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28 REN REN REN
Il

toine,.et q'ui allait se rendre aux écuries royales.
(M°"> do La Fayette.) Il Devenir;se faire tel.- « Il
se rend tous les jours le jouet'et la' fable de la
Hollande. » (liayle.) Il Se rendre catholique, -er-
mite, moine, Se faire catholique, ermite, moine.
« Hachis, renonçant à la couronne, s'étoit
rendu moine au même monastère que Carlo-
man, frère de Pépin. » (Mézeray.) liT. de ju-
rispr., Se rendre partie contre quelqu'un, Se
déclarer partie contre quelqu'un. Il Céder, se
soumettre.

Je me rends donc saris résistance

A la merci d'elle et du sort.

Malherbe. Œuvres', i, <3i, Hach.

II De même, avec un nom de chose pour sujet.
Il n'est rien que de moi vous ne deviez attendre,

Si je puis obliger votre haine à se rendre.

Quinaut, lais, v, 3.

II Il ne se rend jamais, C'est un opiniâtre, un
entêté qui ne cède jamais. Il T. de guerre,
Se rendre, Capituler. La place s'est rendue ce
matin. L'armée tout entière s'est rendue. En
parlant Des individus. « Un de nos soldats
s'étant allé rendre aux ennemis. » (Racine.)
̃|| Se rendre à, Se .laisser séduire par.- « Se
donne-t-on la peine d'approfondir les carac-
tères ? On se rend aux manières extérieures, qui
couvrent bien des défauts. » (M"10 de Lambert.)
il N'en pouvoir plus. « Après que ces misé-
rables toute la nuit se sont lassés de vin et de
femmes, et se sont rendus aux voluptés par
impuissance d'y fournir. » (Malherbe;) il Ce
cheval se rend; .Il ne peut plus avancer, il est
outré à force d'avoir marché ou d'avoir travaillé.
Cela se dit aussi D'un cheval qui finit par .obéir
après quelque résistance. il 1'. de chasse, Une
bête se rend lorsqu'elle commence à être mal-
menée et à paraitre sur ses fins. Il RENDU. UE.
p. pass. Il Prov., Fille qui chante et ville qui par-
lemente sont à demi rendues. [['Cet homme; cet
animal est rendu, Il est las, fatigué, outré, il ne
peut plus marcher. Il Arrivé l'on voulait aller.
« Les gardes nationales mobilisées, qui avaient
répondu avec beaucoup de zèle à l'appel de l'État,
avaient déjà fourni 170,000 hommes, dont 138,000
rendus au 12 juin, et 32,000 prêts à se ranger
sous les drapeaux. » (Thiers.) Il Mab. Se dit
D'une manœuvre quand elle est arrivée au point
de tension qui lui convient. Une moufle est
rendue quand les poulies se touchent. Se dit
de même De la gargousse d'une bouche à feu
qu'on charge. Il T. de beaux-arts, Se.dit absol.
Des objets ou des détails bien étudiés et rigou-
reusement exprimés.- «[Sur des statues asia-
tiques] les mains sont toujours pitoyablement
rendues. » (Iiayhal.) Il T. de peint., Exécution
rendue,' Exécution travaillée, qui exprime tout
ce qui est à exprimer. il s. m. Un beau rendu.
La précision du rendu des objets, dans la pho-
tographie. s. m. Soldat qui déserte pour se
venir rendre dans le parti contraire. « II vint
hier de Bruxelles un rendu, qui dit que Ni. le
prince d'Orange assemblait quelques troupes à
Anderleck, qui en est à trois quarts de lieue. »
(Racine.) T. vieilli. il Fig. et fam., C'est un rendu,
Se dit en parlant d'un tour qu'on vient de jouer
à quelqu'un, et qui vaut bien celui qu'il a fait
auparavant. Il On dit, dans le même sens, C'est
un prêté rendu. Il Partie., Un rendu, Un moine.
Loc. vieillie qui se disait, par abréviation, pour
homme rendu moine. « Lors trova une me-.
son de renduz qui estoit à l'entree d'une
praierie. » (Lancelot.) -F. G. Il Rendez à César
ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui
appartient à Dieu: Réponse de Jésus-Christ aux
Hérodiens qui lui posèrent cette question insi-
dieuse est-il permis de payer le 'tribut ù
César. La garde meurt et se rend pas,
Réponse héroïque, mais plus ou moins authen-
tique, faite à Waterloo et attribuée au général
Cambronne,

UENHSBOBRG. 13,000 h. V. de Prusse (Hols-
tein), dans une île de l'Eider; ch. de fer pour
Altona-Flensbourg. C'était jadis la plus forte place
du Danemark elledéfendaitlepassagede l'Eider;
contre les Allemands. Ses fortifications ont été
rasées en 1853 Prise par les Impériaux en
par les Suédois en Fabr. de tabac. Ex-
portations de céréales, cire, miel, peaux.

m: mu; (Louis -Ambroise- Marie -Modeste).
1778-1860. Educateur, à Paris. Grand maître
de l'Université et inspecteur général en 1808, il.
donna la plus grande extension l'instruction
primaire, ainsi qu'aux salles d'asile. Il défendit

et soutint les frères des écoles chrétiennes. Avec
Ozanam et Lenormand,;il fonda le « Cercle-ca-
tholique » en 1841. = RENDU^Ambroise-Augus-
tin-Eugène-Charles-Marie). 1820-1864. Fils ,du
précédent. Jurisconsulte, avocat au conseil d'Etat
et à la Cour de cassation. = REnDU (Eugène-
Marie-Victor). Écrivain et administrateur, frère
du précédent, Paris en 1824. Inspecteur gé-
néral- de l'enseignement primaire (1860-1878);
député (1876-1877). Ancien rédacteur de -VErr nou-
velle (1848-1849), directeur et rédacteur en chef
de l'Ami de l'Enfance, journal .des salles d'asile,
auteur d'ouvrages pédagogiques estimés et de
brochures politiques relatives à un motlus vi-
vendi à établir entré la papauté et.l'Italie. =
RENDU (Ambroise-llarie). Jurisconsulte et écri-
vain, neveu du précédent, à Paris on 18i7.
Directeur du Bulletin de jurisprudence.
RENDU (M" Louis). 1789-1859. Prélat et natu-
raliste, à Meyrin, évêque d'Annecy (1843).
RENDU (Victor). 1809-1877. Agronome'et écri-
vain, et m. Paris. Inspecteur, général de
l'agriculture.

RENDU (Jeanne-Marie). Voy. Rosalie (sœur).
RENliEE. s. f. ANC. on. canon. Certificat de
publication des bans de mariage dans les pa-
roisses d'origine des futurs conjoints.

iiKMil'illiî. v. a. Enduire de -nouveau* appli-
quer un nouvel enduit sur. Renduire une maison.
REXliuiT. s. m. Nouvel enduit. « Tous.fer-
miers sont tenus d'entretenir les bâtiments qu'ils
ont à ferme, d'aire, de planchers, de pieux etde,
renduits. » (Nouv. Coust. génér.; xvi° s.)
RKiMJURCiR. v. a. Rendre plus dur ce qui
l'était déjà. « Le fer, amolli par la force du
feu, se rendurcit derechef par le froid. » (Amy ot:)
rendurcissement. s. m. Action de ren-
durcir, de se reridurcir.

RÊNE. s. f. (lat. 'retinere, retenir). Cour-
roie de ia bride d'un cheval.

Si saisi mon palefroi

Par la règne noie.

liomances et pastourelles; xui° s.

|| Fig., Les rênes de l'empire, de l'État, du
gouvernement, L'administration souveraine, la
haute administration de l'État. « Louis XVI,
trop faible pour tenir les rênes d'un gouverne-
ment qui se précipitait vers sa ruine et tombait
en dissolution, hâta leur ruine commune par
des fautes sans nombre. » (M1™ Roland.) il Man.
Fausse rêne, Longe de cuir employée
quelquefois pour forcer -un cheval à plier l'cncor
lure., Ajuster les rênes, Les élever perpendicu-
lairement jusqu'au bouton fixe de l'extrémité,
après les avoir saisies avec le pouce et l'index de
la main droite. il Partager les rênes, Conduire un
cheval en tenant une rêne dans, chaque main.
II Prendre la cinquième rêne, S'attacher aux crins
et à la selle, dans le but de supporter les mou-
vements. brusques d'un cheval et de .retrouver
son équilibre. Il ANAT. Pédoncules supérieurs
de la glande pinéale. F. L.

rené (SAINT). 396-450. Evêque d'Angers, né. à
la Possonnière. Successeur de saint Maurille(426).
Patron d'Angers. F. le-12 nov.

RENÉ, dit le Bon, DUC D'ANjou. 1408-1480.
Fils puîné du duc Louis II .d'Anjou et de
lolande, fille du roi d'Aragon Jean 1". Couronné
roi de Naples par Clément VII, à Avignon,
il échoua contre Alphonse d'Aragon.

RENÉ II. Voy. Lorraine (RENÉ II DE).

RENÉ, DUC D'ALFXÇON. Fils de Jean le Bon,
m. en 1492. Louis XI le combla de faveurs et le
disgracia ensuite (1482). Charles VIII le réhabi-
lita..

̃ -RENÉE DR FRANCE, DUCHESSE DE FEHIURE,
1510-1576. Seconde fille de Louis XII et d'Anne
de Bretagne, née à Blois elle épousa en
Hercule d'Este, duc de Ferrare, embrassa le pro-
testantisme, et matgi'd 'son mari, protégea ses
coreligionnaires.

RENÉE (Amédée). 1808-1859. Littérateur eL
publiciste, à Caen. Rédacteur en chef du
journal de l' Instruction publique. compléta
Y Histoire des Français de Sismondi..

RENÉGAT, ATE. s. (reneqare, renier). Celui,
celle qui a renié la religion chrétienne pour
embrasser une autre religion, et particulid-
rement le mahométisme. « Un gentilhomme
valaque, nommé Ynovie ou Jean, renégat il la
cour du grand seigneur. » (D'Aubigné.) Il Fig.,
Celui qui, par des motifs intéressés, abjure ses
opinions politiques et. abandonne son parti.
« Les renégats sont plus nombreux en politique

qu'en religion. » (Boiste.) j) Fam., et par forme
d'injure.-

Ah'! maudit renégat, le pns méchant (lu monde,
Que le ciel te -punisse et l'enfer te confonde!

̃ Ucgnard, Minechmes, il, 0.
RENEIGER, v. impers. Neiger de nouveau.
Le temps semblait se mettre au beau, mais voilà
BÉliU (James). 1742-1830. Marin et géo-
graphe anglais: ̃
H f:\i-; H. v. a. Mettre les rênes à. Rêner un
cheval. a

RENESSE-BREIUBACU fCLKMKXT VeKCESLAS,
comte nE). Numismate, à Liège.
RENETTE ou RAINETTE, s. f. (derai'iier). Ins-
trument dont les maréchaux se servent pour
couper l'ongle du cheval par sillons. II Outil du
fondeur. de caractères. Il Instrument- dont le
charpentier se sert pour tracer dos lignes et
donner de la voie aux scies. Il Outil du cotlïetier
et du bourrelier pour tracer des raies sur le
cuir.

RÉNETTER. v. a. Couper le sabot du cheval
par sillons, et y pratiquer des raies avec la ré-
nette. Les maréchaux affaiblissent souvent les
quartiers en rénettant' un pied..

renettoyer, v. a.. Nettoyer de nouveau.
rÉNEUSe. adj. f. Terre rèneuse, Se dit, en
Champagne, D'un terrain blanchâtre et froid.
renfaÎTAGE. s. m. Action de ronfaîter; ou-
vrage qui en résulte.

renfaîter. v.a. Raccommoder le fuite d'un
toit. « Renfester une maison. » (C.otgrave.)
renfanter. v. a. Enfanter de nouveau.
Par toi (il poète] tons nos Peuples Mans,

GognoUlront les faicts medeans,

n'enfantez de ta docte haleno.

J. Tahureau, l'oés., xvi» s.

renfermement, S. Ill. Action de renfermer.
« Le renfermement des pauvres que nous
avons en très grand nombre ayant été jugé
nécessaire. » (Corr. adinin. sou* Louis X1V-)
renfermer, v. a. Enfermer de nouveau.
Renfermez le perroquet qui s'est échappé. Il En-
fermer. « Tous les princes qui voulaient
chasser lés 'Suédois du continent, et les renfer-
mer pour jamais dans la presqu'île du nord de
la Scandinavie. » (Voltaire.) « Renfermer
quelqu'un, Le mettre en prison, ou dans une
maison de santé. « C'est à leurs parents à en
prendre soin étales renfermer de peur que leur
folie ne devienne fureur.-» (La Bruyère.)||ISenfer-
merun prisonnier, Le resserrer plus étroitement
qu'auparavant. Il Man. Renfermer un cheval,
Le tenir dans la main et dans les jambes dans
la main, le cavalier la mettant it soi, ce qui oc-
-casionne une plus forte tension des rênes et ce
qui retient le devant dans les jambes, en les
approchant du corps de l'animal, ce qui chasse
le derrière sur le. devant. Il Renfermer, Se dit,
fig., Des passions, des sentiments que l'on ne
laisse pas sortir de son cœur. « Il promit
de lui cacher ses chagrins, de renfermer sa ten-
dresse, ses regrets. » (M"0 Riccoboni.) Il Avec
un nom de personne par sujet, Comprendre,
faire tenir dans. « Il aurait rien de plus
méprisable que de passer sa vie à renfermer
dans-des rimes des lieux communs usés, qui
ne méritent pas le nom de pensées. » (Voltaire.)
Avec un nom de chose pour sujet, Contenir.-
L'Inde retifermé toutes les diverses espèces de
palmiers': (Malte-Brun.)|| Fig., Restreindre, ré-
duire, dans de certaines bornes. « Strabon
renferma dans un corps d'ouvrage les connais-
sances antérieures des voyageurs, et celles qu'il
avait 'lui-mêtne acquises. » (Chateaubriand.)
Il v; r. Se tenir enfermé. « On regardait avec
crainte ces hautes tours, oit il s'était mis lui-
mêmes comme en prison, se renfermant avec ses
trésors. » (Fénelon.) || Par oxtens. « Canuleîus,
au lieu de s'étendre sur la justice et l'utilité
*des'! lois clti'il voulait faire recevoir, se ren-
ferma dans des plaintes qu'il fit avec beaucoup
d'aigreur contre les deux conseils. » (Vertot.)
|| Fig., Se renfermer en soi-même, Se recueillir
afin do penser avec plus d'attention aux choses
dont on est occupé. Se renfermer à, avec un in-
finitif, Se borner à. « Tout son pouvoir se ren-
fermait à former une opposition aux décrets
du sénat qui pouvaient être préjudiciables aux
plébéiens. » (Vertot.) Il Renfermé, ke, p. pass.
Substantiv., Cela sent le renfermé, Se dit Des
choses qui ont contracté une mauvaise -odeur,
pour avoir été trop longtemps enfermées. Il De
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