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t'Ëgtise fondait sa hiérarchie sacerdotale, qu'ette
établissait ses patriarches, ses évoqués, ses pas-
teurs'pour surveitter et propager sa doctrine,
elle voyait surgir autour d'ette des erréurs
qu'il-fallait combattre et reprimer. Dès ie
t" siècle, à son berceau même, elle avait du
confondre Simon 'te Magicien, Apollonius de'
Tyane et les ébiqnites.; au n' siècle parurent les
gnostiques et tes montanistés au uf siëctè les
manichéens et les ariens. Ces derniers,' avec
t'appui des empereurs, faittirent bouleverser
t'Egtisë par teur astucieuse audace its corrom-
pirent une partie de t'épiscopat d'Orient, et les
barbares, nouveau-nés dans ta foi, furent
infectes de cette hérésie qui anéantissait
divinité du Christ. Ensuite parurent Donat,
Pétage, Nestorius, Eutychès, par lesquels était
compromise ta pureté, l'intégrité du dogme
chrétien. A tous ces .adversaires r Eglise opposa
'victorieusement le zète et les tumières de ses
apologistes saint Justin, Athénagore.Tertutticn;
t'étoquence vigoureuse de ses premiers yét'e.
saint Athanase, saint Basité, saint Jean Chrysos-
~bmë, saintJerûme,saintAmbrbise, saint Augus-
tin. Elle affirma et fixa ses dogmes avec une auto-
rité incomparable dans tes grandes assises de ses
cpncites œcuméniques, où~te corps des évoques,
appuyé sur t'autorité du pontife de Rome, for-
mulait ses décisions et ses anathèmes de manière
A-ne laisser a l'erreur aucun' subterfuge (Voy.
CoNçiLEs). Mes le n' siècle, ta Gauto avait reçu
la prédication chrétienne de saint Pothin, mar-
tyrisé à Lyon sous Marc-Aurete avec. une
foule defidèles; les églises s'y multiplièrent par
saint TrophimëaArtes, saintMartiat à Limoges,
saint Catien à Tours, saint Denis a Paris, saint Mar-
tin sur les rives de la Loire. L'église des Gaules
florissait par ta science et tes vertus de ses
évêques tôrsque C.iovis .et ses Francs vinrent
courber ta tête à Reims sous ta main de saihtt!emy.
Lés'autres peuptes barbares infectés d'aria-
nisme furent ramenés ta foi véritable. L'tr-
tande.'convertie par saint Patrice, devint un foyer
de ferveur monacale. lie son célèbre monastère
deBangor, sortent saint Cotomhan et saint Gall,
qui vont évangétiser les régions des Vosges et de
)'Hetvéti&; les Angto-Saxons sont amenés la
fo)parsaintAugustin(5')G); en 690, douze moines
anglais, conduits par saint Wittibrod, vont con-
vertir -tes Frisons, tandis qu'un autre moine
irlandais, .saint'Kiuan, répand ta foi en Francouie,
et que saint Winfrid ou-t:oniface(7t6) va détruire
lés idoles. de la Tuuringe, de la Saxe, de la
Bavière, et y fonde des églises, des évéchés et
dès écoles. La foi religieuse, si vivace et si agis-
sante en Occident, avait faibli dans tes contrées
orientâtes, le relâchement dés mœurs et les
subtiHtés des .hérésies avaient produit tour
action dissolvante. D'un'autre côté, Mahomët,-
fanatisant ta race arabe, t'avait entràinéeata
conquête elle dominait des bords de l'Euphrate
et du Kit jusqu'aux Pyrénées. ta, pénétrant
en Gaule, éttc'menaçait de ruine la civilisation
chrétienne. L'épée de Chartes-Martet arr&ta
fteureusement cette longue envahissante dans
t.os.ptaines de Poitiers (732) mais il fallut aux
chrétiens d'Espagne huit siècles do luttes
héroïques pour y anéantir la- puissance mu-
sulmané. Cette puissance fut ébrantée en
Orient, et le tombeau du Christ ehtevé
aux-mains des chrétiens. Mais l'action bienfai-
sante du christianisme avait continué de s'exer-
cer sur les peuples occidentaux; t'épéedeChar-
temàgne lui avatt donné entrée en Germanie; au
siècte suivant, te Danemark et la Suède recurent
la prédication de saint Anschaire; saint Cyrille et
saint Méthodius opérèrent la conversion des Sla-
ves. Les pirates normands, fixés en France par
Rotton, se plièrent sans résistance au joug de
tafoi.–Mais les schismes et les hérésies n'avaient
pas dit-leur dernier mot. Troubté au vnt" siè-
cle par- t'hérésie des iconoclastes, t'Orient le fut
bien ptus encore par le schisme de Photius, qui.
sépara l'Eglise grecque du centre de la catholi-
-cité, La papauté tuttc sans cesse pour la cause
de cette foi divine dont elle doit sauvegarder
t'intégrite.Ette triomphe au xn'' siècle des
erreurs des'Yaudois et des Albigeois; elle
triomphe encore dans la grande querelle des
mvestitures, en forçant les empereurs d'Alle-
magne a respecter la dignité du sacerdoce.
Ette aaussi créé poursa défense ces milices de
chevaliers et de moines:les Hospitaliers de Saint-
Jean Jérusalem (tlOO), les Tcmptiers (tlt8),
les chevaliers teutoniques ()!i)0); en Espagne
DtCT. DES DICT. T. nf.

et en t'ortugat, tes-chevatiers'd'Avis (ll-t6)'de
Càtatrava (1158),'d'Aicanta'ra'(1213), tes porte-
glaive en Livonie(1202). D'autre part, les
ordres monastiques, dent la Gaule avait vu les
premiers fondateurs à Ligugé, a Màrmoutiers.a il
Lërins, avaient reçu de sàintDenoif au montCassin
cette fameuse règle bénédictine qui devait être
.ta base de toutes les institutions conventuelles.
Le grand schisme~ d'Occident (1378-1119) vint
troubler l'Eglise et amoindrir le prestige de la pa-
pauté. L'unité retigieuse en reçut un coup fatal.
L'esprit de révolte se manifesta par les héré-
sies de Wictef, de Jean Huss et de Jérôme de
Prague, qui préparèrent la séparation accomplie
ensuite par Luther -'en Allemagne, Xwingte en
Suisse, Calvin en France, et Henri VIII en
Angleterre. 'Les conciles do Bâte et de Cons-
tance .ne purent empêcher cette scission, qui ii
divisa l'Europe et eut pour conséquence de
longues et sanglantes guerres. Un nouvel ordre,
celui des Jésuites, vint donner au siège de Rome
de savants et intrépides défenseurs, et à l'édu-
cation de la jeunesse des pédagogues aussi
habiles que dévoués. Le concile de Trente (1545-
1563) intervint pour fixer les dogmes, régter la
discipline, établir l'infaillibilité de -l'Eglise et
redresser les abus qu'on lui reprochait. La paix
d'Augsbourg, en 1555, accorda aux protestants
la liberté de conscience, mais la division resta
profonde entre les diverses confessions chré-
tiennes. Tout en prétendant ramener le chris-
tianisme à sa pureté primitive, la réforme pro-
testante en avait singulièrement altéré l'essence
et ébranlé les bases; elle y avait introduit
t'étément rationaliste qui en est-comme la né-
gation/car ta t'autorité fait défaut, il n'y a
que désordre et anarchie. Tandis que-le catho-
licisme restait ferme et immuable, te protestan-
tisme attaits'émiettant en une mutUtudc de sec-
tes luthériens, calvinistes, anabaptistes,moraves,
anglicans, presbytériens, puritains, indépendants,
quakers, méthodistes, piétistes, unitariens, etc.;
au fond tous rationalistes au nom de liberté
d'examen. Aujourd'hui le pontife de Home a
perdu le domaine séculaire qui protégeait son
indépendance;!) n'en reste pas moins tout-puis-
sant et absolu dans ce domaine spirituel qui est
le trait d'union entre le ciel et la terre; comme
autrefois, tes puissances en font encore t'arbitre
de tours quere)ies;it réprésente toujours le
Christ qui vit, régne et commande.–Le chris-
tianisme a'fourni matière à un nombre infini
d'ouvrages dont il serait impossible de faire
t'éhumération aux attaques du rationalisme et
de t'incrédutité, la réfutation et ta défense n'ont
jamais fait défaut. Nous ne citerons que les ouvra-
ges modernes qui ont une importance reconnue:
Bossuet, N;t~ < la /'0t CN(/M /J;<-
coM)'s.Mt'tt.<
MHmats.MMce de Bn'tt et ( SMt-nteme, t~'Mt-

de ~at)ti-f t82t, 2 vol. in-8°, 0
18)9, vol. in-8°; Chateaubriand, Ce'ttte~M
christianisme, t802, 5 vot. in-8°; De Bonàld,
~e'a 182t,3vo). in-8°, 7'/tgo<'te
( )M~t<«/Me e< <'e t7.9G; Frays-
sinous,~e/e)MedMe/t)'<
in-8° De Genoude, De/'eM. dit c/t
pa)' les Pères, t8-t2, in-12 De Lamennais, ~M
stt)'<'()t< in-8°; Drox.Pf'ttsee.f
sMt'
tt.otte co')tp nMec le C«MtO/tCtS)tte ( ses
)'e< ~CtMt(t.M 3 vol.
in-8°; Huet, C'/tW.s' 1843, vot.
in-8° Aug. Nicolas, Biuf~.< ~/tt .««'
c/t<'t.<()ff)t!)tte, 4 vot. in-8°; Lavirpn, ~r;.s'-
~«i/e y)~ ses o;M"re.< Guizot, ;)/e<
tions .< <'ei ne fie la t'e~to~ c/t<'e
186t, in-8°; D()')tinger,.()r~)Mes du c/tr;<;
Mt.s'xte,t833-35,2vo).in-8°; Wiseman,/)t.
.!Mt'
réfères, 1836, 2 vot. in-8"; les ~'OK/efeoce.!
préchéesaN.-D.det'arispartesl't'.Lacor-
daire, de Ravignan, Fétix, Monsabré, ou les
hautes questions du christianisme sont traitées
sous les aspects les ptus vartés; t'abbé.Fétix
Lenoir, le C et ~t /!at'.<0)), 1883, in-12
LouisHesson (comte de !!onrbon-I!usset), &'<
SM)' les /b)'efs «t'))'H~.< f ta société c
raine, 1883, in-8°. Le C~
iem;M présent, par M. t'abbé Bougaud, t'aris,
H!78-1883,avot.in-8'A.B.

CHKtSTiAKtSStME.adj.Très chrétien.Peu usit.
–«LcsgestesduchristianissimeroyLoysXt).a »
(D'Auton,C'o)!ms.Bibt. nat., 5083,f° 1 :xv[''s.)

CMKtSTm'tTE, s.f. Nom créé par Monticetti.
en l'honneur ~de ChnstianVUl de Danemark.
MtNKK.–Minéralde tac), silicates desamyg-
dales, divis. des xéotitescatcico-potassiques:
cristallisation du système rhombique, macles
très. fréquentes associant des cristaux d'appa-
rence rectangulaire. de manière à former une.
double croix grecque; gonfle et fond- ait cha-'
lumeau (de Lapparent).0n nomme phillipsite,
du minéralogiste anglais l'hillips, une variété de
christianite riche en potasse se rencontrant en'
Italie: Delafosse considérait la christianite
comme synonyme d'anorthite et la groupait
parmi les feldspaths, ajoutant qu'on la rencontrait-
en petites masses a structure grenue dans les
btocs.dedolomiedetaSomma(Vésuve).. ,t
CmuSTtANSÀKB ou CMtUSTHXSSAXn.
12,ti)lh.V.de?
même nom; à 300 kil. S.-O. de Christiania, sur
une baie du Skager-Hak, par 58° 8' W tatit. K..
5"'40'2t" longii. E: Ëvéché'tuthérien, tribunal,
d'appel, résidence du gouverneur, école clas-
sique supérieure, bibliothèque, succursaie de'
la banque de Drontheim. Vaste port nottitte.
cdmmerciate: l'U'navires, 37,450 tonnes: mou-'
vement: 1,401 navires, 110,000 tonnes. Corres-
pondance par vapeurs avec Copenhague, Ham-
bourg, Mut), Edimbourg, Londres, le Havre.
Stationd'unenottittodeguerre.–t!ois, char-
bon, poissons et homards conservés, douves de
houteau pour barits~ bestiaux, peaux tannées;~
écorce de chêne. Chantiers de construction, tan-.
neries, toites à voiles, tabac. Cathédrale, la'
ptus belle du royaume après celle de Urontheim.
La ville est défendue par plusieurs batteries
et te.petit fort de'Christianhotm.construit'sur.
un itot. de la rade. Fondée en t6U par Chris--
tian tV, prise en 1807. par les Anglais, qui dé-.
truisirentsonportmiutaire.
CtUUSTfANSAKf) ou CHUISïtANSSANt) (t'ROv.
DE). 'Prov.: de Norvège, bornée au N. par l'Atlan-
tique; au S. et auS.-E. par le Skager-Rak:
au N. et au N.-O. par la prov. de Christiania:
au N.-O. par celle de )!ergen. 39,90:! kil. car.;
341,879 h: Pays montueux; peu fertile. Pommes
de terre, bestiaux. Mines de fer. Littorat-
peu découpé. distr; Capit. C'n''<<~)-'

M

'CMK)STtAXSO ()LKS). Groupe d'itots du Dane-
mark, dans la mer'tiattique, par t3" 5' tongit. K'
M' I6"tatit.N.,à20k[t.!S.-E.deI!ornho)m:
Christianso, t'itë principale, Frederiksi) et Graes-
itolm. Entre les deux premiers, port de refuge
défendu par de puissantes batteries et éclairé
par un des principaux 'phares de la Baltique.

–4M h..

CMXtSTHXSTAD. 9,-iOOh. Y. Suède, ch.-t.
de la prov. de même nom, à 415 mt. S.-S.-O.
de Stockholm, sur la pointe N.. du fjord 'par
lequel le Hetga-Anon-Hetgen se jette dans la Bat-
tique, ch. de fer de Christianstad à Stockholm'.
Tribunal d'appel, résidence du gouverneur, ar-
senal. Commerce de bté, d'eau-de-vie, goudron,
fabr. de cigares, étones de laine, gants. instru-
ments agricoles. Le port est à 3 lieues H.
de la ville; il Ahus; il lui est uui par la rivière.
Mouvement 421 navires, 59,472 tonnes. Hotet
de ville remarquable. Fondée en 1614 par
Christian IV. Elle soutint plusieurs sièges pen-
dant les guerres entre le Danemark et la Suède.
La paix de Rceskiide t'attribua au Danemark
avec toute la Scanie. Les Suédois s'en empa-
rèrent en 1678. En 1711 l'ex-roi de l'ologne Siti-
nislas Leczinski y établit sa cour.

CHRtSTlANSTAD (PKOV. DE). Prov. de Suède,
bornée au N. par la prov. de Wexio, a l'E. par
celle de Belkingen et la Baltique, au S. par ta
prov.deMa.tmo etàt'O.par leCattégat.
6,492 kil. car.; 229,176 h. Territoire montagneux
et boisé au N-, marécageux au S.; blé et chan-
vre. Carrières de marbre, salpêtre, pêche et- ·
navigation actives.–4 distr. Capit. C/o'


CHKtSTtAKSTEMT.V.-des Antilles (ile Sainte-
Croix), ch.-t. des Antilles danoises, vendues aux
Etats-Unis en 1867. 5,000 h. l'lace de guerre.
Bon port.

CM )USTtAKSt!j\ 0.9,000 h. V. de Norvège, prov.
et à 132 kil. O.-S.-O. de Dronthcim, ch.-t. de
distr., sur trois petits îlots, fermant un fjord qui
lui sert de port. Société d'agriculture. Expor-.
tation de morues rouges, huile de foie de mo-
rue, harengs, bois, goudron. Chantiers de con-
struction de navires; corderies, fabr. de guano
de poisson, d'huile de baleine. t'hare de cote
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