senez, en produisant une procuration qu'on a dite depuis
n'être pas fidèle il présenta les deux autres en qualité de
théologiens. On agita l'article du. serment, dont on n'était pas
convenu dans la première congrégation, à cause des difficultés
que l'évêque de Senez y avait opposées; quoique le serment
fût d'usage, et qu'il ne consistât qu'à promettre de ne rien ré-
véler de tout ce qui pouvait préjudicier au concile ou à ceux
qui le composaient. L'évêque de. Senez s'obstinant à ne pas,
vouloir prêter ce serment, les autres prélats le prêtèrent sans
l'exiger de lui.
Les évêques n'ayant rien pu gagner sur l'esprit de l'évêque
réfractaire dans les conférences qu'ils eurent avec lui avant
l'ouverture du concile et pendant les deux premiers jours qu'il
se tint, on laissa au promoteur, qui était l'abbé Gaspard d'Hu-
gues, grand vicaire et chanoine d'Embrun, la liberté de dé-
noncer l'instruction du 28 août 1726 qui avait paru sous le
nom de ce prélat. Le discours du promoteur fut rempli d'é-
gards pour la personne de l'évêque, qu'il n'indiqua jamais