18 ADL ADM ADO l'es détails de la police générale et du service commun à toutes les compagnies, mais il reste étranger à leur service extérieur. Comme adju- dant de compagnie, il doit exercer une sur- veillance directe et constante sur tous les sous- officiers, caporaux et soldats de la compagnie. Dans les régiments de cavalerie, il y a deux ad- judants sous-officiers ayant autorité et inspec- tion immédiates sur les sous-officiers et sur les brigadiers pour tout ce qui a rapport à:la dis- cipline et à la police générale; ils observent la conduite privée des sous-officiers et surveillent leur tenue. Les régiments d'artillerie et du génie ont deux adjudants d'état-major et des adjudants de batterie ou de compagnie (un par batterie ou compagnie). Il y a en outre, dans les régiments d'infanterie, de cavalerie et de génie, des sous-officiers chargés des emplois spéciaux de vaguemestre ou de maître d'escrime, avec le grade d'adjudant. Dans les sections de troupes d'administration, il peut y avoir, selon les exi- gences du service, des adjudants sous-officiers, à la nomination du ministre, ayant la fonction spéciale de seconder ou remplacer au besoin les officiers d'administration dans leur service de bureau (notes ministérielles des 24 mai 1889 et 4 juillet 1890). Les adjudants ont l'uniforme des corps auxquel ils appartiennent; ils portent les insignes du grade de sous-lieutenant, sauf que les galons des manches et les.tresses du képi sont en soutache mélangée d'un tiers de soie garance et de deux tiers or ou argent, du métal opposé à celui des boutons de l'uniforme dans les régiments de cuirassiers, dont les officiers portent l'épaulette, les adjudants ont les insi- gnes du grade de sous-lieutenant, mais du mo- dèle dit à graines, en or ou métal opposé à celui des boutons et avec une raie de soie ga- rance (10 millim. de largeur) traversant de toute leur longueur le dessus de l'épaulette et de la contre-épaulette. Les brides d'épaulette, du même métal, sont garnies dans les lon- gueurs d'une petite raie de soie garance. Adjudant élève d'administration. Elève sous- officier de l'école d'administration militaire qui ayant satisfait aux examens de sortie de ladite école, attend le.brevet d'adjoint d'administration de 2° classe dans l'un des services administratifs de l'armée. Il MAR. — Le lieutenant de vaisseau attaché à l'état-major de la majorité de la flottei dans une préfecture maritime, prend le titre, d'adjudant du major général de la flotte, et le mécanicien en chef faisant partie du même état, celui d'adjoint à cet officier général. Il y a des lieutenants de vaisseau attachés à la division des équipages de la flotte, dans chaque préfec- ture maritime; ils s'intitulent adjudants-majors. Les lieutenants de vaisseau faisant partie de l'état-major d'une division navale ou d'une divi- tion locale commandée par un capitaine de vaisseau ou par un capitaine de frégate pren- nent le titre d'adjudant de division ou du com- mandant de la'marine. Il y a dans la marine un corps militaire d'adjudants principaux attachés soit au mouvement des ports, soit au service des torpilleurs, à celui des divisions, ou employés comme pilotes majors ou comptables. Dans le régiment d'artillerie de marine, deux capi- taines au service des batteries font fonctions d'adjudants-majors. Les régiments d'infanteriede marine stationnés en France comptent des ca- pitaines adjudants-majors titulaires de l'emploi. ADJURATION. Ajoutez ∥ THÉOL. A l'égard de Dieu l'adjuration est permise, non par manière de commandement, mais par ma- nière de prière. A l'égard des hommes, les su- périeurs peuvent l'employer par manière de commandement, vis-à-vis de leurs seuls infé- rieurs. Mais on peut s'en servir avec tous par manière de prière. A l'égard dés démons, l'adjuration solennelle n'est permise que dans de certaines conditions. Voy. EXORCISME. J. Berthier. t ADJUTE (SAINT), en lat. Adjutus. Frère mi- neur, martyr à Maroc (1220). F. le 16 janv. t ADJUTEUR (SAINT), en lat. Adjutor. Martyr en Afrique. F. le 18.décembre. t ADJUTEUR (SAINT). Seigneur de Vernon et moine de Tiron (1131). F. le 30 avril. t ADLER (NATHAN-MARCUS). Grand rabbin de Londres, né à Hanovre en 1803. Sermons on the je2uish Faith Nethina Lager; etc. = ADLER (Hermann). Théologien allemand, né à Hanovre en 1839, fils du précédent. Directeur du collège des Juifs à Londres (1863). Auteur de plusieurs ouvrages philosophiques et de nombreux articles publiés dans les revues, notamment dans.la Nineteenth Century.. t ADLER (FRÉDÉRIC). Architecte et littérateur, né en 1827 à Berlin. Professeur d'architecture à l'académie de cette ville depuis 1863. Architecte du roi de Prusse et conseiller au ministère des travaux publics (1877).. Outre les édifices qu'il a construits, pour la plupart en style roman, il a publié divers ouvrages scientifiques et litté- raires. t ADLERKAÏNITE. s. f. CHIM. — Kaïnite brute. † ADLERBERG. Cime culminante.des Alpes du Vorarlberg. tADLERBERG (WLADIMIR-FEDEROWITCH, COMTE). 1793-1884. Homme d'Etat, .né et m. à Saint-Pé- tersbourg. Aide de camp du grand-duc Nicolas en 1817, était en 1843 général d'infanterie. Créé comte en 1845, .devint en 1852 ministre de la maison de l'empereur, tout en conservant la di- rection des postes qu'il avait depuis 1841 et qu'il ne quitta qu'en 1856. Conseiller intime d'Alexan- dre Il, fils de l'empereur Nicolas. = Son fils ALEXANDRE, général d'infanterie, lui succéda comme ministre et aide de camp général de l'empereur. = Son autre fils, NICOLAS, général d'infanterie, devint en 1886 gouverneur général de la Finlande. t ADLVY (H. CUMMINS). Philologue américain, né en 1850, dans le comté de Chester(Pensylva- nie.) -A grammar o/ the old friesïc language, Londres, 1887. t AD LIMINA APOSTOLORUM Loc. lat signi- fiant Au seuil des apôtres, et désignant le siège de Saint-Pierre. « Vous n'ignorez pas que les évêques français sont tenus de faire à chaque période de quatre ans un voyage ad limina apostolorum. » (La Croix, 27 février 1891.) II On dit quelquefois simplement aà limina. « Mer X. a quitté Paris hier, se rendant à Rome pour son voyage ad limina, suivant les prescriptions canoniques..» (La Croix, 11 février 1891.) t AD MAJOREM DEI GLORIAM (pour la plus grande gloire de Dieu). Devise des Jésuites, qui est.souvent imprimée sur le titre de leurs livres classiques A. M. D. G. ADIiINISTItATEUR. Ajoutez ∥ ADM. — En Algérie, il existe à la tête de chaque commune mixte un fonctionnaire nommé et rétribué par le gouvernement et portant le nom d'adminis- trateur, chargé de gérer toutes les affaires de la èommune il est secondé par un ou plusieurs fonctionnaires portant le titre d'adjoints à l'ad- ministrateur. ADMINISTRATION. Corrigez ainsi le paragra- phe Ecole d'Administration militaire Cette école, établie à Vincennes, est destinée à for- mer le personnel nécessaire au recrutement des officiers d'administration. Elle reçoit, par voie de concours annuel, les sous-officiers de toutes armes et de tous services de l'armée active, admis par le ministre de la guerre à subir les épreuves. Une fois admis à l'école, où ils ont l'appellation d'élèves stagiaires d'admi- nistration, ces sous-officiers sont rayés de leurs corps, portent l'uniforme de l'école (note ministérielle du 30 janvier 1889), dont l'insigne distinctif est une étoile brodée en filé d'or (pour les élèves) ou d'argent (pour le cadre des hommes de troupe), au collet et au képi. Ils pren- nent rang entre les sergents-majors ou maré- chaux des logis-chefs et les adjudants sous-offi- ciers des corps de troupe. A la sortie de l'école, dont les cours ont une durée de 10 mois, et après succès dans les examens, ils sont répartis dans les services administratifs, avec l'appellation publiques ou officielles et visites de corps, les officiers d'administration prennent rang dans le groupe du personnel du commandement territorial, entre les adjoints du génie et les interprètes militaires (décret du 4 oct. 1891). Ils ont droit au salut des hommes de troupe de toutes armes et au port d'armes par les senti- nelles, ainsi qu'à des honneurs funèbres mili- taires. Les officiers d'administration du service de l'intendance et de celui de santé ont' la même tenue, comportant un dolman, dont le collet, en drap garance, est garni de broderies en or consistant en une crête dentée, avec ba- guettes, dont le nombre indique le grade dans la hiérarchie les premiers portent sur les bou- tons et la coiffure une étoile, les seconds un caducée, attributs de chacun de ces services. Les officiers d'administration de la justice mili- taire ont la même tenue, sauf que le fond du collet du dolman est en velours noir et que l'attribut consiste, pour les greffiers, en un fais- ceau d'armes, garni de deux haches, entouré de deux branches de chêne, et pour les comptables des établissements pénitentiaires, en une épée de forme antique, derrière laquelle se croisent deux clefs, le tout entouré de deux branches de chêne. Administration de l'armée (lois des 16 mars 1882 et 1" juillet 1889). Elle comprend les services de l'artillerie, du génie, de l'inten- dance militaire, des poudres et salpêtres, de santé, de la trésorerie et des postés aux ar- mées et l'administration intérieure des corps de troupes et des établissements militaires consi- dérés comme tels, c'est-à-dire pourvus d'un conseil d'administration (Voy. CONSEIL). En prin- cipe, l'organisation dé ces services comporte la séparation en direction, gestion ou exécution et contrôle. Le commandant d'un corps d'armée est chargé de l'administration dans l'étendue de -son commandement. Les généraux commandant les divisions et lés brigades, investis en outre du commandement territorial des subdivisions de région correspondantes, sous. l'autorité supé- rieure du général commandant le corps d'ar- mée, ont les mêmes devoirs à remplir que ce dernier à l'égard de leurs troupes, des établis- sements et services desdites subdivisions. Les directeurs des services d'un corps d'armée, ainsi que les chefs de ces services dans les subdivi- sions de région, ont également lès mêmes de- voirs de surveillance à remplir, sous l'autorité supérieure, soit du commandant du corps d'ar- mée, soit des généraux commandant les subdi- visions de région. En cas de formation d'armée, le ministre délègue les pouvoirs administratifs, dans les limites nécessaires. au général com- mandant en chef. Le contrôle de l'administra- tion de l'armée est exercé par un personnel spécial, corps du contrôle de l'administration de l'armée (Voy. CONTRÔLEUR), ne relevant que du ministre de la guerre et s'exerçant indistinc- tement dans les corps de troupes de toutes armes et établissements militaires, sans aucune réserve. Les contrôleurs agissent comme délé- gués directs du ministre. ∥ LÉGISL. MILIT. Nul n'est, admis dans une administration de l'Etat s'il ne justifie avoir satisfait aux obliga- tions imposées par la loi du 15 juillet 1889 sur le recrutement de l'armée (art. 7). t ADNET (LÉON-CHARLES-AMÉDÉE). Avocat et historien belge, né à Bruxelles en 1835. His- toire du Parlement belge de 1847 à 1858; Com- mentaire de la loi sur la compétence civile; etc. † ADON, s. m. (subst. verbal de adonner). Au Canada, Coïncidence fortuite. t ADONNER (S'). Ajoutez Il Au Canada et anc., Se trouver fortuitement à faire une chose. t ADONIRAM. Intendant des tribus sous David etSalomon, chefdes30,000 ouvriersemployéspar ce dernier à préparer les matériaux de la con- struction du temple lapidé par les dix tribus auxquelles Roboam l'avait envoyé pour les apai- ser. Les francs-maçons se réclament de lui dans leurs rites secrets. ADOPTIANISTE. Supprimez ce mot et lisez ADOPTANT OU ADOPTIEN. t ADORATEUR (SAINT). Evêque et martyr, honoré en Auvergne (ve s.). F. le 4 novembre. ADORATION. Ajoutez ∥ THÉoL. L'adora- tion strictement dite est l'honneur rendu à Dieu à cause de sa souveraine excellence, en recon-. naissant notre entière dépendance à son égard. L'adoration est certainement de précepte; mais cette obligation se remplit suffisamment quand on pratique les autres devoirs de lavie chrétienne. -J. Berthier. ∥ LITURG.—Adoration perpétuelle diocésaine. Grande solennité religieuse du XIXe s. Son origine (vers 1850) a été publiée pour la première fois au deuxième congrès eucharistique (Avignon, 1882) on peut la résumer d'après le compte rendu du congrès. Cette adoration per- pétuelle, ou quarante heures perpétuelles, existe à Rome depuis trois siècles; fondée par la bulle Gravis et diulurna de Clément VIII, 1592. En sup- plication pour les maux de l'Eglise et spéciale- ment de la France depuis 1883, l'oeuvre de l'ado- ration réparatrice des nations, dont un prêtre français, M. Brugidou, a été le promoteur à Rome, cherche à associer les diverses nations à cette adoration perpétuelle de Rome. Adora- ration nocturne. Fondée à Paris par le pianiste