39 ARCHIDIOCÈSE DE PARIS. il obtint le droit de présider au chapitre, et le 9 février 1488, fut installé chanoine, en remplacement de son oncle. Ce fut sous sa présidence, que le chapitre élut pour évêque Gérard Gobaille, le 8 août 1492. Jean l'Huillier garda le corps de Pierre Palmechair, vicaire de l'Eglise de Paris, et le conduisit le jeudi 21 juin 1498, au village de Nully pour y être inhumé. Les registres du chapitre mentionnent sa présence comme doyen en 1486, 1494 et 1304. Sa mort arriva le vendredi ler novembre 1510, et on l'inhuma de- vant la chapelle de' Saint-Jean-le-Pauvre et de Sainte-Marie- Egyptienne. Outre trois distiques latins d'un style boursouflé, on. plaça sur son tombeau une épitaphe ainsi conçue « Ici gît noble maître Jean l'Huillier, licencié ès- lois, eA son vivant, doyen et cha- noine de l'Eglise de Paris, grand-archidiacre de celle de Laon, le- quel mourut le 1er novembre 1510; que son âme et celle de tous les trépassés reposent en paix! » Il portait pour armoiries d'azur à trois coquilles d'or. ̃ 55. DAVID Chambellan. Chanoine de Paris depuis le 8 no- vembre (aliàs décembre) 1508, David Chambellan obtint, le 1 no- vembre 1 51 0, la maison claustrale de Jean de Pierrepont, évêque de Meaux, mort le 2 septembre précédent. Elu doyen le 8 jan- vier 1511, il passa à une vie meilleure, le lundi 21 décembre 1517. L'obituaire fait mention de lui en ces termes, à la date du 23 dé- cembre « Décès de messire David Chambellan, doyen et chanoine de Paris, ancien avocat au parlement, homme savant, très-bon et noble. » Ses nombreux bienfaits envers l'abbaye de Malnoue déci- dèrent les religieuses de ce monastère à le recommander chaque jour aux prières après la récitation de complies, et sur un des vi- traux de l'église abbatiale, devant l'autel de la Sainte-Vierge, on voyait autrefois son effigie. 56. Guillaume III, HuE. Déjà pourvu d'un canonicat dans l'église collégiale de Saint-Aignan d'Orléans, Guillaume Hüe fut élu doyen de Paris, le 15 février 1518, et on le trouve mentionné sous ce titre, à la date du 22 mars, dans les commentaires des ar- rêts du parlement de Paris. Nicolas Bérauld, d'Orléans, peut-être le compatriote de Guillaume Hüe, cité par Erasme, livre II, let- tre 12, l'appelle « homme excellent et très-savant, profondément versé dans tous les genres d'écrire, ami des'belles-leltres, et sur- tout de l'Ecriture-Sainte, et de la théologie. » Il engage Érasme à" lui écrire, à ne point dédaigner d'entrer en relation avec un homme si intègre et si affable, qui désirait se lier avec lui et achè-