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'tes corps ont une tendance à se précipiter vers
te sol; l'air leur oppose une résistance qui aug-
mente avec leur volume et diminue avec leur
'poids. (JMÉCAX.– C/tMte~'Mt~ Ecouiemént d'une
masse d'eau suivant un plan vertical ou incliné.
Lorsqu'une quantité d'eau P descend d'une hau-
teur H, cet abaissement donne ticu à une quantité
de trayait moteur P X M,'que l'on utilise au
moyen d'un barrage élevant le niveau dans le
tte/' amMtt et t'abaissantdans le bief c!M< l'eau
accumutée dans te bief amont passe par-dessus
'ta crête du barrage et tombe dans le bief aval.
'Si la chute donne un débit Q (en mètres cubes)
'par seconde, le travail mécanique est 1000 X
QxH, exprime en kitogrammètresparseconde.
On utilise rarement les chutes verticales géné-
ralement un chenal de dérivation amène les
eaux à un récepteur. La hauteur H' utilisée par
ta machine hydraulique est plus petite que la
hauteur de chute H. t'onr obtenir laforce'd'une
chute d'eau en chevaux-vapeur, on divise le
produit 1000 x Q X H' par 75 pour obtenir la
force pratique de la chute, il faut multiplier
iechinre précédemment trouve parle rendement
du moteur hydraulique les meilleurs moteurs
arrivent.aux rendements de 0,75 à 0,85. On trouve
surtout des usines hydrauliques dans les vallées
étroites et encaissées de la Savoie, de i'tsère;
sur-le Hhône, t'Ardèche, la Drôme, la Loire, près
de sa source, et sur les versants des Alpes et des
Pyrénées. M. R. LËosL. Aucun travail ne
peut être entrepris sans l'intervention de l'admi-
nistration, fùt-on propriétaire des deux rives
sur une grande étendue. !j CHUTE DE LuoFER
(LA).-Chant épique de Juan Métendez Valdès.
)j CHUTE DES FEUILLES (LA). Elégie de Mittevoye.
)j CHUTE D'UN ANGE (LA). Epopée, par Lamartine.
jj CHUTE DE HoME (LA), Roman anglais de Wiikie
Collins. B.-AKTS. La C/t!f des anges )'e-
belles. Fresque de Spinello Aretino, église Santa-
Maria degtiAngeti, à Arezzo. ~.(! C/tMie <
anges. Tableau de t''rans Floris, m. d'Anvers.
tiHtJTEK. v. a. Crier chut. Chuter un acteur.
« Un jour on lui offrit cinq francs pour chu-
ter une dugazon il prit la pièce, mais applau-
dit. » (Cat. Mondes, le /iot vierge, L. I", 5.) )j
v. n. Tomber, en parlant D'une pièce de théâtre.
CIIUTWU.-s. m.Boï. Arbre du Bengale
ayant les qualités du quinquina.
CHtJZO. S. m. ANC. ART. M)UT. Pique ou
javeline des Espagnols.
CttWALKOH'SKt (N)COf.As). 1620-1705. Juris-
consulte polonais, ambassadeur de Jacques, duc
de Courlande, près de Sobieski. Ouvrages en
latin sur les iois et l'histoire de son pays.
CMWOLSOX (t)AN)EL). Erudit russe, né à
Wiina en 1820. israéiite converti. En 1855 pro-
fesseur de langues orientâtes a l'université de
Saint-Pétersbourg. –/)M Sa&eeM< e< f M&M))te,
Saint-Pétersbourg, 1856, 2 vo). les Pewp
sémitiques, Jiëriin, 1872, etc.
CUWOSTOW (i))HTRt-tWANOWITCH, COMTE).
Poète russe, né à Saint-Pétersbourg. Sénateur
et conseiller intime à la cour. A trad. en russe
t'~tr< poétique de Boileau, t'~tmf/romcf~Me de Ra-
cine, et publié des comédies, etc. (Ettf/'M,
Saint-Pétersbourg, 1817.
CMYAZteun. adj. Mot formé des initiales de
carbone, hydrogène et azote, proposé, pour dé-
signer l'acide cyanhydrique, par l'orret, qui
appelait chyazique sulfuré l'acide sulfocyanhy-
drique,
CIIYDENIUS (SAMUEL). 1727-1757. Savant fin-
landais. Inventa une machine mue au moyen de
l'air et de l'eau pour le percement des monta-
gnes une autre machine pour battre, moudre
et hiùter le grain, et une machine à draguer.
CHYLA!KE. adj. 2 g. Yoy. CHÏLEUX, EUSE.
CHYLE. s. m. (gr. x'°!; suc, de x~, répan-
dre). PHYSIOL. Liquide blanchâtre qui se sé-
pare des aliments pendant l'acte de la digestion,
et qui est porté par les vaisseaux chylifères ou
lactés et le canai thoracique dans la circulation.
Sa saveur est légèrement salée et il présente une
odeur sui generis. Il est très difficile d'avoir du
chyle pur, parce que si l'on veut en obtenir une
certaine quantité, on est forcé d'en retirer du
canal thoracique, et alors on n'a que du chyle
méiangé a de la, tymphe. Au reste le chyle et la
lymphe ont la même composition qualitative. Le
chyie est.laiteux'et opaque, alors que la lymphe
est jaunâtre et transparente, parce que le chyle
contient, outre les leucocytes qui se trouvent
également dans la tympbe, des gouttelettes grais-
seuses en émutsiou (10 a 30 0/0). Si t:on introduit
de t'éther sous ta piaquc où l'on examine du
'chyle avec un microscope, on voit tes gtobutes de
graisse disparaître. Le sérum du chyle-est le
même que celui de.la lymphe; il se coagule
'à + 70. comme une dissolution d'albumine. Plus
on s'éteigne des vaisseaux ehytifères, plus le
chyte ressemble a la lymphe. Pemeh'a~to~ du
"c/i~e, Voy. PÉ'<ËTRAno!<. –6.!efMOtrf c/tt/!e,
Voy.Cm'DFÈnE. –Hippocrate appelait e/);/
décoction d'orge pour tisane.
t:MYt.Et)X; EtJSE adj. (c/tt/~OMM). Qui appar-
tient au chyle. Absorption c/t;eMe. Yoy.
PËNÉTRATfON. Fluide c/ Humeur qui
.ressemble au.chyto. Sang c/t.eu. Yoy. PiAR-
HHÉ))[E. Urine c/tj/~euse.' Voy. CHYLUfUE et
U)UNK. Vaisseau c/tt/ Yoy. CHYLIFÈKE.
<;MYH) EKE adj. 2 g. (de c/t!/ et du tat.
/M')'e, porter). AxAT. –~Se dit Des vaisseaux des-
tinés a transporter te chyto et à )e déverser mêté
a la lymphe dans le torrent circulatoire.
'Leur constitution est la même que cette des
vaisseaux lymphatiques. Les vaisseaux chy-
lifères sont extrêmement nombreux au niveau
de l'intestin grê)e ou leur roie est le plus
actif; ils sont moins nombreux au niveau du
gros intestin. lis naissent par deux réseaux
distincts un superficiel ou séreux, situé
sous le péritoine, formé de mailles allongées
dans le sens des fibres longitudinales de la
tunique musculaire; l'autre, profond, qui vient
de la muqueuse intestinale. Ce dernier acquiert
un grand dévefoppement au niveau des plaques
de Peyer, et envoie une radicute qui se termine
par une sorte d'ampouie dilatée au centre de
chaque vittosité. Sappey croit que les chylifères
naissent par un réseau serré à la surface des
viiiosités. Ces chylifères rampent entre )a tunique
fibreuse et la tunique musculaire et vont, de
même que les chylifères (lu réseau séreux, se
jeter dans de nombreux 'ganglions lymphati-
ques. Puis ils se réunissent en troncs de plus
en plus gros, et se déversent dans la citerne
f~e /'eo/Me<, connuent des lymphatiques des
membres inférieurs, des parois abdominales, et
racine du canal thoracique qui va déverser le
chyle dans le torrent circulatoire. Autrefois
oh ignorait )o roie des chylifères (vaisseaux
!actés'd'Aseii et de Pecquet, vaisseaux séreux
d'Olaûs Rudbeck).
CMYHt')AKT, AKTE. adj. Qui a la propriété
de chylifier. Influence chyiitiante.
CHYHF)CAT)ON. s. f. (de chyle, et du tat.
/acer< faire). PHYsfOL. Action par laquelle
la masse alimentaire; sous l'influence dès divers
sucs digestifs, se transforme en chyle. C'est sur-
tout le suc pancréatique qui opère cette trans-
formation il émulsionne les graisses, ies met
dans un état de division tel qu'elles peuvent être
facilement absorbées par des villosités intesti-
nales et passer dans les chylifères (Ct. Bernard).
Cette absorption commence dans le duodénum,
où elle est le plus abondante, et se termine à la
lin de i'itéon.
cnYUftEK. v. a. Convertir en chyle.
CHYMFtOCE. adj. 2 g. HtST. NAT. Qui fa-
brique le chyle. EfiTOM. ~e)t e/tt/H/i-
Estomac des insectes ou partie de leur tube
digestif qui le représente.
CHYLOLoem. s. f. ( gr. x~.o~ chyle; ~o;,
discours). Didact., Traité sur le chyle.
CHYLOLOGIQUE. adj. 2 g. Didact., Qui a
rapport à la chylologie.
CIIYLOPOÈSE et non CHYLOPOtESE. s. f.
(c/t!/ de x'°S- suc, et jrote'i'v, faire). Syn.
de CAt/H/icaMoK.
CHYLOPOËTtOCE et non CHYLOPOtÉT!(H)E~
adj. (c/tt/~o~oettcxs). Qui donne du chyle, qui
contribue à la chyiiiication.'
CMYLOSE. S. f. Yoy. CHtLIDCATtON.
CIIYLURIE. s. f. (de chyle, et du gr. oupov,
urine). PATHOL. Affection caractérisée par
la présence de gouttes de graisse assez abon-
dantes dans l'urine pour lui donner une appa-
rence lactée (galacturie). La chyiurie provient de
cequelesang tui-même contientde la graisse. Cet
état, nommé piarrhémie (Yoy. CE MOT), n'a rien
de commun avec une maladie du rein. U provient
d'une maladie du foie qui, sous l'influence sou-
vent d'une alimentation spéciale, sucre, fécu-
lents, etc., produit en abondance des substances
grasses.
OtYME~ s. m. (gr. x~°~ suc, de x~M, je ré-
pands). ?HYS)OL. Bouittie stomacale complexe,
constituant le résultat de là digestion avant
qu'il ait subi l'action des sucs intestinaux. En ce
moment, les amytacés continuent à se transfor-
mer en sucre sous t'influence de la salive: les
graisses, par leur mélange avec le produit de
porphyrisation des atbuminoïdes solides, sont
légèrement émutsionnées.ct affectent une appa-
rence huileuse; une partie des atbuminoïdes est
transformée en peptones; une partie gonnée par
Faction du suc gastrique, réduite on putpe, mais
non dissoute; quelques parcelles d'aliments ne
sont pas encore attaquées par les sucs digestifs.
Tel est l'aspect du chyme, si l'on ajoute une
assez norable quantité de suc gastrique, dé-
tayant la bouillie. Sa couleur et sa consistance
varient selon le mode d'alimentation. C'est le
chyme qui, en passant dans le duodénum, four-
nit, sous faction du suc pancréatique, ce que l'on
a appelé le chyle, en abandonnant les graisses.
Le chyme est acide. On a attribuée ta bile, qui
est alcaline, la propriété de précipiter du-pro-
duit stomacal un chyme brut sous forme de fto-
cons. Blondlot (1871) a démontré l'inutilité
de ta bile à ce point de vue. Le chyme, se débar-
rassant pendant son parcours intestinal de toutes
les substances nutritives, forme au bout de sa
carrière les, matières stercorales expulsées.
CHYMEUX, EUSE. adj. Qui a rapport au
chyme.
CMYMtE S. f. Yov. CH))HE.
CMYHU !t;ATtOK, OU mieux CMYMQSE S f.
Conversion des substances alimentaires en chyme,
digestion stomacale.
CMYMUtEK v a. Transformer en.chyme.
CMYMOt'HOKE adj. (de x~o~ suc, et fpopo;,
qui porte). S'est dit Dos vaisseaux laticifères des
plantes, et autres, portant des sucs.
CMYMOStKË S. f. Voy. PEt'StKE.
CHYKMOKAX. Ancien pontife des Gantes, chef
des druides.
CMYPKE. s. m. Vin estimé de l'île de Chypre.
CHYPRE. s. f. nonne. Variété de pommes.
CHYt'ttE, dans l'Ancien Testament A't au-
jourd'hui 7t!&rt'.s. Une des plus grandes ites de
la Méditerranée. située dans l'angle formé par
la Cilicie et la Syrie. Terminée au N.-E. par le
cap Dinarète, aujourd'hui cap André, au N. par
le capCrommyon, a t'O.parte cap Acamas,
au S. par le cap Cyrias, au S.-E. par le cap
Pédacion.-Ite montagneuse, traversée .de t'O. à
l'E. paonne chaîne dont le poiht culminant
était i'Otympe et au pied de laquelle se trouvait
la forêt d'Idatie. Petits neuves, dont le Pé-
diaïos, dans. ta plaine de Salamine, est le plus
considérable. Sel, bois de construction, cordages,
huile et vin. Villes sur la cote septentrionale,
Arsinoé, Soles, Lapéthos, Cérynée, Chytres et Car-
pasie sur la côte E., Salamis, appelée Con-
stance depuis Constantin le Grand et qui était la
plus importante; sur la côte S-, Citium, grand
port. de commerce près des Salines, lieu de
naissance du philosophe Xénon et du médecin
Apollonius; sur-la côte 0., Paphos, cétebre par
ses temples de Vénus. Les premiers habitants
étaient des Phéniciens auxquels se joignirent
des Grecs après la guerre, de Troie. Chypre,
conquise par le roi Amasis, tomba en 560 au
pouvoir des Egyptiens, puis des Perses, auxquels
Cimon et Pausanias tentèrent en vain de l'ar-
racher. Après la bataille d'Issus, Chypre se
soumit à Alexandre et elle resta aux mains des
Ptolémées jusqu'en 57 av. J.-C., où Caton en fit
une province prétorienne. César et Marc-Antoine
assignèrent encore à t'ite des gouverneurs ap-
partenant à la famille des Ptotémées. Mais,
après Actium, Auguste en fit une province con-
sulaire. Lors du partage de l'empire, Chypre
~échut à la moitié orientale et fut administrée
par des régents du sang impérial. Peu après les
Juifs de l'île se soulevèrent sous Artémon, et
furent expulsés. Chypre fut conquise deux fois
par les Sarrasins en 617 et reprise chaque fois
par les Byzantins. Un des gouverneurs, Com-
nène I", se rendit indépendant en 1183, et l'ite
se maintint sous ses successeurs jusqu'à ce que
Richard Cœurde Lion (1191), s'en étant emparé
au cours de la troisième croisade, la vendit
pour 25,000 marcs d'argent aux Templiers. Ceux-
ci la rendirent au roi en 1193, et Richard en fit
hommage au roi dépossédé de Jérusalem, Guy
de Lusignan. La lignée mate de cette maison
s'étant éteinte avec Hugues !I en 1267, ce fut
Hugues III, fils nature! d'une Lusignan et du
prince Henri d'Antioche, qui monta sur le trône.
Un de ses descendants, Jacques H, prit pour
femme une Vénitienne, Catherine Cornaro qui,
en 1488, laissa ses droits sur l'île à la Repu-