RES RES RES 57 DICT. DES DICT. T.-VI. 8 toujours de réserve. Réserve de l'année ac- live. Elle comprend 1° les officiers géné- raux du cadre de la 2'section, c'est-à-dire -les généraux de division qui ont atteintC5 ans, les généraux de brigade âgés de 62 ans, et les généraux placés pour cause de .santé, par anti- cipation, dans cette section; 2° les officiers de réserve appelés à servir en cas de mobilisation et qui constituent le, personnel de complément ,de l'armée en campagne; 3° les hommes de la réserve qui, ayant fini leur temps dans l'armée active, attendent leur, passage dans l'armée ter- ritoriale. Réserve de l'armée, territoriale. Composée des hommes, qui, ayant fini leur temps de service dans l'armée territoriale, restent jusqu'à 45 ans à la disposition du mi- nistre et peuvent être appelés, en temps de guerre pour renforcer ou compléter les effec- tifs des armées. RÉSERVÉ, ÉE: adj. Circonspect, discret, qui ne se hâte pas trop de dire ni de faire con- naître ce qu'il pense. « Les plus terribles expé- riences m'ont rendu. plus réservé. » (Bufl'on.) il Substantiv. « Sa maîtresse, l'ayant prise [une lettre] comme pour s'en divertir, la lut à bon compte, et fil ensuite la réservée. » (Lesage.) RÉSErvément. adv. Anc., D'une manière réservée, discrète. « Dont il faut user le plus sobrement et le plus reservement qu'il est pos- sible.» (N. Pasquier.) F.- 1,. réserver, r.a. (lat. servare, garder).Garder, retenir quelque chose d'un tout, une chose entre plusieûrs autres.- « Mais d'autant qu'il y plus ,de despence, force et dextérité a entretenir, manier et conduire des chevaux, l'on peut dire que la noblesse s'est reservé cet exercice, et les plus pauvres le service a pied. D (Fauchet.)-H Garder une chose pour un autre temps, pour un autre usage,.la ménager pour une' autre occasion. Et ma jeunesse même écarte loin de moi Tous ceux qui dans le cœur me réservent leur foi. Racine, Brilannicus, I,. 4. Dans ce- sens, il se dit aussi Des personnes. Le général réserva ses meilleures-troupes pour une dernière attaque. Il Se réserver à faire quel- que chose, ou de faire quelque chose, Attendre, remettre il faire cette chose quand on le trou- véra à propos, en temps, et lieu. Je me réserve à parler quand j'aurai entendu vos raisons. Il Dans' un sens analogue. Je mé réserve pour une autre occasion. il Au Barreau, Se réserver la réplique, Déclarer qu'on veut répliquer. L'avocat a prié les juges de lui réserver la réplique, Il leur a demandé la permission, te droit de répliquer quand il en sera temps. Destiner. Prince, l'hcure fatale est enfin arrivée, Qu'à votre liberté le ciel a réservée. Racine, Bajazèt, Il, i. Il RÉSERVÉ, ée. p. pass. p Cas réservés, Les péchés dont on. ne peut être absous que par le pape ou on par les prêtres qui ont reçu d'eux un pouvoir spécial. Il Adv., Sauf.. « Ardirent toute la ville, réservé la canesie etung hospital. » {Chrono des Pays-Bas, de Flandre, etc.) F. L. RESERVIR, v. a. Servir de nouveau. Reservir un même plat. Il v. n. -Rentrer. en service. « Nous sommes contrainctes de nous en aller reservir comme devant, ou de demander-au- mosne. » {Caquets de l'accouchée.) Il Contracter un autre engagement dans le service militaire. « On se remue pour faire rentrer Philippe dans l'armée, et moi je crois qu'il serait au désespoir de reservir. » (Balzac.) F. L.. réserviste, s. m. Homme de la réserve de J'armée active ou de la réserve de l'armée terri- toriale. RËSERVOR. s. m. Lieu fait exprès pour -y tenir certaines. choses en réserve, pour les y accumuler et les yconserver. «.C'est en Suisse que les fleuves de l'Europe centrale reçoivent en proportion la plus grande abondance de leurs eaux et traversent des bassins vastes et pro- fonds, réservoirs immenses où se, règle le débit du courant. (E. Reclus.) Lieu où l'on amasse des eaux pour les distribuer, suivant le besoin, en divers endroits. « Valens avait fait faire des bains, un aqueduc, et des réservoirs publics, qui fournissaient de l'eau en abondance à tous les quartiers. » (Fléchier.) Il Bassin rempli d'eau dans lequel on conserve du poisson. Il a toujours quantité de poissons dans son réservoir. Il Par extens., Endroit où s'amassent des choses qui se distribuent ensuite en divers lieux. « L'argent se distribue donc continuellement, pour se ramasser ensuite comme dans des réservoirs, d'où il se répand par une multitude de petits canaux, qui le reportent dans les premiers ré- servoirs: d'où il se répand de nouveau, et où il se reporte encore. » (Condillac.) Il ANAT. Toute cavité du corps humain, dans laquelle s'amasse un fluide. Le réservoir des larmes, Le sac lacrymal. Le réservoir de l'urine, La vessie. Le réservoir de la bile, La vésicule du fiel. Le réservoir de Pecquet, L'organe où le chyle est conduit par les veines lactées, et qui a été dé- couvert par Pecquet. Il PHys. Lieu où s^accumule un fluide. La'terre est le réservoir 'de l'électricité. MAn. Petit bassin qu'on établit sur l'avant de l'archipompe, et qui sert à contenir l'eau pour la consommation journa- lière. PÊCHE. Caisse de chêne, percée de plusieurs ouvertures, dans laquelle on conserve le poisson vivant. || Techn. -Chaudière où l'on dépose les sirops destinés à la fabrication du sucre. j) Renflement ménagé dans un chalu- meau à bouche, et qui sert à retenir l'eau en- trainée par le 'courant d'air. F. L. il Techn. L'alimentation des canaux à point de partage et l'aménagement des eaux utiles ou nuisibles exigent la création de grands réservoirs que l'on obtient en barrant certaines vallées des régions nion^ .tagneuses dont le'sol.est assez étanche pour y emmagasiner de grandes quantités d'eau. Les eaux destinées à l'alimentation des villes sont -emmagasinées dans des réservoirs en maçon- nerie très solide: et placés à l'endroit le plus élevé, pour obtenir de la pression dans les .tuyaux de-distribution. • résidant, ANTE. adj. Qui réside, qui de- meure. Le lieu où il est résidant. Membres résidants, Membres d'une société savante qui habitent le siège ,de leur société et assistent ou peuvent assister régulièrement à ses séances. résidence, s. f. Demeure ordinaire en quelque ville, en quelque lieu, en quelque pays. Et comment en mon héritage Viennent ilz faire résidence. Mist. du Viel Test., Anc. Text. xva 9. || Ane, Persistance. Il Séjour actuel et obligé d'un évêque, d'un magistrat, d'un préposé, etc., dans le lieu où ils exercent leurs fonctions. Nais à l'ambition opposer la prudence, C'est aux prélats de cnnr prdcher la résidence. Boilc:m, Epitres, i. II Le lieu de la résidence ordinaire d'un prince, d'un seigneur. On enjoignit à un tel de sortir de la résidence. L'emploi d'un résident auprès d'un prince. Au retour de sa résidence. ,|| ANC. chim. Résidu, sédiment. « La residence est quelquefois [dans les urines] meslée de matiere cruente et fusque. » (Paré.) F. L. Il DR. canon. Le devoir de résidence im- plique non seulement la présence des béné- ficiers dans leurs bénéfices, mais encore leur assiduité à les desservir. Il faut que la résidence soit laborieuse et- active. Eh principe, tous les bénéfices demandent résidence, car primiti- vement l'Eglise n'ordonnait aucun ministre sans lui attribuer un bénéfice en titre. Mais les ordi- nations sans titre ayant été admises, on com- mença à détacher les bénéfices des fonctions, et à distinguer entre bénéfices simples dont les titulaires ne sont pas. tenus à résidence, et bénéfices à charge d'âme, requérant une rési- dence personnelle, comme les archevêchés et évéchés, les cures, abbayes et prieurés conven- tuels et réguliers, lés premières dignités des chapitres, et généralement tous les bénéfices dont les titulaires ont la direction des âmes et la juridiction au for intérieur. ̃résident, s. m. Ane., Personne qui réside, qui est à demeure dans tel ou tel endroit. Il Auj., Celui qui est envoyé de la part d'un souverain vers un autre pour résider auprès de lui, et qui est moins qu'un ambassadeur, mais plus qu'un agent. Il était résident de France à Genève. On dit aussi Ministre résident. La femme du résident s'appelle Madame la rési- dente. RÉSIDER, v. n. (Iài. sedere, être assis). Faire sa demeure en quelque endroit. -« Louis XVIII résidait depuis plusieurs années à Hartwell en Angleterre, où.ses goûts studieux, son immobi- lité naturelle l'avaient'fixé. » (Thiers.) ,[| Exister dans.. Songez qu'en cet enfant tout Israël réside Racine, Athalie, IV, 3. Il Toute l'autorité réside dans la personne d'un tel, Il a toute l'autorité. ll Cet homme croit que toute la sagesse, toute la science, tout le bon sens réside dans sa tête. Il croit être le seul sage, le seul savant; et avoir tout le bon sens en partage.- 1| Fig., Consister. La question réside en ceci. || Absol., Se dit D'un évêque, d'un bénéficier qui demeure dans le lieu de son diocèse, de son bénéfice. Les évêques doivent résider. Il Axc. Chim. Déposer'; former un sédiment. « La sanie ne sort jamais qu'avec ladite urine, et toujours réside au fond d'icelle. » (Paré.) F. L. résidu, s. m. Anc., Le reste, le restant, en général. .«̃ La somme de soixante quinze escuz, c'est assavoir deux dourderes et trois moutonneaulx en or, et le résidu en 'blanche monnoye. » Arch.) Il Ane, Au résidu, Au reste. • ̃ Au résidu le bon Dieu nous pourvoyc De ce que plns il nous est hou mestier. R. de Collerye, Lametit. d'une bourij. Dans le commerce, Le résidu d'un compte. Le restant d'un compte. On dit plutôt, .aujourd'hui, reliqual. Il Anc., Sédiment, décltet, excré- ment. « La saultorelle a mengé le résidu de la honine [chenille], et la petite saulterelle a mengé le residu de la locuste..» (Le Kevre d'Estaple.) Il T. de chimie, Ce qui reste d'une ou de plusieurs substances soumises à l'aatiot, de divers agents. Les cendres, traitées nar l'eau bouillante, abandonnent la potasse et titi résidu qui sert d'engrais. T. d'arithm.,Kcste d'une division. Le résidu de cette division est treize. Il Mathém. Quotient par 2-V 1 de la va- leur d'une intégrale prise entre des limites qui se- confondent. • F. L. résiduaire. adj. 2 g. Voy. RÉSIDUEL. résiduel, uki.lr. adj. Qui est de la nature des résidus. Matières résiduelles. || Phys. Charge résiduelle ou 'secondaire, Charge élec- trique qui reste quelquefois dans une bouteille de Leyde qu'on a déchargée. resiffler, v. n. Siffler de nouveau. « Prince! prince! criale garde; et il siflla.resiffla.» (Balzac.) || v. a. Siffler de nouveau en signe de désapprobation. Siffler et resifiler une comédie. rEsignablE. adj. 2 g. Qui peut-être résigné. « Les benefices sont resignables et a- vie. (Loysel.) • RESIGNANT, s. m. Syn. de Iiésignateur. RËSIGNATAIRE. s. m. Celui à qui on a résigné un bénéfice, un office, une rente. « Nous avons ordonné et ordonnons que leurs office seront et demeureront pour jamais supprimez, sans qu'ils puissent revivre pour quelque cause et occasion que ce soit, en faveur d'eux, leurs résignataires ou héritiers. » (Ueclar. du roy, 16 août 1652.) F. G.. RÉsignateur/ s. m. Juiiispn. Celui qui résigne une rente, un contrat. RÉSIGNATION, s. f. Juhispr. Abandon eh faveur de quelqu'un. Il a fait cession et rési- gnation de tous ses droits à son frère. Il Ane., Abdication. « Il le feist roy par resi- gnacion en son vivant. » (Oresme.) Il La démis- sion d'un office, d'une charge. La résignation d'un archevêché. Il T. de jurisprud. canonique, La démission d'un bénéfice gans les mains du collateur ou du pape. Résignation pure et simple: /1 Au sens moral, Soumission à la Providence, à là volonté de Dieu.-« «'Les sublimes résignations du christianisme apparaissaient dans toute leur gloiée. » (Balzac.) il Soumission à son sort, à son malheur. « La résignation est une vertu, le dévouement est souvent une passion. » (SainWMarc-Girarclin.) F. L. RÉSIGNER, v. a. (\a.t: s ignare). Anc., Pampre ,le cachet,- desceller. || Ane, Abdiquer. Il Se dé- mettre d'un office, d'un bénéfice en faveur de quelqu'un. « Soutenant ses souffrances avec beaucoup de fermeté, le roi Frédéric-Guil- laume résigna là régence entre mes mains. (Frédéric.) /1 Résigner son âme à Dieu, Re- mettre son âme entre les mains de Dieu. || Ane, Abandonner, délaisser. « Il déguerpi toute l'esparance qu'il avoit ou monde et resigna une escole qu'il tenoit. » (Vie sainat Augustin.) il Faire prendre en résignation, avec rési- gnation. « L'exemple de cette résignation calme et sereine à la mort que lui donnait tous les jours sa mère l'avait lui-même résigné à la vie. » (Lamartine.) Il Résigné, ée. p. pass. il Substantiv. Personne résignée. « Non, sans