24 AFR 1FR AFR la côte occidentale de l'Afrique et placé, sauf l'enclave anglaise de' Walfish-Bay (baie de la Baleine), sous' le protectorat de l'Allemagne. Il est borné au N. par les possessions portu- gaises d'Angola,, à l'E. par le Ngamiland, le désert de Kalahari, le Betchouana, au S. par la colonie du Cap, à l'O. par l'océan Pacifique. Superf. 810,000 kil. carr. Pop. 200,000 h., herreros, hottentôts, namakouas, etc. peu de blancs. Les côtes peu découpées s'étendent, sans un seul port, sur une longueur de 1,600 kil. Le littoral est bas, sablonneux, désolé; le terrain s'élève vers l'intérieur pour redescendre ensuite vers le Kalahari. Il n'y a pas de cours d'eau navigable; lagunes d'eau saumâtre. Le climat est rude et désagréable. Les. pluies, rares à l'O., sont torrentielles à l'E. Pas de villes; quelques stations de missionnaires au- tour desquelles sont groupés les indigènes. Trois divisions administratives Damaraland, Mamaland, Hinterland. Le Sud-Ouest Afri- cain s'est formé d'a- grandissèments suc- cessifs. Une compre- nait dans l'origine que quelques terrains ac- quis en 1883 par la maison Lúderitz, de Brème, autour de la baied'Angra l'equena. AFRICAIN (SAINT), en lat. Africanus. Mar- tyr en Afrique (u° s.). F. le 10 avril. AFRICAIN. Ajou- tez ∥ ZOOTECHN. Race caprine afri- caine. Crâne doli- chocéphale front in- curvé dans les deux sens, dépourvu de cornes; angle facial aigu; profil très curvi- ligne face courte, tranchante, triangu- laire, à base étroite: oreilles longues et pendantes; taille pe- tite corps mince membres longs et fins poils ras, de couleur AFGHAN. foncée. Variétés maltaise, d'Egypte, nubienne. Yoy. CES MOTS. Race chevaline africaine. Crâne brachycéphale; profil de la face en forme d'S allongé. Formule vertébrale cervicales, sept; dorsales, dix-huit; lombaires, cinq;sacrées, cinq, soudées ensemble; coccygiennes en nombre variable. Corps étroit; membres longs; cuisses un peu grêles. Son aire géographique se con- fond avec celle de la race asiatique. AFRIQUE. Complétez et rectifie7 ainsi cet article Les autres caps remarquables sont, en' partant du détroit de Gibraltar, sur l'Atlantique, les caps Spartel, Cantiri et Noun (Maroc), les caps Bojador, Barbas et Blanc (Sahara), le cap Vert (Sénégal), les caps des Palmes, des Trois- Pointes et Formosa (Guinée septentr.), les caps Lopez, Segundo, Ledo et Frio (Guinée mérid.), le cap de Bonne-Espérance-(Cap); en remontant au N., sur l'océan Indien, le cap Delgado (Mo- zambique), le ras Hafoum (Medjertin) dans la mer Rouge, le ras Benas; dans la Méditerranée, le ras el lülal et le cap Misrata (Tripolitaine), le cap Bon (Tunisie), lés caps de Fer, Seba-Rus [les sept caps] (Algérie), le ras ed Deïr [cap des Trois-Fourches] (Maroc). L'ossature du continent n'est pas nettement dessinée; quelques chaînes de montagnes ou massifs sont sans connexion les uns avec les autres. A très peu d'exceptions près, les hauts sommets sont à la périphérie; les principaux sont l'Atlas et ses ramifications (point culminant m.) dans le N.-O.; l'Azdjer et le Tibesti (1,200 à 1,500 m.) dans le Sahara, le massif éthiopien, avec les nionts Lybiques et les monts Arabiques, voisins de la mer Rouge, les monts Morra (1,440 à 1,830 m.) dans le Dar-Four, les montagnes de l'Adamaoua m.) au S. du Bénoué, les monts Came- roun (3,960 m.), puis une chaîne encore mal connue qui se dirige parallèlement à la côte, du Cameroun au Gabon. Dans l'Afrique aus- trale, on trouve la chaîne des Drakenberge (mont Catkin ou Champagne-Gastle 3,157 m.) entre le pays des Bassoutos et le Natal; puis beaucoup plus au N., dans l'Afrique orientâle, le Kilima N'djaro, couvert de neiges (5,700 m.) ,et le Kémia (5,500 m.) entre la côte et le Vic- toria-Nyanza, et à l'O. de ce lac, les monts Mfoumbiro, Kibango et Gambaragara (3,500 m.). A l'intérieur de ce cadre se trouvent de hautes terres. L'altitude ,varie considérablement, depuis celle des oasis de Siouah et d'Aradj, qui sont à 25 et 90 m., au-dessous du niveau de la Médi- terranée, jusqu'aux plateaux de 1,100 à 1,400 m. où coulent le Nil, le Congo et le Zambèze, et jusqu'à ceux, non moins élevés, où naissent le Limpopo, fOrange et le -Vaal. Les terres tendent à s'élever depuis le fond de la Grande-Syrte et la côte occidentale du Sahara (50-200 m.), en traversant le Sahara (200-500 m.) et les bassins du Chari, du Ouellé et du Congo, jusqu'aux plateaux de l'Ounyamouézi, du Lobamba et du Garangaja (1,250-1,406 m.). Puis, par une pente insensible, on descend dans la vallée où coule le Zambèze (900-1,000 m.) pour remonter de nouveau vers le Transvaal, l'Etat d'Orange, le Lésouto. Les pentes sont coupées par de nom- breux accidents. Les lignes de partage des eaux sont tout à fait imperceptibles entre le Nil et le Congo, de même qu'entre le Congo et le Zambèze. Ces fleuves ont leurs premières ramifications sur un plateau marécageux, par- faitement horizontal, où ta cause la plus for- tuite peut solliciter l'eau à couler dans un sens plutôt que dans l'autre. Les cours d'eau, même les plus grauds, ne sont guère navi- gables. Ceux dont l'embouchure n'est pas ob- struée par une barre de sable ou dont le delta offre des bras assez profonds sont coupés à quelque distance de la côte par des seuils ro- cheux, qui donnent naissance à des rapides, à des chutes ou à de véritables cataractes. Les quatres principaux fleuves sont le Nil, le Niger, le Congo et le Zambèze. Voy. ces NOMS. En- suite viennent: le Sénégal, la Gambie, l'Ogaoué, la Cuança, le Cunéné et l'Orange,sur le versant de l'Atlantique; le Limpopo, le Rovouma, la Tana, l'Ouebbi-Ganana sur le versant de l'océan Indien. La Méditerranée ne reçoit, en dehors du Nil, que des cours d'eau sans .importance. — Les lacs, fort nombreux, ne sont point situés dans les vallées inférieures ou dans les plaines, mais presque tous à une certaine altitude sur les plateaux de l'intérieur. Les principaux sont: les lacs Oukéréoué ou Victoria- Nyanza, Mwoutân-N'zighé ou Albert-Nyanza, traversés par le Nil; les lacs Tanganyika, Nyassa, Bangouéolo ou Bemba, Moëro-Mkata s'écoulant dans l'océan Atlantique, par le Congo, Tana ou Tsana. Le principal lac du centre est le Tchad qui reçoit le Chari. il CLIMAT, PRODUCT., INDUSTR. La superficie de l'Afrique continentale se ré- partit comme suit lacs, 200,000 kil. carr. déserts, 10,600,000 kil. carr. brousse et steppes, 5,800,000 kil. carr. plaines herbeuses, 6,230,000 kil: carr.; forêts et terres cultivables, 6,370,000 kil. carr. L'Afrique compte 8,635 kilom. dé voies ferrées (1889); 219 phares. ∥ POPUL., DIVIS. POLIT. — Il est difficile dèdéterminer avec quel- que certitude le chiffre total de la population.. L'évaluation la plus acceptable, d'après Schrader, est celle de 200,000,000 h. Cette population est très inégalement répartie excessivement dense sur certains points du littoral, dans les es- tuaires et sur les rives des fleuves, elle est à peu près nulle sur d'immenses espaces, tels que le Sahara, le Kalahari, etc. A l'intérieur du continent, d'importantes agglomérations sont séparées les unes des autres par des zones dé- sertes. — Les races principales composant la population sont les Hamites ou Hamitiques, comprenant les fellahs, et les Berbères (Ka- byles et Touaregs) dans le N.; les sémites (Abyssins, Arabes) dans le N. et sur la côte E. les nègres, comprenant les Nigritiens (Souda- nais, Haoussaouas, Mandingues, etc.) qui occu- pent l'Afrique dans toute sa largeur au S. du Sahara et presque jusqu'à l'équateur, les Ban- tous, appelés'aussi Boundas et Loundas, for- mant une foule de tribus ayant chacune un nom particulier, et couvrant presque toute l'Afrique méridionale (Cafres ou Zoulous, Akkas, Obongos, etc.); les Hottentots ou Koï-Koïn, dans la partie S.-O. de l'Afrique australe. En outre à Madagascar on rencontre les Hovas et les Sakalaves. Ces races; mélangées à-tous les degrés, ont donné naissance à d'innombrables variétés. Tels. sont les Tedas ou Tibbous, les Maures, les Souhaélis, les Griquas. On parle dans l'Afrique septentr., le copte, le berbère (tamackek, kabyle, chillouk, etc.), l'arabe; dans le Soudan, le bora-mabang, le kaoussa, le mandingue, le peul, le bambara, le ouolof, etc.; à l'E., le ghez où geez, le tigré, l'amha- rinien, le galla, le somali, etc. dans le S., le kimbounda, le cafre ou zoulou, de nombreux idiomes (sésouto, setchouana, etc.), le nama, le herero, etc. Ce n'est que depuis peu d'années que commencent à se mieux dessiner les divi- sions politiques de l'Afrique. La conférence de Berlin de 1885 et les nombreux traités ou ar- rangements internationaux qui l'ont précédée ou suivie ont contribué à déterminer les limites des possessions et protectorats des puissances européennes .et par là celles des Etats ou ter- ritoires indigènes demeurés indépendants. Ton- tefois c'est un état de choses tout à fait tran- sitoire, puisque d'une part ces possessions ou protectorats européens, visent constamment à s'étendre et que d'autre part les Etats ou ter- ritoires indigènes voient leurs-limites changer fréquemment par suite de brusques révolutions ou de guerres de tribu à tribu. Voici, d'après l'atlas de Schrader (1890) et en .y apportant les rectifications auxquelles donnent lieu les con- ventions anglo-allemande (juillet 1890), anglo- française (août 1890), ahgto-portugaise (août 1890 et juin 1891), et anglo-italienne (mars 1891), comment se divise actuellement l'Afrique conti- nentale 1°, au N., le Maroc; 2° l'Algérie et la Tunisie, possessions du protectorat français, sans limites déterminées, du cap Blanc jusqu'à Figuig, vers le S.-E. du Maroc, et les côtes sahariennes dont l'Espagne réclame le protec- torat, ayant au S. des limites qui devront être fixées par une commission (convent. anglo- franç.) et que l'on peut dès à présent se figurer en traçant depuis l'Akba ou Cornoé, à la hau- teur d'Attakrou une ligne qui contourne le pays des 'Achantis et le Togo, enclave le Da- homey, puis remontant au N., atteint le Niger à Saï, de là se reploie vers l'E. pour gagner le lac Tchad près de Barraoua en contournant Sokoto et en suivant le cours du Ouabi ou Yéou; de Barraoua cette ligne devra remonter vers Rhat,-Ghadamès et la Tunisie, en renfer- mant la grande route des caravanes de Mour- zouk au lac Tchad; 3° la Tripolitaine et le Fezzan, formant un vilayet de la Turquie; 4° l'Egypte; 5°, au S. et à l'O. des précédents, le Sahara, avec ses oasis nombreuses,' indé- pendantes ou formant. des confédérations et qui devront dans un avenir prochain accepter le protectorat ou la domination de la France; 6° sur la côte occidentale, le Sénégal, depuis le cap Blanc jusqu'à la Mellacorée, et comprenant toute la Sénégambie, sauf deux enclaves, la Gambie anglaise et la Guinée portugaise; 7° le Soudan français, borné au N. par les Etats d'Ahmadou; 8° la Gambie anglaise sur le cours inférieur de la Gambie; 9° avec les Des Bis- sagos 10°, à l'E., les Etats indigènes du Soudan central, Messina, Tombo, Mossi, Gourma, So- koto, Gandô, Noûpé, Adamoua, Bornou, Ouadai; 11° les Etats du Madhi, aux limites fort vagues mais comprenant tout le Soudan oriental, ou ancien Soudan égyptien; 12° l'Ethiopie (Abys- sinie et Choa réunis); 13° le pays des Afars ou Danakils; 14° les possessions italiennes de Massaouah et d'Assab; 15°, au fond du golfe d'Aden, le territoire français d'Obock;"16° et 17°, à l'E. et au S., les territoires des Somalis et des Gallas, divisés entre de nombreuses tribus; 18° et 1J° l'Ouganda et l'Ounyoro, riverains du Victoria-Nyanza; sur l'Atlantique, Sierra Leone; 21° Libéria; 22° le Grand Bassam; 23° l'Assinie; 24° la Còle-d'Or 25° l'Achant indépendant; 26°, plus à l'E., Togo ou Togoland, colonie allemande; 27° Grand Popo et Porto- Novo, protectorats français; 28° Lagos, colonie anglaise; 29° le Dahomey; 30° le Yorouba; 31° Bénin; 32° les Districts du Niger, compre- nant sous le protectorat anglais le cours infé- rieur du Niger et le bassin de Béhoué, et englo- bant, d'après la convention anglo-française le royaume de Sokoto qu'exploite la Compagnie anglaise du Niger; 33° Sokoto; 34° le territoire de Cameroun; jusqu'au rio Campo 35° le Congo. français, avec le Gabon s'étendant depuis la cûte jusqu'à la r. dr. du Congo et de l'Oubanghi; 36° l'Etat indépendant du Congo, dont le lac Tan- ganyika. marque la limite orientale; 37° et 38° l'Afrique orientale allemande et l'Afrique orientale anglaise (Voy. ci-après); 39° Mozam- bique, possession portugaise considérablement