ARCHIDIOCÈSE DE PARIS. 9 l chapitre, fonda, la quarante-unième année du règne de Louis le Jeune, et la dix-neuvième de l'épiscopat de Maurice de Sully, deux chapelains dans l'église de Saint-Denys-du-Pas.Ilapposaégalement sa signature à un compromis conclu en 1180, entre le doyen et le chapitre de Paris, et Dreux de Vitry, relativement aux moulins et à la pêche sur la Marne. Il fit un accord avec l'évêque de Paris, au sujet de la dime des bois de la commune, pour laquelle il plai- dait avec l'abbé de Saint-Magloire, mais on ne marque point l'an- née de cet acte, non plus que celle de sa mort rapportée en .ces termes dans le nécrologe de Paris: « Le 13 des calendes de jan- vier ( 20 décembre) mourut Barbe-d'Or, doyen et prêtre, qui pour un repas à quatre services, nous- donna cinq arpents de vignes, moins un quartier. » 16. HERVÉ DE Montmorf.ncy DE MARLY. Fils de Mathieu I", seigneur de Montmorency qui le fit, dès son enfance, élever parmi les clercs de l'Eglise de Paris, il parvint au décanat, et son nom se trouve, en 1184, sur l'acte de fondation d'un chapelain faite dans l'église de Saint-Thomas de Montmagny, et en 1185, sur celle que fit Bouchard, son frère, d'un prêtre dans l'église de Saint-Martin. On le voit mentionné l'année suivante dans des titres communaux d'Andrezy, d'Elisabeth, dame de Courtenay, et dans. ceux qui fu- rent faits pour les règlements des clercs de matines. En 1187, il concéda à perpétuité, libre de toutes charges le terrain nécessaire pour la construction d'une maison, destinée à la fondation d'un troisième prêtre dans l'église Saint-Etieiine des Grès. -Le pape Clément III, par un bref du 15 juin 1188, chargea Hervé, et non Bernier, comme le dit le P. du Moulinet, dans son commentaire sur la lettre 283, d'Étienne de Tournay; Pierre, chantre de No- tre-Dame, et Etienne, abbé de Sainte-Geneviève, de faire des mo- nitions à Manassès de Pougy, pour qu'il eût à se soumettre au Siège apostolique. Ce prélat refusa de le faire, et fut par défaut dé- claré pendant quelque temps suspendu des fonctions épiscopales. Exécuteur testamentaire de son frère Bouchard, Hervé régla sa succession avec ses autres frères, en 1189. La même année, Ro- bert, fils de Guillaume, donna au chapitre le tiers de la dîme de Goussainville. On le trouve comme témoin dans une charte de Maurice de Sully donnée en il 90 en faveur des religieuses de Malnoue. Le Pape'le nomme peu après, avec Pierre le Chantre et Pierre, doyen de Saint-Germain l'Auxerrois, arbitre d'un procès pendant entre les religieux de ce dernier monastère et un cer-