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REP R-EQ Il 53

ni. Spuller et pour principaux collaborateurs:
Challemel-Lacour, Ranc, Allain-Targé, Isambcrt,
A. Proust, J. Roche, etc. Dirigée depuis 1886par
M.J. Reinach. E. L.

rÉpudiable. adj. 2 g. Qui peut être, qui doit
être réputlié:

RÉPUDIATION, s. f. Action de répudier, de
renvoyer légalement sa femme. « La répudia-
tion conserve au mari le pouvoir naturel de
juger la femme et de la condamner au renvoi
et elle, est toujours un acte de juridiction, même
lorsqu'elle n'est pas un acte de justice. » (De
Bonald.) Il JURISPR. Action de répudier une
chose, d'y'renoncer. La répudiation d'une succes-
sion, d'un legs (C. civ., art. 775 et 781). Il Fig.,
Sa conduite dans cette occasion parut la répu-.
diation de ses principes., F. L. il ANT. hébr.
La loi de Moïse tolérait la polygamie et le
divorce parmi les Hébreux mais celui qui avait
corrompu une fille était obligé de l'épouser
sans pouvoir jamais la répudier. Cependant il
était permis aux autres hommes de répudier
leurs femmes sous prétexte de quelque diffor-
mité. Moïse ne semble permettre qu'aux hommes
de répudier leurs femmes, ce qui fait que l'his-
torien Josèphe regarde comme contraire à la loi
la conduite des quelques femmes qui se sont
séparées de leurs maris.

rÉPUdiement. s. m. Action de répudier.
répudier, v. a. (lat. pudere, avoir honte).
Renvoyer sa femme suivant les formes légales.
« Cornent Il rois Locys prit a feme la duçoise
Elienor, puis la repudia pour espouser Aelis de
Champaigne. » {Chronique deliains; xm° s.)
Il || Fig., Rejeter, repousser. « Depuis long-
temps Rome républicaine avait répudié la li-
berté. » (Chateaubriand.) il Jurispr. Répu-
dier une succession, un legs, Renoncer à une
succession, à un legs. Il Répudié, ÉE. p. pass.
11 Substantiv.

Une répudiée a mérité le clioix

Corneille, Sertorius, IV,- 2. F. L.

RÉpudieur. s. m. Celui qui répudie.

REPUE, S. f. Anc., Halte pour prendre nour-
riture, pour se repaître. a Il s'en vint pas-
ser la Seine au pont de Poissy; de faire une
petite repue dans un village près Montfort-
l'Amaury. » (D'Aubigné.) Il Action de repaitre,
de faire repaitre, repas l'on se rassasie.
)) Repue franche, Repas qui ne coûte, rien.
« Souffrant dix mille contumelies et outrages
pour avoir une repue franche. » (Tahureau.)
F. L.

RÉPUGNANCE, s. f. Opposition, sorte d'aver-
sion pour quelque chose, à faire quelque chose.
« Lorsque le mal presse et gagne, il ne faut
pas avoir 'égard à la répugnance du malade.
(Massillon.) Il Contradiction logique, impossibi-
lité. « Il me semble (sans correction) que
vous dites une chose il y a répugnance. »'
(H. Etienne.) F. L.

répugnant, ANTlï. adj. Contraire, opposé.
« Ce n'est pas chose, répugnante que deux
puissent exercer ensemble la juridiction spiri-
.tuelle. (Le Songe du Vergier; xiv s.) j| Ane,
Qui repousse. «, Considéré le cruel obstacle
.et répugnante et perilleuse défense que les as-
siégés monstroient. (J. Molinet.) Il Qui blesse
les sens. Une odeur répugnante. F. L..
RÉPUGNER, v. a. (lat. re, préfixe intensif,
et pugnare, combattre). Anc., Repousser par
la force, combattre.

Je veux qu'on r6pugnc

Parjusto guerre, en soutenant 1p droit.

Jean Marot; xv° s.

|| v. n. Être plus ou moins opposé, contraire,
avec un nom de chose pour sujet. « Le
génie grec répugnait au désespoir et au pessi-
misme. » (P. de Saint-Victor.) || Absol., Cela
répugne, il y a dans ce qu'il dit quelque chose
qui répugne, Cela se contredit, il y a quelque
contradiction dans ce qu'il dit. Il :£prouver un
sentiment de répugnance. « L'être intelligent
et libre répugne à tout ce qui lui rappelle l'ani-
malité, et qui le fait aller de pair avec les brutes. »
(Proudhon.) Il Causer, inspirer de la répugnance.
-Cet homme me répugne. Il Absol.; Cela répugne.
H Impers. Il me répugnait de penser qu'on
̃pût croire que j'abdiquais une fonction gratuite
pour conserver une fonction salariée. » (Corme-
:nin.) F. L.

repuiser, v. a. Puiser de nouveau.

REPULLULATION. s. t. Etat de ce qui répul-
-lulè. La repullulation d'un cancer.

REPULLULER. v. n: Renaitré engrandequan-
tité. Les insectes ont repullulé pendant les gran-
des chaleurs. H' Fig. « Les sorciers, les empi-
riques, qui se servaient de sorcellerie, de
magie, avaient beau être condamnés, ils éépul-
lulaient toujours et ils repullulaient, chose
'étrange, parce que la plupart d'entre eux
croyaient en eux-mêmes. » (Trousseau.)
répulsif, IVE. adj. (lat. repulsus, repoussé).
PHYS. Qui repousse. Vertu répulsive. Il hé-
fraction répulsive, Se dit de double réfrac-
tion, quand le rayon extraordinaire s'écarte
plus de l'axe que le rayon ordinaire et que
celui-ci est situé entre lui et l'axe. Il Force
-répulsive, Force moléculaire opposée à la cohé-
sion, et qui empêche le contact immédiat des
,molécules des corps. Il Fig., Qui inspire de la
répulsion, qui déplaît; qui repousse. « Il re-
gardait la foule et les lumières, dont le flot
'mouvant s'arrêtait à quelques pas de sa répul-
sive misère. » (Ch. Baudelaire.) F. L.
répulsion, S. f. (lat. repulsum, de pellere,
chasser.) PHYS. Action de ce qui repousse,
état de ce qui est repoussé. « y y telle
répulsion physique qui triomphe de tout raison-
nement. » (De CustineÔ Il Répulsion de l'ai-
mant, Propriété qu'a l'aimant de repousser un
autre aimant, lorsqu'on les présente l'un à l'autre
par les potes de même nom. « Les physiciens
modernes ont démontré que cette attraction et
cette répulsion entre deux aimants sont égales,
et que la-plus forte attraction se fait lorsqu'on
présente directement les ̃ pôles de différents
noms. (Buffon.) || Fig., Répugnance, extrême
aversion. « Quand les hommes repoussés par,
vous auront justifié votre répulsion, votre es-
time sera recherchée. (Balzac.) F. L.
I Phys. La répulsion est le phénomène.in-
verse de l'attraction. Jusqu'à une date récente,
on a admis la coexistence dans les molécules
des corps: de forces attractives et répulsives, et
c'est en le fondant sur cette hypothèse que l'on
expliquait les- trois états, solide, liquide ou
gazeux; mais les découvertes récentes relatives
à la chaleur ont établi l'inexactitude de cette
supposition. G. B.

REPURGER. v. a. (se conjugue comme pur-
ger). Purger de nouveau. Nous avons repurgé
notre malade, ce matin. il Fig., Nettoyer de
'nouveau. « Mon travail a consisté proprement
à à rep'urger le texte [de ltabelais] d'une infinité
.de corruptions que la multiplicité des éditions y
avoit introduites. » (Le Duchat.)' F. L.
.réputation, s. f. (fat. reputare, députer,
de pulare, penser). Renom, estime, opinion que
te public a 'd'une ,personne. «Mille circon-
stances plus ou moins étrangères au mérite
font et détruisent les réputations littéraires.
(F. Loliée.) Il Absol., Bonne-réputation. « Sa
réputation et l'estime que l'on: avoit de sa
preudhommie. » (Amyot.) Il Se dit aussi en
parlant Des choses qui ont le renom d'être
excellentes dans leur espèce. Les poésies de cet
auteur sont en grande réputation.
,REFUTER y.- a. Estimer, « présumer, croire,
tenir pour, compter pour. Romains
adoroyent plusieurs deables qu'ilz reputoient
dieux. i) (Mer 'des hystoires;- xvi"- s.). Il Ré-
PUTÉ, ÉE. p: .pass: Il Prov., L'intention est
-réputée pour le fait, On doit tenir.'compte de
l'intention, même quand elle n'a'pas' été suivie
de l'acte. « Car en àulcunscâs, auculne
bonne voulenté doibt estre' réputée pour le
fait.» (Jean: d'Arras.): ̃ ̃
REQUENa;. 13,420 h. V. d'Espagne, provo de
Valence. Salaisons. Anc. Lbbetum: ̃
REQUENO Y VIVES (VINCENT). 1743-1811.
Antiquaire,-néà'Calatraho (Aragon).

REQUÉRABLE. adj. 2g. JURISPR. Qui doit
être demandé par le créancier, qu'il doit aller
·chercher lui-même. « Le cens n'est requé-
rable, ains rendable et portable. » (Loysel.)
requérant,* ante. adj. T. de procéd., Qui
requiert, qui demande'en justice. Les parties
requérantes. Il Par extens., Solliciteur. « Les
-lois de la bienséance ne souffrent pas que les
filles soient requérantes. » (Mercier.) il CHASSE.
Chien requérant, Se dit lorsqu'un chien, tom-
bant bout de voie, retourne ou prend'ses
devants de lui-même et fait, sans être aidé, tout
ce qu'il faut pour retrouver son gibier. il Sub-
stant., C'est lui qui est le requérant.

requérir, v. a. (fat. quxrere; se con-
jugue comme acquérir). Quéi- 4 une seconde fois,
ou simplement quérir.

De sa bouche au prestre dis0it

Que saint batesme reqneroit.

Dit des sept Sages, v. 18, éd. Keller; xin° s.

|| Sommer. Je vous prie, et; au besoin, vous
requiers de faire telle chose. il Réclamer, de-
mander. « Que vous lui facier baillier fer,
acier,' huche, charbon, forge, soufflés dont il
vous requerra qui seront nécessaires aux ou-
vrages des canons. » (Lett. de Jeh. de Vienne,
1374.) || T. de procédure, Demander quelque
chose en justice. « Le droit de requérir la
dissolution d'un engagement doit être commun
à toutes les parties, à moins que l'une d'elles
n'y ait expressément renoncé. » (Portalis.) || Re-
quérir un bénéfice, Se présenter au collateur
pour être pourvu d'un bénéfice vacant, sur
lequel on avait droit en vertu de ses grades, ou
d'un induit, ou du serment de fidélité. Avec
un sujet de. choses, Demander, exiger. a Si
de certaines facultés s'excluent notoirement
chez un même individu, parce qu'une science,
une portion de science, requiert aujourd'hui tout
son homme, elles admettent la fusion par le
rapprochement des intelligences. » (F. Loliée.)
|| Requis, ISE. p. pass. Il s. m. Anc. JURISPR.
Ce qui est prescrit par les lois. Faire le re-
quis. il s. f. Anc., Recherche. Chose de requise,
Chose recherchée, rare, difficile à se procurer.-
Il Lieu de requise, Lieu qu'on recherche de pré-
férence à tout autre. « La mer est un lieu
de requise pour ceux qui ont mon indispo-
sition. (Piron.)
REQUESENS-(DON- Louis de Zukigay). Grand
commandeur de Castille; gouverneur des Pays-
Bas, il vainquit à Mooker (1574), les deux frères
de Guillaume d'Orange, Louis et Henri de
Nassau. Il mourut à Bruxelles en 1576.

REQUESTIONNER, v. a. Questionner de nou-
'veau.

requête. s. f. (lat. requisitum, chose requise).
Demande, prière verbale. « Alors Coligny,
s'avançant vers le roi, met un genou en terre,
et présente deux requêtes au nom des protes-
tants de Normandie. » (Villemain.) Il Réclamation,
sommation. Vx. « Et fut advisé et conclu qu'on
ne pouvoit 'appaiser ceste division, sinon qu'on
accomplist au duc de Bourgogne ses requestes. »
(Juv. des Ursins.) || Jurispr. Demande par
écrit, présentée à qui de 'droit et suivant cer-
taines formes établies. Présenter requête aux
juges d'un tribunal, à un-tribunal, au prési-
dent, etc. Il Requête civile, Voie extraordinaire,
admise dans certains cas déterminés par la loi,
pour obtenir qu'un jugement ou un arrêt rendu
en dernier ressort soit rétracté. « La justice
des hommes prononce plusieurs sentences qui
ne sont pas exécutées, parce que le criminel en
appelle, qu'il -présente requête civile,- qu'il
s'échappe de prison, ou qu'il reçoit grâce du
prince. » (P. Lejeune.) Il Petite requête civile,
Lettres royaux qu'on obtenait en chancellerie,
afin d'être relevé de certaines tautes'commises
dans l'instruction d'un procès. Il Requête ver-
'bale, Celle qu'on fait verbalement à l'audience,
et 'qu'on ne laisse pas de rédiger ensuite par
-écrit pour insérer dans'les qualités du jugement.
@il, Requête principale; Celle par laqnello on atta-
que directement un jugement. Il Requête inci-
dente; Celle par laquelle on attaque un jugement,
à' l'occasion d'une::instance dans le cours de
̃laquelle une' partielle fait valoir. Requête
'd'ampliation,' Nouvelle'' requête que présentait
celui qui,' après' avoir obtenu des lettres en
,forme' de requête' civile, avait découvert de
nouveaux moyens. ||. Requête d'emploi, Demande
par laquelle on suppliait la cour de donner
'acte; que le suppliant employait pour réponse
à certaines dés. pièces produites auparavant.
il Requête d'intervention, Demande que faisait
une personne' afin d'intervenir dans un procès
qui touchait ses intérêts.' Requête person-
nelle,' Action qui n'est' intentée que pour le
payement d'une; dette. || Requête hypothécaire,
Requête par laquelle on demande une hypo-
thèque. Requêtes de l'hôtel, Tribunal com-
posé de maitres' des requêtes, qui connaissait
des causes personnelles et mixtes entre les offi-
ciers de la maison du roi, des causes person-
nelles, possessoires et mixtes des officiers des
requêtes du palais, de leurs veuves, des secré-
taires du roi et dés officiers du grand conseil. il
Maîtres de requêtes a libellis, Officiers rappor-
teurs des requêtes à l'hôtel. Il Requêtes du'palais,
Tribunal composé de conseillers du parlement
et de maîtres des requêtes, qui connaissait
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