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4 fi CHi CHI cm

Il. Composés binaires basiques ou neutres.
La nomenclature de Lavoisier n'indique pas la
basicité. Une base est un corps ramenant au
bleu le tournesol rougi et formant avec les
acides une combinaison saline. Les combinai-
sons oxygénées non acides sont appelées oxydes;
exemple, oxyde de zinc. Pour distinguer les di-
vers oxydes d'un même élément, on dit sous-
o.t'~e, protoxyde, &«)a;t/de, peroxyde. Quelque-
fois on emploie les terminaisons ique et eux.
Ainsi, oxyde ctti't'rtf/Mg, renferme le plus d'oxy-
gène oxyde CMmreu.t;. Pour les oxydes dont la
composition est intermédiaire entre celles des
protoxydes et des sesquioxydes ou des bioxydes,
on dit salins, car on peut les considérer
comme formés par la réunion des premiers
avec l'un des seconds. Quand le composé ne
renferme pas d'oxygène, on fait suivre le nom
de l'élément électro-négatif, affecté de la termi-
naison ure, du nom de l'élément étectropositif:

hypochloreux; acide chloreux; acide hypochlo-
rique acide chlorique; acide perchlorique. De-
puis, on a été obligé d'étendre ces principes.-En
effet, t'oxygène n'est pas le seul corps, comme
le croyait Lavoisier, capable d'engendrer des
acides; l'hydrogène, en se combinant au fluor,
au chlore, au brome, à l'iode, au soufre, au sé-
ténium, au tellure, donne également des pro-
duits doués de propriétés nettement acides que
l'on désigne sous le nom générique d'/t'/fh'c-
cides. Pour ceux-là, le nom de l'élément com-
biné à l'hydrogène est terminé par hydrique.
Ex. acide sulfhydrique; acide chtorhydri-
que, etc. Le soufre aussi donne des acides avec
le carbone, l'arsenic, l'étain, t'antimoine, le mo-
lybdène les règles des acides oxygénés leur
sont applicables; ainsi, on dit acide sulfocar-
bonique, acide sulfoarsénique ou sutfoarsé-
nieux, etc. Cependant, pour ces derniers, le
plus souvent on se sert des conventions rela-
tives aux composés binaires neutres, et on dit
xulfure de carbone, sulfure d'arsenic. Enfin,
quand le nombre des acides oxygénés est trop
grand, on s'appuie sur d'autres considérations.
Ainsi. les acides oxygénés du soufre les plus an-
ciennement connus portent les noms d'acide
sulfurique et d'acide sulfureux; à ceux-là sont
venus s'en joindre d'autres plus récemment dé-
couverts et qu'on appelle

Acide dithioncux ou hyposulfureux.

dtthionKjucouhyposutfurique.

monosu)fur6outrithioniquc.

bisulfurcoutctrathionutuc.

trisulturé ou pentathionique.

pcrsuifuriquc.

P'r'~nu~' P'sp"ore. de ~inc, de cuivre,

i~re"ctc.) )} P

iudurc, ctc. dc potassium, etc.

Les prépositions sous, proto, se!au<, bi, h't,
pem ~er, précèdent te.nom de t'étément étec-
tro-négatif quand on veut éviter toute confusion
entre les combinaisons que forme l'élément élec-
tro-négatif avec l'autre. Ex. trichtorure, penta-
chtorure de phosphore. Les combinaisons des
métaux entre eux ont reçu le nom d'alliages, et
l'on dit alliage de cuivre et de zinc; alliage de
cuivre, de zinc et de nickel. Quand le mercure
entre dans le composé, le mot alliage est rem-
placé par amalgame. Ex. amalgame d'étain.
ttt. Sels. Dans la nomenclature des sels,
le nom de l'acide précède celui de la base et
lui est réuni par la liaison de; on enlève le mot
acide et t'en change la terminaison eux en ite
et ique en ate. Les prépositions yn/per, A;)o, etc.,
subsistent s'il y en a. Ex. la combinaison de
l'acide sulfurique et de la potasse prend le nom
de sulfate (<' de potassium. Cette règle
n'est pas applicable avec les hydracides; il y a
en effet toujours élimination d'eau. Ainsi l'a-
cide chlorhydrique et l'oxyde de zinc ne donnent
pas du chlorhydrate d'oxyde de zinc, mais de
l'eau et du chlorure de zinc. L'usage a apporté
à ces règles quelques modifications; ainsi on ne
dit pas oxyde de potassium, de sodium, de ba-
ryum, mais potasse, soude, baryte. De même,
au lieu de sulfate d'oxyde de cuivre, on dit sul-
fate de cuivre. A cette nomenclature parlée est
venue s'ajouter la notation chimique dont la
première idée est due à Hassenfraz et Adet.
Depuis on a adopté, pour representer chacun
des éléments, un symbole qui est le plus sou-

Hassen.fraz et Adet, ignorant les lois numé-
riques qui régissent les combinaisons, ne purent
arriver à donner les principes de la notation'
des composés que l'on trouvera exposés plus loin.
Lois numériques. Wenzel, en 1777, montra
que deux sels neutres, en réagissant l'un sur
l'autre, donnaient, après la décomposition, deux
nouveaux sels également neutres et se re-
trouvait la totalité des bases et des acides. U
en conclut, en s'appuyant sur l'expérience, que
pour.saturer une même quantité d'acide sùlfu-
rique, 40 gr., pour former des sels neutres, il
fattait 28 gr. de chaux, 76 gr. de baryte, 47 gr.
de potasse, 31 gr. de soude, et, de plus, que
pour saturer 31 gr. de soude, il fallait 40 gr.
d'acide sulfurique, 54 gr. d'acide azotique,
22 gr. d'acide carbonique. Ces quantités d'a-
cides et de bases, qui peuvent se remplacer
dans les combinaisons, ont reçu le nom d'e
valents. Quinze ans plus tard, Richter constata
qu'en precipitant le métal d'un sel neutre'par
un autre .métat, la neutralité subsistait tou-
jours il appela équivalent les quantités de ces
métaux qui 'se remplaçaient ainsi mutuelle-
ment. Cette notion, généralisée, fut étendue a
tous les corps simples (Voy. EQUIVALENT). Elle
donne une explication simple de ce fait que les
combinaisons chimiques se font toujours en pro-
portions définies, et qui ne fut adoptée qu'après
une discussion mémorable entre Proust et Ber-
thollet. Dalton, en 1807, énonça la loi des pro-
portions multiples. Quand deux corps simples
forment plusieurs combinaisons différentes, les
quantités de l'un qui se combinent à un poids
constant de l'autre, sont entre elles dans un
rapport simple. Enfin,'Gay-Lussac montra qu'il
existe un rapport simple entre les volumes de
deux gaz qui se combinent, et que le volume
du composé pris à l'état gazeux est encore en
rapport simple avec la somme des volumes des
composants. Ainsi, deux volumes d'hydrogène
se combinent à un volume d'oxygène pour don-
ner deux volumes de vapeur d'eau. Cette loi de
Gay-Lussac est devenue le point de départ de la'
théorie atomique. Datton, reprenant une idée
ancienne, considéra les corps comme formés de
petites parties insécables qu'il appela atomes;
le poids de ces atomes variait d'un corps à
l'autre, et dans le fait de la combinaison,. ils se
juxtaposaient sans se pénétrer l'un l'autre. Dans
ces conditions, t'atome étant insécable, la com-
binaison devait nécessairement se faire en pro-
portions définies,et la loi des proportions indique
le rapport qui existe entre .le poids des atomes
qui se réunissent. Ampère eL Avogadro expli-
quèrent ensuite la loi de Gay-Lussac, en ad-
mettant que les corps simples, à l'état gazeux,
renferment le même nombre d'atomes sous des
volumes égaux. Cette hypothèse séparait nette-
ment les deux notions ,t'équivalents et de poids
stom~Mes ces derniers se trouvaient nécessai-
rement proportionnels à la densité des gaz (Voy.

vent première lettre du nom du corps. En
voicUaUste:

Aluminium. Al Mcrcureouhydrar-
Antimoine ou sti- ~yrum. Hg
bium. Sb Molybdène. Mo
Argent. A~ Kickei. Ni
Arsenic. As Niobium. Nb
Azote. Az Or ou aurum. Au
.Baryum. Ba Osmium. 0~
Bismatt. Bi Oxygcno- 0
Bore. Bo PaUadium. t'd
Brome. Br 'Pttosphorc. Ph
Cadmium. Cd Patine: Pt
Calcium Ça Ptomu. Pb-
Carbone. ('. Potassium ou kal-
Cérium. Ce lium. K
Césium. Cs PJtodium. Hh
Chtore. Ct Rubidium )!))
Chrome. Cr Ruthénium. Ru u
Cobalt. Co Sélénium S?
Cuivre. Cu Silicium. Si
Davyum. Da SodiumounatriumKa
Didyme. Di Soufre. S
Erbium. Eb Strontium. Sr
Etain ou stanuum Sn Tantale. Ta
Fer. t'o Teiiuro. Te
Fluor. I''i ThaUium. TI
Gallium. G Thorium. Th
Gtuciuium. Gl Titane. Ti
.Hydrogène. Il 1'unastènc ou wol-
Indium. lu fram. W
Iode. lo Uranium. U
Iridium. Ir Vanadium. Va
Lanthane. La Yttrium. Y
Lititium. Li Zinc. Zn
Magnésium. Mg Zirconium. Zr
Manganèse. Mu

Poins ATOMIQUES). La détermination de ces poids,
des poids moléculaires, a été faite ensuite et a
servi à la construction des formules des corps.
Les symboles employés pour les corps simples
ont été maintenus; mais. pour les composés on
écrit le premier l'élément électro-positif, l'autre
vient après. Ainsi, pour t'oxyde do cuivre, on
écrit CuO; pour le chlorure: de potassium, KCI;
pour l'acide sulfhydrique, HS. Ces formules sont
en équivalents; en atomes elles sont souvent
différentes, car, pour nombre de corps, te poids
atomique est double du poids équivalent. Ainsi,
l'acide sulfhydrique eu notation atomique s'é-
crit H~S, le poids atomique du soufre étant 32
tandis que son équivalent est 16. Suivant un
moyen imaginé par t!erzé)ius, on barre souvent,.
pour éviter toute confusion, le symbole des corps
qui se rangent dans la catégorie du soufre. La
même règle a été suivie pour les sels.: la for-
mule de l'acide suit cette de la base ex. sul-
fate de baryte ItaO.SO~. Cette façon d'écrire la
formule d'un sel est la conséquence des idées
que se faisait Lavoisier sur ta constitution de ce
composé; pour lui quand un acide se combine
avec une base, ils se juxtaposent simplement en
conservant leur premier groupement motécu-
taire. Berzélius adopta ces idées, qui lui paru-
rent en conformité avec les faits; en effet, dans
la décomposition électrolytique d'un sel, comme
le sulfate de soude, l'acide va au pote positif et
la base au pute négatif. Ainsi donc, quand un
acide hydraté se combine à une base, l'eau
d'hydratation est chassée et remplacée par la
base. Plus tard, Gerhart repoussa ce système de
dualisme et considéra les acides et les sels.
comme constituant des molécules uniques dans
lesquelles pouvaient se produire des phénomènes
de substitution analogues à ceux que l'on ren-
contre si souvent en chimie organique. Dans
l'action d'une base .sur un acide, l'hydrogène
était simplement remplacé par le métat de.
l'oxyde. Ce système, appelé unitaire, par oppo-
sition au précédent, conduit donc aux formules
SO'H pour l'acide sutfurique, ou .S~'ti~ (en
atomes), et pour les sutfates à SO'K ou -S~~y
SO'Ba ou ~O~Ba. On n'a jamais pu établir ri-
goureusement la constitution d'un set décom-
position électrolytique du sutfate de soude ne
prouve nen, car la soudé se reforme au pote
négatif par suite d'une action secondaire; si, en
effet, l'électrode négative est du mercure, on
obtient un amalgame de sodium.
CLASStFMATtOK. Pour la commodité des
études, on a partagé les corps dont s'occupe la
chimie en deux grandes ciasses les substances.
mtneratM (métalloïdes, métaux et leurs compo-
sés) les substances or~ et cela mal-
gré les nombreux termes de -rapprochement
qu'its présentent. Pour les métalloïdes, la clas-
sification adoptée est celle de Dumas

d" famille Fluor, chlore, brome, iode.
Oxygène,.soufre, sélénium, telture.
3" Azote, phosphore, arsenic, auxquels on
peut ajouter les métaux antimoine et

bismuth.

4'' Carbone, bore, siiicïum.
L'hydrogène forme' un groupe à part entre les
métalloïdes et les métaux. Cette classification
est excellente, sauf pour le bore, qui.ne se rap-
proche du'carbone et du silicium que par ses
propriétés physiques; elle est conforme à l'ato-
micité des éléments, excepté encore pour le
bore, qui est triatomique, tandis que le carbone
est tétratomique. Pour les métaux, on n'est pas
encore parvenu à donner une véritable classifi-
cation naturelle. Thénard a proposé de grouper
les métaux d'après leur oxydabilité, et pour cela
it a considéré l'action directe de t'oxygène;
la stabilité des oxydes formés; l'action
qu'exercent les métaux sur un même oxyde,
l'eau. Voici cette classification, modifiée de-
puis':

Métaux s'oxydant aunetemperaturc.

plus ou moins eievoc, et dont les oxydes
sontirroductiMesparIactLaiourouin-
compictcmcnt décomposables

lM~t{,t)sdecomposont)'eau:< à
froid: potassium, so-

l'~CLASSE' dium,lithium,césium,
rubidium,tttaitium.ha-

ryum, strontium, cal-
cium.

3'Nec à

'100": magnésium et
< manganèse.
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