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du ballon est en taffetas verni rendu imper-
méable ou bien en percaline taillée en fuseau et
qu'on a imperméabilisée au moyen d'un enduit
formé d'huile de lin réduite par évaporation. Le
ballon est muni à sa partie supérieure d'une
soupape que l'on peut ouvrir à l'aide d'une corde
descendant jusque dans la nacelle. Cette soupape
permet de laisser échapper du gaz. La nacelle
est suspendue à un filet qui recouvre le ballon.
Elle est munie d'un guide-rope, corde de 150
mètres de longueur environ qui, en traînant sur
le sol, amortit par son frottement le choc vio-
lent de la prise des ancres. On emploie aujour-
d'hui le gaz pour le gonflement des ballons. —
Les débuts de l'aérostation eurent souvent à en-
registrer des chutes mortelles dans l'intérêt de
la science. Ce fut Zambeccari, comte bolonais,
dont le ballon prit feu, et qui périt le 21 septem-
bre 1812 l'Allemand Bittorf, qui périt à àlanheim,
de la même façon, en en 1819 la fin tra-
.gique de Mm° Blanchard, et plus récemment la
mort par asphyxie de Sivel et Crocé-Spinelli pour
s'être élevés à plus de 8,000 mètres, avec Gaston
Tissandier, qui survécut. Le problème de la di-
rection des ballons, depuis longtemps posé, fait
chaque jour de sensibles progrès. En 1881, Tis-
sandier proposa l'emploi de moteurs électriques
et, le 8 mars. 1883, MM. Tissandier exécutaient,
une expérience assez décisive., La nacelle avait
la forme d'une cage et était suspendue au ballon;
le gouvernail était placé sous le ballon et l'hé-
lice qui devait actionner l'appareil était mue par
une machine dynamo-électrique de Siemens. Parti
d'Auteuil le ballon allajusqu'à Croissy-sur-Seine.
Le 9 avril, MM. Renard et Krebs, de l'école d'aéros-
tation de Meudon-Chalais, s'élevèrent dans un
aérostat à hélice mù par l'électricité et après avoir
manœuvré leur appareil revinrent, comme ils
l'avaient annoncé, à leur point de départ, après
avoir parcouru une courbe de 7 kil. de dévelop-
pement en 23 minutes. La vitesse de l'aérostat
avait atteint 5 mètres par seconde. Le ballon, de
50mètres de long,était effilé et avait8 mètres de
diamètre. L'hélice motrice était en avant de la
nacelle et activée par une pile de leur invention.
Le 26 septembre 1885. MM. Tissandier, avec leur
aérostat modifié, tentèrent une deuxième expé-
rience,-et, partis d'Auteuil, atterrirent à 25 kil. de
là, à Marolles, avec une-vitesse de 4 mètres par
seconde. Krebs' et Renard firent de nouvelles
expériences et parvinrent à une vitesse de 6 mè-
tres en dépit de vents contraires. G. R.
AÉROSTATION. Ajoutez Une commission
d'aérostation militaire a été créée en 1871 et dé-
cida l'établissement d'une école d'aérostation
militaire à Meudon-Chalais, placée sous les aus-
pices du ministre de la guerre. Le colonel Laus-
sedat en fut le promoteur et les. capitaines du
génie Delambre et Charles Renard en furent les
directeurs. Les capitaines Krebs et Renard, de
cette école, après plusieurs essais de ballons di-
rigeables, sont arrivés à de très beaux résultats.
Voy. AÉROSTAT. En Allemagne, une commis-
sion fonctionne également depuis 1876, à Berlin,
sous le patronage du ministre de la guerre. Cette
commission fonda une école d'aérostation mili-
taire placée sous le commandement du capitaine
Buchholtz. Les mêmes expériences de direction
des ballons furent tentées, mais avec' moins de
succès; et l'on y étudia surtout l'emploi de la
lumière électrique pour les observations de nuit.
On y a expérimenté l'aérostat dirigeable de
MM. Baumgarten et Wolfert, celui de M. Wolfert
et celui de M. Quirinus. En Angleterre, un éta-
blissement d'aérostation militaire a été établi à
Woolwich. G. R.
AÉROSTATIQUE. Ajoutez ∥ s. f. PHYS. —
Archimède, le premier, découvrit que tout corps
plongé dans l'eau perd une quantité de son poids
égale à celle.du volume d'eau déplacé. Ce prin-
cipe fut appliqué aux gaz, et à l'air en parti-
culier. La pression de l'air fut découverte par
Galilée en 1564 et démontrée expérimentalement
par Toricelli à l'aide de son baromètre. Pascal
l'étudia en 1647. Robert Boyle découvrit un gaz
plus léger que l'air; c'était l'hydrogène, qui
permit à Tibère Cavallo de faire des bulles qui
s'élevaient dans l'air. Le principe de l'aérosta-
tique était découvert et entra dans le domaine
de là pratique, et Montgolfier, en chauffant de
l'air qui se dilate et par 'suite se raréfiant est
rendu plus léger, pouvait alors enlever un ballon
dans les airs, le 27 aoùt 1783, au Champ-de-Mars.
Voy. AÉROSTAT.
AÉROSTIER ou AÉROSTATIER. Ajoulez ∥
HIST. Ce fut, Guyton de Morveau qui proposa
de faire servir l'aérostat aux armées, et pro-
posa au Comité de salut public de charger un
jeune chimiste,'nommé Coutelle, de l'exécution.
On mit à sa disposition le petit château de
Meudon pour ses essais sur la décomposition de
l'eau pour en retirer l'hydrogène. Il fut bientôt
nommé, capitaine-commandant des aéronautes
dans l'arme de l'artillerie, et reçut l'ordre d'or-
ganiser une compagnie de trente hommes, y
compris les-officiers. Chaque aérostier devait
apprendre la construction, l'appareillement, la
conduite des ballons et l'espèce de télégraphie
pratique imaginée pour correspondre avec l'of-
ficier.placé'dans la nacelle. On se servait pour
cela de drapeaux carrés ou triangulaires de 50
centimètres de large et de couleurs diverses ayant
un sens propre. Une deuxième compagnie fut
créée et mise sous la direction de Conté. Bona-
parte l'emmena en Egypte; mais les appareils
ayant été capturés avec le vaisseau qui les por-
tait, cette compagnie rendit peu de services.
Hoche licencia le corps, et Bonaparte, devenu
premier consul, fit fermer l'école de Meudon.
En 1859 on renouvela ces essais pour la guerre
d'Italie. Voy. AÉROSTATION.
AÉItOTONE. s. m. (de aérotonon). Ajoutez:
Sa.plus grande portée ne dépasse pas 50 mètres.
t AÉROTONON. s. m. (gr. αεροτονοs, tendu en
l'air). ANT. GR. Catapulte lithobolique où la
force élastique de l'air comprimé servait à chas-
ser les projectiles. Cette machine fut inventée
par Ciesibius, vers 120 av. J.-C. Mais il ne semble
pas qu'elle ait été beaucoup en usage.
t AÉROTONOMÈTRE. s: m. Appareil destiné
à mesurer la tension des gaz dans le sang.
t AERSCUODT (FRANÇOIS-GUILLAUME VAN)..
1797-1833. Prédicateur et théologien belge, né à
'Louvain, m. à Malines. Professeur de rhétorique
au séminaire de Malines (1817). Il commença à
prêcher en 1820, et fut bientôt considéré comme
un orateur de_premier rang. Notaire apostolique
(1827), vicaire de l'église de Sainte-Gudule à
Bruxelles. Professeur d'éloquence sacrée et de
littérature hébraïque au séminaire de Malines
(1829). Cnanoine honoraire de l'église métropo-
litaine (1832). Maximes sur le ministère de la
chaire, Louvain, 1832 in-12; Loci selecti ex
sacrls Litteris, chrestomathie hébraïque, Lou-
vain, 1832, etc.
t AERSSEN (CORNEILLE D'). 1543-1627. Gref-
fier des états généraux des Provinces-Unies, né
à Anvers, m. à la Haye. Joua un rôle important
dans la direction de la république. = FRANÇOIS.
1572-1641. Diplomate au service de la république
des Provinces-Unies, né à Bruxelles, m. à la Haye.
t AEItTS (PHILIPPE). Historien ascétique, né à
Gand, m. à Merbeke en 1637. Entra dans l'ordre
des Dominicains. Prieur du couvent d'Ypres
(1618), puis sous-prieur de celui de Gand. Il
écrivit un ouvrage assez recherché à cette épo-
que, sur le tiers ordre de Saint-Dominique.
t AERTS (EGIDE). 1822-1853. Musicien belge,
né à Boom,(province d'Anvers). Elève du con-
servatoire de Bruxelles. Premier .prix de flûte
(1836). Professeur de flûte au conservatoire de
Bruxelles (1841), et première flûte solo du théâtre
Royal. Symphonies et ouvertures; concertos,
études et fantaisies pour la flûte, etc.
† AERTSENS (HENRI). Peintre, né à Bruxelles
au xvl° s. Membre de la gilde de Saint-Luc
d'Anvers (1630). Il peignait particulièrement des
paysages et des cavalcades. Quelques-unes de
ses œuvres ont été gravées par Londerzeel.
ÆSCHIRION. Médecin, né à Pergameau IIe s.
Il traitait la morsure des animaux enragés en
appliquant sur la plaie un emplâtre composé de
poix, d'opôponax et de vinaigre, et en admi-
nistrant à l'intérieur un mélange de cendre
d'écrevisses, de gentiane et d'encens.
t ÆESCULINE. s. f. CHim. — Voy. ESCULINE au
Dictionnaire.
ÆSCULUS. s. m. BOT. VOy. MARRONIER.
t MSIS et ÆSIUM. Noms lat. de Jesi.
ÆSTUEUX, EUSE. adj. Se dit De la troisième
période du choléra ou période de réaction.
t ÆZCOA. Vallée de la Navarre espagnole, qui
confine au N. avec le canton de Saint-Jean-Pied-
de-Port du département français des Basses-
Pyrénées, et à l'O. avec celle de Roncevaux; 18 kil.
de long. 3,000 h.; huit villages. Elle est tra-
versée par l'Irati, un des affluents de droite de
l'Aragon deux passes communiquent avec le
territoire français.
t AFADÉ. 20,000 h. Y. de l'Afrique centrale
(Soudan), située près de Baghirmi, au S. du lac
Tchad. Elle est entourée d'une muraille, mais
parait en voie de décadence. Commerce avec les
Etats de l'Ouadaï.
AFFAMER, v. a. Ajoutez: ∥ T. de construction,
Retirer de la force par une solution de conti-
nuité dans une partie de la section. Une
mortaise, un trou de boulon affament une
poutre.
t AFFEUTRURE. s. f. Anc., Objet rembourré,
en particulier pièce rembourrée dont on se gar-
nissait le dos où quelque autre partie du corps.
t AFFHOLDERBACH (ABBAYE D'). Abbaye cis-
tercienne de femmes, au diocèse de Trèves,
fondée avant 1222.
†. AFFIANCE. s. f. Anc., Foi donnée
pour assurance d'une promesse, ou
de la vérité d'un fait, d'un récit. ∥
Foi ajoutée aux promesses, aux dits
d'un autre, sécurité.
AFFICHE. s. f. Ajoutez ∥ Anc.,
Espèce de- fiche, piquet. II Boucle,
agrafe, épingle, fibule, anneau, bijou
de parure, ornement, affiquet. ∥ LÉ-
GISL. — peut être employé pour les
affiches des timbres mobiles pourvu
Affamé.
qu'ils soient oblitérés soit par le texte de l'af-
fiche, soit par la signature de l'auteur (L.
30 mars 1880, 29 juill. 1881).
AFFICHER, v. a. Ajoutez ∥ Anc., Enfoncer,
ficher. ∥ Anc., S'afficher es estriers, S'àffermir
sur lès étriers.
Es estriers s'afiçoit et levoit mout haultement.
Chevalier au cygne, 22281, Reiffenberg; xu° s.
AFFICIIETTE. s. f. Néol., Petite affiche.
« Une affichette de rien. » (L. Veuillot.)
AFFILAGE. Ajoutez ∥ TECHN. L'affilage
sur des grès ou pierres à aiguiser modifie le
degré de trempe, surtout pour les objets minces.
Quand on affile des lames sur des pierres à
aiguiser sèches, on est obligé de leur rendre
leur élasticité en les réchauffant, après l'affi-
lage, jusqu'au bleu et les plongeant dans l'eau.
Les objets dans lesquels la solidité du tranchant
est plus utile que l'élasticité doivent être affi-
lés sur des. pierres constamment arrosées d'eau.
Pour le polissage, il ne faut pas que l'objet
reste appliqué quelque temps au même endroit'
'contre le disque de polissage, sinon il s'échauffe
trop, et on ne peut guère s'en apercevoir, car
l'émeri efface immédiatement la couleur bleue
qu'a prise le point trop chauffé. Pour les
damas, il suffit de les polir à l'émeri fin délayé
dans l'huile.
t AFFILÉ, ÉE. adj. Anc., Qui file bien, ra-
pide, leste. ∥ s. m. Ecuyer monté sur un cour7-
AFFINOIR.
sier rapide, et qui servait principalement à por-
ter les messages de son maitre.
t AFFILER. v. a. (à et file). Mettre en file.
Affiler des arbres. Vx. ∥ Introduire un métal
.dans la filière.
AFFILOIR. Ajoutez Petite enclume' à
l'usage des maréchaux ferrants.
AFFILURE. s. f.(de affiler). T. de maréchalerie,
Forme particulière donnée à là partie inférieure
du clou à ferrer consistant en ce que sur l'une
de ses faces le clou a sa tige terminée en talus
et que la face opposée-fait continuité jusqu'à la
pointe du clou-avec cette même face. Cette.dis-
position a pour but d'éloigner le clou des-par-
ties vives du pied lorsqu'il pénètre dans le
sabot et de le diriger plus sûrement vers le
dehors de la paroi.
AFFINAGE. Ajoutez ∥ INDUSTR. Les
anciens procédés d'affinage étaient basés sur la
coupellation. On séparait ainsi l'or et l'argent
du cuivre. Puis, au moyen d'acide azotique, on
séparait l'or de l'argent. Aujourd'hui on sépare
l'or de l'argent et du cuivre au moyen de l'acide