14 REM REM REM Kis.uiiOîTKK. v. a. remettre en sa place ce' qui était désemboité. Remboîter un os. Il T. de relieur, Opérer le remboitage d'un volume. rembOUUEK. v. a. (du préf. ne, de en, et de' bouger; prend un après le g devant les voyelles a, 0). ,TECHN. Maintenir plein par une, addition ciel quide. Rembouger un tonneau. HiîMitouuit u;u. s. m. Techn. Action de. remboui rer résultat de cette action. Il Matière avec laquelle on rembourre.:11 Apprêt donné aux laines teintes de diverses couleurs qu'on a mé- fées ensemble pour fabriquer des draps inélan-1 gés. • ̃ '.1 f i;Mi!OiJltiti:\iiî\T. s. m. Action de rem-' bourrer, ou le resultat de cette action. Le rem- bourrement d'un bât de mulet. Il Fig. et pop., Action de manger beaucoup. « Quand ils [les- pauvres] voyent leurs femmes 'estre devenue bossues par le ventre, ils sont exempts de ceste crainte, que ce soit quelque ̃ rombourrotnent.' » (il. Estienne.) F. L. lUv\iiEOUiim:il. v. a. (de re, de en, et bourrer). Garnir de bourre, de laine, de crin, etc. « Sa couchette était rembourrée du plus fin duvet. » (G. Flaubert.) || Fam., Reprendre éner- giquement, maltraiter de paroles. Je me charge de le rembourrer. || Pop., Rembourrer son' pourpoint, Manger. || ïechn. Rembourrer des. laines.teintes, Les apprêter. II' Fig. et pop., Il s'est bien retitbourré, Se dit D'un homme qui' a beaucoup mangé dans un repas. j| Rembourré, ée, p. pass. II Fig. et fam., Un siège, un matelas rembourré avec des noyaux de pêches, Un siège, un matelas très dur. || Plaisamm. « l'our lit, du f,in ressuaut et tout mouillé, hors un seul matelas rembourré de puces, dont, comme étant le Sancho de la troupe, j'ai été pompeuse- ment gratifié. » (J.-J. Rousseau.) F. L. KEMitoiJRUOiK. s. m. Techk. Outil qui sert il rembourrer. ititiMltoiutliUliE. s. f. Techn. Matière ser-' vant à rembourrer. II Grosse toile dont on entoure la matière dont on rembourre les sièges. liV.MitouusutlLiTi:. s. f. Caractère de'ce qui est remboursable.. La rcmboursabilité des billets de banque explique seule la faveur dont ils' jouissent.. l;5:mi!oiji!!SAI!Li;. adj. 2 g. Qui doit être rem- boursé, qui est susceptible d'être remboursé. Cette rente est remboursable dans -dix ans. i(i:Mi;oi!i;,si:M!r. s. m. Action de rembour- ser payement qui se fait pour rendre une som- me que l'on doit. 'Le remboursement d'une rente. Il Remboursement forcé, Acte par le- quel l'Ltat, ou tout autre débiteur d'une rente perpétuelle, rend à ses créanciers, qu'ils leveuil- lent ou non, l'argent qu'il leur doit. Il Le rem- bourseuient est tout prêt, J'ai le remboursement tout prêt, Se dit pour exprimer.qu'on a tout t'argent comptant qu'il faut pour rembourser la somme qu'on doit.' ̃• liî:MitoiJi!.ss;it. v. a: Rendre l'argent qui a été déboursé,. payer à quelqu'un le prix de ce qu'il avait acheté et qu'il cède; dédommager' -des dépenses qu'on a fait, faire ou des pertes qu'on a causées. « Les tuteurs et curateurs des mineurs, durant la minorité d'iceux, peuvent bailler lus deniers desdits mineurs a:frais et gaignage, a pris raisonnable, au profit des dits mineurs; et y apposer tel temps que bon leur semblera pour estre remboursé, restitué, et remply du sort principal. » (Colttumier général.) II Rembourser une rente, En acquitter le princi- pal. Il Fig. et tain. Rembourser des épi- grammes, de mauvais compliments, des injures, .des coups de poing, un .soufflet, un coup d'é- pée, etc., Les recevoir.- F. L. itKHiutAMSOUi: adj. g. B.-Aurs. Qui appartient à la manière de Rembrandt. « De fortes ombres relevaient .énergiquement la, lu- mière rémbranesque des reliefs. » (Th. Gautier!) ltUMBKAMtT. 1606-1669..Célèbre -peintre i et .graveur de l'écolo hollandaise. Eut deux ma- nières dans la première, il.travaillait tous les détails avec le plus grand soin; dans la seconde, il n'a cherché que l'ef'et général, pour produire plus rapidement.' L'une et l'autre façon ont des admirateurs passionnés. • i i lïJ;.MliitA.si:u. v. a. Embraser de nouveau, « Toutes autres estaient les solicitations d'Italie, d'ou sortoierit despesches sans cesse pour r'em- braser. les guerres civiles. » (D'Aubigné.) • icmisrasskr. v. a. Embrasser du nou- veau.. Toutes les nuiets,-impatient de haste; rJntrc mes bras je r'emljrasse et retaste, Son vaiu portrait cu cent formes trompeur. Konsai-d; xvi°s. REMBRUNIR, v. a. Rendre brun, rendre plus brun. « Quel magnifique contraste ces rocs de granit, rembrunis [par la tombée du jaur] et' découpés avec tant de netteté et de har- diesse, formaient au milieu de ces neiges bril- tantes! » '(Saussure.) Il Par extens.. « Le noir déteignait sùr-lui, rembrunissait sa physionomie, et le rendait parfois brûlai. » (Balzac.) il Fig., 'Attrister, rendre sombre. « Une sévérité gla- cée rembrunissait son visage. » (Balzac.)' -Il Uemuruni,' ie, p. pass. || Zooi,. Se dit D'un corps .dont la couleur'tire sur le brun foncé'ou noirâtre. « De petites plurnes cou- leur d'or,- qui font un, bon effet sur ce fond rem- bruni. » (liuffon.) || Fig. et fam., Un air rem- bruni, Un air sombre et triste. r F. L. h>;ui:iu;mssi;mi;\t. s. n1. État de ce qui est rembruni, de ce qui s'est rembruni. Le rcinbru- nissement des couleurs. Il Fig. « Je n2 m'aperçus de sa découverte qu'au rembrunis- sement sinistre de son regard. » (C. Nodier.) F..L. ̃̃ ̃ • ̃ iiOii!lj<:iii:M«;M'. s. m..Vexer. Rentrée du cerf dans son fort. Il Faux ïenibucheineiit, Rcmbiichement qui a lieu quand la bête, étant entrée de quelques pas dans son fort, revient en arrière pour entrer dans un autre fort. « Cette ̃ manœuvre [des ligues brisées, des zig-zags] est propre au ccrf Lraqué. Sur les terrains :où la trace peut s'imprimer; elle a, entre autres avan- tages, celui de tromper les chasseurs et. les chiens par le'contre-pied. C'est ce qu'en vénerie' on appelle faux rembuchement. » (V. Hugo.), I5î;\l!tu<:il£-;it. v. a.'VÉNEH. Suivre avec le limier jusqu'à, la rentrée dans le fort. Renibu- cher un cerf. |j pi\ Entrer dans son -fort. « 11 faut considérer: en quel- pais un cerf se rem- busche, et par quel pais il passe. » (l:harles IX.) REMERE. s.' m. (lat. mederi, guérir). Ce qui sert à guérir quelque mal, quelque maladie; ce qu'on emploie dans ce dessein. Laidiètc; Texer- cice, le bon air, la gaieté, sont d'excellents re- mèdes. « Argan.r– 'Tant, pis pour lui [Mo- lière]; s'il n'a'point.recoursaux vomàdos. Rérqlde. 11 a ses ravisons pour n'en point vouloir, et il soutient que cela n'est permis 'qu'aux gens vi- goureux et robustes, et qui ont des forces de reste pour porter les remèdes avec la maladie. » Il Remèdes de précaution, .Médication préventive. Remède secret, Remède dont la formule n'est pas 'divulguée, n'est pas- dans le ̃Codex. || Remède de bonne femme, Remède simple et populaire.. || • trddans les remèdes, se mettre dans -les remèdes, Prendre des remèdes, coin- mencer à prendre des .remèdes. Le grand re, mède, Le mercure qui se donne pour, .la gué- rison des:maux vénériens.. Il a passé par le grand remède, par les grands remèdes. || Ironiq., C'est un remède. tous maux, .Se dit D'un remède dont on ne-fait point.de tas. Il 'Signifie p.articu- fièrement, Un lavement.. L'une chaude un bouillon, l'autre apprête un rcmèile. Boileau, Satires, X. || Fig., Ce qui sert à guérir les maladies de lame. « C'est en, vain, ô homme! que vous cherchez dans' vous-même le. remède à vos misères. » .(pascal.) il Fig., Se dit Do tout ce .qui sert .prévenir, à surmonter, à faire cesser quelque malheur, quelque inconvénient, quelque dis- grâce. « Il y a deux grands remèdes, contre les maux l'accoutumance pour le vulgaire grossier, et la méditation et la' prévoyance pour le 'sagé. Il || Prov., C'est un remède d'amour, Sedit D'une femme vieille ou laide. Il Aux grands maux les grands remèdes. On le dit au propre et- au liguré. Il Prov., Le remède est pire que le mal, Se.dit D'un remède qui parait très désagréable, ou dangereux, ou nuisible. || Prov., Il Y a remède à tout, fors à la mort. |j Mons.– Remède, Se disait autrefois pour Tolé- rance; ainsi.la tolérance du titre, était appelée Remède de loi, et la-tolérance de poids,, Remède de poids. r L'or à' 24 carats; à 1/4 de carat de remède. sur poinu de la refonte des ouvra- ges qui seront trouvez défectueux au 'dessous desdits remèdes: » {Ordonn..tireurs et batteurs d'or.)' Msd. Remède de Bas-ville. Voy. Ces- •taurée. Remède de Vermifuge composé de semen-contra, de valériane et de jalap. Remède du capucin. Voy. Azotate -de mercure. (les Caraïbes (contre la goutte). Composé de résine de gaïac, GO gr., que l'on concasse et que l'on fait digérer pen-. dant quinze jours dans 3 litres de tafia. On prend 15 grammes par jour le matin et l'on avale immédiatement après une tasse de thé ou un verre'd'eau, froide. Reme.de de la Charité. Voy. Traitement DE la Charité.– Remède cki- utique.Voy. de Le précipité blanc. Remède du duc d'Antin. Vuy. Azotate DE mercure. Remède delJurande ou de 1'171tyit. Voy. Térébenthine. --Remède de Kœmpfer ou Remède de magnanimité. Médica- ment aphrodisiaque composé d'opium et de sub- stances aromatiques. Remède Leroy. Purgatif composé d;un extrait alcoolique de seammonéo, de racine de turbitn et de jalap. L'est un dras- tique que l'on prend a. la dose de 1 à 4 cuillerées par jour. Remède. Lsyucher. Taïuifuge hase d'huile de ricin et d'essence de térébenthine,' quc l'on prend.il jeun. Remède Matthieu de KuUintjer. Taînifugo composé ;do deux élec- tuuires le premier doit mettre le. tmnia eu liberté; le second doit en. provoquer l'expulsion, et. n'est donné que deux ou trois jours, après le premier. Remède Milliè ou Remède anti- vénérien. extrait du suc, des feuilles do noyer, d'ache et de trèfle d'eau,, dont on fait des pilules que l'on donne à la dosa de 3 à 4 par jour, contre l'ictère et les exanthèmes cutanés: Remède de Mm° Noufer. Voy..T/ExiFur.E. Re- mède de Trnpier (contre la goutte). Faire ma- cerer vingt-quatre heures. baume de la Mecque, 24. gr.; quinquina rouge,- .32 gr.; safran, 10 gr. .sauge, o"2 gr.; salsepareille; 'Ai gr., dans 1'"120 d'alcool rectifié. On obtient ainsi la teinture de Pradier 'que l'on mêle, avec 3 kit. d'càu de chaux. On verso, sur un large cataplasme de graine de lin, 60 gr. de la. liqueur obtenue,.et on renouvelle l'application toutes les vingt-quatre heures. Remède de Renaud..Vermifuge eoni- posé de grains de pourprier.. Remède de M'" Stepkenx. Prétendu. lithontriptique composé surtout de-carbonate de chaux extrait des co- quilles. d'œufs. Remède spot/irit/iie. Voy. Galk- NIQUE. Remède ou élixir'de ViUelte (contre la. goutte). Faire digérer pendant quinze jours quinquina gris concassé, 1'28 .gr.; coquelicot, 64 gr.; sassafras râpé, 32 gr.; dans rhum, .On passe ct l'on fait digérer, pendant quinre .jours, dans cet alcoolat, résine de gaïac pulvérisée. On ajoute.ensuite un sirop de salsepareille, on mèle et on (litre. Ce remède se donne à la dose de à 2. cuillerées il bouche, une, deux ou trois fnis par jour.. Qui est moins remediattle et E. Deseli., l'oés. mus., f» 473; XVe s. iu:>H':i>ii:mi:m s. m. Action de remédier. i(i;^n:ini:u. v. n. Apporter remède, apporter du remède.. « Je n'ay pas icy des ventouses pour remédier a mon eschine. » (Ilist. mac. de ̃Merlin Il Il Fig., La sagesse remédie aux ̃troubles de l'àme. Le désespoir ne remédie'a rien. « Pourvcoir et remédier la chierté de la vitaille. » (liersuire.) Il Mar. Remédier à des voies d'eau, l.es boucher. F. L: ui:uici\iiur.. v. n. Méfaire do nouveau. Mes quant vous rcinefferez primes. llcnart, xms s. KOIËGEIJU. s. m. (dérivé de .mège, v. fr:. forme régulièrement sur medicus). Médecin opé- rateur. « J'avais, de mon mieux, pansé .et la blessure avec.le collodion et la toile adhésive qu'à mon départ du presbytère l'abbé ̃ valreg, grand r'cmègeur en sa paroisse, avait fourrés dans ma malle, en ,cas, d'accident. » .(G. 'Sand, .la Daniella, lvh.) Il Ce mot, que Littré ne mentionne pas, est d'un usage fréquent dans Ie.Centre.- F. G.•. -UEMEIL. s. m. (de re, et mouiller). Chassk. Courant d'eau qui ne gèle pas en hiver, et où se retirent les bécasses et d'autres oiseaux aqua- tiques' c ̃ • ̃ • ̃ RKMËLEK. 'V, a. Mêler de nouveau. II faut •remêler les- cartes. Il v.,pr.-« Aulcuasont dict qu'il y avoit une'ame générale, comme un grand corps duquel: toutes. les âmes particulières os- :toitnt' extraites, et s'y en retournoient, se remets- lant tousjours • a- cette matière universelle. »