30 REIN REN «EN gement de ce lac [Orchomenien] causa: » (Du Pinet.) F-. L. ̃ '̃ ̃'• rengoruer, v. a.. Avaler, engloutir de nou- Le vent.se couche, et la 'mer' Kengorgc son tloi amer. '̃ <- H v. pr. Se dit Des femmes, lorsque, pour avoir meilleure, grâce, elles avancent la gorge; -et ̃ re-, tirent la tcvte un peu en arrière. « A1 vous, mesdemoiselles [dit le maître de'danseJÎ-A vous, courage, .rehgorgez-vousJ»:(Pal;iprat.) il' Se dit aussi Des hommes;- lorsque,' par un mouvement semblable' de1 la tête' ils àllectént' un air "de fierté. ,« Vous voyez des gens qui, entrent sans saluer que,légèrement,' qui mardlient des épaules et qui se rengorgent comme une femme. » (La Bruyère.) II Se dit égaiement De certains animaux. •«' <̃ Son chant fini, le'pindarîf|uc oison Se rengorgeant vont^e dans ta ihaison. :'J.-B. Rousseau, 'Epiifes, r,' Aux Muscs. || Fig., l'aire l'important. « Tous les petits se rengorgent; les grandes, songent moines à leur grandeur. (Voltaire.)' rkxuouffbisr. v. a. Engouffrer de nouveau. Il Anc. st An. Pousser de nouveau au large. Rongouflrer le vaisseau pour éviter un écuéil. renuraisser. y. a. Faire redevenir gras, engraisser de nouveau. Quant. l'eve en la terre 's'abaisse, 'Tant i défit, s'i rengraissp, ̃ '> ̃ .Qu'a noient vient; tout a sèche. p v. n; 'Redevenir 'gras; J'aime l'état où 'je suis 'et toute ma crainte, c'est de' reiïgraisscf, et que vous ne me voyiez point le dos plat. mentation, accroissement. ̃̃•̃'•̃ '̃̃̃<̃; Arnôul Grcban, Mystère de la l'assion, 1250, G. Paris. Ce mot de l'ancienne langue été employé par Molière, mais est tout :à fait vieilli. F. G. renurÉuek. v. a: (de re, itératif, et. eagre- nier). Vieilli. Augmenter, accroître on parlatit Du mandes maladies;-«de la douleur. ̃« Des langages qui rengregeaient le mal de la reine. ùEN(jnÈNIïiUENT.s.:m. Ane. T. de monnaie, L'opération du monnoyeur lorsqu'il- remettait le lïan entre- la pile et le trousseau, c'est-à-dire entre -les carrés d'effigie et d'écusson. « Il faut que le rengrétiement soit juste. » (lioute- roiie.) Il Comparaison qui se faisait par des experts de quelque poinçon soupçonné de faux avec l'empreinte qui en était conservée sur une table de cuivre ou de plomb, dans la chambre du procureur du roi, au Chàtelet. F. fi.. rengréNEK. v. a. Monnaie. Remettre sous le balancier les monnaies, les médailles qui n'ont pas bien reçu l'empreinte, ou qui exigent pour leur fabrication plus d'un coup de balàncier: de manière que toutes leurs parties, rentrent exac- tement dans le creux des coins, Il Se dit'aussi De tout ce qui a reçu une empreinte, et qui rentre juste dans le creux de la matrice. Vérifier l'empreinte d'un poinçon en le faisant rengréner. RENGliÉNER. v. a. Remoudre legruau comme on a moulu le grain. RENGRÉNEU. v. a. Engrener dans une se- conde roue. KENii.lltimt. v. a. Enhardir de nouveau, rendre de la hardiesse'du courage à. Cette n'ou- voile renhardit les soldats.' reni. s. m. Action de renier. « Le procès- verbal est bien; ce qui est bon pourninrcni n'est pas toujours bon dans un acte juridique. » riîni. 7,600 h. V. de Russie (Bessarabie), au conil. du Danube et du Pruth. Port sur le.Danube, RENI. (Guiuo). Voy. Guide (Le). reniakle. adj. 2 g. Que l'on peut rénier. || Loe. prov., Tous vilains cas, tous mauvais cas sont reniables, Se dit lorsqu'un homme a commis quelque crime, a fait quelque faute considérable, et que la hontè ou la crainte du châtiment fait qu'il nie. RENICHER, v. n. Nicher de nouveau. Beau- coup d'oiseaux nichent au printemps et reni- chent vers le mois de juillet. renie-dieu, s. m. Impie. « Il a trépassé en vrai renie-Dieu. » (J. Lamber.) F. L. ̃ RENIEMENT ou RENiMENT. si m. Action de renier. « L'en est [ist, sort] de sa compoignie par mort, ou par apeticemantide chier,' et par reniement' et par besoing. » (Liv. de.jost:; •XHi' s.) || Fam., Jurement, imprécation.- –'«De- puis la Saiht-Bàrthelemi, ce prince' [Chartes 1-X] n'avoit repos que entrerompus de' tréssàux et de .gémissemens, qui se tennino'iont en re'nie- mens et en propos tendans au'1 désespoir. » (D'Aubiftné'.) F. L, ̃•̃-••• •»•̃ ̃•̃ renier, v. a. Déclarer contre lavéritô-qu'on ne connaît point une personne, unechosè: Saint Pierre renia son maître' par trois fois. j| Rqriier quelqu'un pour son parent; pour son' ami, Refu- ser de lc réconnaître pour tel.' On "tl.il .'daiis le même sens, Renier ses!' parents. '))'Désavouer, méconnaître. ̃' ̃ "• 'Passer comme un troupeau,, les yeux fixes à terre Et renier Ic rcstc; est-ce entre heureux'? '̃ Ai dçMussctC reniai le christianisme, où' je retournai pourtant. » (Béroàlde de j',Vervilie"T) Il Absèl., Apostasier. Renier sa religion. De vingt captifs qu'ils étaient, irn'y en, eut que deux qui renièrent. Il Désavouer une .chose 'de fait, ,1a nier. Renier./sa patrie, sa famille,, son nôm. Il Renier Dieu, et absolussent, Renier, "Jurer, le non), de Dieu. «'Il 11 r'égnioit Dieu,que sMls y reyenoiont.plus, qu'ils les taillerqit en pièce. » (Carloix.), Il 'RENIÉ, ée, p. p'ass. '.Prpv. et* par exagér., Il est renié. de Dieu et des hommes, Se dit D'un méchant homme en horreur au ciel pt a la ter,rè. Il Un moine renié, Un .moine qui a renoncé à ses vopux et à son ..babil. Un chrétien renié. Un homme .qui à renonce à là religion. chrétienne,. 7~i)ans ces locutions, Renié prend une' signification active, et 'se dit au lieu de Qui renié. Il Fam; ̃ « La jeune '.(laine toute, troublée commença à crier :.01ï! mes- chant, désloial et traislre, où- me mènes tu, chien renié.? »,'(Larivèy.) F. L. RiiXlKR. Chanson de geste qui fait partie'dû cycle de Guillaume au Court-Nez. Archéologue, membre de l'Institut,, né à Châr- lerille, m..à Paris. Attaché à la bibiothèque de la Sorbounë, ses études et, ses travaux le firent nommer professeur d'épigrapliie.'au1 Collège de France (1861). Membre de la Société des anti- quaires '(1845)et de l'Académie des inscriptions (1856); commandeur, de la Légion d'honneur, Il a été chargé, en 1850 et 1852, de-i recueillir les inscriptions romaines de l'Algérie et, en 1801, de diriger les fouilles faites au. mont Palatin par ordre de l'Empereur. F. L. RENIERA, s. -f.. (rad. Renier, nom; propre). Zooi.. G. d'épongés, fam. des réniéridés. Dans l'eau saiimatre. por.osa, Adriatique. Réniéridés. s. m. pi. ZdoL.^Eam. d'épongés fibreuses, s.-o. des halichondries, renfermant des formes à très courts spicules uni par un réseau lâche. G. réniéra, pelline, eumartié; etc. Hl'.Miait. s. m. Celui qui renie, qui' blas- phème. « 'Les hommes de la Terreur, ces renieurs et ces reniés de Dieu..» (Chateaubriand.) resiflade. s. f. Action de renifler. S'il nie revient encore faire ses reuiflades, On nie vcrra, foi sur lui faire- gourniïttlcs. Searron, Don Japli. d'Ami. ,Ê m, t". Ri;\iiL,\iti>. s. in. Techx.' Soupape de chaudière à vapeur qui aspire l'air quand la tension descend au-dessous de la pression atmo- spli6rique. m. Action de -renifler. || Par exlens., Bruit semblablc à un reniflement. –7 « Les 'enfants entendirent le reniflement de l'allumette plongée dans la bouteille; phosphô- rique. » (V. llugo.) Il Renifioment des porcs, Maladie des porcs qui s'est déclarée 'en 1832 dans plusieurs communes du duché de Nassau, et qui parait n'être qu'une variété du coryza. RENIFLER: v. n. (du préf. re. et de l'anc. verbe ni/le); aspirer par le nez). Retirer, en aspirant un peu fort, l'humeur ou l'air qui.est dans les -.narines. *« La meute aboya, les chevaux reniflèrent et les arbres frissonnèrent comme par un grand vent. » (V. Hugo.)|| Fig.. et tain., Marquer une répugance' pour' quelque chose. « ,Le roi- dit à Cavoie que, pour lui tenir lieu de dot, il lui ferait présent de la charge de grand maréchal des logis de sa mai- son Cavoie renifla encore, mais il y fallut pas- ser. » (Saint-Simon.) Il Foin. Renifler sur, Mar- quer de la répugnance, du dédain pour. Je ne renifle pas sur vos offres. || Renifler sur l'avoine. Refuser d'en manger. Ce cheval est tellement -repu, qu'il renifle sur l'avoine. il v. a. Aspirer bruyamment par le nez. «De temps à autre il puisait dans une tabatière une prise qu'il re- niflait- lentement: (A.. Theuriet.) il Fig. « C'était l'heure des encensements. Balzac reni- flait •itoutd^un. air. dédaigneux, et qui disait: Encore! » (L. Veuillot.) F. L., RENiFLERiE.'s'.f. Habitude de renitlèr. Il est .insupportable avec sa reniflerie. (Acail.) qui reniflé. RÉXIFQR.me. adj. 2 g. 'fui a là forme d'un rein. « On constate dans la douve inté- rieure des.remparts certaines cavités oblongues, 'ellipsoïdales et quelques-unes réniformes. » (Alex.-Dumas fils.)'- F. L. RÉNILLe: s. f. Zool. -G. d'alcyonaircs, s.- fam. desrenillinés. Polypiers aplatis en forme de .rognons supportés .par une tige cylindrique, etc. -mers chaudes: H-, violette (renilla violacea) r: reniformii, mers d'Amérique. • RKNILLINES. o: m: pl. ZooL. S.-faill". d'an- thozoaires alcyonaires, fam. des pennatulidés. G. réniUe. RENÎMEXT.. Voy. RENIEMENT. RENlNUiiE..2,053. h. Bourg de Belgique (Flandre), ai-r.1 d'Ypres.- Tanneries, blanchisse- ries, de toiles, corderies; fabr..de chandelles et de tabac. Comm.de bestiaux. reninciielst; h. Bourg de Belgique (Flandre), arr.. d'Ypres. Brasseries; cointn.. de grains. :Riî.\iOUElJRÉ s. m. TECHN. Ouvrier qui foule. les draps avec les.pieds. • RÉiViXiJNOE:' s..f. Méd. Caractère do ce qui esti ïeuitent.. « Dureté, mollesse, douleur, renitence' d'une tumeur. » (Paré.) (lat. reniti, résister). Méd. Qui la pression offre une certaine -résistance. La tumeur est ronde,- légère, renitente. » ¡(Paré.) /1 Fig., Qui résiste, ou refuse d'obéir. « Mahomet faisait tuer sans miséri- corde ses compatriotes rénitents. » (Voltaire.) Il Substantiv., Personne qui résiste, qui refuse d'obéir.- « Le parlement de Paris ne cessait de rendre dos arrêts contre les évoques qui exigeaient des mourants l'acceptation de la bulle, et qui re- fusaient aux rénitents les sacrements et la sépul- ture: (Voltaire.) voler un terrain. s. m. Action de niveler de nouveau, nouveau nivellement. .renivrer. v. a. Enivrer de nouveau. RKNiXKiRAUE.' adj. 2 g. (fil. renixus, qui fait effort; gradus, degré). Cimt. Se dit D'un bandage herniaireà résistance graduée. risajamrer. v. a. Enjamber de nouveau. « Se d'aventure .aucun ou aucune engambe par dessus, ung petit enfant, il ni; croistra plus se celuy propre, ne le regambe et retourne par dessus. » (Les Eoang. des quenouilles. ) RENNAIS, AISE. adj. et s. Habitant de Rennes; qui appartient cette ville ou a ses- habitants. S. ni. (ail. lïenn; suéd. J'en). Zooi.. --G. de mammifères ruminants, fam. des cer- vidés taille grande; forme un peu lourde; pattes plutôt courtes sabots larges pinces obtuses et longues; queue très courte; ramure recourbée d'arrière en avant chez les deux sexes; habitent les contrées les plus froides de l'iiémL-iplierc nord. -IL caribu (larandus caribu) particulier à l'Amérique r. rangifer (l.rangifei), Scandinavie, Laponie, Finlande, Groenland, Sibérie, Améri- que (dans -l'extrême nord) long, jusqu'à haut. lm 15 aspect général d'un cerf, avec le train de derrière large, le cou robuste, com- primé, pas' plus long que la tête, celle-ci amincie en avant oreilles assez courtes, yeux grands, bouche très fendue; bois des fetnellos plus petit et moins branchu que, celui du maie; pelage épais formant crinière souvent très longue sur le cou,, se renouvelant deux fois par an colo- ration. brune en été, presque blanclte en hiver vit l'état libre en troupes nombreuses dans les régions montagneuses, sur les hauts plateaux se, nourrit de mousses et de lichens allure ra- pide nage bien; sens très développés; rut eu septembre gestation sept mois environ un seul petit le renne domestiqué est un peu plus petit et moins élégant, il remplace pour les Lapons nos vaches et nos chevaux, fournissant le lait et la viande et servant de bête de trait. Était très répandu eh Europe à l'éfioquc quaternaire (tige