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                  Titre : Oeuvres illustrées ; 4. La reine Margot. 4, 1 / par Alexandre Dumas ; éd. ill. par E. Lampsonius et Lancelot

                  Auteur : Dumas, Alexandre (1802-1870)

                  Éditeur : Calmann Lévy (Paris)

                  Date d'édition : 18

                  Contributeur : Lampsonius, E.. Illustrateur

                  Contributeur : Lancelot, Dieudonné Auguste (1822-1894). Illustrateur

                  Type : monographie imprimée

                  Langue : Français

                  Format : 178-186 p. : ill.

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/bpt6k202877g

                  Source : Bibliothèque nationale de France

                  Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388585722

                  Relation : Titre d'ensemble : Oeuvres illustrées

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38858669f

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 15/10/2007

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                  Title : Oeuvres illustrées ; 4. La reine Margot. 4, 1 / par Alexandre Dumas ; éd. ill. par E. Lampsonius et Lancelot

                  Author : Dumas, Alexandre (1802-1870)

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                  98 U REINE MARGOT.

                  tout lui fut apporté le matin, une demi-heure seu-
                  lement après l'heure pour laquelle la Mole l'avait
                  demandé, ce qui fait qu'il n'eut trop rien à dire. Il
                  s'habilla rapidement, se regarda dans son miroir,
                  se trouva assez convenablement vêtu, coiffé, par-
                  fumé, pour être satisfait de lui-même enfin, il
                  s'assura par plusieurs tours faits rapidement dans
                  sa chambre que, à part plusieurs douleurs assez vi-
                  ves, le bonheur moral ferait taire les incommodités
                  physiques.

                  Un manteau cerise de son invention, et taillé un
                  peu plus long qu'on ne les portait alors, lui allait
                  particulièrement bien.

                  Tandis que cette scène se passait au Louvre, une
                  autre du même genre avait lieu à l'hôtel de Guise.
                  Un grand gentilhomme à poil roux examinait de-
                  vant une glace une raie rougeâtre qui lui traver-
                  sait désagréablement le visage; il peignait et par-
                  fumait sa moustache, et, tout en la parfumant, il
                  étendait sur cette malheureuse raie, qui, malgré
                  tous les cosmétiques en usage à cette époque, s'obs-
                  tinait à reparaître, il étendait, dis-je, une triple cou-
                  che de blanc et de rouge; mais, comme l'applica-
                  tion était. insuffisante, une idée lui vint un ardent
                  soleil, un soleil d'août, dardait ses rayons dans la
                  cour; il descendit dans cette cour, mit son chapeau
                  à la main, et, le nez en l'air et les yeux fermés, il
                  se promena pendant dix minutes, s'exposant volon-
                  tairement à cette flamme dévorante qui tombait par
                  torrents du ciel.

                  Au bjut de dix minutes, grâce a un coup de so-
                  jsil do j^smier ordre, le gentilhomme était arrive
                  h avoii îin visage si éclatant, que c'était la raie
                  ̃îeîîge qui maintenant n'était plus en harmonie avec
                  le reste, et qui, par comparaison, paraissait jaune.
                  $olre gentilhomme ne parut pas moins fort satisfait
                  de cet arc-en-ciel, qu'il rassortit de son mieux avec
                  le reste du visage, grâce à une couche de vermillon
                  qu'il étendit dessus; après quoi il endossa un ma-
                  gnifique habit qu'un tailleur avait mis dans sa
                  chambre avant qu'il n'eût demandé le tailleur.
                  Ainsi paré, musqué, armé de pied en cap, il des-
                  cendit une seconde fois dans la cour, et se mit à ca-

                  resser un grand cheval noir dont la beauté eût été
                  sans égale, sans une petite coupure que, à l'instar de
                  celle de son maître, lui avait faite, dans une des
                  dernières batailles civiles, un sabre de reître.
                  Néanmoins, enchanté de son cheval comme il l'é-
                  tait de lui-même, ce gentilhomme, que nos lecteurs
                  ont sans doute reconnu sans peine, fut en selle un
                  quart d'heure avant tout le monde, et fit retentir la
                  cour de l'hôtel de Guise des hennissements de son
                  coursier, auxquels répondaient, à mesure qu'il s'en
                  rendait maître, des mardi prononcés sur tous les
                  tons. Au bout d'un instant, le cheval, complètement
                  dompté, reconnaissait, par sa souplesse et son obéis-
                  sance, la légitime domination de son cavalier; mais
                  la victoire n'avait pas été remportée sans bruit, et
                  ce bruit (c'était peut-être là-dessus que comptait
                  notre gentilhomme), et ce bruit avait attiré aux vi-
                  tres une dame que notre dompteur de chevaux sa-
                  lua profondément, et qui lui sourit de la faf-on la
                  plus agréable.

                  Cinq minutes après, madame de Nevers faisais
                  appeler son intendant.

                  Monsieur, demanda-t-elle, a-t-on fait conve-
                  nablement déjeuner M. le comte Annibal de Coco-
                  nas ?

                  <3m, madame, répondit l'intendant il a même
                  ce matin mangé de meilleur appétit encore que
                  d'habitude.

                  Bien, monsieur, dit la duchesse.

                  Puis, se retournant vers son premier gentil-
                  homme

                  Monsieur d'Arguzon, dit elle, partons pour le
                  Louvre, et tenez l'œil, je vous prie, sur M. le comte
                  Annibal de Coconas, car il est blessé, et, par consé-
                  quent, encore faible, et je ne voudrais pas, pour
                  tout au monde, qu'il lui arrivât malheur. Cela fe-
                  rait rire les huguenots, qui lui gardent rancune
                  depuis cette bienheureuse soirée de la Saint-Bar-
                  thélemy.

                  Et madame de Nevers, montant à cheval à soa
                  tour, partit toute rayonnante pour le Louvre,
                  était le rendez-vous général.


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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