LA FRANCE PONTIFICALE. 42 1)~ mil cinq cent cinquante, avant Pasques, fut baptisé Loys, fih de noble personne maistre Pierre Seguier, advocat du roy en sa court de parlement, et de damoyselle Loyse Boudel, sa femme. Les par- rains maistre Loys de l'Estoille, grand rapporteur de France, et Guillaume Troussart, advocat au parlement, la marraine, damoy- selle Marie de Sainct-Mesmin, femme du bailly dit palais. » M~e 7)Var!'e de 5atHc /emme dM &<«!/ dM pa~'s. M
Chanoine de l'Eglise de Paris, dès l'âge de onze ans, en 1562,
Louis Seguier, conseiller au parlement de Paris le 23 avril 1573,
devint doyen le 15 juin 1575, par la résignation que fit en sa fa-
veur Augustin Le Cirier. Le 11 août de cette même année, il traita
avec l'évêque Pierre de Gondy, pour les fonctions du chevecier.
Une sentence capitulaire, rendue le 4 mai 1582, second jour de
l'assemblée générale du chapitre, le maintint dans la charge
d'âmes, contre l'archidiacre Jean de Breda. Le conseil de l'Union
le fit, en 1589, enfermer à la Bastille, comme suspect de favori-
ser le parti royal, et Louis ne put obtenir sa liberté qu'en payant
une rançon assez considérable. Les Seize l'expulsèrent alors de
Paris. Sous Henri IV, le doyen de Paris reprit son siège au parle-
ment et fut fait président aux enquêtes, le H avril 1597. 11 assista
aux assemblées générales du clergé de 1602, 1604 et 1610. Après
la mort de Valentin Douglas, survenue le 5 août 15S8, Henri IV
nomma Louis Seguier à l'évêché de Laon, mais il le refusa pour
faire placer sur ce siège son jeune neveu, Pierre de Bérulle, de-
puis cardinal. Ce dernier ne voulut point accepter la charge ëpis-
copale.
Louis Seguier mourut à Paris le jeudi 9 septembre 1610, et fut
inhumé à rentrée du choeur de Notre-Dame, auprès de la sépul-
ture d'Eudes de Sully, avec cette épitaphe Cy gist Louis Seguier,
quand il vivoit, conseiller en la cour de parlement de Paris, qui a
esté chanoine en cette Église quarante-huit ans, doyen trente-cinq
ans, et décédé le 9 du mois de septembre mil six cent dix, et âgé de
soixante ans.. Son innocence, sa candeur et la dignité- qui estoit
naturelle en sa personne l'ont -rendu agréable à un chacun. Les
siens, auxquels il esloit très-cher, vivant pour toujours en leur
mémoire, ont couvert son corps de,ce marbre, marris que le lieu et
ses deffenses ne leur ont permis de l'honorer d'un monument plus
relevé. L'âme en soit en repos. »
Il Le grand doyen de cette Église repose ici. Louis Seguier était
son nom; pendant sept lustres il présida dans cet édifice, pen-
dant neuf lustres, il fut chanoine; il vieillit au milieu de ses an-
cêtres, membres d'un sénat illustre, et marcha d'un pas ferme