34 LA FRANCE PONTIFICALE. de la porte de la salle capitulaire, et sur sa tombe, où il était re- présenté en habits pontificaux, fat gravée l'épitaphe suivante « Ici gît, très-sage et très-discrète personne, Jean de Tudert, licen- cié en droit, élu et institué évêque comte de Châlons, ancien doyen de l'Eglise deParis, conseiller et maître des requêtes de l'hôtel duroi, mort à Paris, le 9 décembre 1439. » Jean de Tudert portait pour armoiries 'd'azur à une fasce den- chée d'argent, surmontée de trois besans d'or. C'est à tort que les frères de Sainte-Marthe les ont blasonnées d'or, à deux losanges d'azur, au chef d'azur-chargé de trois besans d'or. Ceseraitici Tunique place à donner à Clément DE Fauquembeugue, dont Claude Joly, official et grand chantre de Paris, rapporte l'épi- taphe, à la fin de son Traité historique des écoles épiscopales ( Pa- ris, 4678, in-12). Cette épitaphe, qu'il dit être à Notre-Dame, est ainsi conçue « Ci gist vénérable et discrète personne M* Clément de Fauquembergue, licenlié ès-loix et en décret, en son vivant, con- seiller du roi nostre Sire en sa Cour de parlement, doyen et cha- noine de Paris, de A mietis, de Cambray et de Chartres, qui trépassa le 19 juin 1438. » Plusieurs historiens et notamment les auteurs de la Gallia christiana nova, ont pensé qu'il y avait erreur dans Ja rédaction de cette épitaphe, et que Clément de Fauquembergue était seulement chanoine de Paris, mais doyen d'Amiens. Comment en effet eût-il pu être pourvu du titre de doyen lorsqu'à l'époque de sa mort (19 juin 1438), Jean Tudert était revêtu de cette dignité et que des actes authentiques établissent que ce dernier était en- core doyen au moment de son élection à l'évêché de Châlons- sur-Marne. 50. GUILLAUME COTTIN. Chanoine de Paris et maître des re- quêtes, Guillaume Cottin, élu doyen par le chapitre, vit son élec- tion assez vivement contestée. On trouve que le 2 décembre 1 440, quelques chanoines, députés par leurs confrères, vinrent le prier de vénir au chapitre pour y remplir les devoirs de sa charge, et que Guillaume se rendit à leurs instances le 7 du même mois. Toutefois, élu et confirmé au commencement de 1441, il n'avait pas encore pris possession dans les premiers jours de l'année sui- vante, parce que maître C. Laquayrie, nommé doyen par le Pape, lui disputait le décanat. Le 26 octobre 1443, le chapitre offrit à Guillaume la jouissance gratuite d'une maison dans le cloître, s'il voulait, bien qu'il ne fût point encore installé, mais seu- lement élu et confirmé, remplir toutes les fonctions du doyen. Sui-