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CHI v CHI 1 CHL 3

de.grandes dimensions et faites, le plus souvent
de bronze ou de granit. Elles ont dans la bouche.:
une boule-mouvante, emblème de la'force et de
la puissance. Une des pattes de devant s'appuie
sur une sphère, évidée. Le: dos deiafemetie
porte une .petite chimère, emblème de la fécon-.
dite. G. Ex.. )) ICHnoL. –G. de poissons,
fam. des chimerides museau simplement coni-
que deuxième dorsale commençant immédiate-
ment derrière ta première, s'étendant jusqu'au.
bout de la queue terminée par un long.filament;
en dessous une nageoire analogue à la caudale
des.squales. Grands poissons carnassiers, dont
une espèce, c/ttn'fBff! momsh'Mosa Linn., ou e/te<.
< me~, eMme;'e.'arc ou t'ot des /t
argentée, tachée de- brun; d'un mètre de long,
se rencontre dans 'l'Atlantique et la Méditer-
ranée à la suite .des. bancs de poissons.
Dans le g. voisin, csMorj/ le museau est
termine, par. uri lambeau charnu, la nageoire
postérieure est haute et courte. CsMo<'f/)tc/tM<
a<:<<ï;'c Luc ou chimère otto'c~tte océan
Pacifique. )j ExTOK.–G. d'insectes lépidoptères,
s.-o. des bombycines, fam. des cossides tête
petite, cachée par le corselet,.yeux gros, palpes
velus, a. dernier article distinct, dépassant le
chaperon. Antennes courtes, sétacées, pectinées
dans les maies,'ciiiées dans tes femettes, corps
velu abdomen'très tohg chez les femelles,
renflé au milieu, le dernier segment très ationgé
en tarière ailes courtes,' les supérieures très
étroites. L'espèce type (c/t~tUM's /MtM&M
Feist) est un petit papillon nocturne,' fuligineux,
taché de jaune, dont' les chenilles vivent a' i'in-.
térieur de .tiges fistuleuses; habite la Provence.
CUJMËKE (MOKTS BE J.A).Yoy. KHUtARA.'
cmMËRtnES s; f. p). Zoot. Fam. de pois-
sons chondropterygiens, o. des hotocéphaies;
G. c/ttMere, coMo< M. M.
cmMtR)QUË. adj. g. Visionnaire, plein
de chimères; d'imaginations ridicules et vaines.
Enhant d'un vain or~uett son esprit chimérique.

Se dit do Prétentions, imaginations, espé-
rances ou craintes qui n'oit aucun tondement.'
Esclave ambitieux d'une pcur.chtmerique.

)jSyn..Yoy.!MA.GtNA
CHtMEKiOtJMMUNT. adv. D'une manière chi-
mérique. « L'opinion que ces gens-là ont
eue de leurs grandes qualités leur a fait cher-
cher. chimériquement. une origine "difTérente
de la nôtre. e (S'-Evr;, Ce' < ;'om:,
p. 2.)
CM).UËi)HSER. v. n. Rever,'s'occuper de chi-
mères. « Je n'ay cessé toute. ta''matinée de
courir et tracasser parjta'vitte~ de ~cà,de ta,
fantastiquant et chimerisant après cela. » (La-
rivey, les Jaloux, Il, ); Anc..Th. fr., vt, 21.)
CUIMtATKE. s; ni. (c/tt/mtaier, c/iemis
de x'J)JL~, ou x']~~) chimie, et t~rpo;, médecin;
it., c~t')t: Médecin éhimiste.

CMtMtATUtE. s. f. Syn. /a
Forme de t'humbrisme dans l'histoire de la
médecine. Ette. eut.comme .préparateurs Van
Hettuont et te'cartesianisme. Sytvius de.,LeBoë.
('1611-1672) est regardé. comme son fondateur.
Suivant cette doctrine, toutes, les fonctions
de i'orgahisme étaient constituées par des actes:
purement chimiques. Pour..Van Hetmont, les'
archées (principes vitaux), existent dans chaque
organe et ont la connaissance instinctive des
actes auxquels:ils doivent se livrer. Ils dirigent
toutes les fonctions au moyen d'agents spéciaux,
les /e;'MteM< Pour. Le Boë, t'archée, force'
ou être immatériel, :s,'eÙ'ace et ii ne reste ptus
que'des. fermentations, des etîervescences.).
lientuncompte ptus sérieux des dispositions
ajtatômiques du corps. Les aliments subissent
des combinaisons sous t'influence de'la salive,
du suc pancréatique, de la bile. De même le
poumon est te siège de fermentations. Le grand
moteur de toutes ces combinaisons est l'esprit
animal. Les maladies provenaient des acretés
alcalines ou acides, surtout de ces dernières, de
beaucoup les plus nombreuses.Les quatrehumeurs
principates, le sang, la lymphe, la bile'et le suc
pancréatique, par leur mélange et leurs combi-
naisons, donnaient tout un cadre nosotogique,
et suivant le lieu se portaient ces acretés on
avait les palpitations, t'asthme, la goutte, t'épi-
lepsie, la petite vérote, etc. On combattait les

.Boitc.tt'r tp.

"CbrneiUe,'P«~e!fe V, vI.

ëfTérvescénces de la bile par tes. purgatifs, les
âcretés'par les narcotiques, les acidités iympha-
tiques et pancréatiques par les excitants. On
employait les .éthers et les acides dans la dis-
sofutioh'aicaiinodes humeurs. La doctrine de
Le Boe eut un grand retentissement, surtout en
Allemagne et en Angleterre. Les succès étaient
considéraMes, mais il faut croire qu'il les devait
à son esprit. d'observation et à sa grande expé-
rience. Un autre anatomiste célèbre, Thomas
WiiUs (i622-1675), imagina une doctrine chimia-
trique un peu différente. Pour lui, les corps se
composent de cinq éléments les esprits, l'eau, le
soufre; le sel et la terre. De leurs combinaisons
naissent les propriétés des corps. Les esprits
émanent du soufCte divin et sont )a source du
mouvement et de la vie; La thérapeutique
consistait à diriger les fermentations, à neutra-
liser les substances qui pouvaient produire une
fermentation vicieuse. Comme-Le Boë, Wiiiis
eut un grand succès, grâce aussi à'son grand
sens clinique.

CHi[MtAT)ttOt)E adj. 2. g. Qui a rapport à
la chimiatrie.

CMtMtATtUOtiEMEXT adv. Conformément
aux règles de la chimiatrie..
OUMtCO AKAtATtOUH. adj. 3 g: Qui-a rap-
port à l'analyse chimique..

CtUM'CO LËUAL. adj. Qui a rapport aux ope-
rations chimiques faites par ordre de la justice.
CMtMtCO-PHYSfQtJE. adj. DtDACT. Qui
appartient à la chimie et à la physique.

CM)M)t; s. f. (anc. forme c/~tttte;iat. c/t~/M~
et c/teMtts; transcriptions du x~< et
X7))t6ta, qu'on tire, le premier, de x"i~, suc [la
science dés sucs], le second de A'/taw, ~e'K,
A'emt, nom de l'Egypte, supposée la patrie de
cette science). Science qui a pour objet la con-
naissance de l'action réciproque et moléculaire
de tous les corps de la nature les uns sur ies
autres. Laboratoire de chimie.

J'ay fait profession d'exercer la chymic,

DËFixiTiOX ET BUT. L'ordre: de phéno-
mènes qu'étudie la chimie se,distingue, complè-
tement des phénomènes physiques;, dans ces
derniers le corps, quelles que soient. les. trans-
formations que subissent, ses propriétés, n'é-
prouve pas de modification dans sa constitution.
intime et ne change pas de poids. Un morceau
de glace soumis à l'action de ia chaieur, par
exempte, change de volume,, se, transforme en
liquide à la température de zéro; à partir de
il subit une dilatation régulière jusqu'à j.OO"; a
ce moment, se manifesté une', augmentation
brusque de v.oiume,. et'l'eau se change .en va-
peur. Arréte-t-on'l'action de f.'agent calorifique?
la vapeur, se condense, puis repasse à l'état sp-
lide si ie refroidissement est suffisant. Pendant
ces..modincations, l'eau a changé. d'aspect, de
propriétés; mais sa-comppsitiôn n'a pas varié.'
C'est un phénomène'physique: Les phénp-'
mènes chimiques .sont de tout autre, nature.
Ainsi, deux ,ou plusieurs corps'en présence,
sous certaines actions spéciales, se transforment
totalement..et.engendrent un corps nouveau
doué.de propriétés différentes de celles des é)é-
ments constituants et dont.ie poids est égal à ia.
somme'des poids des composants; parfois un.
même corps peut en donner plusieurs. L': but
de ia.chimie, est ia connaissance exacte de ces ']
faits de com~i?M/so)t.et..de ( En
voici des exemptes si on pfacë~de f'eau aciduiée
d'acide'sulfurique dans .un ,voltamètre traversé 'J
par le courant d'une pile, on voit a l'instant se
dégager à'chacune des électrodes un gaz diffé-
rent l'oxygène et l'hydrogène de propriétés
bien distinctes: ce sont deux corps nouveaux; t
la somme de leur poids est égaie, au poids d'eau
décomposée. La transformation a été complète, t
elle est aussi permanente, car les deux.gax
réunis, abandonnés'à eux-mêmes, ne .peuvent' < <
régénérer i'eau qui leur, a donné naissance. De t
même, en triturant )ongtemps;dans un mortier 1
de la fimaiife de cuivre et du.soufre, ou obtient, t
quand la pulvérisation est assez avancée, une (
substance d'apparence homogène, mais qui n'est 1
pas encore un corps nouveau, car il. est possible, -t
avec un dissolvant approprié 'ie sutfure de t
carbone -.de. séparer le soufre du cuivre on (
n'a affaire qu~à.un mélange. M~.is en projetant' { 1
ce. mélange dans un creuset chauné, on constate {

une vive incandescence, et après refroidissement
on. trouve dans. )e creuset, si les proportions
étaient convenables; un corps nouveau, noir,
identique,dans chacune de ses plus petites par-
ties c'est.du.sulfure'de cuivre. 'On voit qu'avant
tout-la chimie est unescience. d'expérimentation
ses deux.moyens sont.ta sf/!K/tMe (préparation
du sulfure de cuivre) et t'sM~e (décompo-
sition de t'eau).
AFFINITÉ CHIMIQUE. Depuis longtemps on
a désigné par )e mot a/yun la cause qui .pré-
side aux combinaisons; on dit q.ue deux corps
ont beaucoup d'affinité, lorsque leur union se
fait facilement. L'aHinité maintient donc .reunies
les molécules de deux corps différents, tandis
que la. cohésion s'exerce entre les molécules d'un
même corps, simple ou composé. L'affinité n8
se développe en général qu'au contact immédiat
des corps; et se trouve souvent modifiée par la
chateur, la lumière, l'électricité, l'état naissant,
l'influence des niasses. Ainsi la chaleur. pro-
voque la combinaison du.soufre et du .fer, qui
n'a pas lieu à froid; la lumière détermine la
formation d'acide chtorhydrique en agissant-sur
un mélange de volumes égaux de chlore et
d'hydrogène; i'étincetie électrique a permis de
faire instantanément la synthèse de l'eau, etc.
Berthotlet fit ressortir dans ses lois sur la dé-
composition des sels par les acides ou tes bases,
dans les doubles décompositions salines, toute
l'importance de la différence de solubilité, de
volatilité, du point de fusion, etc., sur ces réac-
tions. lt croyait même à la possibilité d'expli-
quer. et de prévoir ce qui doit -se passer en
tenant.compte seulement des. propriétés phy-
siques des corps en présence-ou de ceux qui
peuvent se produire (Voy. Lois DE tiERTHOLLET).
Mais de'nombreux faits sont venus mettre'en
défaut ces lois ainsi le chlore gazeux décom-
pose te bromure d'argent en donnant du. brome
liquide; le carbonate de soude, sel.soluble,
décompose par une.ébutlition prolongée le sul-
fate de baryte insoluble dans l'eau. et les acides.
M. H. Sainte-Claire Deville~en étudiant la dis-
M (Voy. CE MOT), montra. que la décom-'
position d'un corps composé, suit les mêmes
lois que la vaporisation d'un 'liquide la ten-.
sion des éléments séparés'.par la chaleur est
constante pour une' même température, mais
croit avec.cette.température; L'affinité se rap-
procherait donc de la cohésion. Enfin une réac-
tion chimique est; toujours accompagnée d'un
phénomène calorifique il y a soit une absorption,
soit un dégagement de'chateur que l'on peut me-
surer. M. Berthelot a montré qu'avec ces quan-
tités de chaleur on' peut rendre compte des
décompositions .chimiques. Voici la grande loi
qu'il a'pu énoncer « La quantité de chaleur
dégagée, ou absorbée dans une réaction mesure
la somme des travaux physiques et chimiques
accomplis dans cette "réaction, et' tout change-
ment chimique accompli sans l'intervention d'une
énergie étrangère, tend vers .ta production du
composé qui.degage.'ie.plus~de chaleur. » Yoy.

THEKMO-CmMtE.

NoMENCLATunE.– La.décomposition des corps
a une limite et arrive un moment où, malgré
les ,moyens d'action .dont. on~ dispose, tes pro-
duits obtenus ne,peuvent sOtScinder en d'autres
plus simples. Ces princip.es,ont_été appelés élé-
ments leur nombre. actu.e).dépasse ta soixan-
taine ils ont re.cu,pour,la plupart, des noms
cpnsacrés~par t'usage: ou.jrappelant une de leurs
propriétés caractéristiques.' Mais, de très bonne
heure, les..chimistes reconnurent la nécessité,
pour les corps composés, .de suivre des règles
bien déterminées.-Yersl783, Guyton de lforveau
proposa.un projet .de nomenclature .qu'il étabora
plus tard en commun avec~ërthollet, Fourcroy
et Lavoisier. Ils partagèrent Jes combinaisons en
trois groupes ies.composés binaires et acides;
les composés basiques ou neutres; les
sels.
Ils appelèrent résultat de la
combinaison d'un élément avec t'oxygène, résut-
tat:qui devait présenter une saveur acide, rougir
le papier bleu de tournesol, se combiner aux
bases pour donner un sel. four cette catégorie de
corps ils tirent suivre le mot acide du nom de
l'élément combiné à l'oxygène, nom que l'on
-termine par x/itc. Ex. acide sutfurique. Quand,
.toutefois, te même corps simple forme plusieurs
composés, celui qui renferme le moins d'oxygène
porte la terminaison eM;e; on emploie aussi les
.préfixes /tt/;)o (moins) et /t;g;' (plus). Ex. acide

Tout le temps de ma .vie,'

Kegnard, les Foi. (tiKOMt' 15.
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