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Titre : Oeuvres illustrées ; 4. La reine Margot. 4, 1 / par Alexandre Dumas ; éd. ill. par E. Lampsonius et Lancelot

Auteur : Dumas, Alexandre (1802-1870). Auteur du texte

Éditeur : Calmann Lévy (Paris)

Date d'édition : 18

Contributeur : Lampsonius, E.. Illustrateur

Contributeur : Lancelot, Dieudonné Auguste (1822-1894). Illustrateur

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 178-186 p. : ill.

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 182

Description : [La reine Margot (français)]

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k202877g

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388585722

Relation : Titre d'ensemble : Oeuvres illustrées

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38858669f

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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ment la question. On m'a parlé de figures en cire modelées à la ressemblance de l'objet aimé. Est-ce un moyen? 1

Infaillible.

Et rien, dans cette expérience, ne peut porter atteinte à la vie ni à la santé de la personne qu'on aime?

– Rien.

– Essayons donc.

– Veux-tu que je commence? dit Coconas. – Non, dit la Mole, et, puisque me voilà engagé, j'irai jusqu'au bout.

Désirez-vous beaucoup, ardemment, impérieusement savoir à quoi vous en tenir, monsieur de la Mole? demanda le Florentin.

Oh s'écria la Mole, j'en meurs, maître René! Au même instant, on heurta doucement à la porte de la rue, si doucement, f ©e maître René entendit seul ce bruit, et encore parce qu'il s'y attendait sans doute.

Il approcha, sans affectation et tout en faisan! quelques questions oiseuses à la MolOj son oreille du tuyau, et perçaat quelques édats de voix qui parurent le fixer. – Résumez ê&m mainîenaffll **oïre désir, dit-il, ¡ et appelez la personne que voas aimez.

La Mole s'ageaoraila comme sll eût parlé à wa' divinité; et René, jaasssal à&m h pemter compartiment, gî*ssa sans fcnnt par taaiier extérieur un instant après, ées fias légers dlenroent le plancher de la boulifue.

La Mole, en se relevant, vit devant lui maître René; le Florentin tenait à la main une petite figurine de cire d'u» travail assez médiocre, elle portait une couronne et un manteau.

Vous voulez toujours être aimé de votre royale maîtresse? demanda le parfumeur,

(M, dût-41 m'en coûter la vie, dussé-je y per- dre mon âme, répondit la Mole.

C'est Men dit le Florentin en prenant du bout des doigts quelques gouttes d'eau dans une aiguière et en les secouant sur la tête de la figurine en prononçant quelques mots latins.

La Mole frissonna, il comprit qu'un sacrilége s'accomplissait.

Que faites-vous là? demanda-t-il.

Je baptise cette petite figure du nom de Marguerite.

Mais dans quel but ?

Pour établir la sympathie.

La Mole ouvrait la bouche pour l'empêcher d'aller plus avant, mais un regard railleur de Coconas ^arrêta.

René, qui avait vu le mouvement, attendit. Il faut la pleine et entière volonté, dit-il. Faites, répondit la Mole.

René traça sur une petite banderale de papier touge quelques caractères cabalistiques, les passa

dans une aiguille d'acier, et, avec cette aiguille, piqua la statuette au cœur.

Chose étrange à l'orifice de la blessure apparut une gouttelette de sang, puis il mit le feu au pa.pier.

La chaleur de, l'aiguille fit fondre la cire autour d'elle et sécha la gouttelette de sang.

– Ainsi, dit René, par la force de la sympathie, votre amour percera et brûlera le cœur de la femme que vous aimez.

Coconas, en sa qualité d'esprit fort, riait dans sa moustache et raillait tout bas; mais la Mole, aimant et superstitieux, sentait un* sueur glacée perler à la racine de ses cheveux.

– Et maintenant, dit René, appuyez vos lèvres sur les lèvres de la statuette en disant:

– Marguerite^ je t'aime viens, Marguerite La Mole obéit.

En ce moment, on entendit ouvrir la porte de la seconde chambre, et des pas légers s'approchèrent. Coconas, ciarieax et incrédule, tira som poignard, «t, craignant, sll tentait de soulever la tapisserie, que René ne fît la même observation que lorsqu'il voulut lui ouvrir la porte, fendit avec son poignard l'épaisse tapisserie, et, ayant appliqué son œil à rowafltere, poussa un cri d'étoranement auquel deux cris de femmes répondirent.

Qu'y a-t-il ? demanda la Mole prêt à laisser tomber la figurine de cire, que René lui reprit des mains.

-Il y a, reprit Coconas, que la duchesse de Nevers et madame Marguerite sont là.

Eh bien incrédules, dit René avec un sourire austère, doutez-vous encore de la force de la sympathie?

La Mole était resté pétrifié «n apercevant sa reine, Coconas avait eu un moment d'éblouissement en reconnaissant madame de Nevers. L'un se figura que les sorcelleries de maître René avaient évoqué le fantôme de Marguerite, l'autre, en voyant entr'ouverte encore la porte par laquelle les charmants fantômes étaient entrés, eut bientôt trouvé l'explication de ce prodige dans le monde vulgaire et matériel.

Pendant que la Mole se signait et soupirait à fendre des quartiers de roc, Coconas, qui avait eu tout le temps de se faire des questions philosophiques et de chasser l'esprit malin à l'aide de ce goupillon qu'on appelle l'incrédulité, Coconas, voyant par l'ouverture du rideau fermé l'ébahissement de madame de Nevers et le sourire un peu caustique de Marguerite, jugea que le moment était décisif, et, comprenant que l'on peut dire pour un ami ce que l'on n'ose dire pour soi-même, au lieu d'aller à madame de Nevers, il alla droit à Marguerite, et, mettant un genou en terre à la façon dont était représenté, dans tes parades de la foire, le grand Artaxerce, il s'écria d'une voix à laquelle ile sifflement