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instance, Le renouvellement et la' continuation
d'un procès interrompu, lorsqu'il y a eu chan-
gement de parties ou d'avoué. « Celui qui.
aura été assigné comme héritier en action
nouvelle ou en reprise. » (Louis XIV.) '(J T. de'
manège, Chaque leçon donnée au cavalier ôu
cheval, et après laquelle ils se reposent.
p.Nombre de-cavaliers qui travaillent en même
temps et ensemble. || T. d'hydraulique, On dit
que l'eau va par reprise, Lorsque, élevée dans
une machine hydraulique, elle se rend dans un
puisard ou dans une bâche d'où' une autre
pompe l'élève encore plus haut. || C'est aussi,
dans le cours d'une conduite, L'eau qui sort
d'un regard pour prendre sa route dans une
autre voie. Il Reprise d'une pièce dramatique,
.La remise de cette pièce au théâtre. «'Le
Muet, qu'on avait vu avec grand plaisir dans
sa nouveauté et à sa première reprise, fut
depuis un peu oublié. » (Geoffroy.) || Recom-
mencement après une interruption. « Le ma-
réchal Ney, se trouvant tout à coup en face de
l'ennemi, s'engage avant que l'empereur ait
ordonné la reprise de l'action. » (Thiers.) II De
même, au sens moral. « A l'avènement d'une
nouvelle classe d'hommes libres se joignit aus-
sitôt la reprise du progrès dans l'ordre des
choses matérielles. » (A. 'Thiers.) II De même,
en parlant de maladies. « Il fut malade de
reprises de fièvre, que ses fréquents excès de
travail aggravait. » (Villemain.) Il Reprise
d'haleine, Action de reprendre haleine. « La
reprise d'haleine. » (Le Vayee.) En littérature,
Recommencement, imitation. « Les Harmo-
nies sont une reprise malheureuse des Médita-
tions. » (Proudhon.) Il Reprise de froid, Se dit
Du temps qui redevient rigoureux après s'être
adouci. Il lteprise, Se. dit aussi Des vers d'un
rondeau, d'une ballade, d'un couplet de chanson
que l'on reprend, que l'on répète pour refrain.
Il T. d'architecture, Réparation qu'on fait à un
mur, à un pilier, etc., soit à la surface, soit
dans les fondations. Il Reprise en sous-œuvre,
Réparation de la partie inférieure d'un mur,
en laissant subsister la partie supérieure. Il La
réparation qu'on fait à une étoffe,' il une den-
telle qui a été déchirée, à un tissu dont une
maille s'est échappée. « Il avait un habit
très râpé avec des reprises aui coudes. »
(P. de Kock.) Reprise perdue, Reprise faite
en tirant les fils cassés et les remplaçant à'l'ai-
guille on les fait partir plus ou moins loin de
la déchirure, afin que l'ceil n'aperçoive pas la
jointure des fils. || T. de jeu, Partie qui est
d'un certain nombre de coups limité. Il Cartes
de reprise, Celles que prennent les coupeurs au
tansquenet,,après que leur première carte a été
faite. Il Se dit Des nouvelles racines que les'
plantes poussent après leur transplantation.
« Tels petits jets n'étant. que de fausses mar-'
ques de reprise. » (La Quintinie.) Il Action 'de
mettre de la soudure pour boucher une cre-
vasse qui s'est' faite à un tuyau de conduite.
Il Reprise, Nom donné à l'opération par laquelle
on enlève tout l'argent à l'or (Fourcroy). II Son
et gruau qui restent après la première mouture
du grain. Il Nom vulgaire et spécifique de'l'or-
pin reprise de certains auteurs, qui est l'orpin
proprement. dit (sedwm Il Outil de
celui,qui fabrique les fauteuils de canne. F: G.
il LÉGISL. Les reprises de la femme .s'exer-
cent avant celles du mari. Elles s'exercent pour
les biens qui n'existent plus en nature, d'abord
sur l'argent comptant, ensuite sur le mobilier, et
subsidiairement sur les immeubles de la com-
munauté. Le mari ne peut exercer ses reprises
que sur les biens de la communauté. La femme.
et ses héritiers, en cas d'insuffisance de la com-
munauté, exercent leurs reprises sur les biens'
personnels du mari. J. B. Il Mus. -'Partie
d'un air qui doit être exécutéè deux fois, bien
qu'elle ne soit écrite qu'une seule fois. La re-
prise porte sur le morceau que précèdent ou
suivent deux barres verticales accompagnées-dé
deux points; si les points sont a droite des barres,
on répète la partie qui suit ces points; s'ils sont
i gauche, on répète la partie qui les précède.
On appelle aussi reprise 1° la deuxième partie
d'un air; 2° chacune des parties d'un rondeau,
dont la dernière seule doit être répétée; 3° le
point du clavier d'un orgue ,où un jeu finit et se
répète aussitôt. La reprise du sujet est l'ins-
tant ou une partie que l'on à fait reposer reprend
le sujet de la fugue pour former de nouvelles
entrées. G. Il.
-repriser, v. a.- Raccommoder 'on faisant des
reprises.* « Sur le séuii'dela loge lcs'femmès"
jasent en reprisant les vêtements déchirés. »
(a: Theuriet.) F. L.
'REPRISER', v. a. lteprendre du tabac.
̃REPRISER, v. a. Priser, estimer de nouveau;
faire une:nouvelle estimation.
riîpriseuse. s. f. Couturière qui fait les
reprises.
BÉPUOHATEUR, TRICE adj. (lat. repro-
bare, réprouver). Qui'annonce; qui' exprime la
réprobation. Un ton réprobateur. Sa voix répro-
batrice. '̃̃•̃
RÉPROBAT1F, IVE. adj. Néol., Syn. de lîe-
probateur. « Un vaste répertoire de formu-
les administratives et réprobatives. » (Th. Gau-
'tier.) F. L.
REPROBATION, s: f. Action par laquelle on
réprouve,' on rejette. Se dit, en terme de théo-
logie, Du jugement de Dieu contre les pécheurs
impénitents. Donc l'homme ne peut se sau-
ver que dans 'la vraie religion; car te'salut'
n'est autre chose qu'une union éternelle avec
Dieu, comme la réprobation n'est qu'une éter-
nelle séparation de Dieu. » (Lamennais/) Etame.
« On pourroit prendre légèrement occasion
de errer.'et de. présomptueuse assertion d'une
part, et' de folle réprobation d'autre part. »
(Gerson.) 'F.'L. Il Tuéol. do gm. La répro-
bation est un acte, un décret par lequel Dieu
exclut du royaume des cieux et condamne au
supplice de l'enfer les pécheurs qui meurent
dans l'impénitence finale. C'est te contraire de
la prédestination. 'Ce décret, quoique infaillible
comme la prescience divine, n'impose à ,ceux'
qui en sont l'objet aucune nécessité de pécher;
il suppose môme la liberté, ou l'abus volontaire
et véritablement libre de que Dieu ne
refuse à personne. Celui qui est réprouvé ne l'est
pas parce qu'il existe un décret de réprobation;
mais ce décret n'existe que parce que le, pé-:·
cheur qu'il concerne se réprouve lui-mêmey en
persévérant volontairement et librement dans
son péché jusqu'à la fin. Il est de foi qu'après
cette vie il y. a un enfer pour les- méchants.
Secondement, il. est' de foi que les peines de
l'enfer sont éternelles. Le symbole de saint
Athanase, qui est reçu dans toute l'Eglise, se
termine ainsi « Ceux qui auront faille bien,-
iront dans la vie éternelle; mais ceux qui auront
fait le mal iront au feu éternel. Telle est la foi
catholique; quiconque n'y, tient pas; lidèlement
et fermement ne pourra être sauvé. » Le dogme
cattiolique sur l'éternité -des peines da l'enfer est
fondé sur l'Ecriture et la tradition, sur la
croyance universelle et constante de l'Eglise,
d'accord avec la croyance des anciens peuples,
même des gentils. Direz-vous qu'on ne peut con-
cilier ce dogme- avec la bonté de Dieu?'Mais
« qui es-tu, homme, pour contester avec Dieu?
0 homs, tu quts es, qué respomleas Deo?-
Qui, osera vous dire, Seigneur, pourquoi .vous
avez fait cela ? Ou qui s'élèvera contre votre
jugement? Qui paraîtra devant vous pour pren-
dre la défense des hommes injustes? » II ne nous
appartient pas de juger les jugements do Dieu.
Il est admirable dans ses saints par.sa bonté; il
ne l'est pas moins par sa justice dans les ré-
prouvés.Le pécheur qui est condamné- à un
supplice éternel ne peut se plaindre que de lui-
même; il ne peut se plaindre de Dieu qu'autant
qu'il n'aurait pu éviter cette damnation. Mais
il n'est pas ainsi Dieu ne réprouve et ne damne
après cette vie les pécheurs impénitents que
parce que ces pécheurs se sont réprouvés -et
damnés eux-mêmes, tandis qu'ils étaient sur la
terre; libres de faire le bien et le mal, au lieu
de faire le bien, ils ont préféré la mort à la
vie, les peines de l'enfer aux jouissances du ciel,
le séjour de Satan au royaume de Dieu; Ils sont
donc malheureux parce qu'ils t'ont voulu; et ils
le seront éternellement, parce que, malgré- les
avertissements et les menaces du Seigneur, ils
ont suivi, de plein gré, la voie qui conduira la
perdition éternelle :ce qui fait que l'éternité de
l'enfer n'est pas plus contraire à la justice qu'à-
la bonté divine. !Voy. Enfer. On distingue deux
peines de l'enfer la' peine du clam 'et la' peine
du sens. La premiè're consiste dans la, privation
de la 'vision' intuitive, ou 'dans la perte du bon-
heur (lu cicl, et dans le regret de l'avoir perdu.
La seconde consiste dans la douleur causée par
le feu! Ce' double châtiment est aggravé parole-
désespoir, le 'réprouvé no pouvant espérer due
voir la fin de ses tourments. Les peines de l'enfer
1 sont exprimées par ce ver qui ne meurt point et
par ce feu qui ne s'éteint point, dontdésus-Christ
lui-même menace les pécheurs. On entend par
ce ver 'rongeur les peines intérieures, les re-
1 mords et'les regrets des réprouvés. Par là nous
apprenons que les réprouvés seront tourmentés
par l'envie qu'ils auront contre les saints; qu'ils
condamneront leurs égarements, et qu'ils auront
une douleur amèrede sevoir privés de la gloire et
de la félicité des' justes. Mais ce seraitsans fonde-
ment qu'on les ferait blasphémer contre Dieu
le blasphème n'est point une peine. La seconde
peine do l'enfer est la peine du. feu iijnis non
extinyuitur. Mais en est-il de ce feu comme
du ver rongeur? Ce feu est-il un feu matériel
ou un feu intérieur; un feu qui, en agissant direc-
tement sur l'âme, agit indirectement sur le
corps? C'est une question au sujet de laquelle
il n'existe aucune décision de l'Eglise. II cst de
foi que les damnés seront éternellement privés du
bonheur 'du ciel, et qu'ils seront éternellement
tourmentés en enfer; mais il n'est pas de foi quo
lé feu qui les fait souffrir soit un feu matériel.
Néanmoins, le sentiment qui est pour la réalité
ou la matérialité du feu est si général parmi les
catholiques, que nous ne croyons pas qu'on
puisse enseigner l'opinion contraire. Mais il est
important de faire remarquer que, dans le
second comme dans le premier sentiment,
l'enfer est un lieu de supplice. « L opinion, selon
laquelle le feu de l'enfer n'est que métaphorique,
n'exclut pas la peine du sens, consistant dans
une vive affliction du corps, quoique non causée
par le feu. » Ceux qui seront condamnés au
feu éternel seront tous punis, et ils le seront
éternellement, mais plus ou moins sévèrement,
selon qu'ils auront été plus ou moins coupables
(Card. Gousset).
adj. 2 g. Qui mérite repro-
che. « De vie reprochable, et qui se .laissoiJ.'
aller a la volupté. » (Amyol.) Dans ce sens,
avec un nom de personne. « Les hommes du
milieu social sont essentiellement incomplets,.
.sans être notablement reprochables. » (Balzac.)-
Il Se dit Des témoins, des témoignages suspects
qui peuvent être récusés. Ce témoin, ce ténoi-
gnage est reprochable. f'. L.
REPROCHE, s. m. (lat. repropium). Ce qu'on
dit à une personne, ce qu'on lui remet en quel-
que sorte devant les yeux, poxir lui causer du
regret ou pour lui faire honte. « De quelque
adresse que l'on use pour adoucir les repro-
ches, il y a des personnes qui ne savent pas les
recevoir; des avis leur paraissent des gronde-
ries. » (Turgot.) Il Un homme sans reproche, Un
homme qui l'on ne- peut rien reprocher.
Bavard fut surnommé le Chevalier sans peur et
sans reproche. ̃•« Guillaume de Vauldrez,
homme sans peur et sans reproche. » (J. Molinet.)
il Au pl.; Se dit Des raisons qu'on prodftit.
pour récuser des témoins. Il a produit ses re-
proches, et ils ont été jugés pertinents. il Sans
.reproche, loc. ailv., Sans prétendre faire des
reproches.' Soit dit sans reproche, je lui ai.
rendu plus-d'un service. Il A bien faire il
n'y a point de reproche. Le moyen de ne s'attirer
aucun reproche, c'est de bien agir. F. L. il
JuitiSPR. Les reproches doivent être proposés
par la partie avant la déposition du témoin qui
s'expliquera sur iceux; ils doivent être circon-
stanciés et pertinents, et non en termes vagues
et généraux. Les reproches et les explications
1 du témoin sont consignés dans le proces-verbal
d'enquête. Peuvent être reprochés, les parents
ou alliés'de l'une ou de l'autre des parties, jus-
qu'au degré de cousin issu de germain inclusi-
vemdnt les parents et alliés des conjoints au
degré ci-dessus, si le conjoint est vivant, ou si
la partie ou le témoin en a des enfants vivants
en cas que le conjoint soit décédé, et .qu'il
n'ait pas laissé de descendants, les parents et
alliés' en ligne directe peuvent être reprochés.
Peuvent être aussi reprochés, le témoin pré-
somptif héritier ou donataire, celui qui a bu ou
mangé avec la partie et ses frais, depuis
la prononciation du jugement qui a ordonné
l'enquête; celui qui a ordonné l'enquête; celui
qui a donné des certificats sur les faits relatifs
.au procès; les serviteurs et domestiques; le
i témoin en état d'accusation; celui qui a été con-
damné à une peine afflictivo ou infamante, ou
même à une peine correctionnelle pour cause
dévot;. Le témoin ^reproché est cependant en-
tendu dans sa déposition; il est ensuite statué
sommairement sur les reproches. J. B.