20. AÉR AÉR AÉR. † ADULFE (SAINT), en lat. Adulphus. Évêque d'Utrecht, en Hollande, F. le juin. t ADULPHE (SAINT). Martyrisé par les Arabes, à Cordoue, en Espagne (852). F. le 27 septembre.. ADULTÈRE. Ajoutez L'adultère n'est pas une cause de 'divorce, mais de séparation de corps (Saint Mathieu, v, 31 et suiv.). ∥ LÉGISL. L'adultère du mari et celui de la femme sont. des causes de divorce ou de séparation de corps (art 229 et 230, Code civ., loi du 27 juillet 1884). t ADY. s. m. BOT. — Palmier des Mantilles dont les sommités fournissent un suc qui par fermen- tation devient un vin enivrant. tADYE (SIR JOUN MILLER). Ecrivain militaire anglais, lieutenant-général dans l'armée an- glaise, né en à Sevenoaks (Kent). Gouver- ADVENTIVES (Racines). neùr de Gi- braltar(1883). — The british army in etc; t ÆDOEOP- SOPHIE. S. f. (é-dé -o-pso- fi gr. α- aola, parties génitales, ψοϕοs bruit). PATHOL. Emission bruyante de gaz par les organes de la génération. ÆDUA. Nom lat. d'Autun. AEGIDI (CHARLES-LOUIS). Jurisconsulte et homme d'Etat allemand, né en 1825 à Tilsitt. Tour à tour professeur dans diverses univer- sités, journaliste, secrétaire de personnages po- litiques, il fut nommé en 1877 professeur ho- noraire- de droit à l'université de Berlin. Membre du Reichstag. t ÆGOCÉATIDÉS. s., m. pl. PALÉONT. — Fam. de mollusques céphalopodes. Très abondants dans le jurassique et le crétacé. — Trois s.-fam ægocératinés, harpocératinés, et stéphanocéra- tinés. † ÆGOCÈRE. S. m. PALÉONT. G. de mol- lusques céphalopodes, fam. des ægocératidés coquille comprimée formée de nombreux tours lentement croissants, non carénée, à côtes rayon- nantes. Rare dans le trias supérieur, très abon- dant dans le lias inférieur et moyen. t AELBROECK (JEAN-LOUIS VAN).. 1756-1846. Agronome, né à Solleghem, m. à Gand. Membre du conseil communal de Gand et des états pro- vinciaux de la Flandre orientale. L'Agricul- lure pratique des Flandres, trad. fr: par Wellez, 1830. t AELST (NICOLAS ou JEAN VAN). Graveur'au burin, vivait au XVIIe s. à Anvers. Son nom figure sur le frontispice de l'édition française de 162!1 du Traité de perspective de Samuel llarolois. t AELST (PAUL VAN). Peintre flamand, floris- sait au XVIe s. Il peignait les fleurs et la nature morte, genre dans lesquels il ÆGILOPS. déploya un grand fini. ÆNARIA. Anc. nom d'Ischia. Philosophe pyr- rhonien de Gnosse (Crète) vers 50 av. J.-C. iriait la possibilité et la légitimité des notions a priori qui constituent la méta- physique et la raison, contestait l'existence de la relation de cause à effet; pour lui, la loi de la causalité n'était qu'un phé- nomène de l'intelligence, et il embrassait dans son doute tous les objets de la pensée, les prin- cipes et les conséquences, la spéculation pure et la vie. ÆNONA. Nom lat. de Nona. t ÆPINUS (FR.-ULRICH-THÉODORE). Physicien allemand, né à Rostock. On le regarde comme le véritable inventeur du condensateur électrique et'de l'élcctropttnre. AÉRAGE. s. m. Ajoutez ∥ HYG. Henouvel- lement de l';vir vicié dans un espace confine quelconque, dans une mine, dans un puits. L'aérage est produit à l'aide d'appareils spé- ciaux nommés ventilateurs.. Voy. CE MOT. Les principes posés par Combes pour l'aérage dans les mines reposent 1° sur la circulation ascen- sionnelle de l':rir qui entre par un puits et res- sort par un autre; 2° sur la subdivision du cou- rant d'air; 3° sur des grands retours d'air, pur, car la circulation du même air ,est impossible, vu son augmentation de volume, son échatill'e- ment raphide et les impuretés qu'il entraîne; 4° sur l'absence de retraites des gaz. On évite alors les angles rentrants dans la construction des bâtis, car la circulation y est difficile. La rapidité .du courant d'air ne doit pas dépasser 1 m. 50 par seconde. On peut produire l'aérage parle mouvement spontané de l'air intérieur, ou au moyen de foyers disposés à cet ellet. Voy. t AERENDTS (GISELBERT). Sculpteur, né à Au- denarde, m. en 1641. Il exécuta, entre autres, pour l'hôpital de Notre-Dame de cette ville, un tabernacle, un por- tail,'un devant d'autel; etc: AERMOUDTS Ou ARNOLDI BARTHÉLEMI. Théologien, né à Huysinghen, m. à Würtzbourg en 1532. Religieux de l'ordre des ermites de Saint-Augustin, il en- seigna la philosophie et la théo- logie à Erfurt. Il combattit dans ses sermons et dans, quelques ÆGLINE. publications la propagation naissante de l'héré- sie de Luther. Nommé évêque in partibus de Sâlone et coadjuteur du prince-évêque de Würtz- bourg.— De merito bonorum operum, 1575; De iride. Gratia et operi6us ad christianam vilam necessariis, etc. AÉROSTAT. Ajoutez PHYS. La théorie des aérostats est des plus simples. D'après le principe d'Archimède, tout corps plongé dans un fluide éprouve de sa part une poussée verticale de bas en haut égale au poids du fluide déplacé. On appelle force ascensionnelle d'un, aérostat l'excès de cette poussée sur le poids du ballon et-du gaz contenu. Soit P le poids (le l'air déplacé, c'est-à-dire la poussée, P' le poids du gaz con- tenu dans l'enveloppe, et p le poids de l'enve- loppe, du filet et de la nacelle; la force ascensionuelle aura pour expression P—P'—p. En égalant cette quantité au poids que doit porter l'aérostat, on obtient une égalité qui permet soit de déterminer ce poids si les dimen- sions du ballon sont connues, soit au contraire Ægocère. de déterminer ces dimensions si le poids à enlever est donné à favance. Désignons par R le rayon du ballon, considéré comme sphériquc, par q le poids du mètre.carré de l'é- toile qui forme l'enveloppe, par p' le poids présumé, du filet et de la nacelle, et par le poids à- enlever. Soit enfin Il le poids du mètre êube d'air, et II' le poids du mètre cube du gaz contenu. On devra avoir: relation qui donnera Q quand on connaîtra R, ou R quand on connaîtra Q. Dans ce second cas, on évitera la résolution d'une équation du troisième. degré en négligeant d'abord' le poids de l'envcloppe,'ce qui donnera pour R une pre- mière approximation, et en substituant ensuite cette valeur approchée dans le terme q.4 π R2 pour obtenir une seconde valeur de R plus ap- prochée. Si le ballon est rempli d'hydrogène, on aura 11' = Ok, 08976; s'il est rempli de gaz d'éclairage, on aura en moyenne II' = 0k,689. Dans les deux cas II = 1k,299. On peut ap- précier sommairement la force ascensionnelle en retranchant n' de II: pour le gaz hydrogène 1 pur,on trouve 1k,209 environ par mètre cube; et dans le cas du gaz d'éclairage, 0'610 seule- ment. L'emploi du gaz d'éclairage exige donc un ballon d'un volume presque double pour porter le même poids, enveloppe comprise. Or- dinairement on ne remplit pas entièrement le ballon de gaz, afin de faciliter la dilatation de celui-ci par suite de la diminution de pression extérieure. Il est à remarquer que, dans ce'cas, la force, ascensionnelle reste sensiblement la même jusqu'à ce que le ballon se soit entière- ment gonflé; car, malgné les changements de volume du ballon, les poids P et P' restent les mêmes, ou du moins ne diminuent quc d'une quantité insensible par suite de la diminution de la pesanteur à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère. Mais, une fois le ballon gontlé, la force ascensionnelle diminue: car si V désigne le volume du ballon, h la pression atmosphé- rique, 1 la température et a le coefficicnt de dilatation du.gaz, on a Or, 1 + ai diminue moins rapidement que h.; par conséquent P P' diminue dès que le volume V est devenu co nstant. E n vertu de la fo rce ascensio n- nelle, la ballon s'élève d'abord d'un mouvement accéléré; mais il éprouve de la part de l'air une résistance qui croît plus rapidement que le carré de la vitesse; il en résulte que cette résistance devient bientôt égale à la force ascensionnelle, et le mouvement d'ascension devient sensible- ment uniforme. Cependant la vitesse continue à diminuer par suite de la diminution de la force ascensionnelle, et, à une certaine hauteur, la vitesse finit par devenir insensible; le ballon flotte dans-ta couche d'air où il se trouve, et suit la direction du vent. ∥ HIST. L'idée de l'invention des ballons est due à un physicien du XVIIe s., François Lana; mais les premières expé- riences concluantes ont été faites en 1782 par les frères Montgolfier, fabricants de papier à Annonay en Vivarais. Ils gonflèrent avec de l'air chaud un globe de toile doublé de papier à l'intérieur et ayant près de douze mètres de diamètre. Ils allu- mèrent un fourneau au-dessous d'une ouverture pratiquée à la partie inférieure du ballon etqui se gonfla et s'enleva. L'air chaud étant en effet plus léger, le ballon subit alors une poussée plus grande que son poids. Il firent leur expérience le 5 juin 1783 en présence des états du Vivarais et de nombreux spectateurs. L'Académie nomma alors une commission pour examiner et renou- veler les expériences aux frais de la compagnie.- Un physicien de Paris, Charles, imagina de gonfler ces ballons, qui portèrent le nom de montgol- fières, avec un gaz plus léger que l'air, l'hydrogène ou l'air inflammable, comme on disait alors. Le plus difficile ce fut la production de ce gaz, en- core mal connu, qu'il fabriqua avec du fer et de l'acide sulfurique. Le 27 aoùt 1783, le ballon fut amené au Champ-de-Mars et en présence d'une foule énorme, alla disparaître dans les airs, pour tomber à Gonesse et semer l'épouvante parmi la population. Le 19 septembre 1783, Etienne Mont- golfier, en présence de l'Académie, du roi, ré- péta ses expériences au château de Versailles après avoir mis dans une cagè d'osier suspendue au-dessous du ballon, un canard, un coq et un mouton, ce qui fit penser que des hommes pou- vaient aussi naviguer dans l'atmosphère.' Le premier qui s'offrit à courir ces risques fut un jeune chimiste, Jean-François Pilastre du Rozier. Le 21 novembre Pilastre du Rozier et le marquis d'Arlandes se placèrent dans la galerie de l'aérostat transporté au château de la Muette, et là, en présence de la cour, s'élevèrent dans les airs, et le ballon vint atterrir à quelques kilomètres plus loin. Le problème de la possi- v bilité de la navigation aérienne était ainsi dé- montré. C'est à Charles qu'on doit la soupape et le lest; il reèouvrit aussi le ballon d'un filet protecteur et fit usage du baromètre. Une autre expérience AÉROLITHE. eut lieu à Lyon sous la conduite de Pilastre, et un ballon de trente-trois mètres de diamètre enleva sept personnes placées dans la galerie. Enfin après de nombreuses expériences, le 23 juin 1784 Pilastre du Rozier et le chimiste Proust exécutérent à Versailles une remarquables ascension avec une gigantesque montgolfière qui alla tomber à Chantilly. Dès cette époque l'em- ploi des montgolfières devint rare. Le 5 juin1785 Pilastre du Rozier, avec un jeune physicien de Boulogne, Romain, tenta de franchir la Manche, avec un ballon gonllé à l'hydrogène, et tons deux trouvèrent ia mort dans la chute. Ln 1786, un Français, le docteur Potain, réussit il traverser le canal de Saint-Georges, qui sépare l'Angleterre de l'Irlande.Les ballons une fois parus, on s'ima- gina de trouver.le moyen de les diriger les frères Montgolfier et Guyton deMorveau furent chargés par l'Académie de Paris de ce problème. La Ré- volution résolut de faire servir la découverte ré- cente des aérostats à la défense du territoire; les ballons captifs firent leurs apparition dans l'armée, et un corps d'aérostiers militaires fut créé à Meudon en 1793, sous la direction d'un jeune chimiste, Coutelle, et rendit de grands ser- vices à nlaubeuge, Gharleroi et Fleurus. Une école aérostatique fut fondée à Meudon pour recevoir des jeunes gens sortant de l'école militaire et les exercer dans la construction, l'appareillement et lâ conduite des ballons. De nos jours l'enveloppe