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C'est le monde renversé, Se dit D'une chose
qui est contre l'ordre naturel et la' raison. Il
jIan. une encolure renversée, Une encolure
dont le contour, l'arc ou ta rondeur se truuve en
dessous, tandis qu'elle devrait se trouver en
dessus. Il Fig. et farn., La marmite est renversée
dans cette maison, Le maitre de cette maison
n'invite plus à diner. Renversé, Se dit adjecti-
tivement, surtout en T. de géométrie et d'op-
tique, Des objets qui sont ou qui paraissent dans
une situation opposée à leur situation la plus
habituelle. Un cône renversé. Une pyramide ren-
versée. « Une houppelande'de drap noir four-
rée de viez menu.vair, a colet renversé. » (1421,
Arch. nat.) F. L.
RENVERSEUR, KUSlî. s. Personne qui ren-
verse, qui abat. Un renverseur de murailles. Il
Fam., Personne qui s'amuse à faire des transpo-
sitions de lettres, de mots
Et sur Parnasse nous tenons
Q\\v tous ces renverseurs de noms
Ont la ccrvelle rcnversÓe.
|| Fig., Personne qui détruit. Un renverseur d'em-
pires. Il Axe. coût. Renverseur de sel, Employé
qui vidait la mesure pleine de sel, après qu'elle
avait été rasée par le mesureur.
renversoir. s. m. TECXN. -Vase de plàtre
dans lequel on fait dessécher les pâtes liquides.
Il Nom donné à des espèces de supports en terre
cuite qui servent à soutenir, dans les casettes,
les poteries trop plates ou à bords trop étendus
pour pouvoir se soutenir d'elles-mêmes.- « Les
renversoirs présentent, en saillie ou en creux,
les contours qu'olfrent en creux ou en saillie les
pièces qu'on doit cuire dessus. » (Brongniart.).
RENVERSURE. s. f. Tëchn. Coude que for-
ment parfois les rouets d'une serrure; entaille
pratiquée dans le panneton de la clef pour don-
ner passage à ce coude. II Renversure en de-
dans, Celle qui regarde la tige de la clef. Il
Reversure en.dehors, Celle qui est tournée du
côté opposé.
renvi. s. m. (de re et envi, au sens ancien
d'invitation, défi). JEUX. Ce qu'on met au jeu
par-dessus la vade ou l'enjeu. Il Jeux de renvi,
ceux où l'on fait des renvis.
riîNVU»a<;e. s. m. Action de renvider.
RENVIDER. v. a. (composé sur dévider).
Teciin. Enrouler sur la broche en rappro-
chant des bobines fixes.
îiKNViDKUtt, EUSE. s. m. et' f. Ouvrier,
ouvrière qui renvido. s. m. Métier à renvider.
Il Adjectiv., Métier renvideur.
renvier. v. a. (de re, et envier, défier, invi-
tare). Anc., Défier denouveau,xiiio-xvs. || Ane,
Inviter à une nouvelle partie de jeu. || Fig., Sur-
monter, renchérir sur. « La cour passa dc là
en Avignon, où le cardinal d'Armagnac n'oublia
aucune sorte do dépense; mais Dlarseille le ren-
via avec ses combats maritimes. » (IVAubignô.)
Il v. n. Mettre une certaine somme d'argent au
jeu du brelan, etc., par-dessus la vade ou l'en-
jeu. Le fonds du jeu n'était que de six jetons,
l'un ronvié de quatre fiches, et l'autre de dix.
F. L.
renvoi, s. m. Envoi d'une chose à la personne
qui l'avait envoyée. Renvoi de marchandises. Il
Chevaux de renvoi, voitures de renvoi, etc., Les
chevaux et les voitures qui s'en retournent ou
qui devaient s'en retourner à vide. Il Le renvoi
du son, des paroles par t'écho, Leur répercus-
sion. II Dans un livre, Marque qui renvoie le
lecteur à une pareille marque placée hors du
"texte et sous laquelle il doit trouver une citation,
une remarque, une explication, etc. La grande
quantité de renvois-fatigue le lecteur. Il Aver-
tissement qui indique qu'on trouvera à une
autre page du même livre, la suite de ce qui est
interrompu. Il y a dans ce bréviaire beaucoup
de renvois. Il En- parlant d'un écrit, La marque
qui renvoie à une addition écrite en marge au
bas de la page et qui doit se joindre au texte,
l'addition même, U y a' dans cette minute des
renvois qui ne sont point parafés. || Mus. Signe
-qui, correspondant à un autre 'signe semblable,
indique qu'il faut retourner à l'endroit où ce
dernier se trouve placé. Il L'action de renvoyer
quelqu'un, le congé qu'on lui donne. « Les
Athéniens s'en retournèrent fort mal contens
de ce renvoy. » (Amyot.).|| L'action de renvoyer
une demande, une proposition, etc., à ceux qui
doivent l'examiner, y faire droit, ou en rendre
compte. Le renvoi d'une proposition à l'examen
des bureaux. || Jumspn. L'action de renvoyer
Colletet.
une partie, un procès en matière civile ou' cri-
minelle devant-un autre tribunal que le tribunal
saisi. 11 a obtenu son renvoi par-devant ses juges
naturels. il Ajournement, remise: Le renvoi de
la cause à huitaine. Il Mkd. Surtout au plu-
riel, Gorgées de substances gazeuses ou liquides,
qui remontent de l'estomac ou de l'œsophage
dans la bouche, sans être accompagnées des
efforts qui caractérisent le vomissement. || Teciin.
Pièce coudée servant à changer la direction du
mouvement transmis par un cordon de sonnette.
Il Législ. Renvoi pour cause de pttretaté ou
alliance. Au civil, ce renvoi peut être demandé
par une partie, lorsque son adversaire a deux
parents ou alliés, jusqu'au degré de cousin ger-
main inclusivement, parmi les juges du tribunal
de_ première instance qui auraient à connaître
un procès, ou trois parents ou alliés au même
degré que ci-dessus, si l'affaire est pendante
devant une Cour d'appel. Le renvoi doit être
demandé dès le début de l'affaire avant plaidoi-
ries. Le renvoi est jugé par les juges saisis de
l'affaire, sans conciliation. Il était autrefois jugé
par la Cour de cassation. La procédure, 'en ce
cas, est analogue à celle qui est suivie en nia-
tière de récusation. A. L. Renvoi d'un tribu-
nal ti un autre pour cause de slireté publique
ou de suspicion légitime. Ce renvoi peut être
ordonné en matière criminelle, correctionnelle
ou de police, par la Cour de cassation, sur les
réquisitions du Procureur général, près cette
Cour. Ce renvoi peut être ordonné aussi sur la
réquisitions des parties, mais seulement pour
cause de suspicion légitime. Il y a lieu à renvoi
pour cause de sûreté publique, lorsqu'il est à
craindre que les débats de l'affaire n'entrainent
des désordres, et pour cause de suspiscion légi-
time, lorsqu'il est à craindre que l'ardeur des
passions locales puissent influencer le jury.
Il Pisat. Dans tous les actes destinés à être
produits en justice, les renvois ne peuvent, sauf
l'exception ci-après, être faits qu'en marge; ils
sont, à peine de nullité, signés et parafés par
les parties présentes à l'acte. Si la longueur du
renvoi exige qu'il soit transporté à la fin de
l'acte,. il devra être non seulement signé ou pa-
.rafé comme les renvois signés en marge, mais
encore expressément approuvé par les parties à
peine dé nullité. En matière de procédure d'ins-
truction, les renvois doivent être approuvés et
parafés par le juge d'instruction, le greffier et
le témoin ou accusé, à peine de nullité.- A. L.
renvoi-instruire. s. m. Phockd. Ren-
voi d'une affaire à-une instruction nouvelle.
renvoyer, v. a. (se conjugue comme en-
voyer). Envoyer de nouveau.
Damcdiex par sa grace li renvoit boneiir.
Bertc, '1004, Scliclcr xm° s.
Il Emploi partie, Faire refluer de nouveau.
« C'est le propre de la crainte de renvoyer le
sang au cœur, » • (Dassoucy.) Il Il signifie aussi,
Faire reporter à une personne une chose qu'elle
avait envoyée, oubliée, prêtée. Un chasseur
atteint par une balle la- retire, en charge son
fusil, et la renvoie sur-le-champ à l'ennemi. »
(Ch. Lacretello.) Il Renvoyer des lettres, Envoyer
à une personne les lettres écrites par elle. Il Ne
pas acçepter: Renvoyer un présent. Il. Faire
retourner quelqu'un au lieu d'où il était envoyé,
d'où il était parti. « Jamais peut-être on ne
retrouvera une' occasion si belle do renvoyer
dans leurs' antiques marais les déprédateurs du
monde. » (Voltaire.) Repousser, répercuter.
« L'expérience: prouve que, de toutes les
couleurs, la blanche est celle qui réfléchit le
mieux. les rayons du soleil, parce qu'elle les
renvoie sans aucune teinte, aussi purs, qu'elle
^les reçoit. » (B. de Saint-Pierre.) || Fig. et
fam:, Renvoyer la balle à quelqu'un, Lui
riposter, lui répliquer vivement. Il Se renvoyer
la balle, Se dit en parlant De deux personnes
qui ,veulent se décharger l'une sur l'autre de
l'embarras d'une affaire, d'une sollicitation, d'un
travail. Il Reporter à, faire honneur à. « Il
se faisait peu d'honneur des succès et renvoyait
à la nature la plus grande partie de la gloire. »
(Fontenelle.) Il Congédier. « Alors Aristène,
premier magistrat des Achéens, pour ne pas
renvoyer l'Assemblée sans qu'on eût délibéré,
prit la parole.» (Rollin.)' Il Redonner à un
novice ses habits du monde et le mettre hors
du couvent, parce qu'on ne le trouve pas
propre a'demeurer en religion. || Fig. et fam.,
Renvoyer quelqu'un bien loin, Le refuser
sèchement, le rebuter. « Madame de Maule-
vrier renvoie bien loin tous les gens qui lui
veulent parler de consolation. » (le Cou-
langes.) Il Adresser une personne à quclqu'un
ou en quelque lieu, pour l'éclaircissement de
'quelque chose. « Lorsque quelques auteurs
venaient pour lui montrer les leurs, il les ren-
voyait à Boileau, en leur disant :que pour lui il
no se.mêlait plus de vers. » (L. Racine.) || Prov.
et fig., Renvoyer de Caïphe à t'ilate, Se dit
lorsque, les personnes de qui dépend une
afiaire, une grâce, se renvoient Tune à l'autre
celui qui la sollicite: Il Faire entrer dans la
classe de. « Ce sont ceux que les sages
renvoient au pédantisme. » (La Bruyère.)
Il Renvoyer aux mille et une nuits, Refuser
toute créance. Il Remettre à un autre temps.
« Si vos vengeances étaient toujours ren-
voyées aux siècles futurs, la foi des justes qui
ne vous verraient jamais faire usage de votre
puissance en leur faveur s'affaiblirait; leur
confiance diminuerait. » (Massillon.) Il De
même en parlant D'un temps écoulé.
« Quand je parle de l'anciennne orthographe,
il ne faut pas croire que je renvoyé à des
temps bien éloignés. Je parle de celle que
l'Académie française adopta d'abord; et qui a
été suivie dans les deux'premières éditions de
.son Diétionuaire. » (D'Olivet.) Il Renvoyer aux
calendes grecques, Payer de défaites, remettre
à un temps qui n'arrivera jamais, parce que
les Grecs ne comptaient point par calendes.
il Iteconnaitre comme étant du domaine de, de
la compétence de. « Pieuse fable qu'il faut
renvoyer avec tant d'autres qu'on trouve dans
les anciens légendaires. » (Vertot.) Il Ne trouver
bon que pour. « Une vérité qui a épouvanté
les césars, 'converti les tyrans, changé l'univers,
n'est presque plus destinée aujourd'hui qu'à
toucher les âmes simples et vulgaires ces
images dans nos bouches sont écoutées avec
dédain, et renvoyées au peuple. » (Massillon.)
|| Renvoyer, Se dit aussi en parlant Des
demandes, des propositions, etc., que l'on
transmet, que l'on communique à ceux qui doi-
vent les examiner, y faire droit, ou en rendre
compte. « II faut que ces requêtes soient
renvoyées, et elles le sont dans les différents
départements. Or, vous savez, Sire, que c'est
renvoyer chaque requête précisément à celai
contre qui elle est dirigée. » (Malesherbcs.)
Il Jurispk. Ordonner qu'une partie se pour-
voira ou qu'un accusé sera traduit devant tel
ou tel juge.
Nous sommes renvoyés hors de conr.
ltacine, Plaideurs, 208, Hach.
|| Renvoyer un accusé, le renvoyer absous,
quitte et absous, le renvoyer d'accusation, Le
décharger de l'accusation intentée contre lui. Il
On dit de même, il a été renvoyé de la plainte.
Il Renvoyer les parties à se pourvoir, Se déclarer
incompétent. il Renvoyer un plaideur, de, sa
demande, La lui refuser par un jugement.
il Renvoyer deux plaideurs dos à dos, Les
débouter l'un et l'autre de leur prétention.
il T. de marine, Renvoyer de bord, Se dit quel-
quefois au lieu de Virer de bord vent devant.
F. G.
rekwez. 1 ,698 h. Bourg de France (Ardennes),
arr. de Mézières, ch.-l. de cant. Ardoisières, fa-
briques de brosses, filatures et tissage de laine
cardée. –Cant. 15 comm.; h.
RENZI (ANGE). 1792-1871. Écrivain et lexico-
graphe, né aRieti, m. à Paris. Membre et admi-
nistrateur de l'Institut historique (1830-1871).
REN7.1 (Antoine). Littérateur italien, m. àFlo-
renceen 1823.
REOltSEUVKR. v. a. Observer de nouveau.
RÉOCCUPATION. s. f. Nouvelle occupation.
La. réoccupation d'une province.
RÉOCCUPER. v. a. Occuper de nouveau. Le
général fit réoccuper le plateau qu'on s'était trop
hâté d'abandonner.
KÉOLAIS, AISE. s. et adj. Habitant de La
Réole qui appartient à cette ville ou à ses habi-
tants.
REOLE (GA). 4,243 h. V. de France (Gironde),
ch.-l. d'arr., sur la rive dr. de la Garonne et
le ch. de fer de Rordeaux à Cette. Tribunal civil,
chambre consultative d'agriculture, comice agri-
cole. Eglise, de Saint-Pierre, monument histo-
rique église Saint-Michel, ancienne prison le
château des Quatre-Sœurs, blti par les Wisigoths
et flanqué de trois tours dont une est bien con-