LA FRANCE PONTIFICALE.
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tions matrimoniales intervenues entre ses parents. Toujours est-
il qu'il rejeta son nom patronymique pour celui de Bertrand que
sa famille porta depuis. Guillaume Bertrand qui occupa le siège
épiscopal de Soissons de 1349 à 1362 fut l'un de ses frères (1).
Pierre, pourvu d'une charge de conseiller au parlement de Paris,
d'une prébende dans l'Église d'Autun, d'un canonicat dans la ca-
thédrale du Puy et du doyenné de Saint-Quentin en Vermand,
fut élu ài'évêché de Nevers, et, d'après les registres du Vatican,
promit pour ce siège à la Chambre apostolique le 31 janvier 1335.
C'est à tort que certains historiens ont prétendu que la démis-
sion de son oncle lui avait fait obtenir l'évôché de Nevers il est
prouvé que le Souverain-Pontife lui donna seul ses provisions.
Il prit possession du siège le samedi 22 février 1337, mais ne res-
ta point dans ce diocèse où il reçut cependant en ce même mois
les hommages de Pierre le Fèvre, chantre, et de Pierre de
Prouille, écolàtre de la collégiale du château de Prémery. Par une
circulaire du samedi 5 décembre 1337, il réserva pour aider à
l'achèvement de la cathédrale toutes les quêtes de l'Avent et du
Carême, ainsi que le tiers des quêtes des autres temps de l'année,
et défendit, sous peine d'excommunication, d'autoriser qui que
ce fût à faire d'autres quêtes, à moins qu'il n'eût obtenu du Sou-
verain-Pontife une permission toute spéciale.
Transféré à Pévêché d'Arras, il fit ses soumissions à la Chambre
apostolique pour cette nouvelle Eglise le 5 avril 1339, et prêta
serment au chapitre métropolitain de Reims en 1341.
Le pape Clément VI le créa cardinal du titre de Sainte-Su-
zanne dans le consistoire du 26 février 1344; Innocent VI lui
donna, en 1353, l'évêché d'Ostie et de Velletri, et le nomma son
légat pour couronner à Rome l'empereur Charles IV, ce qu'il fit
le 4 avril 1355.
Le cardinal Pierre Bertrand mourut de la peste à Avignon le
(I) On trouve aux Archives de l'Empire des lettres du roi Philippe VI
données en mars 4 339 à l'abbaye de Royaumont près de Pontoise, par
lesquelles ce prince confère la noblesse à Guillaume Bertrand, alias de
Maleton, seigneur du château de Saint-Romain et à ses descendants. Par
d'autres lettres-patentes datées de Saiht-Germain-en-Laye, au mois de
mars 4342 Philippe VI octroie à perpétuité la noblesse pleine et entière
à Jean Bertrand de Colombier, fils de feu Guillaume Bertrand, et à ses
enfants de l'un et de l'autre sexe. Baluze (Notœ ad vitas paparum ave-
nionensium, col. 782 et 870), fait mention de ces diverses lettres-patentes
royales.