36 RÉN REN REO C'est le monde renversé, Se dit D'une chose qui est contre l'ordre naturel et la' raison. Il jIan. une encolure renversée, Une encolure dont le contour, l'arc ou ta rondeur se truuve en dessous, tandis qu'elle devrait se trouver en dessus. Il Fig. et farn., La marmite est renversée dans cette maison, Le maitre de cette maison n'invite plus à diner. Renversé, Se dit adjecti- tivement, surtout en T. de géométrie et d'op- tique, Des objets qui sont ou qui paraissent dans une situation opposée à leur situation la plus habituelle. Un cône renversé. Une pyramide ren- versée. « Une houppelande'de drap noir four- rée de viez menu.vair, a colet renversé. » (1421, Arch. nat.) F. L. RENVERSEUR, KUSlî. s. Personne qui ren- verse, qui abat. Un renverseur de murailles. Il Fam., Personne qui s'amuse à faire des transpo- sitions de lettres, de mots Et sur Parnasse nous tenons Q\\v tous ces renverseurs de noms Ont la ccrvelle rcnversÓe. || Fig., Personne qui détruit. Un renverseur d'em- pires. Il Axe. coût. Renverseur de sel, Employé qui vidait la mesure pleine de sel, après qu'elle avait été rasée par le mesureur. renversoir. s. m. TECXN. -Vase de plàtre dans lequel on fait dessécher les pâtes liquides. Il Nom donné à des espèces de supports en terre cuite qui servent à soutenir, dans les casettes, les poteries trop plates ou à bords trop étendus pour pouvoir se soutenir d'elles-mêmes.- « Les renversoirs présentent, en saillie ou en creux, les contours qu'olfrent en creux ou en saillie les pièces qu'on doit cuire dessus. » (Brongniart.). RENVERSURE. s. f. Tëchn. Coude que for- ment parfois les rouets d'une serrure; entaille pratiquée dans le panneton de la clef pour don- ner passage à ce coude. II Renversure en de- dans, Celle qui regarde la tige de la clef. Il Reversure en.dehors, Celle qui est tournée du côté opposé. renvi. s. m. (de re et envi, au sens ancien d'invitation, défi). JEUX. Ce qu'on met au jeu par-dessus la vade ou l'enjeu. Il Jeux de renvi, ceux où l'on fait des renvis. riîNVU»a<;e. s. m. Action de renvider. RENVIDER. v. a. (composé sur dévider). Teciin. Enrouler sur la broche en rappro- chant des bobines fixes. îiKNViDKUtt, EUSE. s. m. et' f. Ouvrier, ouvrière qui renvido. s. m. Métier à renvider. Il Adjectiv., Métier renvideur. renvier. v. a. (de re, et envier, défier, invi- tare). Anc., Défier denouveau,xiiio-xvs. || Ane, Inviter à une nouvelle partie de jeu. || Fig., Sur- monter, renchérir sur. « La cour passa dc là en Avignon, où le cardinal d'Armagnac n'oublia aucune sorte do dépense; mais Dlarseille le ren- via avec ses combats maritimes. » (IVAubignô.) Il v. n. Mettre une certaine somme d'argent au jeu du brelan, etc., par-dessus la vade ou l'en- jeu. Le fonds du jeu n'était que de six jetons, l'un ronvié de quatre fiches, et l'autre de dix. F. L. renvoi, s. m. Envoi d'une chose à la personne qui l'avait envoyée. Renvoi de marchandises. Il Chevaux de renvoi, voitures de renvoi, etc., Les chevaux et les voitures qui s'en retournent ou qui devaient s'en retourner à vide. Il Le renvoi du son, des paroles par t'écho, Leur répercus- sion. II Dans un livre, Marque qui renvoie le lecteur à une pareille marque placée hors du "texte et sous laquelle il doit trouver une citation, une remarque, une explication, etc. La grande quantité de renvois-fatigue le lecteur. Il Aver- tissement qui indique qu'on trouvera à une autre page du même livre, la suite de ce qui est interrompu. Il y a dans ce bréviaire beaucoup de renvois. Il En- parlant d'un écrit, La marque qui renvoie à une addition écrite en marge au bas de la page et qui doit se joindre au texte, l'addition même, U y a' dans cette minute des renvois qui ne sont point parafés. || Mus. Signe -qui, correspondant à un autre 'signe semblable, indique qu'il faut retourner à l'endroit où ce dernier se trouve placé. Il L'action de renvoyer quelqu'un, le congé qu'on lui donne. « Les Athéniens s'en retournèrent fort mal contens de ce renvoy. » (Amyot.).|| L'action de renvoyer une demande, une proposition, etc., à ceux qui doivent l'examiner, y faire droit, ou en rendre compte. Le renvoi d'une proposition à l'examen des bureaux. || Jumspn. L'action de renvoyer Colletet. une partie, un procès en matière civile ou' cri- minelle devant-un autre tribunal que le tribunal saisi. 11 a obtenu son renvoi par-devant ses juges naturels. il Ajournement, remise: Le renvoi de la cause à huitaine. Il Mkd. Surtout au plu- riel, Gorgées de substances gazeuses ou liquides, qui remontent de l'estomac ou de l'œsophage dans la bouche, sans être accompagnées des efforts qui caractérisent le vomissement. || Teciin. Pièce coudée servant à changer la direction du mouvement transmis par un cordon de sonnette. Il Législ. Renvoi pour cause de pttretaté ou alliance. Au civil, ce renvoi peut être demandé par une partie, lorsque son adversaire a deux parents ou alliés, jusqu'au degré de cousin ger- main inclusivement, parmi les juges du tribunal de_ première instance qui auraient à connaître un procès, ou trois parents ou alliés au même degré que ci-dessus, si l'affaire est pendante devant une Cour d'appel. Le renvoi doit être demandé dès le début de l'affaire avant plaidoi- ries. Le renvoi est jugé par les juges saisis de l'affaire, sans conciliation. Il était autrefois jugé par la Cour de cassation. La procédure, 'en ce cas, est analogue à celle qui est suivie en nia- tière de récusation. A. L. Renvoi d'un tribu- nal ti un autre pour cause de slireté publique ou de suspicion légitime. Ce renvoi peut être ordonné en matière criminelle, correctionnelle ou de police, par la Cour de cassation, sur les réquisitions du Procureur général, près cette Cour. Ce renvoi peut être ordonné aussi sur la réquisitions des parties, mais seulement pour cause de suspicion légitime. Il y a lieu à renvoi pour cause de sûreté publique, lorsqu'il est à craindre que les débats de l'affaire n'entrainent des désordres, et pour cause de suspiscion légi- time, lorsqu'il est à craindre que l'ardeur des passions locales puissent influencer le jury. Il Pisat. Dans tous les actes destinés à être produits en justice, les renvois ne peuvent, sauf l'exception ci-après, être faits qu'en marge; ils sont, à peine de nullité, signés et parafés par les parties présentes à l'acte. Si la longueur du renvoi exige qu'il soit transporté à la fin de l'acte,. il devra être non seulement signé ou pa- .rafé comme les renvois signés en marge, mais encore expressément approuvé par les parties à peine dé nullité. En matière de procédure d'ins- truction, les renvois doivent être approuvés et parafés par le juge d'instruction, le greffier et le témoin ou accusé, à peine de nullité.- A. L. renvoi-instruire. s. m. Phockd. Ren- voi d'une affaire à-une instruction nouvelle. renvoyer, v. a. (se conjugue comme en- voyer). Envoyer de nouveau. Damcdiex par sa grace li renvoit boneiir. Bertc, '1004, Scliclcr xm° s. Il Emploi partie, Faire refluer de nouveau. « C'est le propre de la crainte de renvoyer le sang au cœur, » • (Dassoucy.) Il Il signifie aussi, Faire reporter à une personne une chose qu'elle avait envoyée, oubliée, prêtée. Un chasseur atteint par une balle la- retire, en charge son fusil, et la renvoie sur-le-champ à l'ennemi. » (Ch. Lacretello.) Il Renvoyer des lettres, Envoyer à une personne les lettres écrites par elle. Il Ne pas acçepter: Renvoyer un présent. Il. Faire retourner quelqu'un au lieu d'où il était envoyé, d'où il était parti. « Jamais peut-être on ne retrouvera une' occasion si belle do renvoyer dans leurs' antiques marais les déprédateurs du monde. » (Voltaire.) Repousser, répercuter. « L'expérience: prouve que, de toutes les couleurs, la blanche est celle qui réfléchit le mieux. les rayons du soleil, parce qu'elle les renvoie sans aucune teinte, aussi purs, qu'elle ^les reçoit. » (B. de Saint-Pierre.) || Fig. et fam:, Renvoyer la balle à quelqu'un, Lui riposter, lui répliquer vivement. Il Se renvoyer la balle, Se dit en parlant De deux personnes qui ,veulent se décharger l'une sur l'autre de l'embarras d'une affaire, d'une sollicitation, d'un travail. Il Reporter à, faire honneur à. « Il se faisait peu d'honneur des succès et renvoyait à la nature la plus grande partie de la gloire. » (Fontenelle.) Il Congédier. « Alors Aristène, premier magistrat des Achéens, pour ne pas renvoyer l'Assemblée sans qu'on eût délibéré, prit la parole.» (Rollin.)' Il Redonner à un novice ses habits du monde et le mettre hors du couvent, parce qu'on ne le trouve pas propre a'demeurer en religion. || Fig. et fam., Renvoyer quelqu'un bien loin, Le refuser sèchement, le rebuter. « Madame de Maule- vrier renvoie bien loin tous les gens qui lui veulent parler de consolation. » (le Cou- langes.) Il Adresser une personne à quclqu'un ou en quelque lieu, pour l'éclaircissement de 'quelque chose. « Lorsque quelques auteurs venaient pour lui montrer les leurs, il les ren- voyait à Boileau, en leur disant :que pour lui il no se.mêlait plus de vers. » (L. Racine.) || Prov. et fig., Renvoyer de Caïphe à t'ilate, Se dit lorsque, les personnes de qui dépend une afiaire, une grâce, se renvoient Tune à l'autre celui qui la sollicite: Il Faire entrer dans la classe de. « Ce sont ceux que les sages renvoient au pédantisme. » (La Bruyère.) Il Renvoyer aux mille et une nuits, Refuser toute créance. Il Remettre à un autre temps. « Si vos vengeances étaient toujours ren- voyées aux siècles futurs, la foi des justes qui ne vous verraient jamais faire usage de votre puissance en leur faveur s'affaiblirait; leur confiance diminuerait. » (Massillon.) Il De même en parlant D'un temps écoulé. « Quand je parle de l'anciennne orthographe, il ne faut pas croire que je renvoyé à des temps bien éloignés. Je parle de celle que l'Académie française adopta d'abord; et qui a été suivie dans les deux'premières éditions de .son Diétionuaire. » (D'Olivet.) Il Renvoyer aux calendes grecques, Payer de défaites, remettre à un temps qui n'arrivera jamais, parce que les Grecs ne comptaient point par calendes. il Iteconnaitre comme étant du domaine de, de la compétence de. « Pieuse fable qu'il faut renvoyer avec tant d'autres qu'on trouve dans les anciens légendaires. » (Vertot.) Il Ne trouver bon que pour. « Une vérité qui a épouvanté les césars, 'converti les tyrans, changé l'univers, n'est presque plus destinée aujourd'hui qu'à toucher les âmes simples et vulgaires ces images dans nos bouches sont écoutées avec dédain, et renvoyées au peuple. » (Massillon.) || Renvoyer, Se dit aussi en parlant Des demandes, des propositions, etc., que l'on transmet, que l'on communique à ceux qui doi- vent les examiner, y faire droit, ou en rendre compte. « II faut que ces requêtes soient renvoyées, et elles le sont dans les différents départements. Or, vous savez, Sire, que c'est renvoyer chaque requête précisément à celai contre qui elle est dirigée. » (Malesherbcs.) Il Jurispk. Ordonner qu'une partie se pour- voira ou qu'un accusé sera traduit devant tel ou tel juge. Nous sommes renvoyés hors de conr. ltacine, Plaideurs, 208, Hach. || Renvoyer un accusé, le renvoyer absous, quitte et absous, le renvoyer d'accusation, Le décharger de l'accusation intentée contre lui. Il On dit de même, il a été renvoyé de la plainte. Il Renvoyer les parties à se pourvoir, Se déclarer incompétent. il Renvoyer un plaideur, de, sa demande, La lui refuser par un jugement. il Renvoyer deux plaideurs dos à dos, Les débouter l'un et l'autre de leur prétention. il T. de marine, Renvoyer de bord, Se dit quel- quefois au lieu de Virer de bord vent devant. F. G. rekwez. 1 ,698 h. Bourg de France (Ardennes), arr. de Mézières, ch.-l. de cant. Ardoisières, fa- briques de brosses, filatures et tissage de laine cardée. –Cant. 15 comm.; h. RENZI (ANGE). 1792-1871. Écrivain et lexico- graphe, né aRieti, m. à Paris. Membre et admi- nistrateur de l'Institut historique (1830-1871). REN7.1 (Antoine). Littérateur italien, m. àFlo- renceen 1823. REOltSEUVKR. v. a. Observer de nouveau. RÉOCCUPATION. s. f. Nouvelle occupation. La. réoccupation d'une province. RÉOCCUPER. v. a. Occuper de nouveau. Le général fit réoccuper le plateau qu'on s'était trop hâté d'abandonner. KÉOLAIS, AISE. s. et adj. Habitant de La Réole qui appartient à cette ville ou à ses habi- tants. REOLE (GA). 4,243 h. V. de France (Gironde), ch.-l. d'arr., sur la rive dr. de la Garonne et le ch. de fer de Rordeaux à Cette. Tribunal civil, chambre consultative d'agriculture, comice agri- cole. Eglise, de Saint-Pierre, monument histo- rique église Saint-Michel, ancienne prison le château des Quatre-Sœurs, blti par les Wisigoths et flanqué de trois tours dont une est bien con-