REP REP REP 37 servée. Fabr. de peignes, toiles, billards, papiers, boissellerie, corderie, brosserie, briqueterie, cou- tellerie grains, comm. de..vins ,et eaux-de-vie, gros bétail, vaches dites garonnaises, cuirs, etc. Patrie des frères Faucher. Cette ville doit son origine à une abbaye de Bénédictins, dite Regula (la. Règle), élevée en 970 sur les ruines d'une villa- romaine. Souvent prise et reprise par les Anglais et par les Français, Charles VU y, entra en 1450. Le parlement de Bordeaux y fut trans- féré pendant la Fronde. Devant La Réole fut conclue, le 22 septembre une trêve entre Charles IV et Edouard d'Angleterre. Arrond.: 6 cant.: 103 comm.; 48,705 h. réopiner, v. n. Opiner de nouveau. réORCHESTRER.' v. a. T. de mus., Orchestrer de nouveau. Pour remettre cet opéra au théâtre, il fallut le réorchestrer. RÉORDiXATiox. s. f. Action par. laquelle quelqu'un est réordonné. « L'antiquité a regardé la réordination avec horreur. » (Fénelon.) réORUONXAkcement. s. m. Action de réor- donnancer. RÉOKltONNANCER. v. a. Ordonnancer de nou- veau. réordonner, v. a. Conférérpourlaseconde fois les ordres sacrés à quelqu'un dont la pre- mière ordination a été faite contre la teneur des canons, et déclarée nulle par jugement de l'Église! Répéter un ordre. Il Anc., Remettre en ordre, réorganiser. « Il luy fallut resta- blir et réordonner toutes les cours souveraines, l'Université, la Sorbonne. » (Sully.) F. L. réorganisateur, s. m. Celui qui réor- ganise. ̃ réorganisation, s. f. Action d'organiserde nouveau, et Le résultat de cette action. « La désorganisation et la ruine sont rapides la réor- ganisation est pénible et lente. » (Ph. Chasles.) réorganiser, v. a. Organiser, de nouveau. « On désorganise tout, en voulant tout réor- ganiser. » (Boiste.) réoktk. s. f. Dans la Loire-Inférieure, Lien de bois qui sert à former les fagotes. RÉOUVERTURE, s. f. Action de rouvrir, partie. un théâtre, un établissement de commerce, qui était resté fermé quelque temps. Depuis la réou- verture de cette salle.. repaire, s. m. (lat. de re, expatria, patrie). Anc., Pays.. L'Empereur aproismet [approche de] sùn repaire. Roland, G01 xi° s, Il Anc., Retour ati pays, e!, d'une man. génér., Retour. Il Anc., Séjour, logis. J'ny pris plaisir d'ouïr les phantaisies De ceux qui sont en ce morfcl repaire. Clém. Marot, liiches en panvr. XVIe s. Il Auj., Retraite, lieu où se retirent des bêtes malfaisantes, féroces, comme les tigres, les ours, etc. Sion; repaire affreux de reptiles' impurs, Voit' de son temple saint Ies pierres dispersées. Racine, Estlier, 1, 1.- Par extens. Un repaire de hiboux, d'orfraies. Il Fig., Lieu où se retirent ordinairement les.vo- leurs, les brigands, etc. « La' Bourse, on le sait, n'est pas seulement un hospice ouvert aux capitaux sans emploi, elle est aussi lé repaire ,de l'agiotage. » (L. Blanc.) Il Par exténs., Maison mal habitée, mauvais lieu. N'allez pas, là, c'est un vrai,repaire. F. L.. REPAIRE. s. m. T. d'arts, Voy. Repère. REPAIRE, s. m. T. de chasse, Fiente des .loups, des lièvres, et.dé quelques autres ani- maux sauvages. r'epairiÈr. v. n. (lat. repatriare). Anc., Revenir à son pays, et, par extens., Re- venir. REPAiSSEjUR. s. m. Celui qui repalt. Vx. RÉPAISSIR. v. a. Rendre épais. Il faudrait répaissir cette colle. ||.v. n. Devenir plus épais. Cette colle a trop répaissi. RÉPAISSISSEMENT. s. m. Action de répaissir. REPAÎTRlî. y. h. (se conjugue comme paître, et a de plus un prétérit défini et un prétérit in- défini je repus; j'ai repu). Manger, prendre sa réfection. « Les chevaux qui ont bien repu, sont fringants et éveillés. » (P. Lejeune.)|| v. a. Donner à manger, nourrir: « Nous devons re- paistre nostre ennemi quand il aura faim. » .(Calvin.) Il.S'emploie plus ordinairement au fi- guré. « Enfin voilà M. de Bourbon sauvé et veu par l'empereur de fort bon œil, qui le récom- pensa et repeust de belles paroles. » (Brantbme.)' Il Repaître ses yeux d'un spectacle, Le regarder avec avidité. Il II ne se repaît que de sang et de carnage, Se dit, par exagération, D'un homme cruel et sanguinaire. F. ,L. RKI'ÀLIR. v. n. Pâlir de nouveau. RÉPALPER, v. a. Palper de rechef. Palper et repalper une étoffe.. REPAMHR. v. a. (le même mot que repaumer). Agiter les,toiles blanchies dansurïcourantd'eau, et les battre ou les piétiner. repàmer (si). v. pr. Se pâmer de nouveau. RÉPANDAGE. s. m. Action de répandre. Le répandage des engrais sur les terres. répandre, v. a. Epancher, verser, laisser tomber un liquide. « Beaucoup d'insectes répandent en mâchant des liqueurs plus ou moins abondantes, souvent acres, et d'une odeur pénétrante, qui leur tiennent lieu de salive. » (Cuvier.) Il Répandre des larmes, Pleurer. « J'allai répandre des larmes sur ses cendres. » (Fénelon.) II On l'a dit aussi des soupirs. « Vous vous souvenez, Dieu de nos pères, de tous les soupirs que. j'ai répandus à vous pieds pour détourner votre colêre. » (Massillon.) Il II se dit. Des effusions morales. « J'irai répandre à ses pieds toute l'amer- tume de mon ;\me..» (Massillon.) Il, Répandre du sang, Blesser ou tuer. Il Répandre son sang pour une cause, Etre blessé ou mourir pour cette cause. Il Par extens., Répandre, Se dit De choses solides. Répandre du se), du poivre. Il Etendre au loin, disperser en plusieurs endroits. « Plusieurs cassolettes répandaient un parfum voluptueux dans l'appartement. » (Mérimée.) il Fig., Donner de la dissipation, rendre dissipé. « Les commerces nous répandent trop au dehors. » (Jlassillon.) Il Départir, distribuer à plusieurs personnes. « Ce n'est pas la même chose de répandre son bienmal à propos, ou de le dépenser honnêtement, sans se mettre en peine d'augmenter ses reve- nus. » (Maucroix.)|| Absol. « Devenus plus riches, il est naturel que nous répandions davantage. » (Coyer.) Il Faire paraitre. Son visage où la mort a répandu ses' traits. Racine, Britaimicus, 1501. Il Proférer. [Vous] Avcz dans tous les camps répandu vos fureurs. Racine, Iphigénie, 136i.' || Fig., Faire entrer dans l'esprit, dans l'âme. Daigne, daigne, mon Dieu, sur Mathan et sur elle, Répandre cet esprit d'imprudence et d'erreur, De la chute des rois funeste avant-coureur. Racine, Athalie;l, II Propager. « Les Athéniens répandirent leurscolonies dans cette partie de l'Asie Mineure, qui fut appelée Ionie. (Bossuet.) Il Faire connaître, en parlant de bruits; de nouvelles. Si M. de la Trouasse répandait froidement dans le monde le dessein qu'il a. » (S.évigné.) II Répandre que, Faire courir lé bruit que. « Vous vous tiendrez caché ici, bien caché, dans un appartement reculé, et l'on répandra que vous êtes parti. » (Roedcrer.) ,|| v. n. Se Tout lc'vin répand 1 terre. La Fontaine. || Se répandre dans. le monde, Fréquenter, les sociétés. Il Absol., Cet homme aime à se répandre, craint de se répandre, Se répandre en, Donner cours à ce qui s'exprime par le langage. « Elle se répand en reproches et en invectives contre la mémoire de son époux. » {La Harpe.) ||. Répandu, UE. p. pass. -Il Lait répandu, Nom vulgaire.d'une éruption qui sur- vient quelquefois chez les femmes, après leurs couches. F. G.•̃̃• repapilloter. v. a. Papilloter de nouveau. Repapilloter ses cheveux. Il Fam., Remettre, raccommoder. Repapilloter deux amis. REPAQUAGE. S. m. Voy. IlGPAQUETAGG. repayer, v. a. Pèche. Mettre en barils, en parlant des œufs de poisson que l'on conserve pour servir d'appât.. REPAQUETAGE. s. m. Nouveau paquetage, action de paqueter de nouveau. réparable, adj. 2 g. Qui'peut se- réparer. « Il avait affaire à un accident réparable. » (Montaigne.) RÉPARAGE. s. m. T. de beaux-arts, Action de réparer, de déguiser les défauts d'un ouvrage qui sort du .moule Il Action de réparer ou .d'achever un ouvrage ébauché. Il Action de don- ner avec les forces une deuxième coupe au drap. il Façon que les cardeurs. donnent aux étoffes avec le-chardon. • REPARAÎTRE., v. n. Paraitre de nouveau. « Enlevés par l'exemple glorieux des chefs, par l'éclat des bannières, le son des fanfares et les bruits de combat, beaucoup se lancèrent dans la mêlée pour ne plus reparaitre et demeurer sur place. » (F. Loliée.) Il Ane, v. imp., Paraître. « Et au cheval reparoit auques [beaucoup], que il avoit esté espouronnés par besoing. » (H. de Valenciennes.) RÉPARANT, ANTE. adj. Qui ala vertu de répa- rer. Pour luy faire quitter [à Antée] ces sablons réparanls, D'une étreinte mortelle, il [Hercule | luy serre les lianes. Brebœuf, l'harsale,.iv. F. G. RÉPARATEUR, s. m. Celui qui réparé. « On adonné à Charles le nom (le Victorieux,- que méritent ses généraux; il a droit à celui de Réparateur. » (Villemain.) Il Fam. et ironiq., Réparateur de torts, Celui qui se mêle de ven- ger des injures ou de corriger des abus qui ne le regardent point. || Adj., Réparateur, trice. « Jésus-Christ n'est pas seuleinent Dieu, mais que c'est un Dieu réparateur de nos misères. » (.Nicole.) F. L. réparation, s. f. Ouvrage qu'on.fait ou qu'il faut faire pour réparer. « Le. résidu d'icelle imposicion sera convertie en le reparacion dcs fortereches. » (1340, Cart. Esdras Île Corbie.) Il Partie, Travaux d'entretien que l'on fait aux maisons. « Pour les rèparacions de noz clias- tiaux. » (1346, Ordonnance.) Il Là satisfaction d'une' injure, d'une offense faite à quelqu'un. « Il vaut mieux dissimuler l'outragé que d'en tirer réparation. » (Fontenelle.) Il T. de .dévot, Pénitence, rachat spirituel. « Tout devait porter l'empreinte de la chute origi- nelle, la nature, le corps, l'âme, la société, la vérité elle-même, afin que l'homme sentit pro- fondément le besoin de la réparation. » (Lacor- Il Il Dans certaines maisons religieuses, Sorte de cérémonie pénitentielle. « A tour de rôle chacune d'elles [des religieuses de l'obé- dience de Martin Verga] fait ce qu'elles appellent la réparation. La réparation, c'est la.prière pour tous les péchés, pour toutes les fautes, pour, tous les désordres, pour tous les crimes qui 'se *coin- mettent sur la.terre. » (V. HugO.) Il JilBISIMl. Réparations civiles, La somme adjugée par .un tribunal à la partie civile, pour là dédommager du toit que le crime ou le délit lui a causé. Il se dit également Des dommages-intérêts accordés à un accusé contre la personne qui l'a injustement dénoncé. -,F. L. ||.Législ. Réparations lo- cativ1es.. Le propriétaire est tènu de délivrer la chose .en bon état de réparations de toute espèce, à son locataire de plus il d:it faire, pendant la durée du bail, toutes lès réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives. Les réparations locatives ou de menu entretien, dont le locataire est tenu, s'il n'y a clause contraire, sont celles désignées par l'usage des lieux, et, entre autres, les réparations à faire aux altres, contre-cœurs, chambranles et tablettes des cheminées au recrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation, à la hauteur d'un'mètre aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés aux.vitres, à moins qu'elles ne soient cassées par la grêle, ou autres accidents extradrdinaires'et de force majeure, dont le locataire ne peut être tenu; aux portes, croisées, planches de cloison ou de fermeture de boutiques, 'gonds, targettes et ser- rures. D'après Tart. 5 de la loi du 25 mai 1838, 'c'est le juge de paix qui connaît, sans appel, jusqu'à la valeur de 100fr.,et à charge d'appel, à quelque valeur que la demande puisse s'élever 'des contestations entre locataires et propre- taires au sujet de réparations locatives. Ilépa- rations urgentes. Si, durant le bail, la chose louée a besoin de réparations urgentes et qui ne puissent être différées jusqu'à sa fin, le pre- neur doit les souffrir, quelque incommodité qu'elles lui causent et quoiqti'il soit privé, pen- dant qu'elles se font, d'une partie de la chose louée: Mais si ces réparations durent plus de quarante jours, le prix du bail sera diminué proportion du temps et de la partie de la chose louée dont il aura été privé. Si les réparations sont de telle nature qu'elles rendent inhabitable ce qui est nécessaire au logement du locataire