46 ALL ALL ALL thème est encore douteuse; certaines formes: je vais, tu vas, ils vont, sont empruntées au lat. vado, vadis, vadit, vadunt, de ,vadere, aller; le futur et le condit., irai, irais, procèdent régu- lièrement d'ire, aller, plus les flexions ordinaires ai, ais; restent aller, allons, allez, allais, etc. Aucune dos étym. proposées: ambulure qui, au. moyen âge paraît avoir pris le sens général d'al- ler, le bas lat. adnare, nager vers, un fréquent. lat. adilare, d'autre, arriver, un infin. roman allare, dégagé du part. allatus, porté, un type addare pour addere pris absol., etc., ne se con- cilie avec les mots correspondant à aller- dans les' autres langues romanes, ital. àndare, esp. et port. andar, catal. et prov: anar, -ladin amuar, roumain imbla. Cf. Romania et Zeit- schrifi fiir roman. Philologie, passim). -.Am. S. t ALLEUEY. 968 h. Bourg de France (Saône-et- Loire), arr. de Chalon-sur-Saône, cant. de Ver- dun-sur-le-Doubs, sur le ch. de fer de Dôle à Chagny. Bois, étangs. Belle église Nôtre-Dame reconstruite en 1716. ALLERHEILIGEN. Village du grand-duché de Bade, cercle d'Offenbourg, baill. d'Oberkirch, sur le Lierbach. Ruines importantes d'une riche abbaye de Prémontrés, fondée en 1196 et sécu-' larisée en 1800;'avec une célèbre école théolo- gique, dont il reste encore un beau maître-au- tel. L'abbaye possédait plusieurs villes. Cascade magnifique du Lierbach qui s'est creusé un gouffre profond; précipices dits Rüttenschôrtfen. ALLERY. 1,228 h. Village de France (Somme),' arr. d'Abbeville, cant. d'liallencourt. Eglise des xv et xvi- s. groupe représentant la Trinité; Christ au tombeau; corniche sculptée restes de vitraux du xvil s.; fonts baptismaux de la- Renaissance. Fabr.. de toiles d'emballage, de métiers à tisser, de navettes et de bobines. ALLEUIt. s. m. Anc., Allée, chemin, passage, t ALLEUR. s. m. Anc., Coureur, voyageur, marcheur. t ALLÈVE. 406 h. Village de France (Haute- Savoie), arr. d'Annecy, cant. d'Alby, sur le Chéran, Petit castel de Saint-Jacques, construit à côté d'un ancien prieuré de" Templiers. Pont de Bange. Arcade romaine sur le Chéran. Grotte des Balmes ou de Bange. t ALLEYRAS. 804 h. Bourg de France (Haute- Loire), arr. du l'uy, cant. de-.Cayres. Poteries. Travaux d'art du chemin de fer de Clermont à Nimes. Château ruiné d'Agrain. ALLGAU ou ALLGAÜ. Ajoutez: ∥ ZOOTECHN. — Variété d'Allgau de la race bovine des Alpes. Se trouve en Bavière elle est très renommée en Allemagné, pour la forte aptitude' laitière de ses vaches et la richesse de leur lait en beurre. ALLIAGE. s. m.(d'allier). Rectifiez et complétez comme suit: Combinaison d'un métal avec un ou plusieurs autres métaux. ∥ Action d'allier. ∥ Quan- tité de métal commun qui est unie au métal précieux dans un objet quelconque en métal précieux. ∥ CHIM. — Les alliages de deux mé- taux sont des composés très utiles qui acquiè- rent des propriétés nouvelles et différentes de celles des métaux composants. L'or et l'argent, trop mous pour être employés seuls dans la fa-. brication des bijoux, acquièrent de la dureté si on' les unit à un peu de ctiivre. Les alliages sont, en général, de véritables combinaisons chimiques, ordinairement dissoutes dans un excès des rné-- taux constituants. On y remarque, en effet, un dégagement de chaleur, de lumière, d'électricité, une forme cristalline déterminée,.par suite une composition nettement définie. Quelques alliages, comme celui de Darcet, fondent à une tem- pérature plus basse que le plus fusible d'entre eux. Cet alliage, composé en. effet de 8 parties de bismuth, 5 de plomb et 3 d'étain, fond à 94°5, tandis que le plomb ne fond qu'à 335°, le bismuth à 264° et l'étain à 228°. Voici la composition des principaux alliages employés dans l'industrie: Monnaie d'or (900 or, 100 cuivre); bijouterie (750 or, cuivre250); monnaie d'argent [pièces de 5 fr., 2 fr., 1 fr.] (900' arguent, '100 cuivre); bronze des monnaies (95 cuivre, 4 étain, 1 zinc); bronze des cloches (78 cuivre, 23 étain); ,alliage de Uarcet (8 bismuth, 5 plomb, 3 étain); alliage de Cooke (1 antimoine, 3 zinc). La plupart de ces com- posés connus sous les noms d'alliages renfer- ment dés métallnïdes comme l'antimoine et le bismuth, qui forment des antimoniates, etc. ce. ne sont donc pas de véritables alliages, mais on leur conserve toujours ce nom; ∥ ARITHM. — On appelle titre d'un alliage le rapport du métal précieux contenu dans cet alliage au poids to- tal. Si p est le poids du métal précieux, l' le poids total, on a t = p p; d'où l'on tire p = Pt. Ce qui exprime que le poids du métal précieux contenu dans un alliage est égal au produit du poids par le titre. Si dans un alliage il entre un poids p"1 de métal au titre t"1 et un poids p"2 au titre t"2, le titre résultant de la fu- sion de ces deux alliages sera donné par la for- formule qui servira à, résoudre tous les problèmes d'alliages en re- marquant que le titre de l'or pur est et celui du cuivre 0. Ex. Combien faut-il ajouter de cuivre à un alliage de poids p'; de titre t"i pour -que son titre devienne 1 ? La formule générale, en faisant p"2 = x et t"2 = 0, nous donnera d'où Combien faut-il prendre d'un alliage au titre't" d'un alliage au titre t"2 pour-former un nouvel alliage au titre t et de poids P ? La formule gé- nérale donnera appelant x et y les poids cherchés, équation qui, avec la rela- tion x + y = P, permettra de trouver x et y, on aura œzr.rj-^ — yr- et y — —7;; ^— pour que le problème soit possible, il faut que t soit compris entre t'; et t» ALLIANCE FRANÇAISE pour la propagation de la 'langue française dans les colonaes et à l'étranger. Fondée en 1883 par un. comité d'or- ganisation composé de MM. Tissot, P. Bert, P. Cambon, V. Duruy, etc. Elle a été approuvée par le ministère de l'intérieur en 1884. Elle a son siège à l'aris, 2, rue Saint- Simon. D'après ses déclarations, étrangère à tout esprit de parti, son œuvre est exclusivement patrio- tique toutefois on regrette que l'élément catholique n'y. soit pas plus largement représenté, puisque dans nos colonies et nos protecto- rats à l'étranger, en Orient prin- cipalement, les écoles françaises sont presque toutes congréga- nistes. t ALLIAZA (JFAN). 1)ominicain espagnol, m. en 1734. Membre de l'Académie de Salamanque. — Commentaires sur saint Thomas, 1726. ALLIBAUDIÈRES. 317 h. Vil- lage de France (Aube), arr. et cant. d'Arcis-sur-Aube. Nom- breuses antiquités rômaines. Eglise des XIIe et XVIe s.; fonts baptis- maux du XVIe s. ALLONGES de boucherie. ALLIBONE (SAMUEL-AUSTEN). M. à Lucerne en ALLIEMENT. s.-m. Ajoutez Anc., Alliage. Il Ligue, alliance. ∥ Engagement, obligation, et spécialement obligation contractée par le ser- ment de fidélité' du vassal envers son seigneur. t ALLIEVI (ANTONIO. Ecrivain politique italien, né à Segnano en 1824. Vice-président de la So- ciété royale de géographie et sénateur -depuis 1881. Ouvrages, d'économie politique et nom- breuses brochures parlementaires. t ALLIEVO (JOSEPH). Philosophe piémontais, né à San Germano Vercellese en 1830. Professeur d'anthropologie et de pédagogie à l'université de Turin, apôtre d'une nouvelle forme de théisme et de spiritualisme. t ALLIGOTAY. S. m. Voy. ALIGOTÉ. t ALLIONZA. s. m. VITIC. — Cépage italien de Bologne. Grappe longue, de forme pyramidale; grains gros et sphériques. On lui applique une taille très allongée. Il donne un vin sec, corsé. t ALLITÉRAL, ALE. adj. LINGUIST. Se dit- des l;ingues qui présentent une disposition presque rythmique. Telles 'sont les langues africaines et particulièrement le yolof et le hanouri: t ALLMERS (HERMANN). Poète allemand, né à Rechtenfleth en 1821. Elektra, drame; etc. i ALLO. interj. (mot angl. répondant au fr: holà). Néol., Appel pour communiquer par le téléphone. t ALLOCCHIO (ETIENNE). Economiste italien, né à Crème en 1838. -'ll credito fondiario in Italia, la Nuova Milano, 1884. ALLOCHIRIE. s. f. (gr. αλλοζ, autre, χερ, côté), MÈD. Perversion de la sensibilité qui consiste en ce que certains malides (le plus souvent tabétiques) ressentent sur l'un des membres une impression produite sur le côté opposé,'cette impression étant ressentie en un lieu exactement symétrique à celui au niveau duquel le contact a été produit. — Dr O.S. t ALLOGNY. Forêt de France (Cher), arr. de Bourges. S'étend sur les collines du Haut-Bary; le chêne, le hêtre, et le charme y dominent. Cette forêt faisait partie pour moitié environ de l'an- cien domaine royal; l'autre moitié était une propriété ecclésiastique. ALLOIÈRE. s. f. Anc., Bourse, Gibecière, souvent faite en cuir, 'quelquefois en velours, en satin, et brodée, qu'on portait à la ceinture et dans laquelle on enfermait son argent, ses ,papiers, ses bijoux. t ALLOIGNE. s. f. Anc., Retard, délai. t ALLOIR. s. m. Anc., Allée, passage, ga- lerie. t ALLONCÉ (AUGUSTE). Peintre et dessinateur, né à Paris en 1833. Paysagiste,; il a exposé des tableaux et surtout de nombreux fusains qui ont fait sa réputation. ALLONGEMENT. s. m. Ajoutez: ∥ PHYS, Résistance à l'allongement. Résistance qu'un prisme, dont la section est très petite, par rap- port à sa longueur, oppose à un effort longitu- dinal tendant à augmenter cette longueur. Les lois de cet allongement servent de base à la théorie de la résistance des matières. L'allon- gement des prismes paraît soumis à des lois constantes. Considérons un. fil métallique OA (fig. 1) suspendu verticalement par son extré- mité 0; si l'on charge d'un poids P son extré- mité inférieure, on observe qu'il s'allonge d'une quantité AB, en général très petite par rapport à la longueur totale, et que l'équilibre s'établit entre le poids P et les forces moléculaires que l'allongement a développées. Lorsqu'on enlève le poids. P, le fil, s'il était parfaitement élastique, devrait reprendre sa longueur primitive; mais il n'en est presque jamais ainsi. Après l'enlève- ment du poids P, le fil. revient, non pas à la longueur primitive OA, mais à-une longueur OA' un peu plus grande. Si L'on charge de nouveau l'extrémité A du même poids P, le fil prend de nouveau la longueur OB; et lorsqu'on enlève le poids P, il revient à la longueur O A'; et ainsi de suite. Ainsi, dans les limites OA' et O B, le fil manifeste une élasticité parfaite, pourvu que la charge ne dépasse pas P. On voit donc que l'allongement total A B se divise en deux parties: l'une AA' qui ne disparaît plus, et que pour cette raison on nomme l'allongement permanent; l'autre A'B qui disparait toutes les fois qu'on supprimé la charge, et se reproduit toutes les fois qu'on rétablit cette charge; on lui donne pour cette raison le nom d'allongement élas- tique. Si l'on augmente la charge P, l'allonge- ment permanent augmente, ainsi que l'allonge- ment élastique, et ce dernier reste proportionnel à la charge jusqu'à ce qu'elle atteigne une cer- taine valeur que l'on désigne sous le nom de limite d'élasticité. Au delà, l'allongement élas- tique croit plus lentement que la' charge; l'al- longement permanent croit, au contraire, d'une manière rapide, et la rupture a lieu sous une charge qui ne dépasse pas de beaucoup celle qui correspond à la limite d'élasticité.. t ALLONGIR. v. a. Anc., Allonger, étendre. t ALLOSURE. s. m. BoT. G. de plantes flli- cinées marattinées, fam. des potypodiacées, tr. des polypodiées. — Allosurus crispa, employé en décoction contre les catarrhes pulmonaires, Alpes. ALLOTRIOGEUSTIE s. f. MÉD. — Exagération de la sensibilité gustative s'accompagnant sou- vent de perversion du goût. Dr O. S. ALLOTRIOSMIE. s. f. MÉD. Perversion de l'odorat qui s'observe dans certains états mala- difs, tels que l'hystérie. t ALLOTMENT ACT. Loi votée en 1887 par le Congrès dés Etats-Unis, ordonnant le partage individuel, et la concession par parcelles déter- minées, à titre de possession individuelle, dés terres allouées aux. Indiens habitant les réserves. Tout Indien qui accepte ainsi un lot de terre devient ipso facto citoyen des Etats-Unis et pos- sesseur d'un titre, de propriété, le résultat cher- ché étant de lui enlever ses habitudes nomades,