ACV ACO. ACR 13
t ACKERMANN (PIERRE-LÉOPOLD).- 1771-1831.
Chanoine régulierde Latran dans la-chanoinie
de Neubourg. Professeur. de linguistique, d'ar-
chéologie et d'herméneutique, puis directeur de
la bibliothèque (1800). Introductio in libros
veteris Testamenti,. Vienne, 1825; etc.
t ACKERMANN (LOUISE-VICTOIRE CHOQUET,
DAME). 1813-1890. Femme poète, né et m. à
Paris. Ses poésies, écrites avec orignalité et vi-
gueur, reflètent un-pessimisme profond qu'on-.a
attribué à tort, suivant elle, à l'influence alle-
mande. Contes, 1855; Poésies philosophiques,
1866; Pensées d'une Solitaire, 1883 etc.
† ACKET (JEAN).' Poète flamand, né probable-
ment à Bruges, vécut du xvn° au XVIIIe s. Il fit
partie de la chambre de rhétorique de Bruges.
t ACLAND (SiR HENRY WENTWORTH). Savant.
anglais, né en 1815. Professeur royal de méde-
cine à l'université d'Oxford. Il fonda la Série
physiologique pour le musée de l'université d'Ox-
ford.
† ACLINER. v. a. Anc., Incliner, pencher,
soumettre.
t ACMÉOPS. s. m. ZooL. G. de coléoptères,
fam. des cérambycides tête médiocre, prolongée
en museau; antennes, filiformes de longueur
variable: prothorax régulièrement convexe,
'obtusément anguleux
Aconit.
phrodites, parfois zygomorphes ou groupées en
grappes simples, pétale postérieur se dévelop-
pant plus que les autres, s'arrondissant en
casque; corolle, quelquefois avec un calice pen-.
tamère, formée de huit pétales qui, à mesure que*
le calice devient pétaloïde, se réduisent à' des
appendices de plus en plus pétitscréusés en cas que
au sommet, souvent nectarifères; pistil formé.
d'un petit nombre de grands carpelles libres.à à
trois rangs d'ovules anatropes. Renfermant des
principes acres et vénéneux. Fleurs grandes,
jaunâtres, blanchâtres, bleues, violettes ou
rougeâtres, ou enfin panachées; Nombreuses
espèces. On cultive l'aconit à cause de l'agré-
ment de son feuillage profondément divisé et
de ses fleurs en forme de casque, qui durent
tout l'été. Les principales variétés cultivées sont
l'aconit napel ou tue-chien, à grandes fleurs
bleues; l'a. panaché, à fleurs panachées de
bleu et blanc; l'a. paniculé, à fleurs d'un bleu
brillant à pointe verte; l'a. à grandes fleurs d'un
bleu pâle bordé de bleu vif;' l'a. tue-loup, à
fleurs jaunes; l'a. des Pyrénées, etc. Toutes ces
'variétés sont vivaces. Elles préfèrent les terres
rocailleuses et un peu sèches. On- les sème en
terre douce et à demi ombragées, ou on les
multiplie par éclats des touffes. Il THÉRAP. A
petites doses, l'aconit ralentit la circulation,
abaisse la température, calme les désordres du
système nerveux, augmente la diurèse et la
diaphorèse. Des doses élevées produisent une
sensation de brûlure à l'épigastre, des nausées,
des obnubilations, des coliques violentes, le ra-
lentissement plus prononcé du pouls, une dé-
pressions marquée dans le fonctionnement de
tous les organes. Si l'augmentation des doses
est encore portée .plus haut, on .observe des
aux côtes. Trois es-
pèces rencontrées au
Canada..
ACOLLAS. Ajoutez
† ACOMMUNIER.
v. 'n. Anc:, Commu-
nier. || v. a. Donner
la communion.
.ACONCAGUA. Pic
des Andes chiliennes.
C'est la plus haute
montagne du Çhilt et
peut-être de toute
l'Amérique (6,834 m.),
par 32°41' lat. S.,
72°20'40" long. 0.
ACONÉINE. Ajoit-
teli ou ACONINE.
s. f. C27H41AZO4.
quand on la traite
par les alcalis éten-
dus, comme. la po-
tasse alcoolique.
ACONIT. Ajoutez
G. de plantes dicotyle-
dones dialypétales su-
pérovariées, fam. des
renonculacées hellé-
borées: fleurs herma-
vomissements incessants;une prostration extrême,
une paralysie générale, 1 et la mort arrive par
arrêt du cœur d'après les uns, part asphyxie
d'après quelques autres. C'est une substance
dangereuse dont il ne faut user qu'avec circon-
spection. On s'en sert comme diaphorétique, dans
le traitement du rhumatisme, de la goutte, de la
syphilis constitutionnelle; des fièvres éruptives;
comme stupëfiant, dans .toutes les maladies
,où l'on a préconisé l'administration des so-
lanées vireuses névralgies, coqueluche, dou-
leurs cancéreu-
'on filtre et on précipite.par l'acide sulfurique.
'Le liquide restant laisse .une huile verte qui
:surnage.et qu'on décante. Ce liquide, traité par
il'ammoniaque, soumis à l'ébullition, abandonne
un précipité d'où l'on isole l'aconitine par
l'acide sulfurique et l'ammoniaque. Fond à
183°. Peu soluble dans l'eau froide, soluble
¡dans l'alcool, l'éther; s'unit aux acides, pour
J former des sels bien définis. — G. R., Il THÉRAP.
'Les effets physiologiques de d'aconitirie sont
peu 'près analogues à ceux de l'aconit.
Ses effets thérapeutiques sont très variés., Elle
est utilisée avec avantage contre les névralgies
et les névroses (asthme 'spasmodique, toux
!convulsiv'e, palpitations nerveuses), l'angine
de poitrine, les gastralgies, la chorée, les
crampes, le tétanos'.et lesvcontractùres. Elle
I agit efficacement contre l'ascite, l'anasarque, les
hydropisies, la dysurie, la strangurie. Elle rend
1 aussi des services contre le rhumatisme, la
goutte, la syphilis, les sueurs rentrés, les fièvres
exanthématiques dont l'éruption sort mal:. Son
action dépressive sur le système musculaire, le
cœur et les vaisseaux a étérecommandéecontre
les raideurs tétaniques, l'hypertrophie du coeur,
les anévrismes dé l'aorte. C'est un poison excès-
sivement actif. La dose minimum de 1 à 2
centigrammes est suffisante pour produire des.
symptômes toxiques, de la dernière gravité. On
doit donc se tenir eu. garde, débuter par un
idemi-milligramme et n'augmenter que progres-
sivement. L'aconitine s'administre à l'état d'al-
.caloïde pur ou à. l'état de sel; pour l'usage
interne 'la .forme est à peu près indifférente.
Pour l'usage, externe, le
sulfate d'aconitine, qui est
plus soluble, mérite la
préférence. La poudre en
pilules ou granules, la.
teinture et la pommade
sont les préparations.les
plus employées.
i ACONVENANCER. v. a. Ans., Convenir.
t ACOPAYA. 6;OOO h.'V. de la république de
Nicaragua, principale v. du dep. de Chontales.
tACOrsis. s. m. ZOOL. — G. d'insectes hémi-
ptères, fam. des tettigonides. Se trouve d'ordi-
naire dans les prés humides. Canada.
t ACORDULÉCÈRE. s. f. ZOOL. — Fam. d'in-
sectes hyménoptères, fam. des tenthrédinides
l'apparence intérieure des sélandries; antennes à
six articles. — A. grasse (acordutecera saginata
Provancher), noire, polie, brillante. Canada.
ACORE. Ajoutez || THÉRAP. La racine de
l'acore odorant peut être utilement employée
dans les gastralgies; on en prépare des infusions
'et des décoctions en faisant infuser ou bouillir
de 12 à 15 grammes de cette racine dans un
litre d'eau.
t ACORIE. s. f: T. d'anat., Malformation con-
Acore.
ses, toux spas-
modiques, etc.
L'action de l'a-
conit..est très
variable.
ACONITINE.
S. f. CHIM. —
C30 H43 AZO12.
Matière pulvé-
rulente retirée
de l'aconitum
napellus par
Hep, et douée
de propriétés
très vénéneu-
ses. On la re-
tire de la racine
d'aconit napel;
épuisé par l'al-
cool, l'extrait
alcoolique est
traité par la
chaux éteinte,
ACOUSTIQUE (Pot).
génitale ou accidentelle dé l'œil qui consiste
dans l'absencé d'iris.
t ACOSTA (JOAQUIM). Colonel du génie au ser-
vice de la Nouvelle-Grenade, hé vers 1810. Un
des savants les plus distingués de l'Amérique du
Sud, servit d'abord dans l'armée colombienne.
t ACOSTA (GABRIEL). Prêtre et chanoine por-
tugais. Professeur. d'exégèse biblique à l'univer-
sité de Coïmbre, auteur de différents commen-
taire publiés à Lyon, in-f°, 1641.
t ACOUARDIR. v. a. Anc., Rendre couard.
† ACOULURE. s. f. Dans l'exploitation du
¡"bois de flottage, Petite mise ou portion de Om.11
environ qui entre dans un coupon.
t ACOUOPHONIE.
s. f. (gr. axouetv, en-
tendre, et ϕνη, voix).
MÉD. — Emploi com-
biné. de l'auscultâ-
tion et de la percus-
'sion.
t ACQUEVILLE.
246 h. Bourg de
France (calvados),
arr. de Falaise, cant.
de Thury-Harcourt
(Martin).
Eglise dé l'époque de transition, élégants cha-
piteaux, jolie porte romaine.
-t ACQUISITIF, IVE. adj. Qui a la-propriété d'ac-
quérir. En droit, on divise la prescription en.
acquisitive ou usucapion et en' libératrice.
† ACRABATÈNE Prov. de la Judée à l'E.
j entre.Jéricho et iVéoptis; l'une. des deux topar-
chies de la Palestine.
t ACRABATHANE. Région du sud-ouest de
la mer Morte, qui fut envahie par les Iduméens
lors de la captivité de Babylone, et où Judas
Macchabée' leur infligea une' terrible défaite.
Ne pas confondre avec l'Acrabatene.
t ACRAUX. s. m; pi. Angles d'un harpon.
ACRE (SAINT-JEAN-D'), Ajoutez Fut en'1229
le ch.-I. des possessions chrétiennes en Terre
1 Sainte et celui des hospitaliers prit alors le
j nom de Saint-Jean-d'Acre. Assiégée par Mélick
en 1291, elle fut enlevée après trente-trois jours
de siège, et une population de 60,000 chrétiens-
faut livrée au massacre ou à l'esclavage.
† ACRI (FRANÇOIS). Philosophe italien,'né à
Catanzaro (Calabre) en Professeur d'histoire
jet de philosophie à l'université de Bologne.
† ACRIDIDÉS OU ACRIDIENS. s. m. pl. ZOOL.
— Fam. d'insectes' arthropodes hexapodes,
o. des orthoptères corps allongé èt comprimé
j latéralement tête verticale; antennes courtes,
iplus où moins filiformes, implantées sur le
front, presque toujours des stemmates; lèvre
1 supérieure très grande, plus grande; même que
chez aucun autre insecte, divisée au milieu du
1 bord inférieur; palpes maxillaires à cinq
articles; langue épaisse et charnue; les, ailes
antérieures sont résistantes et à. peine plus
larges que les postérieures, celles-ci se replient
;en éventail pendant le repos et sont alors com-
iplètement recouvertes par les premières; les ailes
manquent rarement. Pattes offrant des tarses
à trois articles et
i des pelotes entre les
deux griffes termi-
nales; cuisses des
pattes postérieures
épaissies à -la base;
l'abdomen se com-
pose de neuf seg-
ments, dont le pré-
mier est soudé au
ACROCINE.
métathorax par sa fàce ventrale; de chaque
coté du métathorax, en avant du segment
abdominal, sont placés les organes de l'ouïe.
'La femelle 'n'offre point wd'oviscapté; cet- or-
gane est remplacé par quatre stylets cornés.
disposés par paires de chaque côté; le mâle
fait entendre un bruit grêle et perçant, en frot-
tant le bord interne dentelé des cuisses posté-
rieures contre les nervures saillantes des élytres.
La femelle possède aussi cet appareil de stridu-
lation, mais à l'état rudimentaire et pareil à
celui des larves; cependant chez quelques espè-
ces elle peut produire des sons, mais plus fai-
bles; se tiennent de préférence dans les champ,
les prairies, et sur-les montagnes; ils restent à
l'état de larves pendant le printemps et une
partie de l'été, deviennent adultes à la fin de
l'été et à l'autoinne. Ils ont le vol court et
produisent en l'air un bruit de crécelle. Ils
se, nourrissent de substances végétales. G.