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Titre : Oeuvres illustrées ; 4. La reine Margot. 4, 1 / par Alexandre Dumas ; éd. ill. par E. Lampsonius et Lancelot

Auteur : Dumas, Alexandre (1802-1870). Auteur du texte

Éditeur : Calmann Lévy (Paris)

Date d'édition : 18

Contributeur : Lampsonius, E.. Illustrateur

Contributeur : Lancelot, Dieudonné Auguste (1822-1894). Illustrateur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 178-186 p. : ill.

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 182

Description : [La reine Margot (français)]

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k202877g

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388585722

Relation : Titre d'ensemble : Oeuvres illustrées

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38858669f

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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il paraît que vous n'avez pas plus dîné chez le roi de Navarre que je n'ai soupé cljiez M. de Guise. Ma foi non.

Et la faim vous est-elle venue?

le crois que oui.

Malgré Plutarque?

Monsieur le comte, dit en riant la Mole, Plutarque dit dans un autre endroit « Qu'il faut que celui qui a partage avec celui qui n'a pas. » Voulez-vous, pour l'amour de Plutarque, partager votre omelette avec moi, nous causerons de la vertu en mangeant?

Oh ma foi non, dit Coconas, c'est bon quand

J <S^Qp aintenant, si le lecteur est

"S P ly^raK' Ijf^ curieux de savoir pour-

f* 1)1 WM lÊte quoi de la Mole n'avait WAVa '/M 1E* pas été reçu par le roi de £a J^t^^ JÀjl Navarre, pourquoi M. de

fra £§^à ^5 C5W Coconas n'avait pu voir

iS £s^J îi&3ÊOM M- de Guise, et enfin pourw" quoi tous deux, au lieu de

souper au Louvre avec des faisans, des perdrix et du chevreuil, soupaient à l'hôtel de la Belle-Étoile avec une omelette au lard, il faut qu'il ait la complaisance de rentrer avec nous au vieux palais des rois, et de suivre la reine Marguerite de Navarre, que la Mole avait perdue de vue à l'entrée de la grande galerie.

Tandis que Marguerite descendait cet escalier, le duc Henri de Guise, qu'elle n'avait pas revu depuis la nuit de ses noces, était dans le cabinet du roi. A cet escalier que descendait Marguerite, il y avait une issue. A ce cabinet où était M. de Guise, il y avait une porte. Or, cette porté et cette issue conduisaient toutes deux à un corridor, lequel corridor conduisait lui-même aux appartements de la reine mère Catherine de Médicis.

Catherine de Médicis était seule, assise près d'une table, le coude appuyé sur un livre d'heures entr'ouvert, et la tête posée sur sa main encore remarquablement belle, grâce au cosmétique que lui fournissait le Florentin René, qui réunissait la double.charge de parfumeur et d'empoisonneur de la reine mère.

on est au Louvre, qu'on craint d'être écouté et qu'on a l'estomac vide. Mettez-vous là et soupons. Allons, je vois que décidément le sort nous fait inséparables. Couchez-vous ici?

– Je n'en sais rien.

– Ni moi non plus.

– En tous cas, je sais bien où je passerai la nuit, moi.

Où cela? 2

Où vous la passerez vous-même, c'est immanquable.

Et tous deux se mirent à rire, en faisant de leur mieux honneur à l'omelette de maître la Hurière.

VI

LA DETTE PAYÉE.

La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu'elle n'avait point quitté depuis la mort de son mari.C'était, à cette époque, une femme de cinquantedeux à cinquante-trois ans à peu près, qui conservait, grâce à son embonpoint plein de fraîcheur, des traits de sa première beauté. Son appartement, comme son costume, était celui d'une veuve. –Tout y était d'un caractère sombre étoffes, murailles, meubles. Seulement, au-dessus d'une espèce de dais couvrant un fauteuil royal, où pour le moment dormait couchée la petite levrette favorite de la reine mère, laquelle lui avait été donnée par son gendre Henri de Navarre et avait reçu le nom mythologique de Phébé, on voyait peint au naturel un arc-en-ciel entouré de cette devise grecque que le roi François Ier lui avait donnée Phôs pherei ê de kai aïthzein, et qui peut se traduire par ce vers français

II porte la lumière et la sérénité.

Tout à coup, et au moment où la reine mère paraissait plongée au plus profond d'une pensée qui faisait éclore sur ses lèvres peintes avec du carmin un sourire lent et plein d'hésitation, – un homme ouvrit la porte, souleva la tapisserie et montra son visage pâle en disant

– Tout va mal 1

Catherine leva la tête et reconnut le duc de Guise. Comment, tout va mal répondit-elle. Que voulez-vous dire, Henri ? 1