RES RES RE S treindrai;. je restreindrais; restreins; qu'il restreigne; que je restreigne, que nous restrei- gnions, que vous restreigniez; qus je restrei- gnisse restreignant). Resserrer. Restreindre un lien. D'un fil de soie le restreint et cousi. Oarln le Loheroin; \,il, s. Sens vieilli. II Absol., Médicament qui restreint. il Ane, Réprimer. Il Fig., Réduire, diminuer, •> borner, limiter. « Puisqu'il n'y a rien de si insupportable à notre orgueil que le gouverne- ment despotique, le plus grand problème euro- péen est donc de savoir comment on peut res- treindre le pouvoir souverain sans le détruire. » (Joseph de Maistre.) Il Avec le pr. pers., Se restreindre à une chose, S'y borner, s'y ré- duire. Bon ne voit-on jamais que ceux que l'on estime? Nous sommes dans le monde un peu plus indulgents. Il faudrait se restreindrc voir trop peu de gens. La Chaussée, Ec. de la jeun., lit, Dans le patois wallon, ftaslrainde, Serrer, plier; en Normandie, Rélreint, Constipé. F. L. RESTREINTE, s. f. T. de chiromancie, Ligne qui se forme, en pliant un peu le poignet, à la jonction de la main avec le bras. restrictif, ive. adj. Qui restreint, qui limite. Des termes restrictifs. Clause restrictive. || s. m. Ane, Effet restrictif. Ce n'est qu'un restraintif d'amour. Chartes d'Orléans, Rondet, 55. II Anc., En médecine, Restringent.' RESTRICTION, s. f. Condition qui restreint, modification. « Dieu n'est pas l'infini en éten- v due, c'est l'l'stre sans restriction. » (Malobranche.) Il Restriction mentale, Réserve qu'on fait d'une partie de ce que l'on pense, pour induire en erreur ceux à qui l'on parle. « Les restrictions mentales et les équivoques, qui consistent à ajouter dans l'esprit et en soi-même quelque chose qui change le sens des paroles qu'on pro- nonce. » (Nicole.) F. L. RESTRINOENT, ENTE. adj. MÉD. Qui a la propriété de resserrer une partie relâchée. Une eau restringente. il s. m. Un bon restringent. L'extrait de Saturne est un restringent. resubdiviser. v.,a. Subdiviser de nouveau. RESUBTILISER, v. a. Rendre à nouveau sub- til, délié. « Pour les resubtiliser; les pères les renvoyent en autres lieux. » (La Noue.) F. G. resuivre, v. a. Voy. RESSUIVRE. résultant, ante. adj. Qui résulte, qui est conséquence. « Deux natures et deux volontés résultantes de l'hypostase. » (Voltaire.) Il Ne se dit guère qu'en terme de procédure. Les cas ré- sultants du procès. || Piiïs.' Affinité résul- tante, Celle qui s'exerce' quand un corps com- posé agit sans que ses éléments se séparent. Il s. m. Mathéjiat. -Le résultlt de l'élimination d'un certain nombre d'inconnues entre des équa- tions:données. RÉSULTANTE, s. f. La force qui résulte de la composition de plusieurs forces appliquées à un point donné. « Les actions élémentaires que la pesanteur exerce sur un corps, ont une résul- tante. » (J. Jamin.) Il Géom. Résultante de deux droites Droite égale et parallèle à la diagonale d'un ̃parallélogramme construit sur deux droites égales et parallèles aux deux proposées. Il Résultante de plusieurs droites, Droite égale et parallèle à celle ;qui fermerait un contour polygonal ayant ses cô- ;tés égaux et parallèles aux droites données. II ALC. Equation'qui représente une fonc- tion quelconque des racines d'une équation pro- posée. II,Fig. Ce qui résulte de plusieurs ac- tions combinées. « Si je puis me servir d'une expression géométrique, la royauté européenne a été en quelque sorte la résultante de toutes les espèces de royautés possibles: » (Giiizot:)'– F.'L. Il Un corps solide sur leq'uel agissent .plusieurs forces peut être maintenu en repos par une seule force appliquée en un certain' point de ce corps. La force qui est directement opposée et égale à cette dernière est ce qu'on appelle la résultante. Elle peut toujours remplacer un sys- tème de forces appelées, par opposition, com- posantes. Les couples et les moments des forces sont aussi susceptibles d'être remplacés par un couple résultant et un mouvement résultant. Un mouvement résultant est le mouvement définitif d'un corps animé de plusieurs mouvements dif- férents dits composants.. RÉSULTAT. s. m. Ce qui résulte, ce qui s'en- suit d'une délibération, d'une conférence, d'un principe, d'une opération, d'une cause,- d'un événement. « Tout ce qui ne se résout pas en fait est compté pour rien par l'humanité; elle veut de grands résultats, car il n'y a que les grands résultats qui viennent jusqu'à elle. » (V. Cousin.) Il PHYSIOL. Phénomènes qui, n'ap- partenant pas à des tissus ou des appareils particuliers, sont l'attribut de l'ensemble de l'organisme considéré comme un tout. «La production de la chaleur. chez les animaux est un -résultat. » (l,ittré.)- F. L. RÉSULTER, v. n. (lat. resultare, fréquen- tatif de resilire, proprem. rejaillir, rebondir). S'ensuivre. Ne se dit qu'à l'infinitil et à la troi- sième personne des autres temps, et il s'em- ploie pour marquer les inductions, les consé- quences qu'on tire d'un discours, d'un raisonne- ment, d'un examen, d'une recherche, etc.. « Le caractère, le génie, l'esprit français résultent de ce que les différentes provinces de ce royaume ont entre elles de semblable. » (Voltaire.) Il Se dit également Des suites de certains événements, des effets de certaines causes. « Le charme de la voix ne tient pas seulement à la qualité du son, il résulte encore de cette délicatesse de sentiments qui varie les expressions et modifie l'accent.. » (M™ Roland.) Il Anc., Résulter à, Aboutir k, concorder à. F. L. résumé, s. m. Analyse sommaire. Le résumé d'un discours. Le résumé des débats d'un procès criminel. Il .Imagè réduite. « Une des plus, belles vallées du monde, l'une de celles où l'on peut contempler en un tour d'horizon, comme un résumé de' toute la grandeur des Alpes. » (E. Reclus.) Il Se dit particulièrement de cer- tains précis ou abrégés. Résumé do l'histoire de France. Résumé historique. Il Au résumé, en ré- sumé, loc. adv., En résumant, en récapitulant tout. En résumé, j'ai plus à me louer de lui qu'à m'en plaindre. F. L. RÉSUMER, v. a. (lat. sumere, prendre). Resserrer et rendre en peu de paroles ce qu'il y a de plus important dans une discussion, dans un discours, dans un argument. « Deux mots résument toute la doctrine de Bacon utilité et progrès. » (Rigault.) Il Par extens., Of- frir l'image réduite de. « C'était entre les cités de l'Asie hellénique comme un concours de magnificence la splendeur de leurs édifices, le luxe de leurs temples et de leurs fêtes résu- maient toutes leurs prétentions d'importance, de suprémat,ic, de liberté môme. » (Champa- gny.) Il v. réfl. Reprendre en peu de mots ce qu'on a dit, et en tirer un résultat. Je me ré- sume, et je finis en demandant que. Il Etre résumé. « Chacun des romans de George Sand se résume dans une situation et dans un paysage dont rien ne peut rompre ni déconcer- ter la poétique union. » (Caro.) Réscmpte. s. f. (lat. resumpta, thesis re- sumpta, de resumere, résumer). Dernière thèse qu'un docteur en théologie était obligé de sou- tenir. après sept ans de doctorat, pour avoir le droit de présider aux thèses. RÉSUMPTÉ. adj. m. Se disait du docteur qui avait soutenu sa résumpte. ̃ RÉSUMPTIF, ive. adj. ANc. Pharm. Se di- sait des médicaments qu'on croyait propres à restaurer un 'corps faible et languissant. BÉSUMPTION. s. f. T. didact., Action de résu- mer. La résumption d'un argument. Vx. résupination, s. f. (lat. supinus, couché sur le dos). BOT. Etat d'une fleur résupinée. RÉSUPINÉ, ÉE. adj. Bot. Qui offre en haut les parties dont la situation devrait être en bas. RÉSURE, s. f. Préparation d'oeufs salés qu'on emploie comme appât pour la pêche à la sar- dine. On dit aussi roque. Il Filet dont on se sert pour prendre les sardines. resurgir, v.'n. Surgir de nouvéau. RÉSURRECTEUR. s. m. (fat. resurgere, res- susciter, de surgere, se lever). Celui qui ressus- cite, qui rend la vie. RÉSUrrectif, ivf,. adj. Qui ressuscite, qui fait ressusciter. Résurrection, s. f. Retour de la mort à la vie. La résurrection de Notre-Seigneur. « Voilà ma vie, ma résurrection, ma ressuscitation. » (L'Amant ressuscité; xv° s.) il La fête de la Résurrection,' Les octaves de Pâques. « Nulle part dans la chrétienté lâ résurrection du Sau- veur, cette fête des fêtes, n'était célébrée plus magnifiquement qu'à Constantinople et dans la métropole de Sainte-Sophie. (Am. Thierry.) Il B. -Arts.– Dessin, tableau qui représente la résur- rection de Jésus-Christ. Il Théol. insurrection pour un temps, Celle où un homme ressuscite pour mourir de nouveau. Il Résurrection perpé- tuelle, éternelle, Celle où l'on passe de la mort à l'immortalité. || Fig., C'est une résurrection,'une véritable résurrection, Se Dit d'uneguérison, d'une délivrance surprenante, inopinée. « Comme ces malheureux [captifs], se tenaient pour morts' depuis longtemps, cette liberté qu'ils recevaient do la grâce de Luculle leur paraissait moins une délivrance qu'une résurrection et une seconde vie. » (Rolliu.) Il Heii.mét. Résurrection des phi- losophes, Projection de l'élixir parfait sur les mé- taux. F. L. || Tiiéol. dogsi. Il est de foi que tous les hommes ressusciteront un jour suivant le IV' concile général de Latran (1215), tous les hommes, les réprouvés comme les élus, ressuscitèront avec leurs propres corps. C'est la croyance de tous les temps. Le symbole de saint Athanase; qui est reçu dans toute l'Église, porte Tous les hommes doivent ressusciter avec leurs corps. Nous trouvons la même profes- sion de foi dans le symbole du premier concile œcuménique de Constantinople, de 381; on lit dans ce symbole, qui se chante dans l'église grecque comme dans l'église latine nous attendons la résurrection des morts; ce qui est conforme au symbole des apôtres je crois la résurrection de la chair. Aussi les Pères'de l'Église, s'appuyant tout à la fois sur la tradi- tion apostolique et sur les oracles de l'Ancien et du Nouveau Testaient, ont constamment., professé et défendu le dogme de la résurrec- tion des corps. Jésus-Christ et les apôtres, les patriarches et les- prophètes, les Pères et les conciles, la croyance générale et constante de l'Eglise catholique, les symboles ou pro- fessions de foi due tous les chréticns, nous annoncent que tous les hommes ressusciteront un jour, afin de recevoir, après la résurrection, le complément de leur bonheur ou de leur malheur éternel. Vouloir que ce dogme ne soit qu'un-mythe qui remonte aux temps primi- tifs, qu'une opinion mythologitlue, ne serait-ce pas méconnaître l'autorité des oracles sacrés, l'autorité de Dieu même ? Ne serait-ce pas ébranler les fondements de toute la religion, de toute certitude traditionnelle? L'incrédule a dit que la résurrection des corps est impos- sible il l'a dit, mais il l'a pas prouvé, et on ne le prouvera jamais. Comment en etfet prouver que celui qui a pu tirer lcs corps du néant ne peut les faire revivre, ou leur rendre la même forme qu'ils avaient auparavant ? Nier la possibilité do la résurrec- tion, c'est évidemment nier la création, nier la puissance de Dieu, nier Dieu lui-même. Tous les hommes ne ressusciteront pas dans le même état. Nous ressusciterons tous, dit l'apôtre, mais nous ne serons pas tous chan- gés Omnes guident resurgemus, sed non omnes immutabimur. Les uns ressusciteront avec des corps glorieux, pour la vie éternelle les autres ressusciteront avec des corps cou- verts d'ignominie, pour être livrés au sup- plice de l'enfer, qui ne finira jamais. A la .vérité, tous les hommes ressusciteront avec le môme corps, quant à la substance qu'ils avaient sur la terre, et ce corps aura tout ce qui tient à l'intégrité de sa nature. « Alors, dit saint Augustin, il ne restera rien de défec- tueux dans le corps. Les enfants comme les vieillards, les faibles comme les forts, ceux qui sont infirmes ou privés de quel- ques membres comme ceux qui ont conservé leur corps entier, tous ressusciteront dans un état parfait; il en sera de l'œuvre de la résurrection comme de l'œuvrede la création, elle sera digne de Dieu. Les méchants eux- mêmes ressusciteront avec tous leurs mem- bres mais, à la différence des bons, qui seront rétablis dans leur premier état., pour recevoir une récompense plus complète, les méchants ne recevront leur corps que pour l'augmentation de leur supplice. Le corps de ceux-ci sera certainement immortel comme la corps des justes; mais il ne le sera que pour souffrir éternellement. De plus, les corps saints auront des qualités surnaturelles que n'auront point les corps des réprouvés, savoir l'impas- sibilité, la clarté, l'agilité et la subtilité. Voy. JUGEMENT DERNIEIt. Cardinal Gousset. Ré- surrection de Jésus-Christ, La résurrection de Jésus-Christ est pour l'église catholique et pour