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comMetK~MtM t Me< se~ectMM e;<;
~tt( etc., Bâle, 1707.
CHRISTIAN (EDOUAKU). Jurisconsutte anglais,
professeur à Cambridge, m. en 1823.– C'om-
NteM de ~oc/~ioHe, 1795, 4 vol.; ~/ë-
moire sur ~'ort~tMe des ( c/M')~res < par-
yr6
1812,2.vot.,etc.

CHRISTIAN (CHRISTIAN PERRIN, dit).. Acteur
français, il Paris; 1821. Engagé aux Délass.-
Com. en 1847, aux Foties-Dram. en 1849. En 1865
aux Variétés. De l'Odéon (1871-1872), il revint aux
Variétés, puis passa a la Gaité, il créa le roi
Y'tan du t''o;/ a la lune. En 1876, Châtelet.
CHRtSTtANA Xiv. des Etats-Unis d'Amérique,
Etat de Delaware, comté de Newcastte.
CHRISTIANA. V. des Etats-Unis d'Amérique
(Delaware), sur la riv. de son nom. 8,500 h. Cé-
réales. Fondée par les Suédois en 1G40.
CHRISTIAN.E. Pièce en quatre actes, en
prose, de M. Edmond Gondinet (Comédie fran-
çaise, décembre)87)).

CMM~tAKt (Gti)U.AUME-EitXKST). 1731-1793.
Historien danois, a Kiet, il fut professeur'
de philosophie et d'histoire. //t.<(fM;'e < f
chés de S/eswt~ -et de 7/t)btet)(, contin!)ée jus-
qu'en 1694 par Ucgcwisch, Kiet, 1801, in-8".
CHMSTtAKtA. 125,000 h. V. et cap. de la
Norvège, ch-). de la prov. de son nom et du
distr. d'Asgerghuus, :t 500 kil. O.de Stockholm, au
fond d'une longue baie ou fjord formée par le
Skager-f:ack,par59°54'-U" )atit.N.,8°23'15" )on-
git.E.,reUéepar)e.ch.deferàDronthcim,
Stockholm, Upsal, Matmô, Carlskrona et Gote-
borg. Késidence du storthing (parlement),
ministères, universités, observatoire, musées,
bibliothèques, écoles militaire, supérieure et du
premier degré, gymnase, écotede dessin, institut
de commerce, tribunal suprême, jardin botani-
que, nombreuses sociétés savantes. [)ouzeé)abUs-
sements de crédit de banques, hôpitaux. Grand
centre commercial et industrie). Brasseries,
fabriques de draps et de clous. Fonderies de fer.
Marché le plus considérable de toute la Nor-
vège pour'madriers et planches de sapin. l'el-
leteries, poisson conservé. Filatures, ateliers, de
construction, distilleries. C'est le port d'im-
portation le plus important du pays 3,209 na-
vires jaugeant 682,400 tonnes. Les armateurs de
Christiania possèdent une flottille de 239 voiliers,
jaugeant 85,914 tonnes et 31 vapeurs, jaugeant
4,513 tonnes. Le fjord, se terminant par un bas-
sin en forme de croissant, fait un port magni-
fique. La capitale (!e la Norvège estau centre du
pays le plus fécond et )e plus cuitivé de tout le
royaume, non loin d'immenses forêts et de gise-
ments considérables de métaux. Elle est bien bâ-
tie la ville proprement dite est habitée.par
l'aristocratie, les riches armateurs et les fonction-
naires. Elle est entourée de faubourgs.qui s'éten-
dent à d'assez grandes distances et bordent la
mer, longtemps distincts de la ville et qui lui ont
été rattachés dernièrement. –Principaux monu-
ments: teMeH.e/t«ieM)t(r.4~e~/tMMS; te/'
A'etf/'ou Oscarlot, résidence du prince royat l'aca-
démie militaire, le théâtre, la banque, le jardin
botanique; le m. des antiquités du Nord et l'uni-
versité établie en 1811, et connue d'abord sous te
nom de Fredericiana; l'observatoire météorolo-
gique, rendu célèbre par les travaux de M. Mohn.
-.Christiania est bàtie sur les dépendances d'une
ville ancienne,-Oslo ou Opslo, qui existait dès le
milieu du x!" s., et qui de nos jours occupe un
des quartiers E. de ta ville, qui a gardé son nom.
Oslo avait été fondée par Harald Haardraade
(Harald aux cheveux rouges), et elle était la
troisième ville du royaume après Drontheim et
Bergen. La Norvège ayant été réunie au Dane-
mark en 1397, Oslo fut sa capitale. Un violent
incendie la détruisit en 1624. Christian !V la
reteva et luidonnason nom. Sa population était
do 9,500 h. en 1801, en 1872 de 76,000. Le climat
etta.températurevarientde–5''a+16''5'. Chris-
tiania est mieux partagée que Stockholm sous ce
rapport.

OitUSTtAKtA (t'ftov. MK). Prov. de Norvège,
bornée par la Suède t'E-, la prov. de Hamar
au-N., cotte .de Bergen à t'O-, celle de Christian-
"sand au S.-O.–26,038 kil. car.; 489,293 h.
Elle renferme la moitié des terres cultivées dans
toute la Norvège. Bestiaux. Bois et mines. distr.
Cap. Ch)'t.s

CHIUSTIANIA (Fjonn ou GOLFE DE). Colfe.de
Norvège's'ouvrant sur la cote S., t'angle N.-E.
du Skagcr-.Uak, entre 59" 4' et 55° 57' tatit. N.,

7"5.7et8°30'tongit.E.Cefjordséparc)csdeux
presqu'îles secondaires de la Korvégeméridio-
naie et de la Gothie, découpées. au S. do la
grande presqu'ite scandinave. U s'étend sur
U5kn.duS.auN., jusqu'à Christiania.) se
ramifie en plusieurs baies, dans l'une desquelles
tombe la Benia. Ces baies sont semées de ports
et de villages. Les ports les plus considérabies
avec Christiania sont Frédoriksbaid, Frede-
rikstad et Moss ils possèdent ensemble une
flottille de plus de 5,500 navires jaugeant
t,270,000 tonnes et montés par 46,000 hommes.
Au point de vue commercial, le fjord de Chris-
tiania est de premier ordre. )) est très facile
à défendre, car ses rives se rapprochent devant
lividsteen et brôback de manière a ne laisser
qu'un étroit canal commandé par lés canons
d'Oskarborg. Le fjord est gelé de la fin de dé-
cembre au commencement de mars.

C))K)ST)tX)SM)t v. a. )!endro chrétien, con-
vertir au christianisme. f< En Occident, le bar-
bare christianise avait porté ses mœurs dans
t'Ëg)ise.))(f!a)'nat,7/M(./)M.,p.8:),T.'X.)
Donner, inspirerdessentiments chrétiens a.
« Fénelon a adouci et christianise le génie de la
France. » (Lamartine.) Il Attribuer aux auteurs
de l'antiquité des sentiments chrétiens.
CMMtSTtAXtSME. s. m. (de c/M-MaMU. chré-
tien). La loi et la religion de N.-S. Jésus-Christ.
Les dogmes, la morale du christianisme. (Acad.)
« L'âme du christianisme, si on peut parler
ainsi, est le mépris de cette vie et i'amour de
l'autre. ? (Féneton, 7?< < filles, c. vn.)
~t.a Chrétienté, L'ensemble des nations
chrétiennes. « Je ne songe point a vous parler
de la levée du siège de !!ude cette petite nôu-
ve))e dans t'Europe et dans le christianisme ne
vaut pas la peine d'en parler. » (Sévigné, 26 nov.
)G8t.) Par ext., Vertu chrétienne. « )i est ca-
pable de soutenir ce malheur avec beaucoup de
christianisme. » (M"" de Sévigné.) !j HisT.– Les
quatre Evangiles, écrits par S' Mathieu, S'Marc,
S' Luc et S' Jean, nous donnent les défaits de
la mission .divine du Sauveur, depuis sa nais-
sance jusqu'à sa passion, sa mort et sa résur-
rection. La est la base du christianisme, ensei-
gné partes iecons et.les préceptes du Christ,
développé ensuite par ses apôtres et formuié en
abrégé dans leur Symbole. Mais le christianisme
remonte plus haut par ses sources: il se rat-
tache aux faits divins rapportés dans les livres
sacrés de l'Ancien Testament. 'La Bible, dans
son ensemble, est le tableau de la religion chré-
tienne, basée sur la révélation primitive qui
suivit la création de l'homme et que le Christ
vint compléter en accomplissant les prophéties.
Les deux Testaments se confondent ainsi dans
une grande et admirable unité. Le besoin
religieux de t'ame, éclairé par un examen sé-
rieux des faits et des preuves, conduit sûre-
ment à la religion du Christ, à la foi divine
qu'il est venu établir sur la terre car elle seule
répond aux besoins de notre nature a la fois
corporelle et' spirituelle; seule elle combat
victorieusement le principe du mal. qui est en
nous une tache d'origine; seule etie'peut mora-
liser l'individu, la famille et la société; seule
elle est la voie, la vérité et la vie; seule enfin
elle affirme avec autorité, règle les devoirs,
guide la foi dans ses hésitations. t'e.~ep'MM
dans ses défaillances, la c/«!<'t dans ses
œuvres, sources du bien et de l'expiation en
vue du salut éternel. Relisons les évan-
gélistes pour assister au point de départ de
la prédication chrétienne, a la fondation du
christianisme. Le Messie annoncé depuis le com-
mencemerit du monde et souvent rappelé par
les prophètes a accompli sa mission divine.
Dans son SenMO): .stM' la moti~Ke, il a donné
le résumé de sa sublime doctrine; itaseméia
&0)Mte HOKMMe et transmis à ses disciples, t'en-
seignement qu'ils doivent aller répandre dans
le monde Docete omne.! ~e)t )! a établi
parmieuxunchefauquetitadit:«Tues
Pierre, et sur cette .pierre, je bâtirai mon
égtise. » Ce chef représentera t'unité et l'auto-
rité suprême dont ses successeurs auront le
dépôt jusqu'à la consommation des siècles. Le
pouvoir .de lier et de détier leur sera attribué.
Jésus-O~ist. meurt sur la croix <:
est. Il sort triomphant du tombeau et apparaît
a ses disciples pour leur confirmer sa mission
divine. Les effets de la rédemption se font sentir.
Les Juifs qui l'ont renié et cruciné ne sont plus
le peuple choisi et privilégié, seul dépositaire de

la foi révélée par Dieu ta loi ancienne doit
faireptaceaunonouvetteattiancodo.gracect
d'amour tous Ics peuples' sont appelés à en
ressentir les bienfaisants' effets. L'Esprit d'en
haut, qui est descendu au cénacto sur tes apôtres,
leur a détié la langue et communiqué le souffle
divin. Deux discours de Pierre à Jérusalem font
huitmille prosélytes qui confessent ta foi du Christ,
et la première église est fondée. Ces nouveaux
fidèles déposent leurs biens aux pieds des apô-
tres .pour en faire le partage. Cependant la
synagogue s'émeut les apôtres sont mis en
prison on tour interdit la parole. Ils répondent
« qu'il vaut mieux obéir a Dieu. qu'aux hommes)) o
et ils continuent de prêcher te Crucifié. Sept
diacres sontétus: te premier est Etienne, qui de-
vient le premier martyr. t'au), ébtouisur le che-
min de Marnas, voit les écailles tomber de ses
yeux; le persécuteur devient l'apôtre des Gentils.
Héuni a Pierre dans cette capitale du monde qui
se courbait sous la tyrannie de Néron, its scelle
ront ensemble de tour sang la foi du Christ
Roine deviendra le siège de l'Eglise universelle.
Jean enseigne dans l'Asie Mineure, Pttitippe
dans la haute Asie, André chez les Scythes,
Thomas chez les Parthcs et jusqu'aux Indes, ou
il est suivi de Itarfhétemy Mathieu en Ethiopie,
Simon en l'erse. Le monde païen est secoué,
étonné, ébloui par cette doctrine. nouvelle qui
affirme un Dieu unique, un Dieu faithomme pour
sauver les hommes, qui les proclame égaux et
frères, qui prêche le renoncement, la mortifica-
tion, le jeune, la charité, le dévouement, le
dédain de la terrd en vue d'une patrie cétestc.
Les sages et les puissants se drapent dans leur
orgueil et leur folie; mais les pauvres, les petits,
les humbles, les souffreteux se sentent entraines
par ces paroles de paix et d'amour qui tour
montrent au delà de cette vie d'épreuves une
compensation d'étornette félicité. On crut pou-
voir étouffer la voix divine par les supplices
et la mort. « Les chrétiens aux bêtes! » Et les
bêtes féroces, le fer, le feu. les tourments les
plus cruels, les plus raffinés étaient employés
sur ces victimes résignées. Mais, dit Tertuttien,
« ie sang des martyrs était une semence do
chrétiens '). Ils cachaient dans les catacombes
les mystères de leur culte proscrit ils y ense-
velissaient les victimes de la barbarie impériale.
On compte pendant tes trois premiers siècles
dix persécutions générâtes dirigées contre les
chrétiens sous Néron, 66-68 Domitien, U5
Trajan, )07; Marc-Aurèie, t6.i-77; Septime-
Sévére,)99-20t;Maximin, 235; Décius, 2M;
Vatérien,257-58;Auréiicn,273-75:ta dernière,
sous Dioclétien et Maximien, fut la plus san-
glante on l'appelle t'e)'e'< ))) Les
chrétiens n'étaient pourtant pas ennemis do
l'empire; l'obéissance aux lois leur était imposée
comme un devoir; mais pour les païens aveuglés
et eudurcis, la liberté de conscience était une
.révolte et le paganisme faisait partie intégrante
de la constitution sociale l'empereur n'était-il
pas assimilé a la divinité ? Tuer tes. chrétiens
paraissait une mesure de salut public. Mais ta.
vérité finit toujours par triompher de t'erreur l'
et du mensonge; elle monta sur le trône des
Césars avec Constantin, après sa victoire sur
Maxence..L'Eglise était triomphante, mais et)':
n'avait pas achevé son oeuvre il lui fallait se
constituer, s'étendre, combattre t'errour et .c
défendre contre l'hérésie. Déjà avait commencé,
dans les déserts de la ThébaMe,cette admirable
institution du monachisme, basée sur t'csprit
de pénitence, sur le besoin de se rapprocher
du ciel par la contemplation, la prière, la pra-
tique étroite dos vertus ascétiques. S'Pau),
S'Antoine, S'l'açôme furent les premiers ;no-
dètes de cette vie érémitique, remplacée bientôt
par la vie cénobitiquo ou vie de communauté.
L'Orient se couvrit de monastères auxquels
S'Basite donna sa règle. Quand les moines pas-
sèrent en Occident à tasuitodeS'Athanaso,
ils s'y implantèrent avec une force nouvciio.en
joignant le travail manuel aux autres pratiques
religieuses. Travaitteurs infatigables, ils furent
tesdéfricheurs de i'Ëurope:«tts t'ont défricttée
en grand,adit Guizot, enassoçiant t'agricutture
a ta prédication. Cette milice religieuse fut
une des grandes forces, du christianisme, en
même temps qu'un élément vigoureux de civi-
lisation. Les monastères furent des pépinières
de prêtres et d'évêques, des asiiospnur t'étude,
des centres, pour les écoios, des barrières contre.
les conquêtes de la barbarie. mesure que
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