ABU ABY ACC 9 D CI. DES DICT. = SUPPL. 2 l'abstinence, ne distingue pas comme la loi mosaïque les animaux purs et les animaux impurs;'elle ne connait pas non plus comme les païens des jours fastes et des jours néfastes. Mais elle commande aux chrétiens de s'imposer certaines privations pour soumettre le corps à l'esprit, réprimer les appétits déréglés de là chair et expier par les pénitences.les fautes que l'on a faites. Ces mortifications volontaires matent les sens et élèdent 'l'esprit vers les ABYSSINIENS. son et de la viande, parce qu'il supposait d'après sa doctrine de la métempsycose, que les àmes humaines éinigraient dans les corps des animaux. Les stoïciens avaient pour maxime les fameux mots d'Epictète: Abstiens-toi et supporte (abstine susline), mais leurbut était de surexciter l'orgueil de l'homme en le portant à se. rendre maître de la nature, en se dominant lui-méme. t ABSTREICH. s. m. (mot allemand signifiant écumage). T. de métall., Produit pâteux qui surnage sur lè plomb argentifère fondu dans l'opération de l'affinage, t ABTS (WAUTHIER). Peintre, florissait en 1606. Élève de Guillaume De Vos. Admis dans la gilde de Saint-Luc à Anvers en 1594. il fut le maître de Léonard Coymans. t ARUDACNUS (JOSEPH). Jésuite. Un des plus savants orientalistes ,de son temps. Enseigna l'arabe à Louvain et à Vienne. — Historia Jaco- bitarun seu Captorum. in Ægypto, Lybia, Oxford, 1675, in-4°. † ABUMION. s. m. BOT. Voy. AGAPANTHE. t ABUNDE (SAINT). Mansionnaire de l'église Saint-Pierre de Rome. F. le 14. avril. t ABUNDIO (ABBAYE DE SAINT-). Abbaye de l'ordre de Cîteaux, en Lombardie, au diocèse de Côme. Fondée avant 1351, par un abbé fran- çais nommé Bernard, qui fut nommé évêque de Côme en 1381 par le pape,Clément IV. t ABUSE' EN COUR (L'). Poème allégorique et choses célestes. On doit deman- der la dispense au curé. de sa paroisse et com- penser. l'absti- nence par une œuvre de piété ou de charité. Aujourd'.hui la plupart des évê- quos, :en. vertu d'un induit spé- cial du Saint- Siège, exemp- tent leurs diocé- sains de l'ab- stinence du u samedi. || HIST. — Certains phi- losophes ont t prescrit l'absti- nence à leurs disciples. Pythà- gore défendit l'usage du pois- ACAciA: moral, mêlé de prose, composé eri 1473 par René d'Anjou, roi de Sicile. Ce prince y raconte, sous forme de dialogue, les mésaventures, d'un personnage imaginaire qui, après avoir été élevé par un grand clerc,:son parent, dans la pratique de ses devoirs, se laisse entraîner à la cour par Abus et Fol-Cuider, époux de Folle- Bombance, y compose des ballades pour les dames, auprès desquelles il a quelques succès, vit dans le luxé et l'élégance, s'éprend de Folle- Amour, puis finit par se voir mystifié, ruiné,. congédié; il-se retire alors dans une terre loin- taine, sans autre soutien que damé Patience, qui'ne l'empèche pas de tomber entre les mains :de'Pau- vrété: et dé itlâladie. L'ou- vrage contient divers traits de satire contre les courtisans. L'auteur y fait de nombreuses allusions à sa carrière accidentée: Ce livre a été imprimé dans le tome IV des Œuvres du roi René, éditées pair M. de Quatrebarbes.- L. de la b1. ABUTER. Ajoutez v. a. Anc., Diriger un but. || Fig., Régler, arrêter, fixer: || v. n. Toucher au but. Supprimez depuis MAR. jusqu'à la fin de l'article. t ABY ou ÆBY. (CHRIS- TOpHe-THÉODORE). Anatomiste suisse, né en 1835. Gradué de l'université de Bâle, devint par- la suite professeur d'anatomie à Berne. Alpiniste distingué, il a exécuté de nombreuses ascen- sions et explorations dans les Alpes suisses. † ABYLE (SÀINT), en làt. Abilius: Deuxième évêque d'Alexandrie et confesseur. F. les 4 mars et 17 août. -t ABYSCHKAN. Lac de la Sibérie (gouv. de Tobolsk). Il fait partie d'un vaste groupe de lacs et de lagunes.s'étendant sur près de 250 kilom. et qui, quoique à une petite distance de la r. dr. de l'Irtych, ne .'paraissent avoir aucune communication avec ce fleuve. t ABYSSaL, ALE. adj. Sans fond, profond. || T: de géol., Zone abyssale, Les .grandes' pro- fondeurs océaniques. || T. de zool., Faune abyssale, Les animaux qu'on trouve dans la zone abyssale. ABYSSINIE. Supprimez la dernière phrase de cet article et ajoutez Le négus Jean était auparavant roi du Tigré sous le nom. de Kassaï (1872): Cependant l'Egypte, maitresse de Mas- saouah et dé Harrar, considérait encore l'Abyssi- nie comme une enclave de son empire, lorsque éclata l'insurrection du Mahdi. Le 25 février 1885, en présence du réveil du fanatisme musul- man, de l'impuissance déclarée du khédive Tew- fik à conserver Massaouah, l'Italie, d'accord avec l'Angleterre, saisit le prétexte de-protéger sa colonie d'Assab pour occuper Massaouah et y établir graduellement sa complète domination pendant quatorze mois. Lorsque, en 1887, le ras Aloula, gouverneur du Hamacen, irrité par l'ôc- cupation, de Saàti et de Oua-a, marcha contre Saati et s'en empara, le parlement italien décida une expédition militaire, sous le commande- ment du lieutenant-général San Marzano. Deux mois après, le négus Jean offrit la paix, et le corps expéditionnaire retourna en Italie. Jean eut alors à lutter contre le roi du Choa, Mé- nélik, que l'Italie appuyait. Il fut défait et tué le 11 màrs 1889 à la frontière du Galabat. Ce- pendant un prétendant, Mangascia, et le ras Aloula continuaient les hostilités dans le Tigré contre les 'chefs àlliés' de l'Italie. En 1890, le général Orero entrait sans combat dans la capitale du Tigré. Peu auparavant, llénélik. avait-signé avec le comte Antonelli un traité que' ratifia le roi d'Italie; par lequel Ménélik s'engageait à ne correspondre avec les puis- sances que. par l'entremise du .gouvernement italien. il obtint peu après la 'soumission du roi de Godjam et des chefs de l'Amhara, et le 3 novembre 1891 il se fit à son tour cod ronner empereur d'Abyssinie à Ankober. Dès ce moment, l'Italie se considéra, en vertu de l'article 17 du traité, comme ayant cette con- tree sous son protectorat. Mais le texte du traité avait été altéré dans la traduction ACAJOU (fleur coupée; gynécée et dis,que). italienne. L'article 17 de l'original disait que « dans ses rapports avec l'étranger le roi pouvait, employer l'intermédiaire de l'Italie et la traduction « que leroi était tenu de recourir à-cet intermédiaire ». Cette divergence de textes donna naissance à' un différend très grave et, pour l'aplanir, la coûr de Rome renvoya le comte Antonelli en Abyssinie. blénélik rédigea un nouveau traité qu'il présenta au comte Anto- nelli. Celui-ci prit le document et le déchira en présence de l'empereur d'Abyssinie et de sa cour. Ménélik, furieux de cet outrage, le fit reconduire à la frontière, De- puis lors, il y rupture com plète entre l'Italie et Ménélik, et le protectorat qu'elle prétend exercer sur l'Abyssinie n'est qu'un leurre. † ABZUG. s. m. (mot allem. signifiant dégorgement). Pelli- cute'qui se forme-à la surface du plomb en fusion, et qui est un oxyde de' plomb mêle de matières étrangères. On en ex- trait le plomb en les 'faisant entrer. dans le lit de :fusion FEUILLE D'ACANTHE (sculpture). pendant le traitement du plomb pour, Ia'revi- vification des litharges sauvages, ACADÉMIE. s. f.- Ajoutez || Académie de marine: — Instituée en mais bientôt dis- persée par les désastres de la guerre' coloniale, réorganisée en 1769, elle. n'a subsisté que jus- qu'en 1793. Moins heureuse que les trois autres académies, elle n'a pas été rétablie en 1795. || en résùlte qu'elle n'est pas connue. Cependant sa part 'dans les progrès de la science est telle- ment importante que l'histoire des idées de.ses membres et de leurs travaux est une partie de ACANTHOCERAS. l'histoire navale et que la mémoire n'en doit pas périr. — Cf. Alf. Doneaud du Plan, Histoire de l'Académie de mariné. ACADEMIQUE. Completez ainsi cet art. Il Qui appartient ou qui convient 'a des académi- ciens, à une académie. Séance académique. Il Part., Qui appartient à l'Académie française. Disco.urs académique: II En parlant du style, des compositions littéraires et des beaux-arts, Cor- rect, élëgant, mais où.la correction et l'élégance font tort à la vérité et à la simplicité. T. de beaux-arts, Figure académique, Figure d'étude, traitée sans égard à: l'ensemble d'un tableau. || En parlant Des personnes; Digne d'être de 'l'Académie. ACADIEN. Ajoutez || GÉOL. Etage aca- dien, Division la plus ancienne de la période pri- mordiale ou cambrienne. Cet étage est représenté à Saint-Jean (Nouveau- Brunswick) par des- schistes gris et. noirs, avec quelques grès. t ACAMANTIS. Nom lat. de Chypre. ACANTHIAS. Ajou- tez Ce poisson était autrefois très commun dans le golfe Saint- Laurent: On le chassait ACANTHOCÈRE. pour l'huile qu'on retirait de son foie, fort volu- mineux. t ACARIASIS. s. f. La gale. ACARON ou ACCARON. Ajoutez Auj. Aker, village de 800 h., à l'O. d'Emmaüs Nicopolis. ACATENANGO. 3,000 h. V. du Guatémala sur la r. g. du Guacalate, entre les deux. cônes du volcan d'Agua à l'E. et de Fuego à.l'0. La cime du' volcan d'Acatenango, qui s'élève au N. du Fuego à 4.,150 ni. de hauteur, a son cratère détruit; mais d'une fente latérale se dégage encore de la vapeur d'eau assez chaude, un peu sulfureuse. t ACATHARSIE. S. f. (a privat., gr. xαθαɩρεɩ, purifier). Impureté d'humeurs. t ACCA (SAINT), en lat. Accas. Evêque d'In- golstadt,' en Allemagne. F. le 30 nov.