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gement de ce lac [Orchomenien] causa: » (Du
Pinet.) F-. L. ̃ '̃ ̃'•
rengoruer, v. a.. Avaler, engloutir de nou-
Le vent.se couche, et la 'mer'
Kengorgc son tloi amer. '̃ <-
H v. pr. Se dit Des femmes, lorsque, pour avoir
meilleure, grâce, elles avancent la gorge; -et ̃ re-,
tirent la tcvte un peu en arrière. « A1 vous,
mesdemoiselles [dit le maître de'danseJÎ-A vous,
courage, .rehgorgez-vousJ»:(Pal;iprat.) il' Se dit
aussi Des hommes;- lorsque,' par un mouvement
semblable' de1 la tête' ils àllectént' un air "de
fierté. ,« Vous voyez des gens qui, entrent sans
saluer que,légèrement,' qui mardlient des épaules
et qui se rengorgent comme une femme. »
(La Bruyère.) II Se dit égaiement De certains
animaux. •«' <̃
Son chant fini, le'pindarîf|uc oison
Se rengorgeant vont^e dans ta ihaison.
:'J.-B. Rousseau, 'Epiifes, r,' Aux Muscs.
|| Fig., l'aire l'important. « Tous les petits se
rengorgent; les grandes, songent moines à leur
grandeur. (Voltaire.)'
rkxuouffbisr. v. a. Engouffrer de nouveau.
Il Anc. st An. Pousser de nouveau au large.
Rongouflrer le vaisseau pour éviter un écuéil.
renuraisser. y. a. Faire redevenir gras,
engraisser de nouveau.
Quant. l'eve en la terre 's'abaisse,
'Tant i défit, s'i rengraissp, ̃ '> ̃
.Qu'a noient vient; tout a sèche.
p v. n; 'Redevenir 'gras; J'aime l'état où 'je
suis 'et toute ma crainte, c'est de' reiïgraisscf,
et que vous ne me voyiez point le dos plat.
mentation, accroissement. ̃̃•̃'•̃ '̃̃̃<̃;
Arnôul Grcban, Mystère de la l'assion, 1250, G. Paris.
Ce mot de l'ancienne langue été employé par
Molière, mais est tout :à fait vieilli. F. G.
renurÉuek. v. a: (de re, itératif, et. eagre-
nier). Vieilli. Augmenter, accroître on parlatit
Du mandes maladies;-«de la douleur. ̃« Des
langages qui rengregeaient le mal de la reine.
ùEN(jnÈNIïiUENT.s.:m. Ane. T. de monnaie,
L'opération du monnoyeur lorsqu'il- remettait le
lïan entre- la pile et le trousseau, c'est-à-dire
entre -les carrés d'effigie et d'écusson. « Il
faut que le rengrétiement soit juste. » (lioute-
roiie.) Il Comparaison qui se faisait par des
experts de quelque poinçon soupçonné de faux
avec l'empreinte qui en était conservée sur une
table de cuivre ou de plomb, dans la chambre
du procureur du roi, au Chàtelet. F. fi..
rengréNEK. v. a. Monnaie. Remettre sous
le balancier les monnaies, les médailles qui n'ont
pas bien reçu l'empreinte, ou qui exigent pour
leur fabrication plus d'un coup de balàncier: de
manière que toutes leurs parties, rentrent exac-
tement dans le creux des coins, Il Se dit'aussi
De tout ce qui a reçu une empreinte, et qui
rentre juste dans le creux de la matrice. Vérifier
l'empreinte d'un poinçon en le faisant rengréner.
RENGliÉNER. v. a. Remoudre legruau comme
on a moulu le grain.
RENGRÉNEU. v. a. Engrener dans une se-
conde roue.
KENii.lltimt. v. a. Enhardir de nouveau,
rendre de la hardiesse'du courage à. Cette n'ou-
voile renhardit les soldats.'
reni. s. m. Action de renier. « Le procès-
verbal est bien; ce qui est bon pourninrcni
n'est pas toujours bon dans un acte juridique. »
riîni. 7,600 h. V. de Russie (Bessarabie), au
conil. du Danube et du Pruth. Port sur le.Danube,
RENI. (Guiuo). Voy. Guide (Le).
reniakle. adj. 2 g. Que l'on peut rénier.
|| Loe. prov., Tous vilains cas, tous mauvais
cas sont reniables, Se dit lorsqu'un homme a
commis quelque crime, a fait quelque faute
considérable, et que la hontè ou la crainte du
châtiment fait qu'il nie.
RENICHER, v. n. Nicher de nouveau. Beau-
coup d'oiseaux nichent au printemps et reni-
chent vers le mois de juillet.
renie-dieu, s. m. Impie. « Il a trépassé
en vrai renie-Dieu. » (J. Lamber.) F. L.
̃ RENIEMENT ou RENiMENT. si m. Action de
renier. « L'en est [ist, sort] de sa compoignie
par mort, ou par apeticemantide chier,' et par
reniement' et par besoing. » (Liv. de.jost:;
•XHi' s.) || Fam., Jurement, imprécation.- –'«De-
puis la Saiht-Bàrthelemi, ce prince' [Chartes 1-X]
n'avoit repos que entrerompus de' tréssàux et
de .gémissemens, qui se tennino'iont en re'nie-
mens et en propos tendans au'1 désespoir. »
(D'Aubiftné'.) F. L, ̃•̃-••• •»•̃ ̃•̃
renier, v. a. Déclarer contre lavéritô-qu'on
ne connaît point une personne, unechosè: Saint
Pierre renia son maître' par trois fois. j| Rqriier
quelqu'un pour son parent; pour son' ami, Refu-
ser de lc réconnaître pour tel.' On "tl.il .'daiis le
même sens, Renier ses!' parents. '))'Désavouer,
méconnaître. ̃' ̃ "•
'Passer comme un troupeau,, les yeux fixes à terre
Et renier Ic rcstc; est-ce entre heureux'?
'̃ Ai dçMussctC
reniai le christianisme, où' je
retournai pourtant. » (Béroàlde de j',Vervilie"T)
Il Absèl., Apostasier. Renier sa religion. De vingt
captifs qu'ils étaient, irn'y en, eut que deux qui
renièrent. Il Désavouer une .chose 'de fait, ,1a
nier. Renier./sa patrie, sa famille,, son nôm.
Il Renier Dieu, et absolussent, Renier, "Jurer, le
non), de Dieu. «'Il 11 r'égnioit Dieu,que sMls y
reyenoiont.plus, qu'ils les taillerqit en pièce. »
(Carloix.), Il 'RENIÉ, ée, p. p'ass. '.Prpv. et* par
exagér., Il est renié. de Dieu et des hommes,
Se dit D'un méchant homme en horreur au ciel
pt a la ter,rè. Il Un moine renié, Un .moine qui
a renoncé à ses vopux et à son ..babil. Un
chrétien renié. Un homme .qui à renonce à là
religion. chrétienne,. 7~i)ans ces locutions, Renié
prend une' signification active, et 'se dit au lieu
de Qui renié. Il Fam; ̃ « La jeune '.(laine
toute, troublée commença à crier :.01ï! mes-
chant, désloial et traislre, où- me mènes tu,
chien renié.? »,'(Larivèy.) F. L.
RiiXlKR. Chanson de geste qui fait partie'dû
cycle de Guillaume au Court-Nez.
Archéologue, membre de l'Institut,, né à Châr-
lerille, m..à Paris. Attaché à la bibiothèque de
la Sorbounë, ses études et, ses travaux le firent
nommer professeur d'épigrapliie.'au1 Collège de
France (1861). Membre de la Société des anti-
quaires '(1845)et de l'Académie des inscriptions
(1856); commandeur, de la Légion d'honneur, Il
a été chargé, en 1850 et 1852, de-i recueillir les
inscriptions romaines de l'Algérie et, en 1801, de
diriger les fouilles faites au. mont Palatin par
ordre de l'Empereur. F. L.
RENIERA, s. -f.. (rad. Renier, nom; propre).
Zooi.. G. d'épongés, fam. des réniéridés. Dans
l'eau saiimatre. por.osa, Adriatique.
Réniéridés. s. m. pi. ZdoL.^Eam. d'épongés
fibreuses, s.-o. des halichondries, renfermant des
formes à très courts spicules uni par un réseau
lâche. G. réniéra, pelline, eumartié; etc.
Hl'.Miait. s. m. Celui qui renie, qui' blas-
phème. « 'Les hommes de la Terreur, ces
renieurs et ces reniés de Dieu..» (Chateaubriand.)
resiflade. s. f. Action de renifler.
S'il nie revient encore faire ses reuiflades,
On nie vcrra, foi sur lui faire- gourniïttlcs.
Searron, Don Japli. d'Ami. ,Ê m, t".
Ri;\iiL,\iti>. s. in. Techx.' Soupape de
chaudière à vapeur qui aspire l'air quand la
tension descend au-dessous de la pression atmo-
spli6rique.
m. Action de -renifler. ||
Par exlens., Bruit semblablc à un reniflement.
–7 « Les 'enfants entendirent le reniflement de
l'allumette plongée dans la bouteille; phosphô-
rique. » (V. llugo.) Il Renifioment des porcs,
Maladie des porcs qui s'est déclarée 'en 1832
dans plusieurs communes du duché de Nassau,
et qui parait n'être qu'une variété du coryza.
RENIFLER: v. n. (du préf. re. et de l'anc.
verbe ni/le); aspirer par le nez). Retirer, en
aspirant un peu fort, l'humeur ou l'air qui.est
dans les -.narines. *« La meute aboya, les
chevaux reniflèrent et les arbres frissonnèrent
comme par un grand vent. » (V. Hugo.)|| Fig..
et tain., Marquer une répugance' pour' quelque
chose. « ,Le roi- dit à Cavoie que, pour lui
tenir lieu de dot, il lui ferait présent de la
charge de grand maréchal des logis de sa mai-
son Cavoie renifla encore, mais il y fallut pas-
ser. » (Saint-Simon.) Il Foin. Renifler sur, Mar-
quer de la répugnance, du dédain pour. Je ne
renifle pas sur vos offres. || Renifler sur l'avoine.
Refuser d'en manger. Ce cheval est tellement
-repu, qu'il renifle sur l'avoine. il v. a. Aspirer
bruyamment par le nez. «De temps à autre
il puisait dans une tabatière une prise qu'il re-
niflait- lentement: (A.. Theuriet.) il Fig.
« C'était l'heure des encensements. Balzac reni-
flait •itoutd^un. air. dédaigneux, et qui disait:
Encore! » (L. Veuillot.) F. L.,
RENiFLERiE.'s'.f. Habitude de renitlèr. Il est
.insupportable avec sa reniflerie. (Acail.)
qui reniflé.
RÉXIFQR.me. adj. 2 g. 'fui a là forme d'un
rein. « On constate dans la douve inté-
rieure des.remparts certaines cavités oblongues,
'ellipsoïdales et quelques-unes réniformes. »
(Alex.-Dumas fils.)'- F. L.
RÉNILLe: s. f. Zool. -G. d'alcyonaircs, s.-
fam. desrenillinés. Polypiers aplatis en forme de
.rognons supportés .par une tige cylindrique, etc.
-mers chaudes: H-, violette (renilla violacea)
r: reniformii, mers d'Amérique. •
RKNILLINES. o: m: pl. ZooL. S.-faill". d'an-
thozoaires alcyonaires, fam. des pennatulidés.
G. réniUe.
RENÎMEXT.. Voy. RENIEMENT.
RENlNUiiE..2,053. h. Bourg de Belgique
(Flandre), ai-r.1 d'Ypres.- Tanneries, blanchisse-
ries, de toiles, corderies; fabr..de chandelles
et de tabac. Comm.de bestiaux.
reninciielst; h. Bourg de Belgique
(Flandre), arr.. d'Ypres. Brasseries; cointn.. de
grains.
:Riî.\iOUElJRÉ s. m. TECHN. Ouvrier qui
foule. les draps avec les.pieds.
• RÉiViXiJNOE:' s..f. Méd. Caractère do ce qui
esti ïeuitent.. « Dureté, mollesse, douleur,
renitence' d'une tumeur. » (Paré.)
(lat. reniti, résister).
Méd. Qui la pression offre une certaine
-résistance. La tumeur est ronde,- légère,
renitente. » ¡(Paré.) /1 Fig., Qui résiste, ou refuse
d'obéir. « Mahomet faisait tuer sans miséri-
corde ses compatriotes rénitents. » (Voltaire.)
Il Substantiv., Personne qui résiste, qui refuse
d'obéir.- « Le parlement de Paris ne cessait de
rendre dos arrêts contre les évoques qui exigeaient
des mourants l'acceptation de la bulle, et qui re-
fusaient aux rénitents les sacrements et la sépul-
ture: (Voltaire.)
voler un terrain.
s. m. Action de niveler de
nouveau, nouveau nivellement.
.renivrer. v. a. Enivrer de nouveau.
RKNiXKiRAUE.' adj. 2 g. (fil. renixus, qui
fait effort; gradus, degré). Cimt. Se dit D'un
bandage herniaireà résistance graduée.
risajamrer. v. a. Enjamber de nouveau.
« Se d'aventure .aucun ou aucune engambe par
dessus, ung petit enfant, il ni; croistra plus se
celuy propre, ne le regambe et retourne par
dessus. » (Les Eoang. des quenouilles. )
RENNAIS, AISE. adj. et s. Habitant de Rennes;
qui appartient cette ville ou a ses- habitants.
S. ni. (ail. lïenn; suéd. J'en). Zooi..
--G. de mammifères ruminants, fam. des cer-
vidés taille grande; forme un peu lourde; pattes
plutôt courtes sabots larges pinces obtuses et
longues; queue très courte; ramure recourbée
d'arrière en avant chez les deux sexes; habitent
les contrées les plus froides de l'iiémL-iplierc
nord. -IL caribu (larandus caribu) particulier à
l'Amérique r. rangifer (l.rangifei), Scandinavie,
Laponie, Finlande, Groenland, Sibérie, Améri-
que (dans -l'extrême nord) long, jusqu'à
haut. lm 15 aspect général d'un cerf, avec
le train de derrière large, le cou robuste, com-
primé, pas' plus long que la tête, celle-ci amincie
en avant oreilles assez courtes, yeux grands,
bouche très fendue; bois des fetnellos plus petit
et moins branchu que, celui du maie; pelage
épais formant crinière souvent très longue sur
le cou,, se renouvelant deux fois par an colo-
ration. brune en été, presque blanclte en hiver
vit l'état libre en troupes nombreuses dans les
régions montagneuses, sur les hauts plateaux
se, nourrit de mousses et de lichens allure ra-
pide nage bien; sens très développés; rut eu
septembre gestation sept mois environ un seul
petit le renne domestiqué est un peu plus petit
et moins élégant, il remplace pour les Lapons
nos vaches et nos chevaux, fournissant le lait et
la viande et servant de bête de trait. Était très
répandu eh Europe à l'éfioquc quaternaire (tige