LA FRANCE PONTIFICALE.
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heureuse vierge Marie, et mourut le 23 novembre 1467. Priez pour,
lui. » •
52. Thomas DE Courcelles. Né en U00, au village de
Ayencourt, près de Montdidier, diocèse d'Amiens, il appartenait
'à une famille noble de Picardie et étudia dans sa jeunesse à l'Uni-
versité de Paris, où il devint un des lauréats et des suppôts les
plus renommés de cette compagnie. En 1431, il était pourvu d'un
canonicat dans chacune des Eglises d'Amiens, de Laon, de Té-
rouane, et avait obtenu le grade de bachelier formé de théologie.
Quoiqu'à peine âgé de 30 ans, Thomas occupait déjà un rang
très-éminent dans sa carrière et avait passé par les honneurs su-
prêmes du rectorat. 11 fut un des hommes sur lesquels Pierre
Cauchon, évêque de Beauvais, qui dominait l'Université par son
influence, jeta les yeux pour lui servir d'assesseurs et d'instru-
ments dans le procès de la Pucelle. Il fut successivement envoyé
soit par l'Université de Paris, soit par le roi de France, aux con-
ciles ou aux assemblées de Bâle, de Bourges, de Prague, de Rome
et de Mantoue. Œueas Sylvius Piccolonrini, qui fut pape sous le
nom de Pie II, l'avaitconnu,.en 1435, au concile de Bâle et parle de
lui en ces termes dans ses mémoires historiques sur ce concile
« Thomas de Courcelles est éminent parmi les docteurs de la
Sainte-Écriture; personne ne prit une part plus grande à la ré-
daction des décrets du saint concile; homme aimable et vénérable
par sa doctrine, mais modeste et timide au point de baisser con-
stamment les yeux à terre, et s'effaçant toujours de sa personne
(velut latenli similis). » Une preuve de cette modestie, ce fut le re-
fus qu'il fit en 1440, du chapeau de cardinal que lui offrit l'anti-
pape Félix V. Thomas de Courcelles fut un des créateurs et des
défenseurs à la fois les plus chaleureux et les plus habiles des li-
bertés de l'Eglise gallicane. En 1447, et années suivantes, il
fit partie de l'ambassade qui détermina l'heureuse fin du schisme
pontifical. Il
Parvenu au doctorat en théologie, il fut, en 1450, nommé curé
de Saint-André-des-Arts, puis chanoine et pénitencier de l'Eglise
de Paris, et enfin doyen en 1458. L'année suivante, Charles VII
le délégua avec Jean Bernard, archevêque de Tours, pour le re-
présenter au congrès de Mantoue. De concert avec le chapitre, il
«•oncéda, par acte du 21 mai 1460, à Juvenel des Ursins, baron de
Trainel, une sépulture dans une chapelle de la cathédrale, sous
invocation de saint Remi, où "déjà avaient été inhumés plusieurs