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Titre : Oeuvres illustrées ; 4. La reine Margot. 4, 1 / par Alexandre Dumas ; éd. ill. par E. Lampsonius et Lancelot

Auteur : Dumas, Alexandre (1802-1870). Auteur du texte

Éditeur : Calmann Lévy (Paris)

Date d'édition : 18

Contributeur : Lampsonius, E.. Illustrateur

Contributeur : Lancelot, Dieudonné Auguste (1822-1894). Illustrateur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 178-186 p. : ill.

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 182

Description : [La reine Margot (français)]

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k202877g

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388585722

Relation : Titre d'ensemble : Oeuvres illustrées

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38858669f

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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– Oh! mordi c'est toi! dit Coconas. Et par où diable es-tu donc sorti? 1

Eh par la rue Cloche-Percée, pardieu Non, je ne dis pas de la maison là-bas. Et d'où?

De chez la reine.

De chez la reine?.

De chez la reine de Navarre.

Je n'y suis pas entré.

Allons donc

Mon cher Annibal, dit la Mole, tu déraisonnes. Je sors de ma chambre, où je t'attends depuis deux heures.

Tu sors de ta chambre?

Oui.

Ce n'est pas toi que j'ai poursuivi sur la place du Louvre?

Quand cela?

A l'instant même.

Non.

Ce n'est pas toi qui as disparu sous le guichet il y a dix minutes? 1

Non.

Ce n'est pas toi qui viens de monter cet escalier comme si tu étais poursuivi par toute une légion de diables? 1

Non.

Mordi s'écria Coconas, le vin de la BelleÉtoile n'est point assez méchant pour m'avoir tourné à ce point la tête. Je te dis que je viens d'apercevoir ton manteau cerise et ta plume blanche sous le gui..chet du Louvre, que j'ai poursuivi Vue et l'autre

jusqu'au bas de cet escalier, et que ton manteau, ton plumeau, tout, jusqu'à ton bras qui fait le balancier, était attendu ici par une dame que je soupçonne fort d'être la reine de Navarre, laquelle a entraîné le -tout par cette porte, qui, si je ne me trompe, est bien celle de la belle Marguerite.Mordieuî.dit la Mole en pâlissant, y aurait-il déjà trahison?

A la bonne heure dit Coconas. Jure tant que tu voudras, mais ne me dis plus que je me trompe. La Mole hésita un instant, serrant sa tête entre ses mains et retenu entre son respeet et sa jalousie; mais sa jalousie l'emporta, et il s'élança vers la porte, à laquelle il commença à heurter de toutes ses forces, ce qui produisit un vacarme assez peu convenable eu égard à la majesté du lieu où l'on se trouvait.

– Nous allons nous faire arrêter, dit Coconas, mais n'importe, c'est bien drôle. Dis donc, la Mole, est-ce qu'il y aurait des revenants au Louvre? Je n'en sais rien, dit le jeune homme; aussi pâle que la plume qui ombrageait son front; mais j'ai toujours désiré en voir, et, comme l'occasion s'en présente, je ferai de mon mieux pour me trouver face à face avec celui-là.

̃ – Je ne m'y oppose pas, dit Coconas, seulement, frappe un peu moins fort si tu ne veux pas l'effaroucher.

La Mole, si exaspéré qu'il fût, comprit la justesse de l'observation, et continua de frapper, mais plus doucement.