60 LA FRANCE PONTIFICALE. pellent chapelain ou garde du palais, » et c'est lui, comme nous le verrons plus bas, qui le plus souvent, remplissaitaussi les fonc- tions d'archichancelier. Les rois l'envoyaient fréquemment en ambassade dans les cours étrangères, ou à Ja cour pontificale, et les brefs des papes le mentionnent souvent avant les évêques. En présence de ces derniers, l'archichapelain administrait les sacre- ments au roi, s'il se trouvait à leur lit de mort. Un simple évêque revêtu de cette charge, présida quelquefois des assemblées où des archevêques assistaient; c'est ce qui arriva à Ébroïn, évêque de Poitiers et archichapelain de Charles le Chauve qui présida en 844, le concile de Verneuil. Un si grand honneur était attaché à cette dignité, que Baluze a observé qu'elle était la plus haute de toutes les charges de la couronne. Par la suite du temps, l'archi- chapelain eut l'intendance de tous les hôpitaux quelconques et plus spécialement de l'hôpital des Quinze-Vingts à Paris, et de celui des Cent-Vingts à Chartres. Jusqu'en 1622, il exerça sa juri- diction sur l'Hôtel-Dieu de Pontoise mais à cette époque, une bulle, de Grégoire XX, en date du 3l mars, soumit cet établisse- ment et plusieurs autres de ce genre, à l'autorité de l'Ordinaire. Un seul mot fera connaître toute l'étendue des droits attribués aux fonctions d'archichapelain ou de grand-aumônier. Cet officier de la couronne était de ce chef, le curé de la famille royale; aussi, dès qu'un prélat était appelé à cette charge, devenait-il aussitôt com- mandeur des ordres. Les frères de Sainte-Marthe ont donné, dans le tome IV de leur Gallia chrisliana, page 986, fe catalogue des grands-.aumôniersde France. Les auteurs de l'Histoire généalogique des grands-àffipiers de la couronne, tome VIII, page 224 de l'édition de 1733, ont éga lement publié une liste, mais ils ne la font pas remonter plus haut que Fulrade, 14" abbé de Saint-Denys. Ils varient beaucoup sur les premiers; la série que nous donnons ici est celle que l'abbé Louis Archon a suivie dans son estimable histoire; Après un intervalle de près de trente années, un bref du 31 mars 1857, donné, à la demande de Napoléon 111, a de nouveau institué canoniquement la grande-aumônerie. Cet acte réglant pour l'avenir les fonctions de ce grand-officier de la couronne, il nous paraît utile d'en insérer la traduction complète « Pie IX pape; » Pour en perpétuer la mémoire; » Dans notre bienveillance apostolique, nous accordons volon-