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sans mouvement, ou avec peu de mouvement.
Il Par extens. « Jamais, dans les comédies
de riolière, lés caractères annoncés ne sont
dessinés en repos.» (Marmontel.) IIT. d'architect.,
Se dit.Des masses que l'on ne charge pas d'orne-
ments, des parties qui restent unies, par op-
position à celles qui sont travaillées. « La
grande fabrique des tours de Notre-Dame; mal-
gré la multitude infinie des- petits repos qui en
divisent la hauteur et aident l'œil à les mesurer. »̃
(Diderot.) || T. de mar., Etat d'un navire droit
dans son assiette, qui n'est ni incliné ni par le
vent, ni par les lames. Il T. de poêlier, Repos
de chaleur, Se dit De certains coffres qui, dans
les poêles de construction, servent à faire cir-
culer la chaleur. || T. d'horlogerie, Excès de la
force motrice sur le régulateur, qui', par son
mouvement acquis, suspend celui de la roue de
rencontre. Il Repos pour battre, Se dit, au tric-
trac, quand l'adversaire a une dame découverte
dans la table de son grand jan, et qu'on l'at-,
teint avec l'un des dés, de façon à attendre
avec l'autre jusqu'à des dames découvertes dans
le petit'jan. Il Coin de repos, Se dit, au même
jeux, De la dernière flèche du. grand jan, qui
fait le coin du trictac, et où l'on ne peut"se
placer qu'en y mettant deux dames à la fois.
F-. G. Il Mus. Endroit où une phrase se ter-
mine et où le chant s'arrête plus ou' moins
longtemps. Le. repos diffère absolument de la
conclusion; il ne peut s'établir que par l'effet
d'une cadence parfaite, car l'oreille ne saurait
se reposer sur une prolongation ou sur une dis-
sonance. Ce repos correspond à la ponctuation,
le repos coupe les cadences.' Dans le plain-
chant, le repos est le moment de suspension
qui doit être observé à la médiante ou à la ter-
minaison des versets. G. B. Il Théol. Repos
du dimanche. Voy. OEUVRES SERVILES et SAftCTI-
fication.
reposade. s. f. Au xvle s., Station, halte où
l'on se repose. « .Chemins à petites repo-
sades. » (Du Fail.) F. L..
REPOSAIT, ante. adj. Qui repose, où la vue,
l'esprit aime à se reposer.
REPOSEE s. f. Véner. Lieu où une bête
se repose.
La bauge du sanglier, du corf la reposée.
|| Fig., Pause, intervalle. Malherbe l'a employé
avec cette dernière signification.
REPOSER, v. a. (lat. reponere). Mettre dans
une situation tranquille, mettre en état de
tranquillité. Reposer la jambe sur un tabouret.
|| Fig., N'avoir pas -où reposer sa tête, Être
sans asile et dans un extrême dénuement.
II Fig., Reposer sa vue, ses yeux sur un objet,
Les y arrêter avec, plaisir, avec complaisance.
Il ,Procurer du repos, du calme, avec un nom de
chose pour sujet, « La vie calme et inno-
cente de cette sainte maison me rafraîchissait
et me reposait le-,coeur presque toujours agité
ou fatigué de passions. » (Lamartine.) Il Cela
repose la vue, les yeux, en parlant D'un vaste
ensemble d'objets, et principalement d'un
tableau, Se ait Des parties qui. n'excitent pas
autant d'attention que les. autres, et qui sau-
vent ainsi une trop grande fatigue à l'organe de
la vue. Il Le sommeil repose le teint, II le rend
frais. Il Plaisamm., Dans un sens analogue.
Vous vous levez trop -matin.
Un peu de paresse
Repose le teint.
Maucroix, Poés., éd. L. Paris, v. 28.
II Gela repose les humeurs, Cela calme les
humeurs, les adoucit. Il Fig., Reposer la tête,
reposer l'esprit, reposer l'âme, Lui procurer du
calme. « Hélas ma fille, ayez du'moins le
plaisir d'être en santé et de reposer votre vie. »
(Sévigné.) Il Se reposer l'esprit, Se donner du
calme. Il v. n. Dormir.
Portons-Ic reposer dans la chambre prochaine.
Corneille, Tltdod., v, 9.
II Il se dit D'un état de repos, de tranquillité.
̃ « Claudine alla se coucher bien plus calme:
elle ne dormit pas, mais du moins elle reposa. ».
(Florian.) Il T. de manège, .Reposer ou se
reposer sur la.main, Se dit D'un cheval qui,
ayant lâ bouche dure, pèse trop sur la main.
Il Etre déposé, placé en quelque endroit. Dans
ce sens, .on ne le dit guère que du saint sacre-
ment, des reliques d'un saint, des restes mor-
tels d'une personne.' « Son corps fut porté
au château de 'Lesdiguieres, et reposé dans
son riche tombeau sur lequel il est très bien
représenté en marbre blanc, avec toutes-ses
batailles. » (Vulson.)' Il Ici' repose. ou ci-
dessous repose. Inscription .que l'on met sur
les tombes. Il Fig., Résider. « La fortune ne
repose nulle part-. » (Chateaubriand.) il Etre
établi, appuyé, fondé. « L'île basaltique où
repose Clermont. (Miche)et.) H'Fig. et au sens
moral. « Saint Bernard, sur lequel a reposé
l'esprit de saint Benoit, comme celui d'Elie sur
Elisée, s'est conduit par ses lumières et a
suivi, ses maximes si saintes. » (Massillon.)
Il Reposer, Se dit Des liqueurs qu'on laisse
rasseoir, afin que ce qu'il y a de plus grossier,
d'impur, tombeau fond. Il Fig., Laisser reposer
ses esprits, Les laisser rasseoir, se calmer.
Il v. pr. Cesser de travailler, d'agir, d'être en
mouvement. « Le septième jour Dieu se
reposa; ayant achevé son ouvrage, c'est-à-dire
qu'il cessa de produire des créatures nouvel-
les. » (Fleury.) Être dans le repos, goûter le
repos.
Avant que sa fureur ravagent tout le monde,
L'Inde se reposait dans une paix profonde..
Barne, Alex., il, 2.
II Fig., Se reposer sur ses lamiers, Demeurer
tranquille après avoir eu quelque succès.
Il Neutral., dans lè même sens, Reposer sur ses
lauriers. il On l'emploie avec ellipse du pr.
pers. après les verbes Faire et Laisser. il Se
reposer, Etre en jachère, en parlant D'une
terre. j. Sous la loi de Moïse, en 'cette
grande année jubilaire que l'Eglise appelle
sainte, les terres se reposaient. » (Massillon.)
il Laisser reposer une terre labourable, La
laisser en guéret, en jachère, sans l'ensemencer.
Il' Fig., Laisser reposer un ouvrage, Le garder
pendant un certain temps, sans lé relire, sans
le montrer, sans le rendre- public, afin de
le revoir après à loisir et de sang-froid.
Il S'arrêter pendant quelque temps, en parlant
De la vue, de l'esprit, etc: « J'aime les'
images rapides mais -j'aime à me reposer quel-
que temps sur des choses attendrissantes.
(Voltaire.) Il Se poser, résider. « C'est'l'effet
de ce feu céleste qui se,repose aujourd'hui sur
eux. » (Bossuet.)' || Fig. Se -reposer sur quel-
qu'un, Avoir confiance en lui. « Toute
femme, qui se repose trop sur sa vertu, court
toujours risque de la perdre. » (Crébillon fils.)
II Fig., Se reposer sur- quelqu'un de quelque
affaire, S'en remettre à lui de la conduite d'une
affaire, s'en rapporter à lui comme,à une per-
sonne en qui l'on a une' entière confiance. •'<•
« J'ai voulu agir dans la guerre comme j'ai fait
dans le gouvernement de mon royaume, en ne
me reposant de ma réputation sur personne
que sur moi-même. » (Pellisson.) Il Un teint
reposé, Un teint qui a de la fraîcheur, qui est
tel que- les jeunes personnes l'ont ordinaire-
ment lorsqu'elles ont, bien reposé la nuit.Ilnese
dit guère qu'en parlant Des femmes. Il A tête
reposée, loc. adv.; Mûrement et avec réflexion.
« Votre poème sur la religion me fut
rendu ici le 3 du mois dernier je le lus le len-
demain avec une rapidité que mon étorinement
et :mon admiration ne me permirent pas
d'interrompre. Je le relus le jour d'après à tête
plus reposé, et je me sentis encore plus
éclairé, plus pénétré et plus touché que la pre-
mière fois. » (J.-J. Rousseau.) F. G.
REPOSITION. s. f. (lat. positio, action de
mettre). Pharm. Dépôt des substances dans
un lieu favorable à leur conservation.
REPOSITO1RÊ. s. m: S.'est dit pour Saint ci-
boire et tabernacle. « Les châsses des saints
martyrs dessus nommés sont descendus des pro-
pres lieux et repositoires la ou ils ont accous-
tumé d'estre gardés. » (Desréy.) F. L.
REPOSOIR. s. m. Anc., Halte, endroit où l'on
se repose. Tout endroit;où-l'on peut faire sta-
tion lieu, appareil disposé à cet effet. a Des
chants funèbres gémissent par les rues, les por-
tes ouvertes se couvrent de reposoirs portant
l'effigie d'un mort c'étaient les dévotes d'Adonis
qui célébraient ses obsèques. » (P. de Saint-
Victor.) Il Anc., Tombeau, catafalque. « La
sale qui avoit esté préparée pour faire les festins
des nopces servit de reposoir Il son corps [du
roi Henri Il], et celle qui avoit esté destinée
dans Orléans pour faire le proéez: a" plusieurs,
servit de pareil reposoir au petit roi François,
son fils. » (Pasquier.) Fig., Ce qui est- propre
à reposer l'esprit. « Les divertissements sont
comme des reposoirs agréables. » (Noël.) En-
droit d'un ouvrage où l'on peut se reposer.
« Les alinéas sont des reposoirs que l'esprit
du lecteur n'est pas fâché de trouver de temps
en temps pour se délasser. » (Guez de Balzac.)
Il Autel qu'on élève et qu'on prépare dans les
lieux où la procession passe le jour de la Fête-
Dieu, pour y faire reposer le saint sacrement.
«' A la Fête-Dieu, elles firent ensemble un
reposoir. » (G. Flaubert.) II Fig. « Suivons
cette procession humaine jusque dans son der-
nier et plus splendide reposoir, jusqu'à la
croyance de l'individu en sa propre divinité par
l'effet d'une. hallucination volontaire. » (Ch.
Baudelaire.) Il Anc., Réservoir. F. L. Theol.
A la.messe solennelle du jeudi saint, le célé-
brant consacre deux hosties, l'une avec laquelle
il communie, l'autre qui est gardée pour l'office
du lendemain, et qui est portée solennellement à
un autel préparée cet effet et richement orné;
c'est ce qu'on appelle le reposoir. L'hostie est
exposée dans un calice couvert d'un voile, la sa-
crée congrégation des rites ayant fait défense de
l'exposer dans l'ostensoir. Allervisiter les diverses
églises où il y des reposoirs, c'est ce qù'on
appelle faire les stations. Elles sont une espèce
d'amende honorable que les fidèles font à Jésus-
Christ pour tout ce qu'il a souffert pour
nous. U Arciiit. Petite construction que l'on
élevait autrefois au bord des routes pour servir
d'abri aux voyageurs. On ne trouve plus guère
de reposoirs en France, soit qu'ils aient été dé-
truits, soit qu'ils aient été convertis en chapelle;
mais' il y en a beaucoup sur les routes italiennes
et dans les vastes solitudes du noùveau Monde.
reposséder, v. a. Rentrer en possession
de. « Elle repossédait sa pensée. » (E. et J.
de Goncourt.)
̃REPOSTER, v. a. Poster de nouveau. Reposter
des gardes, des sentinelles.
REPOSURE s. f. Techn. Défaut de fabrica-
tion que présente le velours dans les parties
restées longtemps sur les fers.
rkpotencé,' 4e. adj. Blas. Se dit de
toute pièce potencée, plus particulièrement de la
croix, dont les extrémités sont elles-mêmes po-
tencées. Très rare.
repoudrer, v. a. Poudrer de nouveau.
REPOURVOIR, v. a. Prendre, redonner à quel-
qu'un ce dont il a été dépourvu. « Chilz le
l'empara bien et biel et le repourvei et rafreschi
de tous bons compagnons. » (Froissart.)-F. L.
REpOUS. s. m. Techn. 'Mortier de brique,
de 'chaux; plâtras pilés qui servent à affermir
les chemins.
REPOUSSA BLE. adj. 2 g. Qu'on peut repousser.
REPOUSSANT, ANTE, adj. Qui repousse, qui
fait reculer, qui éloigné. « Elle avait alors
une sorte de réserve qui n'était pas repoussante,
mais qui m'intimidait sans que je susse pour-
quoi. (J.-J..Rousseau.) II Avec la prépos. à,
Qui produit un effetde repoussement sur. « On
peut établir, comme maxime générale, que les
substances nutritives ne sont repoussantes ni au
goût ni à l'odorat. » (Brillat-Savarin.) Il Dans
une acception ptus forte, Qui inspire de l'aver-
sion, du dégoût. « Elle [sainte Elisabeth de
Hongrie] pénétrait dans les huttes les plus éloi-
gnées de son château, les plus repoussantes par
la saleté et' le mauvais air. » (Montalembert.)
REPOUSSE. s. f. Néolog., Pousse, croissance
nouvelle. La repousse des cheveux.
REPOUSSE. adj. et s. m. Se dit Du travail
exécuté au marteau sur des feuilles de métal
qu'on place sur un mastic mou. Ce procédé, dont
l'usage remonte à la plus haute antiquité et que
quelques savants ont appelé sphyrélaton est
employé pour représenter des figures, ornements-.
en relief, etc. Les orfèvres.de tous les temps s'en
sont servis avec avantage et lui ont dû la plu-
part de leurs chefs-d'œuvre. Cellini lui-même a
avoué qu'il ne' s'est servi que du repoussé dans
la' fabrication des Bijoux, des vases, des figurés
d'or et d'argent; il: né fondait, que.les anses des
vases,les becs dés aiguières et' quelques pièces
de rapport. La chaudronnerie: a. toujours, em-
ployé et elle emploie encore le procédé du re-
poussé. • ̃̃
̃ -REPOUSSEMENT. s. m. Action 'de repousser.
II Effet de recul d'une arme à feu portative. Cette
contusion a.été causée par le repoussement de
.son fusil. H Aversion, répugnance. a Tout ce