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AFR AGA AGA 25

DICT. DES DICT. = SUPPL.

réduite par la convent. anglo-port.; 40° Angola,
avec le protectorat portugais sur les Etats de
Mouata-Yamvo et sur le pays de Gaza (Oumzila)
41° le Sud-Ouest africain. Voy. AFRICAIN (SUD-
OUEST); 42°, à l'extrémité mérid., la Colonie du
Cap; 43° le pays des Betchouanas; 44° le
Bassoutoland; 45° Je Pondoland; 46° le Zoulou-
land;- 4î° le pays des Matébélés; ;48° le Ba-
mangouato 49° Natal; 50° l'Ètat libre d'O-
range 51° la République Sud-Africaine ou
'fransvaal. Voy. SUD-AFRICAINE (RÉPUBLIQUE).
HIST. Les anciens ne connurent guère de
l'Afrique que l'Egypte, les contrées arrosées
par le haut Nil, la régiondel'Atlas et le littoral
septentrional. La côte nord a seule fait partie
du monde ancien. Les Phéniciens y fondèrent
Carthage. Les Grecs colonisèrent la Cyrénaïque.
Les Romains furent maîtres du N.-O. dès 146 et

après la défaite de Jugurtha, ils y joignirent ta
Numidie et la Mauritanie. Sous Dioclétien,
l'Afrique forma un diocèse de la préfecture
d'ltalie, divisé en six provinces Tripolitaine,
Byzacène, Tingitane, Numidie, Mauritanie séti-
tienne (Sétif) et Mauritanie césarienne; la Mau-
ritanie tihgitane faisait partie du diocèse d'Es-
pagne. L'Afrique était devenue une des parties
les plus florissantes de l'Empire; elle fournis-
sait de blé, l'Italie, et on l'appelait le' Grenier
de Rome. Les ruines qui subsistent de l'époque
romaine attestent la prospérité dont elle jouis-
sait alors.' En- 428, Genséric, appelé d'Espagne
par le comte Honiface, envahit l'Afrique, la con-
quit et fonda un royaume vandale qui dura
jusqu'en '534. A cette époque Bélisaire rétablit
la domination du bas empire; celui-ci fit place
aux Arabes mahométans. Au XIIe s., le pouvoir
passa aux Maures. La côte N. d'Afrique se com-
posait de plusieurs principautés te Maroc,
Alger, Tunis, Tripoli, vassaux4 de la Porte. Par
la piraterie et l'esclavage ils étaient la terreur
de l'Europe. La France mit un terme à cet état
de chose en 1830, par la prise d'Alger (Voy.
ALGER, ALGÉRIE). Les navigateurs portugais du
xv°. et du xvie s., en cherchant ta route des
Indes par mer, reconnurent la plus grande
partie des 'côtes occidentales et orientales. Ils
paraissent avoir connu les anciens royaumes de
Mellé ou Melli, de Monbmotapa et autres, dont
toutes traces ont disparu de nos jours. Pendant
longtemps les Européens se contentèrent d'avoir
des comptoirs '.sur les .'côtes. Mais depuis le
XVIIIe s. et surtout de nos jours, une foute de
voyageurs, succédant aux Mungo-Park etautrès,
ont parcouru l'Afrique dans tous les sens. Ce-
pendant avant 1800 aucun explorateur n'avait
pénétré bien loin à l'intérieur: Hornemann fut
le .premier qui tenta la traversée de l'Afrique,
de Tripoli au golfe de Guinée; il paya de sa vie
sa tentative audacieuse. Mais il fut suivi par
Levaillant, Barth, Vogel, Abbadie; Duvergier,
les du Chaillu, Livingstone, Spekè, Crant, Serpa-
Pinto, Stanley, Savorgnan de Brazza, Peters,
Wissmann, Crampel, Trivier et tant d'autres, qui
peu à peu ont répandu quelque lumière sur la
'géographie du pays. Voyages en Afrique ait
1 moyen âgé. L'Abyssinie et les contrées voisines
ont été connues de Marco Polo, qui les décrit
d'une manière exacte, avec la côte de Zanguebar
et l'île de Madagascar. Des missionnaires francis-
cains pénétrèrent, au XIIIe s., dans le Sahara
par les Etats barbaresques; le vénérable Conrad
d'Aschi, parti de Tripoli en 1289, s'enfonça dans.
cette région avec plusieurs de ses frères et
revint seul au bout de trois ans. D'autres, un
peu plus tard, suivirent le littoral africain
clepuis le Maroc jusqu'aw Sénégal ou au Daho-
iney, et de s'aventurèrent très loin dans les
terres de l'intérieur. L'un d'eux fit plus' il
s'avança de la côte sénégalienne au'milieu du
Soudan, le traversa tout entier jusqu'à la ville
de Dongola, située sur le Nil supérieur,' redes-
cendit ce fleuve en visitant les établissements
franciscains échelonnés sur ses rives, et 'revint
en Europe par Damietle. La pointe méridionale
de l'Afrique n'était pas elle-même tout à fait
inconnue. En 1285,' trois navigateurs génois,
Thedisio d'Oria, Ugolin et'Guy- de Vivaldo, ayant

AGAME.

du N.-E. en
29 av. J.-C.
Ils formè-
rent avec le
territoire de
Carthage la
province

d'Afriqueet,

avec eux deux religieux franciscains, avaient
résolu de longer jusqu'au bout rla cûte occiden-
tale du continent africain et de trouver la route
de l'Inde; leur projet était en voie d'exécution,
lorsqu'ils firent naufrage dans le golfe de
Guinée. Les quatre étoiles de la Croix du Sud,
marquées dès 1225 sur un globe arabe, sont
désignées par Dante comme la constellation de
l'autre pôle (all' altro polo), ce qui montre que
la ligne de l'équateur avait été franchie.
L. de la M. HIST. ECCLÉS. En septembre
1890, un accord est intervenu entre l'Angleterre,
l'Allemagne, l'Italie et le Portugal, au sujet de
la protection des missionnaires en Afrique, qui
devront, pour exercer leur ministère, être munis
d'un passeport dûment enregistré par-leurs gou-
vernements respectifs. La France a refusé de
s'associer à cette convention par cette raison
que les territoires français d'Afrique sont parcou-
rus par les missionnaires presque tous français
auxquels depuis longtemps privilèges et protec-
tion entière ont été accordés.

t AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE. Vaste
territoire situé sur la côte E. de l'Afrique, sur
lequel l'Allèmagne exerce son protectorat en
vertu de la convention anglo-allemande de
juillet 1890. Il est limité à l'E. par l'océan .Indien,
au N: par une ligne presque droite séparant
de l'Afrique orientale anglaise et partant
d'Ouanga pour aboutir au Victoria-Nyanza en
passant uh peu au N. du lac Natron, et par le
Victoria-Nyanza, à l'E. par l'Etat indépendant
du Congo avec le Tanganyika, au S. par le
Mozambique. Superf. 964,000 kil. carr. Pop.
800,000 h. Cette région. comprend les Etats ou
territoires indigènes d'Ouroundi (en partie),
d'Ousoukouma, d'Ouhha, d'Ounyamouêzi, d'Ou-'
konongo, d'Ougogo, de Ngourou, d'Ousegoua,
d'Ousagara, d'Oukami, d'Ousango, d'Ouhéhé,
d'Ouéena, de Khoutou, d'Ousaramo, d'Ouandondi,
de Magouangouara, d'Ouanghindo, d'Ouanindi,
de Makondé. Etablissements princip. Tanga,
Saadani, Bagamoyo, Iiiloa-Kivindjé, Kiloa-
Kisiouani. En décembre 1884, la Société
allemande de I'Afrique conclut des traités avec
les chefs indigènes de l'Ousagara, du Ngourou,
de l'Ousegoua et de -l'Oukami; ces traités
furent reconnus officiellement par le gouver-
nement allemand,. Aujourd'hui l'ancienne Société
allemande, reconstituée sous le- nom de Com-
pagnie de l'Afrique orientale,est fermière géné-

rale de la partie S. de la
zone littorale appartenant au
sultan de Zanzibar.

t AFRIQUE ORIENTALE
ANGLAISE. Grand territoire
situé au N.' du précédent,'
appartenant à I'Angletérre et
comprenant dans'sa sphère"
d'intérêts (convent.'ianglo-
allem.) le pays des Somalis,
l'Ounyôro et le Soudan orien-
tal sans limites précises;'ainsi
que le pays'de'Vitou ou Oui-"
tou, avec protectorat sur l'Ou-

ganda et Zanzibar. une con-

vention franco-anglaise du 5 aoùt 1890 'rotative
aux possessions et aux protectorats de ces deux
puissances en Afrique:a. déterminé les zones
d'action et d'influence de chacune d'elles.
AFZÉLIUS (ARVIDE-AUGUSTE). M. en

t AFZÉLIUS (PRÉDÉRIC-CEORGES). Philosophe
suédois, né.en Il enseigna la philosophie
aux universités de Upsala et de Lund et fit
partie de la rédaction de l'Intelligens-Bladet =
AFZÉLIUS (Ivar). Fils du précédent, en 1848.
Professeur de droit à l'université d'Upsala.
Gmnddraqen af rättegangsförferandet Siste-
AGA. s. m. Ajoutez Souvent, Simple titre
de politesse, comme seigneur. Maintenant tous
lés officiers militaires de 5e classe et au-dessous
et les employés de l'administrâtion et. de la
cour au-dessous de la 3' classe portent le titre
d'aga.

t AGA (SAINTE). Martyre en Perse. F. le
22 avril.

t AGA'AZI. Nom sous,lequel' on désigne nne
classe nombreuse de population qui demeure
sur la frontière N.-E. de l'Abyssinie, et dont la
langue est le tigré; a cette classe de population
appartiennent les habitants de Samhar et des
côtes jusqu'à Arkiko, les tribus de l'Anséba
(Habad, Bedjouk, Mensa, Bogos, Takoué, Marea),
les Alghéden, les Sabdérat'et les Hallenga.

AGAMI.

t AGABITI (AGAPITO). Ecrivain italien. Succes-
sivement professeur à Portici, inspecteur à Pa-
lerme et à Sora, inspecteur des écoles élémen-
taires à Trévise. Grand nombre de publications
pour les écoles.

t AGAÏ (ADOLPHE). Publiciste hongrois, en
1836. Ecrivain humoristique, collaborateur de
plusieurs journaux, ancien directeur d'un jour-
nal de Budapest, Magyar Orosvag.

t AGALI (ABBAYE D'). Anc. abbaye d'Espagne,
de l'ordre des bénédictines. Elle aurait été
bâtie, selon une chronique, par le roi Athana-
gilde vers 554 et dédiée à saint Julien. Mais, il
n'est guère probable qu'un prince arien se soit
appliqué à bâtir un monastère pour des catho-
liques.

t AGAMÉ.

Prov. du Tigré
(Abyssinie).

Cap. Adighé-
rat.

t AGAPE

(SAINT), en lat.
Agapius. Mar-
Cilicie. F. le
28 avril.
AGAPE

(SAINTE), en

AGAPANTHE.

lat Agape.

Vierge et martyr à Nicomédie. F. le 8 août et
le 28 déc.

t PAGAET DE HOME ou AGAPIT (SAINT), en
lat. Apgaitus. à Rome d'une famille noble,
mena la vie ascétique sous la conduite de
Porphyrius, dans la ville de Préneste, aujourd'hui
Palestrina, endura toutes'sortes de supplices, le
chevalet, la prison, les charbons ardents sur la
tête, l'eau bouillante répandue sur son corps,
et enfin fut exposé aux bêtes féroces. Ses reliques
sont conservées à Palestrina; quelques ossements
sont près d'Avesnes, au diocèse actuel de Cambrai.
'F. le 18 août.

t AGAPET (SAINT). Pape, à Rome, fils de
Gordien. Tomba malade a Constantinople et y
mourut (536). il avait régné onze mois et dix-huit
jours; son corps est déposé dans l'église du
Vatican. F. le 20 sept.

AG,IR (FLORINA-LÉoNinE CIIAUVIN, dame
MARYE, dite Ajoutez, m, en 1891.'
t AGARAIN. adj. et s. m. Anc., Qui descend
d'Agar mère d'Ismaël. Qui appartient aux
peuples sarrasins ou arabiques.

AGARÉENS. s. m. pl. Syn. d'Ismaélites.

AGARIC. s. m. Ajoutez THÉRAP. Autrefois
employé comme drastique l'agaric blanc est
aujourd'hui abandonné à cause des doses exces-
sives qu'il faudrait en donner pour obtenir un
effet purgatif. Mais on l'administre souvent
comme antisudorifique et on l'a même, regardé
pendant quelque temps comme un spécifique
contre les sueurs nocturnes des phtisiques et
la galactorrhée..Seulement, comme les sueurs
des phtisiques sont. souvent accompagnées de
diarrhée, il est bon d'associer une substance
opiacée à l'agaric..

t AGARICINE. S. f. CHIM. Voy. AMANITINE.
t AGART. s. m. Anc., Inspection. Premier
jugement, distingué du jugement définitif, et
en général, sentence, arrèt. Inspecteur, sur-
veillant.

t AGASSIZ (ALEXANDRE), Naturaliste fils de
Louis Agassiz, à Neufchâtel en Direc-
teur du musée de zoologie comparée de Cam-
bridge en 1874; il a publié un très grand
nombre d'articles dans les journaux et revues
savantes, ainsi que plusieurs ouvrages qui lui
ont valu des distinctions honorifiques. Membre
correspondant de l'Académie des sciences de
Paris.

AGATHANGE (SAINT). Capucin, martyr à
Dombea,. en Abyssinie. F. le 3 Juin.

AGATHE DE COLOGNE (ABBAYE DE SAINTE-),
Monastère de bénédictines de Prusse, au diocèse
de Cologne. Fondé avant 1030, près de Bonn
il fut transféré à Cologne en 1313. Il avait
embrassé, après 1208, la règle de saint-Augus-
tin, sous laquelle il fut réformé en 1455; trois
ans après il revint à son premier ordre, sous
lequel il fleurit jusqu'au dernier siècle.
t AGATHODORE (SAINT). Evêque et martyr à
Pergame en Pamphylie. F. le 13 avril.

t AGATHONIQUE. (SAINT), en lat. Agathoni-
eus. Martyr à Nicomédie, sous l'empereur Maxi-
mien. F. de 22 aoùt.
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