ADO ADR ADU 19 Hermann, vers 1848. — Religieuses de l'Adora- tion réparatrice, Ordre fondé à Paris par la Mère Marie-Thérèse Dubouché. t ADORATOIRE. s. m. (de adorer). Néol., Sorte d'autel. « Pour jeter les fondements de la capitale païenne dans la capitale chrétienne, Julien l'Apostat fit dresser un temple en bois dans les jardins impériaux, convertit les fon- taines en nymphées, dédia les petits parcs à Diane chasseresse, et plaça partout des simula- cres, des autels, des adoratoires. » (P. J.-J. Franco.) ADORNES, ADORNE ou ADORNO (ANSELME), BARON DE CORTHUY. 1424-1483. Diplomate, né et m. à Bruges. Attaché à la. cour de Philippe le Bon, il donna asile à Marie Stuart et fut en- voyé en mission en Ecosse. Le roi Jacques III le créa chevalier de Saint-André et lui donna la seigneurie de Corthuy. A son retour d'Ecosse, Charles le Téméraire le chargea d'aller exami- ner en quelle condition se trouvaient les Etats musulmans, dont ce prince projetait d'abattre la puissance, afin de délivrer le tombeau du Christ de la domination des infidèlès. Quand il revint, le duc de Bourgogne le nomma son conseiller et chambellan. En 1474, il envoya Anselme Adornes en Perse, afin d'obtenir l'appui du schah Ussum Cassan contre les Turcs; cette négocia- tion échoua. Nommé bourgmestre de Bruges, au milieu des circonstances les plus difficiles du règne de Charles le Téméraire, il fut accusé (1477) d'avoir mal géré les finances de la ville; jugé, il fut reconnu innocent, mais déclaréinhabile à remplir aucune fonction publique à Bruges. A la mort de -Diarie de Bourgogne (1483), il- passa en Ecosse, où il servit les intérêts de Jac- ques III. Le crédit dont il jouissait auprès du roi lui attira la haine d'Alexandre Gordon, comte de Huntley, qui le fit assassiner. = ADORNES (Jacques). Né à Lille en 1414: Fils d'An- selnie, accompagna son père dans ses voyages et rédigea son itinéraire. Chanoinede Saint-Pierre, à Lille. = ADORNES (Anselme). 1570-1610. Poète latin, né et m. à Bruges. Arrière-petit-fils du précédent. Plusieurs fois bougmestre de sa ville natale.. Anos. Ajoutez ∥ HORT. — On fait les ados surtout dans les jardins potagers et particulière- ment pour les melonnières. On élève la terre d'environ un mètre en talus, au midi, le long d'un mur et méme-dans les carrés. On y sème, vers la fin de l'hiver et au printemps, les graines dont on veut avancer la maturité, le soleil frap- pant plus directement ces talus, sur lesquels d'ailleurs l'eau et la neige ne peuvent séjournes aussi les ados sont-ils très utiles dans les terres froides et humides. On y sème aussi des fleurs qui doivent êtré repiquées ensuite dans des plates- bandes. Les ados se construisent à la bêche dans là direction du levant au couchant, sur une lar- geur de un ou .deux mètres tout au plus, et avec une inclinaison de 0m25 à Om30 au plus par mètre. Quand l'ados est établi en costières, c'est-à-dire le long d'un mur garni d'espaliers, il faut toujours former un sentier entre l'ados et les espaliers. t ADOUBEMENT. s. m. Anc., Action d'armer chevalier. ∥ Armure de chevalier. ∥ Parure. ADOUBER. Corrigez et complétez ainsi (du german. dubbãn, frapper). Anc., Armer cheva- lier, revêtir-d'une armure, équiper. Paien descendent pur lur cors aduber. ∥ Arranger, préparer, mettre en état. « Le chariot estoit devant son ostél, et le charreton dedans, qui viste l'adouboit. (Cent Nouvelles nouvelles; xve's.) t † ADOUBERIE. s:, f. Auc., Tannerie, teintu- rerie. Ados. Roland, 3139, Gautier xf s. t ADOXE. s. m. (emprunté du lat. adoxus, gr. αδοξοs, sans gloire). ZOOL. — Nom donné par certains auteurs à l'eumolpe, adoxus vitis. t ADOXE. s. m. (lat. adoxa). BOT. G. de plantes dicotylédones gamopétales inférovariées, fam. des caprifoliacées. Herbes vivaces feuilles composées pennées, corolle régulière, pétales se.dédoublant toutes et formant dix étamines à deux tacs, ovaire rarement à demi supère, quel- quefois cinq carpelles fermés et concrescents en un ovaire pluriloculaire surmonté de styles libres. Folioles flasques, luisantes, trifides. Fleurs pe- tites, d'un jaune verdâtre, disposées au nombre de quatre à sept en capitule terminal; pédon- cule nu, recourbé après la floraison. France. Une espèce, dite vulgairement musc végétal, herbe au musc, petite musquée, moscatelle, exhale une légère odeur de musc. La racine était jadis préconisée comme vulnéraire. t ADRAMÉLECH. Nom dans la Bible d'un dieu chaldéen,Samsou ou Adrou, personnification du soleil, dont le culte fut importé à Samarie par les habitants de Sippar qui vin- rent s'y établir sur l'ordre du roi d'Assyrie, Sargon, après la destruc- tion du royaume d'Israël. t ADRAMÉLECH. Un des fils de Sennachérib, roi d'Assyrie, qui, avec la complicité de Sara- sar, son frère, assassina son père dans le tem- ple de Nesroch; poursuivi et vaincu par Asar- Addon, son autre frère, il se réfugia en Arménie. t ADRAR ou ADRÈR. Canton montueux for- mant une grande oasis vers l'extrémité occi- dentale du Sahara, entre le Sénégal et le Maroc, à 75 heures environ de l'Atlantique, et au dou- ble de cette distance vers le N.-O. tie Saint- Louis. Parmi les centres de population per- manente, il y a quatre principaux villages que l'on qualifie de villes (Chinghéti, Ouadân, Atar et Oujeft). La population est regardée comme arabe, mais elle renferme indubitable- ment un mélange de sang berber. Outre le dattier, on cultive dans l'Adrâr le mil, le blé, l'orge et la pastèque ou melon d'eau: Le pays est d'ailleurs un centre de trafic considérable, alimenté principalement par la riche mine de sel de la grande lagune ou sebkha d'Idjil, située à cinq journées de Chinghéti vers le N.-N.-O., et qui fournit à la consommation d'une grande partie du Sahara occidental. Par un traité en date d'octobre 1892, M. L. Fabert a obtenu du cheik de l'Adrâr la reconnaissance, du.protectorat français. Ce traité tire une haute importance de l'omission qu'avait faite en 1887 la commission franco-espagnole chargée de délimiter la zone d'influence entré le Sénégal et l'établissement espagnol de Rio-de-Oro, au-. dessus du cap Blanc. La limite en longitude n'ayant pas été fixée, l'Espagne pouvait pré- tendre à la possession au moins pârtielle de i'Adrâr. i ADRESSÉE. S. f. et ADRESSOIR. s. m. Anc., Chemin de traverse, voie directe.- t ADllIAENS ou ADRIAENSSENS (HENRI). Hagiographe et controversiste flamand, né à An- vers, m. en 1607. Après la mort de sa femme il se consacra' à l'état ecclésiastique. Curé de l'hô- pital Sainte-Elisabeth d'Anvers, puis chapelain à la cathédrale de Notre-Dame (1601). Sermons catholiques ou e.xplication de tous les évangiles des dimanches, Anvers, 1592, in-8*, etc. t ADRIAENS (LUC). Peintre sur verre, né à An- vers, m. vers 1493. Franc-maître de la gilde de Saint-Luc (1459). Doyen de cette corporation en 1469, 1472, 1475, 1480 et 1483. Ces distinc- tions réitérées et dont jamais autre artiste ne- fut si souvent investi, prouvent la haute estime que lui portaient ses confrères. Sous son déca- nat de 1480 on forma au sein de la gilde une chambre de rhétorique. t ADRIAENSSENS (ADRIEN), nommé aussi Adriani ou A6 Adriano. 1530-1580. Ecrivain ec- clésiastique, né à Anvers, m. à Louvain. Entra, en 1547, dans la Compagnie de Jésus. Les ou- vrages flamands qu'il composa sont au nombre de onze, dont quelques-uns ont eu jusqu'à trois éditions. Ils ne traitent que de sujets ascétique. t ADRIAENSSENS (ANTOINE), le Vieux. Peintre. Vivait au XVIe s. Reçu dans l'atelier de Jean de Beer, à Anvers, en 1510. t ADRIAENSSENS (NICOLAs), surnommé Don- dari. Peintre; vivait à Anvers au xvil s. Il fut reçu franc-maître de Saint-Luc en 1561. La plu- ADOSSE part de ses tableaux représentent des sujets: de nature. t ADRIAENSSENS (ALEXANDRE), le Vieux. Pein- tre de fruits, de gibier, etc. Vivait au XVIIe s. Elève, en 1599, d'Arnold van Laeck, à Anvers, il fut reçu franc-maltre de la corporation de Saint-Luc, en 1611. La plupart de ses tableaux sont tournés au noir. † ADRIAENSSENS (ANTOINF), le Jeune. Vivait au XVIIe s. Elève de Henri van Baelen, en 1606; reçu franc-maitre de Saint-Luc, en 1615, à An- vers. t ADRIAENSSENS (ALEXANDRE). le Jeune. Pein- tre, né à Anvers en 1625. t ADRIAENSSENS (RENIER). Peintre et graveur, m. en 1723. Le lieu et la date de sa naissance sont inconnus. Il a peint l'histoire et le portrait, le plus souvent sur verre, à l'huile. Doyen de la corporation de Saint-Luc. t ADRIANITIDE (SAINTE), en lat. Adrianitis. Martyr à Cesena, en Italie. F. le 21 juillet. † ADRIANUS DE VETERI BUSCO. Chroniqueur, né au commencement du xv° s. à Oudenbosch, près de Bréda ou à Lokeren (Flandre-Occid.). Il appartint au monastère de Saint-Laurent, de l'ordre de-Saint-Benoit, à Liège. Il termina la chronique, de Jean de Stavelot. Chronicon Leodiense, ab anno 1449 ad annum 1483, source des plus importantes pour les dernières années du gouvernement de Jean de Heinsberg et pour le règne de Louis de Bourbon. t ADRIAS (SAINT). Martyr à Rome, dans la persécution de Valérien. F. le 2 décembre. t ADRICHOMIUS (ADRICHEM-CHRISTIAN).1533- 1585. Géographe belge. Connu par sa Géographie de la Terre-Sainte et de la Ville de Jérusalem au temps de N.-S. J.-C. t ADRIEN (SAINT), en lat. Adrianus. Abbé de' Nérida, près de Naples, puis de Saint-Pierre, dans le comté de Kent, en Angleterre (709). F. le 9 janvier. t-ADRIEN. Dernier patriarche de 'Russie, m. en 1702. Il avait eu le courage, au milieu des massacres causés par la révolte. des strélitz, d'implorer la grâce des coupables, Le czar Pierre abolit après lui le patriarchat. t ADRIEN ou ANDRIEN (MARTIN- JosEPH), dit La Neuville, ou Adrien l'aîné. 1766-1822. Musicien et artiste dramatique, né à Liège. Il se rendit à Paris, où il entra à l'école royale de chant des Menus-Plaisirs du roi. En 1785, il entra à l'Opéra; quitta Adoxc. la scène en 1804, fut nommé chef du chant à l'Opéra, puis professeur de déclamation lyrique, à l'école royale de musique (1822). Il a composé la musique de l'Hymne à la Yictoire, à l'occa- sion de l'évacuation du territoire français par les armées ennemies (Vendémiaire, an III) et l'Hymne aux, martyrs de la liberté, publié dans le Répertoire des fêtes nationales. ADRIERS. 2,010 h. Bourg de Franche (Vienne), arr. de 1liontmorillon, cant. de l'Isle-Jourdain. Dolmen. Eglise fortifiée des XIIe, XIIIe, xv° s. tADRIZZONNO (THOmAS-ELIE). Dominicain ita- lien, m. en 1682. Exégète à Vienne, puis à Prague.— Commentaires sur le premier chapitre de l'évangile de saint Jean, Homme, 1656. AORUMÈTE. Ajoutez Fut la.capitale de la Byzacène. Agathocle la prit en 310 avant J:-C. Annibal en fit sa place d'armes en 202, et César y débarqua dans la guerre d'Afrique. t ADSEUX. Hameau de Belgique,.comm, de Louveigné (prov. de Liège). Grotte curieuse, rendez-vous des baigneurs de Spa. t ADUATIQUES. Ajoutez César prit leur ville, Aduatici oppidum (peut-être Namur), et vendit comme esclaves les habitants. Ceux qui échappèrent se confondirent avec les Tongres. t ADUIRE. v. a. (lat. adducere, conduire). Anc., Conduire, amener. Un asne adduccrc se roved.. La Passion, 20, Fœrster et Koschwitz; xe s. II Former, dresser. il Auj., T. techn., Éxercer les jeunes pigeons à voler autour de leur co- lombier et à y revenir. Am. S. t ADUITION. s. f. (de aduire). T. techn., Ac- tion d'aduire. ∥ ZOOTECHN. L'aduition se fait en huit ou dix jours pour les jeunes pigeons, mais pour ceux qu'on introduit dans le colom- bier après l'âge de trente-cinq jours, il faut at- tendre au moins huit jours pour les laisser sortir.