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~CLASSE ~esTe~~y~

· 5* Section. No .décomposent l'eau ni

2''CLASSE~)acha)(!ur:
< Aluminium, gtucinium et métaux des

~CLASSE~ poraturc.supencuro:
mercure, palladium

t Section. Ils sont inaltérables à
toutes les températu-

M. Mendetcjcn' a présenté sur la classification )
des métaux des considérations. théoriques que t
l'on trouvera exposées i'articte'MËTAUx.–A A J
mesure que nos connaissances en-chimie orga- (
nique se sont accrues, on a reconnu que t'en
pouvait grouper en série un grand nombre de t
composés jouissant de propriétés identiques, et t
caractérisés par ce fait que dans leur composi- 1
tion ils différaient le plus souvent par f&Ms ou (
un multiple de ~H~. Ces séries sont dites séries c
homologues et les corps qui les constituent 1
corps homologues. Plusieurs séries de corps se 1
trouvent présenter des caractères fonctionnels t
qui, comme en chimie minéraio, les distinguent c
nettement des groupes voisins. Parmi les fonc- (
tions principales se trouvent les hydrocarbures; t
les alcools monoatomiques, diatomiques ou po- a
tyatomiqués, formant des éthers avec les acides; 1
les phénots;)es aldéhydes et les acétones; les t
acides; les amides tes amines, etc. (Voy. ces r r
Mois). La chimie organique étudie également t
les bases organiques artificielles, les atcatoïdes, g
tes huiles essentielles, les gommes, les résines, c
lès principes immédiats des végétaux, les ma- t
tières colorantes naturelles et artificielles, les c
matieres.animates,etc. il
HtSTOfttQUE. On peut partager l'histoire de x
la chimie en trois grandes périodes. Lapremiére, b
comprenant les faits connus des anciens, s'étend a
jusqu'aux premiers siècles de l'ère chrétienne; e
la seconde, qui ne se termine qu'au xvufsiecte, d
est remplie au commencement par les travaux d
des alchimistes, et, vers la fin, par les recher- d
ches des nombreux savants qui inipriment à la a
chimie son véritable caractère de science d'ob- h
servation. A dater de cette époque s'ouvre la c
troisième période sous t'impuision du génie s~
créateur de Lavoisier, les grandes lois sont éta- Il
blies; ta théorie, abandonnant'son caractère tout 7~
empirique, prend des formes mieux dessinées, en n
s'appuyant sur la base solide de t'expérimenta- ci
tion elle fait pressentir des faits nouveaux en p
même temps que.tes plus britiantes découvertes e!
se multiplient. ~remt'ere période. t)es les g
temps les plus reculés apparaît l'emploi de la e!
fermentation pour la fabrication du pain, du vin, b
du vinaigre et de'la bière. L'usage des métaux t(
remonte aussi très haut; les Egyptiens em- tt
ployèrent de bonne heure t'or et l'argent pour d
leurs échanges, puis plus' tard les Grecs et les t(
Homains. lis connaissaient les procédés d'ex- SI
traction de ces métaux, ceux du cuivre, du e
soufre, de l'acide arsénieux; le moyen de pré- g
parer les alliages comme le bronze, le taiton, le p.
pacfong; la façon de. travailler le verre leur s'
était familière; ptusdemitieansavantJ.-C. le a~
fer était emptoyé; te nitre, le chlorure de so- a~
dium,t'aiun, Je sel ammoniac, la céruse, la p.
chaux étaient aussi connus des anciens, ainsi ci
que plusieurs poisons tirés du règne végétal et m
du règne minéral. L'art de la teinture était assez dl

3°'Scc~o~Usdccomposentl'eauau!

4" Section. Décomposent t'càu au-

(suite) .donc, tungstène, os-
.jHit)m,tanta)c, titane,

Métaux s'oxydant à peine à l'air et

dont les oxydes sont irréductibles par

~.tcrrcsrares.

Métaux dont les oxydcssontrcdue-
jtiMcspartacha)eur:'

t l~~ccttOtt.– Ils s'oxydent à une tem-

I)ér:lture peu élevée et

se réduisent a une tcm-

i rhodium, ruthénium.

t rcs: argent, platine,
iridium,or. or.

rougo, ou àfroid en pré-

sence des acides: fer,

nickel, cobalt, chrome,

zinc, cadmium, vana-

dium,ur~ntU!i].

dessous du rouge ou à

bases étain, molyb-

niobium.

enprcscnccdcsacides

nienprcscnccdosba-

scs,ett'attaqucnttres

'pcuadcstcutpératui'cs

élccées: cuivrc, plomb,

sc réduiscnt à une tcm-

(

développé et le mordançage des tissus ayant la
fixation de la couleur était pratiqué avec quel-
ques réactifs. On attribue également aux Chinois
la découverte de la poudre. Les théories a cette
époque étaient presques nulles. ~etMtétMe
période. Elle commence par l'art sacré, c'èst-à-
dire la chimie enveloppée de symboles et de
dogmes religieux. Les maitres en cet art, pré-
décesseurs immédiats des alchimistes, n'accrois-
sent guère les connaissances, leurs publications
sans but pratique n'offrent que peu d'intérêt;
voici les noms des principaux représentants de
l'art sacré Zosime, Olympiodore, Démocrite,
Marie la Juive, Hermès. Les alchimistes, en
reprenant les traditions pratiques abandonnées
depuis les Grecs et les Romains, introduisirent
peu a peu dans la chimie la méthode expéri-
mentale ils sont loin cependant d'en être les
créateurs. Dans leur recherche de la pierre phi-
losophale, ils eurent le bonheur de trouver beau-
coup de reactifs et de découvrir un grand nom-
bre de phénomènes dont ils ne donnèrent d'ail-
leurs que des explications pour la plupart erro-
nées (Voy. ALcmMtE). Les Arabes, à cette
spoque, peuvent revendiquer une grande part
dans ces recherches. vin* siècle. Ce&e;- a
laissé des descriptions très exactes des métaux
usuels argent, mercure, ptômb, cuivre, fer;
des renseignements sur le soufre, l'acide arsé-
aieux; il donna pour la première fois des indi-
:ations précises sur la coupettation; il connais-
sait les modes de préparation de l'eau régate,
le t'eau-forte, de la pierre infernale, du subtimé
;orrosif, de la potasse à la chaux, du sel am-
noniac, du foie de soufre, tt ne croyait guère
t la transmutation des métaux. ix° siècle.
't/taMs découvrit l'acide sulfurique et te peroxyde
le fer, prépara l'eau-de-vie. A< jt/ee/ttf si-
~nata t'cxistehce du phosphore, retrouvé plus
ard par Brandt. xa" et x siècles. Sont t
Marqués par les travaux et les remarquables
publications. d'Albert le Grand et de Roger Ba-
;on; ce dernier parait avoir entrevu t'oxygène
it l'azote. Enfin' saint Thomas d'Aquin nous a
aissé les moyens de fabriquer des pierres arti-
icielles, le procédé de préparation de l'eau
)tanche. x[V siècle. Grand nombre d'écrits
te /f(t;/xtOtK< Z.uHe, a qui l'on doit le carbonate
te potasse, les procédés d'extraction de diverses
[uites essentielles. x\' siècle. Basile Valentin
isolé pour la première fois t'oxyde d'antimoine,
'acide chtorhydrique, te beurre d'antimoine, t'an-
imoniate de potasse, t'émétique, l'ether sulfu-
ique il connaissait le bismuth et avait extrait
e cuivre par voie humide. Rc/f de iSu~tac/t si-
gnala t'augmentation de poids des métaux cal-
inés au contact de l'air, la préparation de l'ar-
me de Diane. L'industrie minière avait pris à
ette époque un nouvel essor, le kermès s'était
~troduit en Europe dès le x' siècle, et depuis le
ff le pastel était cultivé pour la teinture en
!teu des étouès. XYf siècle. /'araee~e, idées
ssez exactes sur l'air, séparation nette de l'or
t de t'argent, description du zinc. Découverte
u laudanum (Cue/tesne, du chlorure
'argent ('O~icoM CroU). Libavius. Préparation
e l'acide camphorique, de la liqueur fumante;
nalyse des eaux mihérates. La chimie métat-
irgique fait de grands progrès /t dé-
rit les divers traitements que l'on doit faire
ubir aux minerais; 7~')'tn~t«:ct0 fait connaître
procédé d'inquartation pour l'affinage de l'or;
'e;'e: de )'«~ indique le rote du bioxyde de
tanganëse dans ta verrerie, la trempe de l'a-
ier, la gravure sur métal à t'eau-forte et l'em-
loi des crayons de plombagine. L'art du verrier
st porté à un grand degré de perfection; les
laces de Venise sont renommées dans le monde
ntier; un vitrier saxon découvrit le bleu de co-
att. ~EfM/'d ~a~tM;/ étudie -te rùte des engrais,
phénomène de la cristallisation et perfectionne
travail des émaux et de la poterie. 7j.'
e Wf/emére découvre l'acide benxoïque. La
iinture prend de grands développements par
jite de l'apparition en Europe de la cochenitte
t de l'indigo; l'art du distillateur fait des pro-
rès l'eau-de-vie devient une boisson dans les
ays du Nord. x\'n° siècle. L'alchimie, après
être étendue de l'Egypte à l'Espagne, et enfin,
D xv° siècle, au monde chrétien tout entier,
tteint, au XYH' siècle, son apogée, puis'dis-
trait. Van Hetmoht, Rudolphe Glauber, Bêcher
sont les derniers représentants. Van Hel-
~ont (la77-l(!'t4) signala le premier l'existence.
:s gaz, mais ne connut point le procédé pour

les recueillir; il constata cependant la produc-
tion de l'acide carbonique dans la combustion
du charbon, la fermentation dans certaines
eaux minérales et par Faction des acides sur tes
sels calcaires; il reconnut aussi'1'hydrogènë su)-'
furé, prépara l'acide chlorhydrique' et t'acide
sulfureux. I) vit que ces gaz, qu'il appelait gaz'
sylvestres, présentaient des caractères distincts.
On lui doit encore la préparation de la'liqueur
des cailloux, la découverte du suc gastrique de
l'estomac; le feu pour lui n'était pas un élé-
ment, mais un gaz incandescent. Avec Boyle
(1626-1691), l'analyse chimique et particulière-
ment l'analyse des eaux minéraies se trouve
créée; it préconise l'emploi des dissolvants, et
comme réactifs le sirop de violette et le nitrate
d'argent. U sut recueillirles gaz, montra le roie
d'une partie de l'air dans la respiration, fit
connaître la composition du nitre et la prépa-
ration du phosphore, découvert par tirand en
1668. !i ne croyait pas à la transmutation des
métaux, et pensait que tes métaux augmentent
de poids pendant la calcination par suite de la
fixation des molécules du feu. C/st~er (1601-
1668) fait connaître le sulfate de soude, prépare
divers chlorures métalliques anaioguësau beurre
d'antimoine, dont il donne la véritable compo-
sition it parait avoir entrevu le chlore. Ma
décrit les oxydes et sulfures d'antimoine, t'émé-
tique, le sel d'oseille, la composition du cinabre
et du sel ammoniac. Kuncket (1630-1702) re-
marque l'action de la lumière sur la végétation
et retrouve le phosphore immédiatement après
Brand. 7'achenius a une idée nette de la saponi-
fication et des combinaisons salines. Bec/ter
(1635-1682), le maître de Stahl, coordonna lés
faits scientifiques connus jusqu'à lui. A cette
époque on découvre le pourpre de Cassius, te.
sulfate de potasse de Ctaser, te chlorure de càt-
cium (Homberg), l'acide formique (Hierne).
préparation des médicaments se perfectionne et'
la découverte des mines du Pérou, donne un
nouvel essor a l'industrie 'métaiturgique l'àr-
gent est extrait par le procédé d'amalgamation.
Jean /!e;/ démontre que l'augmentation de poids
des métaux est due, pendant leur calcination; à
l'absorption de l'air. ;Va;/Otc, le prédécesseur de
Lavoisier, donne te rôle de l'air dans les phéno-
mènes de fermentation et de nitrification, dans
respiration et la combustion; mais la compo-
sition de l'air lui échappe. Bernouilli croit à la
possibilité de combinaison entre les gaz et les
corps solides c'est une grande découverte.'
//o/maftm (1660-1743) classe l'eau parmi les
corps composés, reconnaît le caractère acide du
gaz carbonique et distingue magnésie de la
chaux. xvm' siècto. ~fa/t< (1660-1734), auteur
de la théorie du phlogistique, qui régna pour
ainsi dire sans conteste jusqu'à Lavoisier. D'a-
près Stahi, le feu pouvait exister a t'état de ti-.
berté ou entrer en combinaison avec'les corps~
ainsi, un métat était le résultat de l'union du
phtogistique avec une cAau.<; (oxyde) par la
caicination il perd son phlogistique et laisse la
chaux. Quant à l'augmentation de poids d'un
métat chauffé à t'ai)', on n'en tenait pas compte,
ou plutôt on en donnait une explication erronée-'
~Ot d"BM))'et< et Etienne //o~es indiquent
les premiers un procédé réellement pratique
pour recueillir les gaz dont Joseph B~act (1728-
1799) fait une étude très complète. Baron, Pof~,
/jaMOtte ajoutent chacun de leur côté de nou-
veaux faits à l'histoire du borax et de l'acide
borique. Le cobalt et l'arsenic métallique sont
isolés par Brandt, le nickel par Ct'otMtedi. et
-t'.acide succinique par /'6ft. Grosse donne -le
procédé de préparation de t'éther sutfurique-
~a/ya/' (1709-1780) publie de remarquables
travaux analytiques; il introduit ta voie humide
dans l'analyse organique, ainsi que i'emptoi du
microscope; il indique le premier te procédé
imaginé plus tard par Ga;f.!sao pour doser
l'argent par voie humide dans un alliage. On
lui doit encore l'explication .de la présence du
phosphore dans. l'urine et connaissance de
l'état il s'y trouve, un procédé d'extraction
du zinc, et l'indication de la betterave comme
source de sucre. /~ dès 1710, a décou-
vert le bleu de Prusse..Ren/mamm .(1735-1781)
préconise l'emploi, dans l'analyse dés eaux, des
réactifs suivants ferrocyanure de potassium,
acide sulfurique, acide oxalique, ammoniaque,
nitrate d'argent. )t prépare l'acide oxalique à
l'aide du sucre, découvre l'oxyde de carbone, el
en même temps que Scheeie t'acide motybdique,
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