RES RES RES 65 DICT. DES DICT. T. I. 9 sort de l'esprit humain. » (Buffon.) Il Cela est du ressort de la théologie,.de la jurisprudence, etc., C'est à la théologie, à la jurisprudence, etc., traiter de cette matière, à en décider.. F. G. lti;s.S()RTlli. v. n. (je ressors, tu ressors, il' ressort, nous ressortons, vous ressortez, ils'res- sortent je ressortais, etc.; ressortant). Sortir de nouveau, après être déjà sorti, ou Sortir après être entré. « Quand j'entrai chez vous hier, je ne' faisais que vous aimer; quand j'en res- sortis, je vous adorais. » (Chaulieu.) ||Anc, v. a., Repousser, rejaillir. Artus vit sa Vent ressortir Et les Romains vit esbaudir. Wacc, Rou; xna s. Il Sortir d'un endroit après l'avoir traversé, en parlant d'un instrument aigu, d'une arme. « Sa blessure était profonde: le trait ressortait par der- rière. » (Michelet.) Il Se dit figurément Des choses que leur opposition avec d'autres rend plus frap- pantes, plus saillantes. « On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres. » (Chateau- briand.) Il Fig., Les ombres font ressortir les lu- mières, De légers défauts semblent faire ressortir d'heureuses qualités. Il Paraître avec plus de re- lief, en parlant d'un personnage, d'une figure historique, « Arnaud de Brescia est un homme dont la figure personnelle ressort bien plus dans l'histoire que celle de Pierre Valdo. » (La- cordaire.) il Découler de, résulter. « Nos'Ié- gislateurs du siècle cherchent à former un bien général, duquel ressorte lé bonheur de chaque particulier. » (M100 lioland.) |j Impersonn., Il ressort de ces considérants que. F. L. RESSORTI, v. n. (je ressortis, tu ressortis. il ressortit, nous ressortissons, vous ressortissez, ils ressortissent je ressortissais, etc.; ressort- tissant). Etre du ressort, de la dépendance ou de la compétence de quelque juridiction. « Mon avis est que la Bresse ressortisse a la cour des aydes a Paris: » (Sully.) Il Fig., Se rapporter à, être fait pour. « Non seulement l'homme fait ressortir à lui toutes les plantes, mais encore tous les animaux. D (Bernardin de Saint-Pierre.) F. Ià RESSORTISSANT, axte. adj. Qui ressortit. Les tribunaux de plusieurs provinces étaient ressortissants au parlement de Paris. ressouder, v. a. Souder de nouveau, re- faire une soudure. Ressouder des tuyaux. || Fig. « On eût dit un géant brisé et mal ressoudé. » (V. Hugo.) il Fermer.- « Celle eau resoude les plaies. » (Evonime.) Il Anc., Raccommoder, en général. || v. p'r. Anc., au fig., Se raccommoder, se réconcilier. « Ne se peuvent ressouder ne mettre ensemble. » (Froissart.) F. L. RESSOUUURE. s. f. Seconde soudure. V. a. Voy. RESOUFFLER. RESSOUFFRIR. y. a. V6y. ReSOÛFFIUB. RESSOURCE, s. f. (dérivé de resors, participe du verbe vx fr.- resortlre, qui est le latin resur- gerè, se relever). Ce qu'on emploie, ce' quoi on a recours dans une extrémité fâcheuse, pour se tirer d'embarras, pour vaincre des diffi- 1 cultes. « Plus les ressources diminuent, plus on sent croître les besoins. » (Marmontel.) Il Sans ressource, Sans remède. « La seigneurie ro- maine plus par eulx-mesnies que par estranges ennemis est decheue de tout sans ressource. » (Alain Chartier.) Il Les ressources d'une langue, Les moyens qu'elle offre à l'écrivain pour rendre -sa pensée. L'auteur ne connaissait pas assez les ressources de la langue. Il Ce cheval a de la res- source, Après une longue fatigue, on lui trouve encore de la.vigueur. Il Fauc. Synonyme de Remontée en parlant De l'oiseau. |j Fig., Un homme de ressource, plein de ressources dans l'esprit, Un homme fertile en expédients, en moyens de réussir, pour lui et pour les autres. « Il surpassait en habileté pratique, en talent de ressources, les hommes les plus déliés parmi la race; gallo-romaine. » (Aug. Thierry.) 1/ Une ville de ressource, Une ville où l'on trouve facilement tout ce dont on a besoin ou envie. || Fam., Faire ressource, Se procurer -un moyen de raccommoder, de rétablir ses affaires. « J'ai tout perdu, je suis sans un sol, sans- une obole, et prête à vous égorger, si vous ne me prêtez de quoi faire ressource. » (Dan- court.) F. L. RESSOUVENANCE. s. f. Nouvelle souvenance, ressouvenir. Savoir devons que memoire et remeniscence ou resovenance ont différence. » (J. Le Bel, Li Ars d'Amour; xiv° s.) RESSOUVENIR ( SE ), v. pr. Se souvenir d'une chose, soit qu'on l'eût oubliée, soit.qu'on en ait conservé la mémoire. « L'âme vit en concevant par l'entendement, en aimant parla volonté et en se ressouvenant par la mémoire. n- (Nicole :) Il Considérer, faire attention, faire réflexion. -̃ Méritez les lauriers qui vous sont réservés, Boileau, Lutrin, III. Il Par manière de menace, Je m'en ressouvién- drai quelque jour, Je m'en vengerai. Il Vous vous en ressouviendrez tôt ou tard, Vous en serez puni. Il Ressouvenir, s'emploie, quelquefois comme verbe impersonnel. A présent il m'en ressouvient. Vous en ressouvient-il? RESSOUVENIR, s. m: Idée que l'on conserve ou que l'on se rappelle d'une chose passée. « Tel de ses livres qui semble émaner d'une donnée toute moderne trahit par mille ressou- venirs inconscients ou voulus la préoccupation constante d'un' esprit vivant dans un siècle et pensant dans un autre. » (Fr. Loliée.) Sentiment d'une douleur qui se renouvelle. Il y a des maux dont on n'est jamais si bien guéri, qu'il n'en reste quelque ressouvenir, des ressouvenirs. ̃ RESSUAGE. s: m. Action, état d'un corps qui ressue. Il Céram. Action d'enlever il une pâte l'excès d'eau qu'elle contient. il Métall. Opération ayant pour but d'enlever les souf- flures qui se produisent à la surface des lingots. On les recouvre d'une couché d'argile ét on les porte à une haute température; les lingots sont ensuite soumis au martelage qui donne une sou- dure parfaite, car l'oxyde, de fer renfermé dans les soufflures s'est combiné avec le silicate d'alumine. RESSUER. v.- n. (ré et suer; il se conjugue comme suer). Suer de nouveau. Il Il se dit des corps qui rendent et laissent sortir leur humi- dité intérieure. Quand il dégèle, les murailles ressuent. Il On dit que la graine du cacaoyer ressue Quand la masse du ces graines mises en tas se couvre d'une moisissure grisâtre et laisse échapper une quantité considérable de suc. Il Faire ressuer le creusot, Faire fondre l'argent qui y est attaché. p T. de métallurgie, Faire ressuer, Séparer à l'aide du plomb, l'argent contenu dans le cuivre, ou par la chaleur le plomb du cuivre. Il Dégager le fer des corps étrangers qui sont dans la gueuse. RESSUI. s. m. VéN. Lieu où les bêtes fauves et te gibier se retirent pour se sécher, après la pluie ou après la rosée du matin. Il En par- lant Du gibier à plume, Lui donner du ressuai, Le placer dans un parc biensablé. ||Céiiam. Défaut que présentent les poteries composées quand, au sortir du four, au lieu d'un aspect brillant, elles ont un aspect plus ou moins mat. RESSUlEMENT. s. m. Agmc; Evaporation d'une partie de l'humidité naturelle de, la terre ou des graines. RESSUIVRE. v. a. Suivre en revenant, suivre de nouveau. Il Fig. Et un.penser qui me suit et resuit. Ronsard, Œuv., p. 80, éd. in-fol. RESSURE: s. f. Comm. Sorte de caviar pré- paré avec les œufs de morue. RESSUSCITABLe. adj. 2 g. Qui peut être ressus- cité, rappelé à la vie. Il Fig. « L'histoire à perpétuité ressuscitable et apte à recouvrer la parole. » (Martin du Bellay.) RESSUSCITANT, ANTE. adj. Qui ressuscite. Une action ressuscitante.. ressuscitatif, ive. adj. Qui a la vertu de ressusciter. « Puis mist à l'entour [de la plaie] ung peu d'ung onguent qu'il àppeloit ressuscitatif. » (Rabelais.) RESSUSCITATION. s. f. Action de ressusci- ter. Vx. RESSUSCITER, v. a. (lat. resuscitare réveiller, faire revivre)., Ramener de la mort à la vie. « C'estôit un chef-d'œuvre en terre, un second duc Philippe ressuscité au monde. » (Molinet.) Il Prov. et par exagérat., Cette liqueur, cette essence, ce vin serait capable de ressusci- ter un mort. Il Par extens. Ce remède l'a res- suscité, II l'a guéri d'une maladie qui paraissait désespérée. « Celui qui vous a ressuscité contre l'opinion des médecins, vous délivrera quand tout secours vous semblera failli. » (Mar- guerite de Navarre.) Il Fig., Cette bonne nouvelle l'a ressuscité, Elle l'a tiré du chagrin mortel où il était. || Fig., Renouveler, faire revivre. « Aucun d'eux [des grands chefs barbares] ne parvient à ressusciter, même un seul moment, le nom et les formes de l'empire. » (Guizot.) Il Faire renaître par la poésie, par les lettres. « [de Brosses] entreprit, à travers d'autres études, de ressusciter historiquement la répu- blique romaine, comme les fouilles savantes exhumaient Herculamun. » (Villemain.) Il v. n. Revenir de la mort à la vie. « Le corps d'un saint est enseveli corruptible, et il ressus- citera en un état où il ne sera plus sujet à la corruption. Il est enseveli eontemptible, et il ressuscitera glorieux; il est enseveli faible, et il ressuscitera puissant, il perd une vie animale, est il en recouvrera.une toute spirituelle. » (P. Lejeune). || Par .exagérât., Revenir d'une maladie jugée mortelle. « Une espèce de petite apoplexie s'est emparé do moi ces jours passés. Si je ressuscite, ce sera pour vous obéir et pour vous aimer: » (Voltaire.) Il Se ranimer, renaître. « La nature ressuscite avec son créateur [à Pâques], et l'ange du printemps semble lui ouvrir les portes du tombeau. » (Cha- teaubriand.) Il v. pr. Se ramener soi-même de la mort à la vie. « Le double miracle et de ressusciter et de se ressusciter. » (Bourdaloue.) ressusciteur. s. m. (lat. resuscitatorem, de resuscitare, ressusciter). Celui qui ressuscite. « Asclépiade était le plus grand magicien de son époque en même temps qu'il exerçait le pou- voir sacerdotal, c'était le plus grand ressus- citeur de morts. » (Trousseau.) RESSUYAGE. s. m. Action de dessécher, de faire évaporer l'humidité. RESSUYANT, adj. m. T. de chasse, Vent ressuyant, Vent sec, aigre et piquant.. RESSUYER, v. n. Sécher. Si li a ele estre (contre] son gré lavé, De ses très douces mains blanches ressué. Adenet, En(, Ogier, 4244; xine s. || Fig., Ressuyer ses larmes, Se consoler de nou- veau.-« J'avoisdeja ressuyé mes larmes lors- que votre lettre est arrivée, qui a du tout banni de moi le desplaisir qui me restoit de la cause de mes larmes. » (Henri IV.) Il Chauffer la pierre à chaux, ou toute autre substance, pour lui en- lever l'humidité. v. réfl. Se ressuyerau soleil. Le chemin se ressuie. F. L: RESTANT, ANTE. adj. Qui reste. « La par- tie restante de la dette n'a plus qu'une valeur ,conventionnelle, ,» (De Pradt.) II Poste res- tante, Mots .qui, inscrits sur une lettre, sur un paquet, indiquent qu'ils doivent rester an bureau de l'endroit où ils sont envoyés, jusqu'à ce que le destinataire les vienne réclamer. il Ce qui reste d'une, plus, grande somme. On dit plus ordinairement, Le reste. « .11 est heureux que la. mode de, boire le café et la bière ne régnât pas encore, car je n'y aurais pas regardé .et y eusse laissé le restant de ma poche. » (G. Sand.) 1/ Ce, qui reste d'une plus grande quantité. « Le notaire était assis au coin d'un feu où fumaillait un restant de tison.» (E. Süe.) Il Comm." Restant en caisse, Argent comptant qui se trouve en caisse, lorsqu'un caissier, ou un commis à la recette fait un bordereau et qu'il rend compte de.son maniement. il Restant en magasin, Quantité de fournitures ou de mar- chandises qui restent en nature dans les maga- sins, lorsqu'on fait l'inventaire. F. L. RESTAPLER OU RISTAPLER. Y. a. MINES. Remblayer dans les tailles. RESTAPLEUR. s. m. Ouvrier qui remblaie dans les tailies. restaur: s. m. (lat. restaurare, rétablir). T. de commerce. maritime; Recours que les assureurs ont les. uns contre les autres, suivant la date de leur,assurance; ou contre le maître, si l'avarie provient de son fait. Il est vieux. Voy. Ristorne. p.Anc., Recours. -« « L'ancienne lignée est passée; il en faut faire de nouvelles il n'y a autre restor au present siècle. » (Perce- forest.) Fv L. RESTAURANT, ANTE. adj. Qui restaure, qui répare les forces:1 Remède'restaurant. Potion restaurante.. Il S'emploie plus ordinairement comme substantif. C'est un bon restaurant que le vin, le bouillon. Il Particul., Consommé fort succulent, pressis de viande. « Leurs viandes ne sont si friandes, mais ilz ont meilleur appetit, et se nourrissent mieux de gros pains que nous de restaurants. » (Marg. d'Angoulême.) Il Fig.