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la côte occidentale de l'Afrique et placé, sauf
l'enclave anglaise de' Walfish-Bay (baie de la
Baleine), sous' le protectorat de l'Allemagne. Il
est borné au N. par les possessions portu-
gaises d'Angola,, à l'E. par le Ngamiland, le
désert de Kalahari, le Betchouana, au S. par
la colonie du Cap, à l'O. par l'océan Pacifique.
Superf. 810,000 kil. carr. Pop. 200,000 h.,
herreros, hottentôts, namakouas, etc. peu de
blancs. Les côtes peu découpées s'étendent,
sans un seul port, sur une longueur de 1,600
kil. Le littoral est bas, sablonneux, désolé; le
terrain s'élève vers l'intérieur pour redescendre
ensuite vers le Kalahari. Il n'y a pas de cours
d'eau navigable; lagunes d'eau saumâtre. Le
climat est rude et désagréable. Les. pluies,
rares à l'O., sont torrentielles à l'E. Pas de
villes; quelques stations de missionnaires au-
tour desquelles sont groupés les indigènes.
Trois divisions administratives Damaraland,
Mamaland, Hinterland. Le Sud-Ouest Afri-
cain s'est formé d'a-
grandissèments suc-
cessifs. Une compre-
nait dans l'origine que
quelques terrains ac-
quis en 1883 par la
maison Lúderitz, de
Brème, autour de la
baied'Angra l'equena.
AFRICAIN (SAINT),
en lat. Africanus. Mar-
tyr en Afrique (u° s.).
F. le 10 avril.
AFRICAIN. Ajou-
tez ∥ ZOOTECHN.
Race caprine afri-
caine. Crâne doli-
chocéphale front in-
curvé dans les deux
sens, dépourvu de
cornes; angle facial
aigu; profil très curvi-
ligne face courte,
tranchante, triangu-
laire, à base étroite:
oreilles longues et
pendantes; taille pe-
tite corps mince
membres longs et fins
poils ras, de couleur
AFGHAN.
foncée. Variétés maltaise, d'Egypte, nubienne.
Yoy. CES MOTS. Race chevaline africaine.
Crâne brachycéphale; profil de la face en forme
d'S allongé. Formule vertébrale cervicales,
sept; dorsales, dix-huit; lombaires, cinq;sacrées,
cinq, soudées ensemble; coccygiennes en nombre
variable. Corps étroit; membres longs; cuisses
un peu grêles. Son aire géographique se con-
fond avec celle de la race asiatique.
AFRIQUE. Complétez et rectifie7 ainsi cet
article Les autres caps remarquables sont, en'
partant du détroit de Gibraltar, sur l'Atlantique,
les caps Spartel, Cantiri et Noun (Maroc), les
caps Bojador, Barbas et Blanc (Sahara), le cap
Vert (Sénégal), les caps des Palmes, des Trois-
Pointes et Formosa (Guinée septentr.), les caps
Lopez, Segundo, Ledo et Frio (Guinée mérid.),
le cap de Bonne-Espérance-(Cap); en remontant
au N., sur l'océan Indien, le cap Delgado (Mo-
zambique), le ras Hafoum (Medjertin) dans la
mer Rouge, le ras Benas; dans la Méditerranée,
le ras el lülal et le cap Misrata (Tripolitaine), le
cap Bon (Tunisie), lés caps de Fer, Seba-Rus
[les sept caps] (Algérie), le ras ed Deïr [cap des
Trois-Fourches] (Maroc). L'ossature du continent
n'est pas nettement dessinée; quelques chaînes
de montagnes ou massifs sont sans connexion
les uns avec les autres. A très peu d'exceptions
près, les hauts sommets sont à la périphérie;
les principaux sont l'Atlas et ses ramifications
(point culminant m.) dans le N.-O.;
l'Azdjer et le Tibesti (1,200 à 1,500 m.) dans le
Sahara, le massif éthiopien, avec les nionts
Lybiques et les monts Arabiques, voisins de la mer
Rouge, les monts Morra (1,440 à 1,830 m.) dans
le Dar-Four, les montagnes de l'Adamaoua
m.) au S. du Bénoué, les monts Came-
roun (3,960 m.), puis une chaîne encore mal
connue qui se dirige parallèlement à la côte,
du Cameroun au Gabon. Dans l'Afrique aus-
trale, on trouve la chaîne des Drakenberge
(mont Catkin ou Champagne-Gastle 3,157 m.)
entre le pays des Bassoutos et le Natal; puis
beaucoup plus au N., dans l'Afrique orientâle,
le Kilima N'djaro, couvert de neiges (5,700 m.)
,et le Kémia (5,500 m.) entre la côte et le Vic-
toria-Nyanza, et à l'O. de ce lac, les monts
Mfoumbiro, Kibango et Gambaragara (3,500 m.).
A l'intérieur de ce cadre se trouvent de hautes
terres. L'altitude ,varie considérablement, depuis
celle des oasis de Siouah et d'Aradj, qui sont à
25 et 90 m., au-dessous du niveau de la Médi-
terranée, jusqu'aux plateaux de 1,100 à 1,400 m.
où coulent le Nil, le Congo et le Zambèze, et
jusqu'à ceux, non moins élevés, où naissent le
Limpopo, fOrange et le -Vaal. Les terres tendent
à s'élever depuis le fond de la Grande-Syrte et la
côte occidentale du Sahara (50-200 m.), en
traversant le Sahara (200-500 m.) et les bassins
du Chari, du Ouellé et du Congo, jusqu'aux
plateaux de l'Ounyamouézi, du Lobamba et du
Garangaja (1,250-1,406 m.). Puis, par une pente
insensible, on descend dans la vallée où coule
le Zambèze (900-1,000 m.) pour remonter de
nouveau vers le Transvaal, l'Etat d'Orange, le
Lésouto. Les pentes sont coupées par de nom-
breux accidents. Les lignes de partage des
eaux sont tout à fait imperceptibles entre le
Nil et le Congo, de même qu'entre le Congo et
le Zambèze. Ces fleuves ont leurs premières
ramifications sur un plateau marécageux, par-
faitement horizontal, où ta cause la plus for-
tuite peut solliciter l'eau à couler dans un sens
plutôt que dans l'autre. Les cours d'eau,
même les plus grauds, ne sont guère navi-
gables. Ceux dont l'embouchure n'est pas ob-
struée par une barre de sable ou dont le delta
offre des bras assez profonds sont coupés à
quelque distance de la côte par des seuils ro-
cheux, qui donnent naissance à des rapides, à
des chutes ou à de véritables cataractes. Les
quatres principaux fleuves sont le Nil, le Niger,
le Congo et le Zambèze. Voy. ces NOMS. En-
suite viennent: le Sénégal, la Gambie, l'Ogaoué,
la Cuança, le Cunéné et l'Orange,sur le versant
de l'Atlantique; le Limpopo, le Rovouma, la
Tana, l'Ouebbi-Ganana sur le versant de l'océan
Indien. La Méditerranée ne reçoit, en dehors
du Nil, que des cours d'eau sans .importance.
— Les lacs, fort nombreux, ne sont point
situés dans les vallées inférieures ou dans
les plaines, mais presque tous à une certaine
altitude sur les plateaux de l'intérieur. Les
principaux sont: les lacs Oukéréoué ou Victoria-
Nyanza, Mwoutân-N'zighé ou Albert-Nyanza,
traversés par le Nil; les lacs Tanganyika, Nyassa,
Bangouéolo ou Bemba, Moëro-Mkata s'écoulant
dans l'océan Atlantique, par le Congo, Tana ou
Tsana. Le principal lac du centre est le Tchad
qui reçoit le Chari. il CLIMAT, PRODUCT., INDUSTR.
La superficie de l'Afrique continentale se ré-
partit comme suit lacs, 200,000 kil. carr.
déserts, 10,600,000 kil. carr. brousse et steppes,
5,800,000 kil. carr. plaines herbeuses, 6,230,000
kil: carr.; forêts et terres cultivables, 6,370,000
kil. carr. L'Afrique compte 8,635 kilom. dé voies
ferrées (1889); 219 phares. ∥ POPUL., DIVIS.
POLIT. — Il est difficile dèdéterminer avec quel-
que certitude le chiffre total de la population..
L'évaluation la plus acceptable, d'après Schrader,
est celle de 200,000,000 h. Cette population est
très inégalement répartie excessivement dense
sur certains points du littoral, dans les es-
tuaires et sur les rives des fleuves, elle est à
peu près nulle sur d'immenses espaces, tels que
le Sahara, le Kalahari, etc. A l'intérieur du
continent, d'importantes agglomérations sont
séparées les unes des autres par des zones dé-
sertes. — Les races principales composant la
population sont les Hamites ou Hamitiques,
comprenant les fellahs, et les Berbères (Ka-
byles et Touaregs) dans le N.; les sémites
(Abyssins, Arabes) dans le N. et sur la côte E.
les nègres, comprenant les Nigritiens (Souda-
nais, Haoussaouas, Mandingues, etc.) qui occu-
pent l'Afrique dans toute sa largeur au S. du
Sahara et presque jusqu'à l'équateur, les Ban-
tous, appelés'aussi Boundas et Loundas, for-
mant une foule de tribus ayant chacune un
nom particulier, et couvrant presque toute
l'Afrique méridionale (Cafres ou Zoulous, Akkas,
Obongos, etc.); les Hottentots ou Koï-Koïn,
dans la partie S.-O. de l'Afrique australe. En
outre à Madagascar on rencontre les Hovas et
les Sakalaves. Ces races; mélangées à-tous les
degrés, ont donné naissance à d'innombrables
variétés. Tels. sont les Tedas ou Tibbous, les
Maures, les Souhaélis, les Griquas. On parle
dans l'Afrique septentr., le copte, le berbère
(tamackek, kabyle, chillouk, etc.), l'arabe;
dans le Soudan, le bora-mabang, le kaoussa,
le mandingue, le peul, le bambara, le ouolof,
etc.; à l'E., le ghez où geez, le tigré, l'amha-
rinien, le galla, le somali, etc. dans le S., le
kimbounda, le cafre ou zoulou, de nombreux
idiomes (sésouto, setchouana, etc.), le nama, le
herero, etc. Ce n'est que depuis peu d'années
que commencent à se mieux dessiner les divi-
sions politiques de l'Afrique. La conférence de
Berlin de 1885 et les nombreux traités ou ar-
rangements internationaux qui l'ont précédée
ou suivie ont contribué à déterminer les limites
des possessions et protectorats des puissances
européennes .et par là celles des Etats ou ter-
ritoires indigènes demeurés indépendants. Ton-
tefois c'est un état de choses tout à fait tran-
sitoire, puisque d'une part ces possessions ou
protectorats européens, visent constamment à
s'étendre et que d'autre part les Etats ou ter-
ritoires indigènes voient leurs-limites changer
fréquemment par suite de brusques révolutions
ou de guerres de tribu à tribu. Voici, d'après
l'atlas de Schrader (1890) et en .y apportant les
rectifications auxquelles donnent lieu les con-
ventions anglo-allemande (juillet 1890), anglo-
française (août 1890), ahgto-portugaise (août 1890
et juin 1891), et anglo-italienne (mars 1891),
comment se divise actuellement l'Afrique conti-
nentale 1°, au N., le Maroc; 2° l'Algérie et la
Tunisie, possessions du protectorat français,
sans limites déterminées, du cap Blanc jusqu'à
Figuig, vers le S.-E. du Maroc, et les côtes
sahariennes dont l'Espagne réclame le protec-
torat, ayant au S. des limites qui devront être
fixées par une commission (convent. anglo-
franç.) et que l'on peut dès à présent se figurer
en traçant depuis l'Akba ou Cornoé, à la hau-
teur d'Attakrou une ligne qui contourne le
pays des 'Achantis et le Togo, enclave le Da-
homey, puis remontant au N., atteint le Niger
à Saï, de là se reploie vers l'E. pour gagner le
lac Tchad près de Barraoua en contournant
Sokoto et en suivant le cours du Ouabi ou
Yéou; de Barraoua cette ligne devra remonter
vers Rhat,-Ghadamès et la Tunisie, en renfer-
mant la grande route des caravanes de Mour-
zouk au lac Tchad; 3° la Tripolitaine et le
Fezzan, formant un vilayet de la Turquie;
4° l'Egypte; 5°, au S. et à l'O. des précédents,
le Sahara, avec ses oasis nombreuses,' indé-
pendantes ou formant. des confédérations et
qui devront dans un avenir prochain accepter
le protectorat ou la domination de la France;
6° sur la côte occidentale, le Sénégal, depuis le
cap Blanc jusqu'à la Mellacorée, et comprenant
toute la Sénégambie, sauf deux enclaves, la
Gambie anglaise et la Guinée portugaise; 7° le
Soudan français, borné au N. par les Etats
d'Ahmadou; 8° la Gambie anglaise sur le cours
inférieur de la Gambie; 9° avec les Des Bis-
sagos 10°, à l'E., les Etats indigènes du Soudan
central, Messina, Tombo, Mossi, Gourma, So-
koto, Gandô, Noûpé, Adamoua, Bornou, Ouadai;
11° les Etats du Madhi, aux limites fort vagues
mais comprenant tout le Soudan oriental, ou
ancien Soudan égyptien; 12° l'Ethiopie (Abys-
sinie et Choa réunis); 13° le pays des Afars ou
Danakils; 14° les possessions italiennes de
Massaouah et d'Assab; 15°, au fond du golfe
d'Aden, le territoire français d'Obock;"16° et
17°, à l'E. et au S., les territoires des Somalis et
des Gallas, divisés entre de nombreuses tribus;
18° et 1J° l'Ouganda et l'Ounyoro, riverains du
Victoria-Nyanza; sur l'Atlantique, Sierra
Leone; 21° Libéria; 22° le Grand Bassam;
23° l'Assinie; 24° la Còle-d'Or 25° l'Achant
indépendant; 26°, plus à l'E., Togo ou Togoland,
colonie allemande; 27° Grand Popo et Porto-
Novo, protectorats français; 28° Lagos, colonie
anglaise; 29° le Dahomey; 30° le Yorouba;
31° Bénin; 32° les Districts du Niger, compre-
nant sous le protectorat anglais le cours infé-
rieur du Niger et le bassin de Béhoué, et englo-
bant, d'après la convention anglo-française le
royaume de Sokoto qu'exploite la Compagnie
anglaise du Niger; 33° Sokoto; 34° le territoire
de Cameroun; jusqu'au rio Campo 35° le Congo.
français, avec le Gabon s'étendant depuis la cûte
jusqu'à la r. dr. du Congo et de l'Oubanghi;
36° l'Etat indépendant du Congo, dont le lac Tan-
ganyika. marque la limite orientale; 37° et
38° l'Afrique orientale allemande et l'Afrique
orientale anglaise (Voy. ci-après); 39° Mozam-
bique, possession portugaise considérablement