REP REP REP 41 DICT. DES DICT. T. VI. 6 idée, du même mot. « En général, toute.ré-. pétition afiaiblit l'idée. » (Voltaire.) Il Pendule à répétition, montre à répétition, Pendule, montre qui répète l'heure quand on tire un cordon,.ou qu'on pousse un petit ressort. il Figure de rhé- torique qui consiste à employer plusieurs fois, soit le même mot, soit le même tour, pour donner plus d'énergie à la phrase. Ex. Me, me ttdsum qui féci (Virgile). Cet orateur fait sou- vent usage de la répétition'. il Réitération. Les habitudes s'acquièrent par la répétition fréquente des mêmes actes. Il L'exercice des écoliers qu'on répète. Faire des répétitions. Il L'action de ré- péter, d'essayer en particulier certaines choses, pour les mieux exécuter en public. « Trouvez un prétexte pour ne point être à la répétition de- la comédie de monsieur de la Baguenau- dière. » (La Fontaine.) il Etre en répétition, Se dit quelquefois De l'auteur même dont on ré- pète la pièce. il En T. de beaux-arts, Copie, reproduction d'une statue, d'un tableau, faite 'par l'auteur lui-même, ou sous ses yeux, sous sa direction. Il existe plusieurs répétitions de ce tableau de Raphaël. Il JURISPR. L'action par laquelle on redemande en justice ce qu'on a payé de trop, ou qu'on a avancé pourun autre, etc. Répétitions de fruits, de frais. F. L. || Législ. La répétition n'est. pas admise à l'égard' des obligations naturelles qui ont été volontairement acquittées. Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû, s'obligé à le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu. Lorsqu'une personne qui, par erreur, se croyait débitrice, a acquitté une dette, elle a le droit-de répéter contre le créancier. Ce- droit cesse dans le cas où le créancier a supprimé son titre par suite de paiement, sauf le recours de celui qui a payé contre le véritable débiteur. Mais cette disposition de la loi n'est pas appli- fable au cas où, par suite du paiement, le créan- cier a laissé son action se prescrire contre son 'véritable débiteur. De plus il faut que le créan- cier ait agi de bonne foi en supprimant son titre. S'il a fait naître ou entretenu l'erreur de celui qui se croyait débiteur, il y a dol et par conséquent lieu à répétition. Pour que l'action en répétition soit admissible; il faut 1° que, ce qui a été payé ne fût pas dû 2° que le paiement n'ait eu aucune cause réelle 3° que le paiement ait été fait par erreur. L'objet de la répétition est la chose même, s'il s'agit d'un corps certain; c'est sa valeur, s'il s'agit d'une chose fongible. S'il y a eu mauvaise foi de la part de celui qui a reçu, il est tenu de restituer, tant le capital que les intérêts ou les fruits' du jour de paie- ment il est en outre garant de la perte de la chose par cas fortuit. Celui à qui la chose est restituée doit tenir compte, même au possesseur 'de mauvaise foi, de toutes les dépenses néces- saires et utiles qui ont été faites' pour la con- ̃ servation de la chose, J. B. RÉPÉTITRICE. s. f. Femme qui remplit les fonctions de répétiteur. repétrir, v. a. Pétrir de nouveau. il Fig., Refaire, remanier. « Les situations sociales nous repétrissent d'après nos constitutions poli- tiques et sociales. » (Virey.) REPETUNDIS (DE), loc. lat. (ré-pé-ton-dis': lat. repetere, redemander). Dit. rosi. Nom de plusieurs lois romaines qui obligeaient les citoyens, enrichis par des moyens illicites dans l'exercice de leurs charges, à rendre compte de "leur conduite. repeuplement, s. m. Action de repeupler. « En cest endroit le repeuplement du colom- bier n'est beaucoup tardif. » (0. de Serres.) REPEUPLER, v. a. Peupler de nouveau. .« L'Italie se dépeuplait,, les provinces avaient été saccagées; plusieurs villes d'Italie, plusieurs villes des provinces furent repeuplées par des 'soldats devenus des côlons. » (Champagny.) Il Repeupler un étang, Remettre du poisson dans un étang où il n'y en avait plus. Il On' dit de même, Repeupler une terre, une plaine de. "gibier, repeupler une garenne, un colombier, une basse-cour. il Repeupler une forêt, un bois, Les replanter, les regarnir d'arbres, soit en y semant du gland, etc., soit en y. mettant du plant. REPIC. s. m. (de re, et pic). T. du jeu de piquet, II se dit Lorsque l'un des joueurs, avant déjouer aucune carte, compte jusqu'à trente, sans que celui contre qui il joue ait pu rien compter; ce qui fait qu'au lieu'de compter simplement trente, il compte quatre-vingt-dix. Il m'a fait deux.repics de suite.. ||. Fig. et fam., Faire quelqu'un repic, le faire pic, repic et ca- pot, Le réduire à ne pouvoir répondre;' à ne savoir que dire, le surpasser complètement. « Vous allez faire pic, repic et capot tout ce qu'il y a de galants dans Paris. » (Molière.) REPIGER. v. a. l'op., Rattraper quelqu'un qui vous-a joué un tour ou obtenu sur vous un avantage, prendre sa revanche. Je le re- pigerai. REPILé;s. m. En Normandie, Boisson pro- duite en pilant de nouveau les pommes à cidre. repiler, v. a. Piler de nouveau. REPILLER, v. a. Piller de nouveau.' repincer, v. a. Pincer de nouveau. Il Fig. et pop. Rattraper, prendre sa revanche sur. Je te repincerai, va! Il Remettre la main sur. repinçoter. v. à. Pinçoter de nouvéau. nepinçoter les nerfs de sa lyre jasarde.. J. de Vitcl, Prem. exerc. poét. xvi° s. F. G. repiocheh. v. a. Piocher de nouveau la terre; remuer avec la pioche une terre déposée sur la berge avant de la charger dans les tom- bereaux. repiquage, s. m. Changement..de place d'un jeune plant. « Un repiquage, pour être bon, doit être fait en terre et en exposition con- • venables pour chaque espèce d'arbres. » (Bos- cuan.) || Techn. -Action d'accentuer des clairs est des ombres dans un travail de peinture. Le repiquage des papiers peints. Il Dans l'industrie des tissus façonnés, Action de reproduire le perçage de cartons déjà percés. il Machine servant à exécuter cette opération. il P. ET CHAUSS. Opération qui consiste à remplacer, dans une chaussée pavée, les parties détériorées. Le repiquage est généralement confié' à des équipes ambulantes, commandées par un pi- queur. G. B. repiqué, Ép. adj. Qui représente des clairs et des ombres sur. un papier velouté, sur une moulure, une feuille, d'ornement. « Il avait encore la renommée pour les lettres monstres, les lettres de caprices, les. lettrés ombrées, re- piquées en ton de bronze ou d'or, en imitation de creux dans la pierre. » (E. etJ. de Concourt.) repiquement. s. m. Syn. de Repiquage. répiquer, v. a. Piquer de nouveau.' « Quand vous avez offensé Dieu, les épines de la syndérèse vous piquent et repiquent incessam- ment. » (P. Lejeune.) H.Techn. Accentuer les clairs et les ombres. Repiquer du papier peint. Il Repiquerles cartons, En reproduire le perçage. Il JARD. Faire un repiquage. Repiquer un plant. || T. de terrassier, Piocher la superficie d'une route, pour remplir les cavités, niveler ou bomber. T. de brasserie, Repiquer la dr.èche, .Remuer sa superficie, l'égaliser et y mettre de l'eau une seconde fois. F. L.. RÉPIT, s. m. Relâche, délai, surséance. N'atendez mie qu'il nos priet, Me me demandez nul respict. ̃ Wace; p., 6095, s.' 11 Sans répit, Sans rémission. « Sa vie fut une lutte sans répit contre la misère. » (F. Loliée.) Il Anc. JuuiSPR. –Délais. judiciaires qui se don- naient pour les procédures, en Normandie. Yoy. DÉLAt. Il Lettres de répit, Lettres par lesquelles le roi ordonnaità des créanciers de suspendre leurs poursuites contre leurs débiteurs de bonne" foi. Il Se mettre en ses répits, .Se- mettre en. son devoir, dans tes coutumes de Touraine et de Loudunois. il Féod. Facilité et délai que don- nait le seigneur au vassal, pour lui rendre:la foi et l'hommage, ou pour..s'acqùitter de ses autres hommages. II ANC. mar. Agrès de re- change.' I" replacement, s. m. Action de replacer.. REPLACER, v.a. Remettre en placé. D'un trône où ce héros a su le replacer. Corneille, Suréna, i. || Fig. « Galilée, replaça. la.. terre dans les cieux d'où, on l'avait,bannie. » (Edg; Quinet.)||v. pr. Se remettre en place. Ce domestique s'est re- placé. replaider. v. a. Plaider de nouveau. Re- plaider une affaire. || v. n." Soutenir un nou- veau procès. Si je perds, nous replaidérons. replain. s. m. Partie cultivée et aplani d'une montagne. replaindre v. a. Plaindre de nouveau. replainte. s. f. Anc. PRATIQ. Somme que l'on'payait au juge pour,obtenir ta peinnission de porter plainte. Il Amende que l'on.dcvaii pour avoir porté plainte à tort. ̃ REPLANCiiiER. v.a. Anc., Planchéier de nou- veau, garnir d'un nouveau plancher. « Ils replancherit le pont. » (Maigret.) replanir. v. a. TECHN. Finir avec le rabot et le racloir. Replanir un meuble. ̃ ̃ REPLANISSEMENT. S. m. Techn. Action de replanir. Résultat de cette action. REPLANISSEUR. s. m. Techn. Ouvrier qui replanit. replant, s. m. Àghic. Nouveau plant. replant arle. adj. 2 g. Qui peut êtré rè- planté. Quand ils ont atteint un certain âge, les arbres ne sont plus replantables. REPLANTAGE, s. m. Action de replanter. replantation. Aciiic Action de re- planter. Les plantations et replantations succes-. sives ne se font pas sans altérer la constitution des végétaux. replantement. s. m. Action de replanter; résultat.de cette action: « Chasque replante- -ment vaut un demi-enter, aidant beaucoup à l'affranchissement des plantes sauvages. » (0. de Serres.) replanter, v. a. Planter de nouveau. faut ôter cet arbre de là, et le replanter ail- leurs. Il v. réfi. « La graine de la tûlipe donne .'un petit oignon qui se replante au bout de deux ̃ ans. » (Pluche.) Il Par extens., En parlant de la chevelure, Itedonner une nouvelle croissance à des cheveux tombés ou morts. « II n'y a point de fontaine de Jouvence qui puisse replanter un cheveu tombé. » (L. Veuillot.) REPLACER v. a. Plaquer de, nouveau. « Quant le roy Gadiffer tint la lettre, il la print à lire, dont apperceut pleinement la mauvaise trahison, car elle estoit contrefaicte, et le seel replacqué dessus. » (Perceforest.) REPLAT, s. m. T. de la Suisse romande, Petit ,plateau dans les montagnes. replâtrage, s. m. Action de replâtrer; le résultat de cette action. « Le vieux manoir terni, portait comme des taches, ses contrevents frais, d'un blanc d'argent, et ses replâtrages récents sur sa grande façade grisâtre. » (Guy de Maupassant.) Il Fig. et fam., Un mauvais .moyen qu'on emploie pour réparer une faute, une sottise. Cette démarche, cette explication n'est qu'un replâtrage. Il' Une réconciliation peu sincère, peu durable. « Il se fit alors entre les deux époux de ces.replâtrages qui ne tien- nent pas. » (Balzac)– F. L.- replatrement.-s. m. S'est dit pourlte- plâtrage xvi» s. replâtrer, v. a. Renduire de plâtre. ||Fig. et fam. Chercher réparer, à couvrir une faute, une sottise. ̃« Je laisse courir mes in* ventions sans en replastrer et recoudre les de- faults. » (Montaigne.) ̃REPlAtreur. s. m. Celui qui fait des re- plâtrages. replet, ÉTÉ. adj. (lat. fédère, emplir). Qui a trop d'embonpoint, qui est trop gras. « Pré- lats gras et replès. » (G. Chastellain.) Ne se dit pqjnt Des animaux. F. L. RÉPLETIF, IVE.' adj. Cbir. Qui sert à remplir. RÉPLÉTION. s. f. Abondance de sang et d'hu- meur, excès d'embonpoint, surcharge d'aliments. La repleccion: .Engendre indigescion. '̃ E. Deschamps, Poés.; xiv° s. Il Fig. « Les royaumes, les respubliques nais- sent, fleurissent et fanissent de vieillesse comme nous. Nous sommes subjects a une repletion d'hu- meur inutile et nuisible. » (Montaigne) F. L. repleurer, v.' h. Verser de nouvelles larmes. Son père devant li repleure tendrement. Doom de Mayence, 225il xvi«"s. •|| v. a. Pleurer de nouveau quelqu'un dont on regrette la perte. « Je vins à Saumur où nous vimes Vineuil nous repleurâmes M. de Turenne. » (Sévigné.) F. L. repleuvoir, v. n. Pleuvoir de nouveau. Il repleut, il commence à repleuvoir. REPLI. s. m. Pli doublé. Le col ne se tourne à leur aise Dans le long reply de leur fraise. Les Vertus et Propriétés des Mignons, 1576. || T. de Diplomat., Pli que l'on faisait au bas des lettres patentes, afin d'écrire sur le revers. Ce ̃ pli se faisait aux actes sur parchemin, pour y